APPLE RECORDS · RÉÉDITIONS · OCTOBRE 2010

Les rééditions Apple Records de 2010 : les 17 CD du coffret Apple Records Box Set

En octobre 2010, Apple Corps et EMI redonnent accès à un pan essentiel du catalogue Apple Records. Le coffret rassemble dix-sept CD, mais cela ne signifie pas dix-sept albums studio distincts : il comprend des albums remasterisés, une anthologie et deux disques supplémentaires d’archives.

Une campagne de réédition pour les artistes du label des Beatles

La première période d’Apple Records, commencée en août 1968, a été marquée par de très nombreux projets musicaux au-delà du répertoire des Beatles. Les succès de Mary Hopkin ou de Badfinger sont restés connus, mais les albums de Jackie Lomax, Doris Troy, James Taylor, Billy Preston et d’autres artistes sont devenus bien moins faciles à trouver à mesure que les disques originaux disparaissaient des rayons.

En 2010, Apple Corps et EMI entreprennent une campagne de remasterisation et de réédition en CD et au format numérique. Le projet vise à rendre disponibles plusieurs œuvres majeures du catalogue, avec une présentation historique et, sur de nombreux albums, des enregistrements supplémentaires. La date de cette campagne doit être distinguée de celle des albums initiaux, publiés pour la plupart entre 1968 et 1973.

Quels albums le coffret rassemble-t-il ?

La collection contient quatorze CD consacrés aux albums originaux ou à des regroupements d’œuvres, dans les configurations suivantes :

Badfinger : Magic Christian Music · No Dice · Straight Up · Ass.

Billy Preston : That’s the Way God Planned It · Encouraging Words.

Mary Hopkin : Post Card · Earth Song/Ocean Song.

James Taylor : James Taylor.

Jackie Lomax : Is This What You Want?.

Doris Troy : Doris Troy.

Modern Jazz Quartet : Under the Jasmin Tree / Space (deux albums associés sur un CD).

John Tavener : The Whale / Celtic Requiem (deux œuvres réunies sur un CD).

The Radha Krsna Temple : The Radha Krsna Temple.

Les regroupements de John Tavener et du Modern Jazz Quartet expliquent pourquoi compter uniquement les boîtiers ne revient pas à compter le nombre d’albums historiques reproduits. Le catalogue d’origine présente plusieurs publications distinctes, réunies dans un format différent pour l’édition de 2010.

Le quinzième CD : Come and Get It, l’anthologie d’Apple Records

La compilation Come and Get It: The Best of Apple Records propose un parcours transversal dans l’histoire du label. À côté de chansons bien connues de Badfinger, Mary Hopkin, Jackie Lomax ou Billy Preston, elle permet de retrouver des signatures plus confidentielles. Une anthologie de ce type ne remplace pas les albums intégraux, mais elle montre comment le label a constitué une identité musicale à partir d’artistes et de genres différents.

Elle ne doit pas être confondue avec le seul single « Come and Get It » de Badfinger, publié à l’origine sur APPLE 20. Le titre de la compilation est une référence à cette chanson, mais son contenu dépasse très largement la discographie d’un groupe.

Deux CD d’archives réservés au coffret

Les deux derniers disques, réunis sous l’intitulé Apple Records Extra, rassemblent des enregistrements supplémentaires. Ils comprennent notamment des versions rares des Iveys et de Badfinger, ainsi que des variantes linguistiques et autres titres de Mary Hopkin et Jackie Lomax. Ces plages constituent un complément au programme des albums initiaux ; leur présence ne signifie pas qu’elles figuraient sur les vinyles de 1968 à 1973.

L’édition des archives a un intérêt tout particulier pour les collectionneurs. Elle offre un moyen de comparer un mixage publié à l’époque avec une version mono, une autre prise ou un réenregistrement. Mais il faut toujours citer l’édition exacte lorsque l’on décrit ces différences : une piste disponible comme bonus en 2010 n’est pas nécessairement une sortie commerciale Apple originale.

Le coffret de 2010 n’est pas une réédition de tout Apple Records

L’intitulé Apple Records Box Set peut laisser croire à un inventaire exhaustif de la marque. En réalité, il s’agit d’une sélection éditoriale. Les œuvres personnelles des Beatles et plusieurs projets d’avant-garde, notamment Zapple, ne sont pas représentés de la même manière que les albums pop, soul ou jazz de leurs signatures. Certaines références du catalogue original restent absentes de cette campagne.

Le coffret ne doit pas non plus faire oublier les publications jamais commercialisées à l’époque, comme l’album de Mortimer préparé en 1969. Celui-ci ne deviendra accessible que dans une autre édition, chez RPM en 2017. Pour comprendre cette différence, voir Mortimer et On Our Way Home.

Comment classer l’édition de 2010 dans une discographie ?

Une fiche de collection complète doit préciser qu’il s’agit d’un coffret officiel de remasterisations de 2010, sur dix-sept CD. Les albums individuels gardent leurs dates d’origine, mais l’objet physique possède un nouvel éditeur, une nouvelle référence, une nouvelle présentation et des suppléments. Le coffret commercial est distinct des vinyles britanniques numérotés SAPCOR et de leurs pressages nationaux.

L’étiquette Apple demeure le lien historique. C’est elle qui donne de la cohérence à une sélection réunissant les premiers albums de James Taylor et Mary Hopkin, le rock de Badfinger, le gospel de Preston, la soul de Doris Troy, le jazz du Modern Jazz Quartet et la musique de John Tavener.

Questions fréquentes

Combien de CD comporte le coffret Apple Records de 2010 ?

Dix-sept CD : quatorze consacrés aux albums et regroupements d’œuvres, un best of et deux disques d’archives.

Est-ce une collection exhaustive de tous les disques Apple ?

Non. Il s’agit d’une sélection remasterisée des œuvres et artistes du catalogue, pas de la totalité des publications originales.

Les bonus de 2010 se trouvent-ils sur les premiers pressages de 1968 ?

Pas nécessairement. De nombreuses variantes et prises supplémentaires sont publiées comme documents d’archives.

2010 : une anthologie d'archives, pas dix-sept LP originaux

Le coffret Apple Records Box Set, publié en 2010, est un projet de restauration et de remise à disposition du catalogue historique des artistes extérieurs aux quatre Beatles. Ses dix-sept CD ne correspondent pas à dix-sept albums originaux parus entre 1968 et 1973 : la sélection inclut également une anthologie et des disques réunissant des pièces supplémentaires.

Les premières rééditions reprennent notamment des œuvres de Mary Hopkin, James Taylor, Billy Preston, Badfinger, Doris Troy, Jackie Lomax et du Modern Jazz Quartet. L’intérêt patrimonial vient autant des albums longtemps difficiles à obtenir que de la comparaison possible avec leurs éditions nationales d’époque.

Le titre Come and Get It: The Best of Apple Records renvoie à une compilation de la campagne, tandis que deux CD complémentaires rassemblent des titres rares. Les bonus doivent être catalogués par date d’enregistrement et origine de la bande, non simplement par année de leur remasterisation. Une réédition de 2010 n’est jamais, par elle-même, la preuve d’une publication commerciale de 1969.

Comparer les albums APCOR/SAPCOR originaux

Réédition de 2010 et pressage original : deux objets à distinguer

Les rééditions du catalogue Apple permettent d’écouter des artistes longtemps moins accessibles, mais leur présentation et leur masterisation ne doivent pas être confondues avec les 45 tours et les albums originaux. Un disque reproduit en CD en 2010 peut réunir des chansons qui avaient connu plusieurs couplages nationaux dans les années 1960–1970. Pour les Iveys, Brute Force ou Mary Hopkin, le statut de la première publication commerciale doit être établi indépendamment de la présence d’un titre dans un coffret moderne.

Les pressages rares des artistes Apple Records : des études sur les faces B alternatives, les pressages nationaux, les matrices et les disques promotionnels.

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