APPLE RECORDS · DISCOGRAPHIE ENCYCLOPÉDIQUE · 1968–1976
Catalogue Apple Records : les singles APPLE 1 à 49 et les albums APCOR/SAPCOR
Retrouver un disque Apple, comprendre son numéro, vérifier s’il est réellement sorti. Ce catalogue donne accès aux études détaillées de la série APPLE 1 à 49 et des albums APCOR/SAPCOR 1 à 27. Il distingue les pressages d’origine, les numéros réservés, les sorties annulées et les éditions étrangères.
Apple Records : les concordances du catalogue (1968–1974)
Accédez directement aux six index commentés : chaque numéro renvoie à une fiche détaillée, avec les faces B, les dates britanniques et le statut des éditions. Les projets non commercialisés sont distingués des pressages originaux.
45 tours APPLE : tous les numéros du premier label
Albums du catalogue APCOR / SAPCOR
Une discographie Apple ne se résume pas aux singles des Beatles
Le lancement d’Apple Records en 1968 n’est pas seulement l’occasion d’utiliser une nouvelle étiquette pour « Hey Jude » / « Revolution ». Les Beatles veulent accueillir des auteurs, des chanteurs et des musiciens de styles différents, tout en créant une entreprise capable de leur offrir davantage de liberté. Les premiers numéros racontent ainsi une histoire dans laquelle Mary Hopkin, Jackie Lomax, Black Dyke Mills Band et les Iveys ont une importance bien supérieure à leur seule place dans les classements.
La série APPLE se développe ensuite avec Billy Preston, Doris Troy, Ravi Shankar, le Radha Krishna Temple, Yoko Ono, Badfinger, Brute Force ou Hot Chocolate Band. Elle couvre plusieurs formes de musique populaire, des œuvres expérimentales et des publications liées à des causes politiques ou humanitaires. Pour comprendre cette diversité, il faut tenir compte des titres commercialisés, mais aussi des projets qui ne sont pas arrivés jusqu’aux magasins britanniques.
APPLE 1 : un numéro privé, pas le 45 tours Hey Jude
Le premier numéro APPLE est associé à un enregistrement personnel de Frank Sinatra, « The Lady Is a Champ », destiné à Maureen Starkey, l’épouse de Ringo Starr, en 1968. Ce disque n’était pas destiné à une commercialisation ordinaire. Il ne faut donc pas lui attribuer par erreur le contenu de « Hey Jude », même si le single des Beatles ouvre bien la première grande campagne de la maison de disques.
Au Royaume-Uni, « Hey Jude » conserve la référence R 5722 du catalogue EMI. La coexistence de ces deux histoires montre que l’étiquette Apple et la numérotation APPLE ne sont pas exactement la même chose. Un disque peut porter une pomme verte tout en appartenant à la série R, et un numéro APPLE peut désigner un projet réservé ou privé.
Les références APPLE 7, 8, 9, 14, 16 et 27 : l’importance du statut
Plusieurs numéros de la série ne doivent pas être traités comme des 45 tours couramment vendus en Grande-Bretagne. APPLE 7 et APPLE 9 correspondent à des projets liés aux versions étrangères de Mary Hopkin. APPLE 8, « King of Fuh » de Brute Force, a été pressé mais n’a pas bénéficié d’une diffusion normale. APPLE 14 concerne les Iveys et une sortie qui existe sur certains marchés sans édition britannique commerciale ordinaire.
APPLE 16 et APPLE 27 sont associés à « Que Sera, Sera » de Mary Hopkin et à des tentatives de publication dont le calendrier diffère selon les pays. Il ne faut pas confondre une date de sortie envisagée, l’existence d’un disque étranger et la présence d’un exemplaire original britannique accessible dans le commerce. Les deux numéros sont utiles pour étudier les décisions du label, mais ne doivent pas être ajoutés mécaniquement au total de ses succès en magasins anglais.
APPLE 35 et 42 : les chansons de Badfinger ne prouvent pas l’existence du single
Badfinger fournit deux autres exemples. « Name of the Game » devait paraître sous APPLE 35, avec « Suitcase » ; le projet est abandonné avant une vente britannique habituelle. « Baby Blue » reçoit la référence APPLE 42 dans les préparatifs du label, mais les versions commercialisées à l’étranger ne prouvent pas l’existence d’une édition britannique de magasin sous ce numéro.
Les chansons ont toutefois une histoire bien réelle, grâce aux albums, aux éditions américaines et aux archives. L’absence d’une sortie nationale ne signifie pas qu’un enregistrement n’existe pas. Cette distinction entre œuvre, master, pressage et sortie commerciale permet d’éviter une grande partie des erreurs de discographie.
APPLE 49 : la fin de la série des signatures extérieures
La référence APPLE 49 correspond à « Apple of My Eye » / « Blind Owl » de Badfinger, publié au Royaume-Uni en mars 1974. Elle clôt la première série numérotée de singles d’artistes Apple, alors que le fonctionnement et les ambitions de la maison ont beaucoup changé depuis 1968.
Ce disque n’est pourtant pas le dernier single portant la marque Apple Records. Les anciens Beatles continuent de publier des titres sous leur propre numérotation R, comme John Lennon avec « Stand by Me », Ringo Starr avec « Oh My My » et George Harrison avec « This Guitar (Can’t Keep from Crying) », R 6012, en février 1976. Un inventaire centré uniquement sur APPLE 1–49 ignorerait une partie importante de la fin du catalogue.
APCOR, SAPCOR et les albums : une autre numérotation
Les albums possèdent une nomenclature différente, notamment les séries APCOR et SAPCOR. Le premier disque de l’ensemble est « Wonderwall Music » de George Harrison, publié en 1968. Il est suivi de projets aussi différents que « Two Virgins » de Lennon et Ono, le premier album de James Taylor, le Modern Jazz Quartet ou Mary Hopkin. La série se poursuit dans les années 1970 avec Badfinger, Billy Preston, Doris Troy, Yoko Ono, John Tavener et d’autres artistes.
Les cas SAPCOR 7 et SAPCOR 8 exigent des précisions : le premier correspond à un projet Delaney & Bonnie qui ne débouche pas sur une édition Apple britannique habituelle ; le second désigne un album des Iveys publié dans plusieurs pays, mais pas normalement au Royaume-Uni en 1969. APCOR 24 est, de son côté, une réédition du disque de Noël de Phil Spector, et non une nouvelle œuvre enregistrée par Apple.
La série ZAPPLE et les disques des Beatles hors SAPCOR
En parallèle, Apple crée la marque expérimentale Zapple, qui accueille notamment « Unfinished Music No. 2: Life with the Lions » et « Electronic Sound » en 1969. Elle ne constitue pas une suite numérique de SAPCOR, mais une branche éditoriale différente. Les albums des Beatles eux-mêmes conservent largement leurs références historiques EMI et Parlophone, même lorsqu’ils arborent la pomme.
Pour identifier un exemplaire, il faut donc d’abord déterminer son format, sa série et son pays. Les numéros américains et britanniques ne doivent pas être échangés, et une pochette ne remplace pas le relevé des matrices ni des crédits gravés sur le disque. Le parcours continue avec l’histoire des numéros de catalogue, les pressages originaux et les éditions internationales.
Questions fréquentes
APPLE 1 est-il le premier disque commercial des Beatles sur Apple ?
Non. APPLE 1 correspond à un disque privé de Frank Sinatra ; « Hey Jude » porte la référence britannique R 5722.
Tous les numéros APPLE 1 à APPLE 49 ont-ils été commercialisés ?
Non. Certains projets ont été retirés, réservés ou publiés seulement dans d’autres pays.
SAPCOR désigne-t-il les albums des Beatles uniquement ?
Non. La série comprend de nombreux artistes extérieurs au groupe, dont James Taylor, Mary Hopkin, Badfinger et le Modern Jazz Quartet.












