APPLE RECORDS · DISCOGRAPHIE
Discographie d’Apple Records : singles, albums et numéros de catalogue
La discographie d’Apple Records retrace les disques publiés sous le label lancé par les Beatles en 1968, en distinguant les 45 tours des Beatles et de leurs carrières individuelles, les artistes extérieurs au groupe, les albums, les pressages promotionnels et les éditions internationales. Un numéro de catalogue permet d’identifier une référence éditoriale ; il ne suffit pas, à lui seul, à déterminer la date exacte ou l’origine d’un exemplaire.
Les albums Apple Records : une discographie à part entière
La série des albums APCOR / SAPCOR mérite une lecture distincte des 45 tours. Le nouveau dossier suit 27 références historiques, de Wonderwall Music à Ass, en signalant les éditions mono et stéréo, les publications étrangères, les projets annulés, Zapple et les autres séries du label.
Consulter les 27 références d'albumsLes singles Apple des Beatles et des carrières solo
Neuf études historiques : les derniers 45 tours des Beatles, les premiers singles du Plastic Ono Band et les disques solo de George Harrison, Paul McCartney et Ringo Starr. Chaque fiche présente les deux faces, les dates, les numéros de catalogue et les différences entre éditions.
1971 : les premiers grands succès solo
13 études de 45 tours Apple, de 1969 à 1974
De Give Peace a Chance aux dernières publications de Badfinger : retrouvez les numéros de catalogue, les faces B, les enregistrements et les éditions internationales. Les disques retirés et les divergences entre pays sont distingués des sorties ordinaires.
Premières expériences et soul
La dernière vague de nouveaux singles
La fin des références APPLE
1968 : les premiers disques d’Apple Records
La naissance publique d’Apple Records, à la fin d’août 1968, repose sur une opération exceptionnelle : quatre singles associés au lancement du label. Ce programme met côte à côte les Beatles, une jeune chanteuse présentée par Paul McCartney, un musicien défendu par George Harrison et une formation de cuivres. La diversité n’est pas accessoire : Apple veut immédiatement se présenter comme une maison ouverte à différents répertoires.
Le dispositif promotionnel Our First Four rassemble ces quatre publications dans un coffret remis à des professionnels. Son existence explique pourquoi les premières références Apple doivent se lire dans leur contexte : le single des Beatles porte encore la numérotation britannique traditionnelle liée à EMI, tandis que les autres nouveautés utilisent la série APPLE.
Les quatre singles fondateurs
R 5722 — The Beatles
Face A : Hey Jude
Face B : Revolution
Sortie britannique : 30 août 1968.
Premier grand 45 tours des Beatles portant le célèbre label à la pomme. La conservation d’une référence de la série R rappelle que l’apparition d’Apple n’efface pas les accords industriels et la distribution existante.
APPLE 2 — Mary Hopkin
Face A : Those Were the Days
Face B : Turn! Turn! Turn!
Sortie britannique : 30 août 1968.
Paul McCartney accompagne le lancement de Mary Hopkin et produit ce disque. Sa réussite commerciale donne au jeune label une visibilité qui ne dépend pas exclusivement des Beatles.
APPLE 3 — Jackie Lomax
Face A : Sour Milk Sea
Face B : The Eagle Laughs at You
Période : lancement de 1968.
La composition Sour Milk Sea est signée George Harrison, qui défend Jackie Lomax et produit son enregistrement. Cette sortie relie les ambitions d’Apple à la capacité de ses fondateurs de travailler avec d’autres artistes.
APPLE 4 — Black Dyke Mills Band
Face A : Thingumybob
Face B : Yellow Submarine
Période : lancement de 1968.
La formation de cuivres de Black Dyke apporte au programme inaugural une couleur inhabituelle pour un label fondé par des stars du rock. Le morceau principal est associé à une musique de télévision écrite par Lennon et McCartney.
Comment lire les numéros de catalogue d’Apple Records ?
Les numéros de catalogue ne suivent pas une seule série universelle. Un disque peut être commercialisé sous une référence différente selon le pays, la filiale chargée de la diffusion, le format et la période. Confondre la référence imprimée sur la pochette avec celle du disque lui-même conduit parfois à attribuer un pressage au mauvais territoire.
| Série ou référence | À quoi correspond-elle ? |
|---|---|
| R 5722 | Exemple de numérotation britannique dans la série R, conservée pour les Beatles malgré le passage à l’étiquette Apple. |
| APPLE 2, APPLE 3… | Série de singles britanniques attribuée à des artistes du label. Certaines références furent réservées, annulées ou distribuées de manière limitée. |
| APPLES 1001… | Série britannique distincte utilisée notamment pour des publications du Plastic Ono Band. |
| SAPCOR | Références d’albums britanniques d’artistes Apple, notamment à la fin des années 1960 et au début des années 1970. |
| ST / SW et autres séries | Numérotations pouvant apparaître sur des albums commercialisés sur les marchés nord-américains : elles doivent être confrontées au distributeur et au pays d’origine. |
La pomme entière sur la face principale et sa moitié coupée sur l’autre face sont devenues des signes immédiatement reconnaissables. Mais l’apparence de l’étiquette a évolué selon les périodes et les territoires : impression, crédit légal, centre du disque, matrices et texte périphérique contribuent tous à identifier une édition.
APPLE 2 à APPLE 49 : chronologie critique des 45 tours (1968–1974)
Les références APPLE forment l’une des clés de la discographie du label, mais elles ne correspondent pas à une liste ininterrompue de disques vendus au Royaume-Uni. Certains numéros ont servi à des publications étrangères, d’autres à des projets abandonnés ou à des pressages dont la diffusion fut limitée. Le tableau distingue donc le numéro attribué de la réalité de la commercialisation britannique. Les singles des Beatles et une partie des carrières solo utilisent par ailleurs la série R et ne figurent pas dans cette seule liste.
Les titres ci-dessous correspondent aux faces principales des références concernées. Pour une identification complète, les faces complémentaires, matrices, types de centres, pays de pressage et pochettes doivent être relevés séparément. Les années désignent ici la période du projet ou de la première publication liée à cette référence, et non nécessairement la date d’une édition britannique.
1968–1969 : les références attribuées
| Numéro | Artiste — titre principal | Année | Statut au Royaume-Uni |
|---|---|---|---|
| APPLE 2 | Mary Hopkin — Those Were the Days | 1968 | UK : publié |
| APPLE 3 | Jackie Lomax — Sour Milk Sea | 1968 | UK : publié |
| APPLE 4 | Black Dyke Mills Band — Thingumybob · Artiste | 1968 | UK : publié |
| APPLE 5 | The Iveys — Maybe Tomorrow · Album | 1968 | UK : publié |
| APPLE 6 | White Trash / Trash — Road to Nowhere · Artiste | 1969 | UK : publié ; crédit initial White Trash |
| APPLE 7 | Mary Hopkin — Lontano dagli occhi | 1969 | Pas de sortie commerciale UK ; Italie |
| APPLE 8 | Brute Force — King of Fuh | 1969 | Pressage limité, sans distribution commerciale ordinaire |
| APPLE 9 | Mary Hopkin — Le Prince en Avignon | 1969 | Pas de sortie commerciale UK ; France |
| APPLE 10 | Mary Hopkin — Goodbye | 1969 | UK : publié |
| APPLE 11 | Jackie Lomax — New Day | 1969 | UK : publié |
| APPLE 12 | Billy Preston — That’s the Way God Planned It | 1969 | UK : publié |
| APPLE 13 | Plastic Ono Band — Give Peace a Chance | 1969 | UK : publié (APPLE 13 / R 5795 selon références) |
| APPLE 14 | The Iveys — Dear Angie | 1969 | Pas de sortie UK ; éditions européennes et japonaises |
| APPLE 15 | Radha Krishna Temple — Hare Krishna Mantra | 1969 | UK : publié |
| APPLE 16 | Mary Hopkin — Que Sera, Sera | 1969 | Numéro réservé ; non publié au Royaume-Uni |
| APPLE 17 | Trash — Golden Slumbers / Carry That Weight · Artiste | 1969 | UK : publié |
| APPLE 18 | Hot Chocolate Band — Give Peace a Chance · Portrait | 1969 | UK : publié |
| APPLE 19 | Billy Preston — Everything’s Alright | 1969 | UK : publié |
| APPLE 20 | Badfinger — Come and Get It | 1969 | UK : publié |
1970–1971 : les références attribuées
| Numéro | Artiste — titre principal | Année | Statut au Royaume-Uni |
|---|---|---|---|
| APPLE 21 | Billy Preston — All That I’ve Got | 1970 | UK : publié |
| APPLE 22 | Mary Hopkin — Temma Harbour | 1970 | UK : publié |
| APPLE 23 | Jackie Lomax — How the Web Was Woven | 1970 | UK : publié |
| APPLE 24 | Doris Troy — Ain’t That Cute | 1970 | UK : publié |
| APPLE 25 | Radha Krishna Temple — Govinda | 1970 | UK : publié |
| APPLE 26 | Mary Hopkin — Knock, Knock Who’s There? | 1970 | UK : publié |
| APPLE 27 | Mary Hopkin — Que Sera, Sera | 1970 | Pas de sortie UK sous cette référence ; autres pays |
| APPLE 28 | Doris Troy — Jacob’s Ladder | 1970 | UK : publié |
| APPLE 29 | Billy Preston — My Sweet Lord | 1970 | Non publié au Royaume-Uni sous APPLE 29 |
| APPLE 30 | Mary Hopkin — Think About Your Children | 1970 | UK : publié |
| APPLE 31 | Badfinger — No Matter What | 1970 | UK : publié |
| APPLE 32 | James Taylor — Carolina in My Mind | 1970 | UK : publié |
| APPLE 33 | Ronnie Spector — Try Some, Buy Some · Artiste | 1971 | UK : publié |
| APPLE 34 | Mary Hopkin — Let My Name Be Sorrow | 1971 | UK : publié |
| APPLE 35 | Badfinger — Name of the Game | 1971 | Projet abandonné |
| APPLE 36 | Bill Elliot and the Elastic Oz Band — God Save Us | 1971 | UK : publié |
| APPLE 37 | Ravi Shankar — Joi Bangla | 1971 | UK : publié ; trois titres |
| APPLE 38 | Yoko Ono — Mrs. Lennon | 1971 | UK : publié |
| APPLE 39 | Mary Hopkin — Water, Paper and Clay | 1971 | UK : publié |
1972–1974 : les références attribuées
| Numéro | Artiste — titre principal | Année | Statut au Royaume-Uni |
|---|---|---|---|
| APPLE 40 | Badfinger — Day After Day | 1972 | UK : publié |
| APPLE 41 | Yoko Ono — Mind Train | 1972 | UK : publié |
| APPLE 42 | Badfinger — Baby Blue | 1972 | Pas de sortie commerciale UK sous APPLE 42 |
| APPLE 43 | Chris Hodge — We’re on Our Way · Portrait | 1972 | UK : publié |
| APPLE 44 | Sundown Playboys — Saturday Nite Special | 1972 | UK : publié ; également en 78 tours |
| APPLE 45 | Elephant’s Memory — Power Boogie · Portrait | 1972 | UK : publié |
| APPLE 46 | Lon & Derrek Van Eaton — Warm Woman · Portrait | 1973 | UK : publié |
| APPLE 47 | Yoko Ono — Death of Samantha | 1973 | UK : publié |
| APPLE 48 | Yoko Ono — Run, Run, Run | 1973 | UK : publié |
| APPLE 49 | Badfinger — Apple of My Eye | 1974 | UK : publié |
Comprendre les exceptions au lieu de les effacer
APPLE 6 porte l’histoire du groupe White Trash, également connu sous le nom Trash : les crédits des premiers exemplaires ne doivent pas être uniformisés rétrospectivement. APPLE 7 et APPLE 9 concernent des interprétations de Mary Hopkin destinées respectivement à l’Italie et à la France, sans sortie britannique régulière sous ces références. APPLE 8, le controversé King of Fuh de Brute Force, fait l’objet d’un pressage limité sans diffusion commerciale ordinaire.
APPLE 14 correspond à Dear Angie des Iveys, dont les éditions ont circulé hors du Royaume-Uni. APPLE 16 et APPLE 27 impliquent le titre Que Sera, Sera de Mary Hopkin, dans des conditions différentes selon le pays et le numéro : aucune des deux références ne doit être présentée comme un single britannique standard. APPLE 29 a été associé à My Sweet Lord de Billy Preston sans publication britannique régulière sous ce numéro ; il existe en revanche une édition américaine distincte.
Pour APPLE 35, le projet Name of the Game de Badfinger n’a pas débouché sur la sortie britannique envisagée. APPLE 42, Baby Blue, possède des éditions étrangères mais n’a pas été commercialisé au Royaume-Uni sous ce numéro. À l’inverse, APPLE 28, Jacob’s Ladder de Doris Troy, est bien une publication britannique. Ce sont précisément ces différences qui justifient une chronologie critique plutôt qu’une succession de titres non commentée.
Les séries R et APPLES : une autre logique de numérotation
Le premier 45 tours Apple des Beatles, Hey Jude / Revolution, conserve la référence britannique R 5722. Le groupe poursuit ensuite dans cette série avec Get Back (R 5777), The Ballad of John and Yoko (R 5786), Something (R 5814) puis Let It Be (R 5833). Le Plastic Ono Band utilise aussi des références APPLES 1001 pour Cold Turkey et APPLES 1003 pour Instant Karma!. Un numéro APPLES 1002 a été associé à un projet finalement non publié.
Cette organisation met en évidence une réalité souvent négligée : la pomme verte n’impliquait pas une numérotation unique. Les circuits EMI, les producteurs, le territoire et le format déterminaient la référence imprimée sur le disque.
Les artistes et les albums du label
Une discographie d’Apple Records doit traiter séparément les artistes du groupe fondateur et les autres signatures. Les Beatles et leurs carrières individuelles possèdent une histoire contractuelle, éditoriale et internationale différente de celle de Mary Hopkin, Badfinger ou Billy Preston. L’étiquette Apple commune n’implique pas des conditions de diffusion identiques.
Des artistes au-delà des Beatles
Mary Hopkin
Those Were the Days puis les albums Post Card et Earth Song, Ocean Song rendent visible la part folk et mélodique du label. Les arrangements, producteurs et titres édités dans plusieurs langues méritent une lecture discographique autonome.
Badfinger et les Iveys
Le changement de nom des Iveys en Badfinger modifie l’identité commerciale du groupe sans effacer ses premiers enregistrements. Magic Christian Music, No Dice, Straight Up et Ass dessinent un parcours central dans le catalogue Apple.
Billy Preston et Jackie Lomax
Le premier construit sa carrière entre soul, gospel et claviers ; le second bénéficie de l’appui direct de George Harrison. Leurs albums Apple montrent l’importance des musiciens associés aux Beatles dans la production des disques du label.
James Taylor, Doris Troy et les autres
Apple publie aussi le premier album de James Taylor, des enregistrements de Doris Troy, du Modern Jazz Quartet, de John Tavener et du Radha Krishna Temple. Cette diversité doit figurer dans toute présentation sérieuse du catalogue.
Albums, singles, rééditions : trois discographies à ne pas confondre
Un album Apple peut connaître un premier pressage britannique, une édition américaine présentant une référence différente, une réédition ultérieure sous un autre distributeur, puis une nouvelle publication numérique. Ces objets ne correspondent pas toujours au même état éditorial du répertoire. La date de l’enregistrement d’une chanson, la date de première publication et celle d’un pressage particulier sont trois données distinctes.
Les albums des Beatles sous marque Apple forment un noyau du catalogue, mais ne doivent pas masquer les publications des artistes associés. Inversement, reprendre uniquement les listes de rééditions de la fin du XXe siècle ou des années 2010 donnerait une image incomplète de ce qui avait réellement été publié à l’époque. Une discographie utile doit partir des éditions originales, puis décrire les rééditions en conservant leur statut.
Comment identifier un véritable pressage Apple ?
Le collectionneur doit examiner successivement l’artiste et le titre, la mention du pays, le numéro de catalogue, la présentation de l’étiquette, la matrice inscrite dans la zone non gravée, la pochette et les crédits. Un disque ancien portant une pomme n’est pas automatiquement un premier pressage ; à l’inverse, un exemplaire sans la poche générique habituelle peut correspondre à un marché étranger parfaitement légitime.
Le centre du disque : dans certaines séries britanniques, un centre plein ou détachable constitue un indice de fabrication, mais n’est jamais une preuve suffisante à lui seul. La matrice : les inscriptions de fin de face permettent parfois de différencier une coupe, un repressage ou une variante. La pochette : une image différente n’indique pas nécessairement un autre mixage. Le distributeur : EMI, Capitol et leurs réseaux nationaux expliquent une grande partie des différences de numérotation.
Apple Records : les questions essentielles
Quel est le premier disque sorti sur Apple Records ?
Hey Jude / Revolution des Beatles, publié en août 1968 sous la référence britannique R 5722, fait partie des quatre singles fondateurs d’Apple Records. Les autres publications initiales sont celles de Mary Hopkin, Jackie Lomax et du Black Dyke Mills Band.
Pourquoi le premier single n’est-il pas numéroté APPLE 1 ?
La numérotation commerciale du 45 tours des Beatles conserve la série R liée aux accords avec EMI. La référence APPLE 1 possède en outre une histoire particulière, liée à une interprétation privée de Frank Sinatra destinée à Maureen Starkey. Elle ne correspond pas à une sortie commerciale régulière.
Que signifie SAPCOR sur un disque ?
SAPCOR est une série de références attribuées à des albums Apple britanniques. Elle ne doit pas être confondue avec les numéros de 45 tours de la série APPLE ni avec les références des pressages américains.
Les albums et singles Apple Records sont-ils identiques dans tous les pays ?
Non. La numérotation, la présentation graphique, certaines dates et parfois les sélections de titres varient suivant les marchés et les distributeurs. Il est indispensable de préciser le pays et le format lorsqu’on décrit une édition.
Apple Records et Apple Corps désignent-ils la même société ?
Non. Apple Corps est la structure entrepreneuriale des Beatles ; Apple Records est le label de disques qui s’inscrit dans cet ensemble. L’édition musicale des compositions représente encore un autre domaine, avec notamment l’histoire de Northern Songs.
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