APPLE RECORDS · 45 TOURS · AVRIL 1969
Get Back / Don’t Let Me Down : le single Apple des Beatles avec Billy Preston en 1969
Le 45 tours « Get Back » / « Don’t Let Me Down » se distingue par son crédit « The Beatles with Billy Preston ». Publié au Royaume-Uni le 11 avril 1969 sous la référence R 5777, il fait entendre les Beatles au terme des séances de janvier, avec le piano électrique du musicien américain. Sa préparation, ses mixages et ses éditions nationales exigent de distinguer le disque de studio du concert sur le toit.
Les séances de janvier 1969 : retrouver le jeu collectif
Au début de 1969, les Beatles cherchent à enregistrer dans des conditions plus directes. Le projet, d’abord développé à Twickenham, se poursuit aux studios Apple de Savile Row. Les tensions créatives restent réelles, mais l’arrivée de Billy Preston contribue à donner de nouvelles couleurs aux interprétations.
Preston, musicien déjà expérimenté, joue sur un piano électrique dont le timbre se mêle à la basse de McCartney et aux guitares de Lennon et Harrison. Sa présence se remarque particulièrement sur « Get Back », dont les reprises rythmiques et les réponses de clavier jouent un rôle décisif.
Il serait trompeur de raconter cette période comme une unique séance sans interruption. Plusieurs journées, répétitions et prises conduisent au single final. Les images du documentaire et les enregistrements retenus pour le disque témoignent de moments distincts d’un même projet.
Get Back : une chanson qui trouve sa forme dans le studio
« Get Back » est principalement écrite par Paul McCartney et créditée Lennon-McCartney. Sa structure, avec un rythme très direct et un refrain immédiatement identifiable, correspond à l’objectif affiché du projet : revenir à une manière de jouer ensemble moins dépendante des overdubs complexes.
Les bandes de janvier montrent l’évolution de la chanson, qui traverse différentes formulations de texte et de jeu. Le master du 45 tours provient d’un enregistrement de studio et doit être distingué des interprétations réalisées sur le toit d’Apple le 30 janvier 1969.
George Martin est crédité comme producteur du single, alors que Glyn Johns joue un rôle technique important pendant les séances et dans la préparation des mixages. Il faut séparer ces responsabilités sans réduire l’histoire à un seul nom.
Don’t Let Me Down : une face B essentielle
« Don’t Let Me Down » est une composition de John Lennon, également créditée Lennon-McCartney. L’interprétation choisie pour le 45 tours met en valeur sa voix, les harmonies de McCartney, le jeu de guitare et le piano électrique de Preston. Elle constitue bien davantage qu’un remplissage destiné à occuper l’autre face du disque.
Les prises du toit diffèrent du master publié sur le single. Les éditions de compilation et les restaurations ultérieures peuvent présenter une interprétation ou un montage différent. Le lecteur doit donc garder en tête que le titre d’une chanson n’identifie pas toujours à lui seul l’enregistrement entendu.
Cette question concerne également les versions mono et stéréo. Le single britannique d’époque et la publication américaine ne sont pas systématiquement identiques dans leur configuration sonore, d’où l’intérêt de lire les matrices et d’écouter les bandes comparées.
The Beatles with Billy Preston : un crédit inhabituel
Sur le disque, Preston apparaît nominativement aux côtés des Beatles. Le crédit « The Beatles with Billy Preston » représente une reconnaissance importante d’un musicien extérieur au groupe au moment où celui-ci possède encore une existence officielle.
Cette mention ne fait pas de Preston un cinquième membre contractuel. Elle signale sa contribution musicale au single et témoigne de la manière dont les Beatles souhaitent la reconnaître. La distinction est importante pour les biographies et pour la légende du « cinquième Beatle », souvent appliquée à plusieurs collaborateurs.
Le soutien de George Harrison à Preston se prolonge ensuite à travers la publication de ses albums Apple. Le dossier Billy Preston chez Apple Records permet d’étudier cette relation au-delà des seules chansons de janvier 1969.
R 5777 et 2490 : deux références pour le même single
Au Royaume-Uni, « Get Back » / « Don’t Let Me Down » paraît le 11 avril 1969 sous R 5777. Aux États-Unis, le disque circule avec la référence 2490, liée à la distribution Capitol. Les dates américaines répertoriées ne sont pas toujours concordantes dans les catalogues, ce qui invite à ne pas confondre date administrative, mise en vente et apparition dans les classements.
Le disque français de 1969 est notamment connu sous la référence 2C 006-04084 M. Sa pochette et ses informations de fabrication diffèrent de celles des pressages britanniques et américains. La même chanson peut donc intéresser trois marchés de collection distincts.
Au Royaume-Uni, les premières étiquettes portent encore certaines mentions de conditions de revente qui disparaissent ensuite. Des différences de centre et de typographie caractérisent plusieurs tirages ; elles ne constituent pas nécessairement des mixages différents.
Entre single, album Let It Be et concert sur le toit
Le single paraît avant l’album Let It Be et avant le film de 1970. Ce calendrier contribue à la confusion entre plusieurs étapes : enregistrement en janvier 1969, publication du 45 tours en avril, préparation de différents montages d’album et diffusion du film.
« Don’t Let Me Down » ne figure pas sur la configuration britannique standard de Let It Be, mais apparaît sur d’autres compilations et rééditions. Cela ne rend pas le titre moins lié au projet : son exclusion d’un programme commercial de LP ne signifie pas qu’il aurait été enregistré ailleurs.
Pour les collectionneurs, l’étude des étiquettes britanniques, des pressages français et des éditions américaines complète la biographie du disque.
Questions fréquentes
Quand sort Get Back au Royaume-Uni ?
Le 11 avril 1969.
Quelle est la référence britannique du single ?
R 5777, avec « Don’t Let Me Down » en face B.
Pourquoi Billy Preston est-il crédité ?
Son jeu de piano électrique est une contribution essentielle à l’enregistrement.
Le single est-il issu du concert sur le toit ?
Non. Les versions commerciales de 1969 sont issues des sessions en studio, distinctes des performances sur le toit.
Quelle est la référence française ?
On rencontre notamment 2C 006-04084 M dans les éditions de 1969.












