APPLE RECORDS · LES ARTISTES
Les artistes Apple Records : du catalogue des Beatles à Badfinger, Mary Hopkin et Billy Preston
Apple Records, créé par les Beatles en 1968, n’était pas seulement destiné à publier leurs propres disques. Sous la célèbre pomme verte, le label réunit des auteurs-compositeurs folk, des groupes pop et rock, des interprètes soul et gospel, un ensemble de jazz, un compositeur de musique contemporaine et des projets dévotionnels. La liste des artistes raconte les ambitions culturelles de la société tout autant que son histoire commerciale.
Ce guide présente les principales signatures et leurs publications. Il distingue les artistes recrutés chez Apple des quatre Beatles et de leurs carrières individuelles, car leurs situations contractuelles et leurs catalogues ne sont pas identiques.
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Parcourez les biographies, les grands 45 tours, les albums et les disques expérimentaux du label. Les portraits sont regroupés dans un index unique pour une navigation plus rapide.
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Sept études complémentaires consacrées aux 45 tours rares, aux artistes de 1968–1973 et aux limites entre Apple Records et Apple Publishing.
Cinq nouveaux portraits : le catalogue Apple à New York et Londres
Les collaborations de John Lennon, Yoko Ono et George Harrison éclairent la seconde période du label : de la soul aux scènes alternatives new-yorkaises.
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Chaque section rappelle la période Apple de l’artiste, les disques essentiels et les questions historiques à examiner pour identifier correctement les éditions originales.
Une ouverture artistique remarquable
Le recrutement d’Apple reposait sur des relations personnelles, des auditions, des conseils et des opportunités de studio. Les quatre Beatles n’intervenaient pas de la même manière auprès de chaque signature. L’appui de Paul McCartney à Mary Hopkin, celui de George Harrison à Jackie Lomax ou Billy Preston, et le rôle du producteur Peter Asher ne doivent donc pas être confondus en une politique artistique uniforme.
La diversité du catalogue ne garantit pas non plus la stabilité commerciale des artistes : certains succès sortent très vite, des sessions sont interrompues, des pressages restent limités et des carrières se poursuivent ailleurs. En combinant contrats, crédits, dates et numéros de catalogue, il devient possible de raconter cette histoire sans se limiter aux souvenirs des acteurs.
Mary Hopkin : La voix folk qui lance la carrière commerciale d’Apple
Lire le dossier complet : Mary Hopkin1968–1972 · Période Apple
Disques à rechercher : Those Were the Days · Post Card · Earth Song, Ocean Song.
L’arrivée de Mary Hopkin est indissociable du lancement public d’Apple Records. Paul McCartney s’intéresse à cette chanteuse galloise, dont la voix claire et le répertoire contrastent avec la musique produite alors par les Beatles. Those Were the Days, premier 45 tours de Hopkin sur Apple, offre au label un succès immédiat. Son histoire montre que les Beatles n’ont pas seulement voulu créer une structure destinée à leurs propres disques.
Post Card, son premier album Apple, est produit par McCartney et reflète une esthétique largement acoustique, tandis que Earth Song, Ocean Song est davantage lié à l’évolution artistique de la chanteuse. Les interprétations en langues étrangères, les pochettes et les références nationales multiplient les variantes de collection.
À retenir : ne pas confondre les éditions originales des singles avec leurs variantes internationales, ni les albums Apple avec leurs rééditions ultérieures.
Retour à l'index des artistesJackie Lomax : Une signature soutenue personnellement par George Harrison
Lire le dossier complet : Jackie Lomax1968–1969 · Période Apple
Disques à rechercher : Sour Milk Sea · Is This What You Want? · New Day.
Jackie Lomax appartient à la première vague d’artistes lancés par Apple. George Harrison lui donne Sour Milk Sea, une de ses propres compositions, et prend une part importante à la production de ses disques. La proximité avec les Beatles donne à cette signature une visibilité immédiate sans garantir le succès commercial.
L’album Is This What You Want? témoigne de l’ambition artistique du label : utiliser ses studios, ses musiciens et ses relations pour développer des carrières extérieures au groupe fondateur. Le parcours discographique de Lomax impose toutefois de distinguer les sessions Apple des projets enregistrés avant et après son passage par le label.
À retenir : les crédits des musiciens et producteurs comptent autant que les singles eux-mêmes pour comprendre sa place dans l’histoire d’Apple.
Retour à l'index des artistesThe Iveys et Badfinger : De Maybe Tomorrow à une discographie essentielle de la power pop
Lire le dossier complet : Badfinger1968–1974 · Période Apple
Disques à rechercher : Maybe Tomorrow · Come and Get It · No Dice · Straight Up · Ass.
Les Iveys figurent parmi les premiers groupes extérieurs recrutés pour Apple Records. Après Maybe Tomorrow, les musiciens poursuivent leur évolution sous le nom de Badfinger. Ce changement de nom est essentiel pour lire les catalogues : le même noyau de musiciens apparaît sous deux identités discographiques différentes.
Come and Get It, écrit par Paul McCartney, sert de relais au moment du changement de nom. La suite, de Magic Christian Music à No Dice, Straight Up et Ass, témoigne de l’émergence d’un répertoire propre. Les différences entre éditions britanniques et américaines et les modifications de chronologie des parutions expliquent pourquoi les catalogues du groupe peuvent sembler contradictoires.
À retenir : préciser systématiquement le nom utilisé à la date du disque, les crédits d’artiste et le territoire de publication.
Retour à l'index des artistesBilly Preston : La rencontre du gospel, de la soul et de l’univers des Beatles
Lire le dossier complet : Billy Preston1969–1971 · Période Apple
Disques à rechercher : That’s the Way God Planned It · Encouraging Words.
À la fin des années 1960, Billy Preston possède déjà une histoire musicale bien antérieure à Apple. Sa présence auprès des Beatles lors de leurs sessions de janvier 1969 explique la visibilité nouvelle de son travail, mais ne doit pas faire oublier sa carrière de claviériste et d’interprète à part entière.
George Harrison produit les albums That’s the Way God Planned It et Encouraging Words. La discographie Apple de Preston mérite d’être étudiée pour ses choix de répertoire, ses arrangements et le croisement des influences gospel, soul et rock. Les dates d’enregistrement, de première publication et de réédition doivent être distinguées.
À retenir : Apple n’est qu’une période dans sa carrière, mais une période particulièrement riche en collaborations documentées.
Retour à l'index des artistesJames Taylor : Un premier album britannique avant une carrière majeure
Lire le dossier complet : James Taylor1968 · Période Apple
Disques à rechercher : James Taylor · Carolina in My Mind.
James Taylor enregistre son premier album pour Apple Records à Londres. Le disque paraît en 1968 et précède les succès qu’il connaîtra avec d’autres maisons de disques. La présence d’un futur artiste majeur dans le catalogue Apple illustre le rôle du label comme point de passage plutôt que comme destination définitive.
La comparaison des éditions originales britanniques et américaines permet de distinguer les premiers mixages, les pochettes et la chronologie des publications. Carolina in My Mind mérite une attention particulière en raison de sa place dans les débuts de Taylor et de ses nouvelles versions ultérieures.
À retenir : ne pas attribuer à Apple les enregistrements de Taylor publiés après son départ, même lorsqu’ils reprennent des chansons de cette période.
Retour à l'index des artistesDoris Troy : Une voix soul et un réseau de collaborations exceptionnel
Lire le dossier complet : Doris Troy1970 · Période Apple
Disques à rechercher : Ain’t That Cute · Doris Troy.
Doris Troy n’arrive pas chez Apple en débutante : elle possède déjà une expérience d’interprète et de choriste. Son passage chez Apple donne naissance à un album éponyme dont l’intérêt dépasse largement la seule étiquette du disque. On y retrouve un cercle de musiciens associés aux studios londoniens et à l’entourage des Beatles.
Le single Ain’t That Cute et l’album Doris Troy permettent de comprendre l’ouverture du catalogue à la soul. Les crédits de production, d’écriture et d’instruments demandent une vérification minutieuse : la participation à une session ne se déduit jamais d’une simple proximité personnelle.
À retenir : restituer la carrière personnelle de Troy et ne pas réduire son histoire à une liste de participations prestigieuses.
Retour à l'index des artistesModern Jazz Quartet : Le jazz contemporain au cœur d’un label fondé par un groupe rock
Lire le dossier complet : Modern Jazz Quartet1968–1969 · Période Apple
Disques à rechercher : Under the Jasmin Tree · Space.
Le Modern Jazz Quartet illustre à lui seul l’éclectisme recherché par Apple Records. La formation, déjà reconnue bien avant 1968, publie sous le label deux albums : Under the Jasmin Tree et Space. Ces disques montrent qu’Apple ne cherchait pas seulement de nouvelles vedettes de pop.
Le catalogue d’Apple peut donc être compris comme une expérimentation éditoriale : les Beatles rendent possible la coexistence d’esthétiques qui auraient rarement été présentées ensemble dans le discours d’une maison de disques populaire. Les éditions nationales de ces albums sont importantes pour suivre la diffusion du jazz Apple hors du Royaume-Uni.
À retenir : différencier la période Apple de l’ensemble de l’importante discographie antérieure du quartet.
Retour à l'index des artistesJohn Tavener : Une ouverture remarquable vers la musique contemporaine
Lire le dossier complet : John Tavener1970–1971 · Période Apple
Disques à rechercher : The Whale · Celtic Requiem.
Avec John Tavener, Apple Records accueille un compositeur de musique contemporaine. The Whale puis Celtic Requiem apparaissent dans la série des albums du label. Leur présence aux côtés de Mary Hopkin, Badfinger et Billy Preston offre l’un des exemples les plus éloquents de la liberté artistique qui animait le projet initial.
Pour le discographe, il importe de distinguer le compositeur, les interprètes et les formations qui réalisent les enregistrements. Ces œuvres n’obéissent pas à la même logique éditoriale qu’un single pop, mais leurs numéros de catalogue les inscrivent pourtant dans la même histoire industrielle.
À retenir : le catalogue Apple ne peut être réduit à une discographie rock.
Retour à l'index des artistesRadha Krishna Temple : Une rencontre entre musique dévotionnelle et industrie du disque
Lire le dossier Radha Krishna Temple1969–1971 · Période Apple
Disques à rechercher : Hare Krishna Mantra · Govinda · The Radha Krsna Temple.
La publication d’enregistrements du Radha Krishna Temple figure parmi les choix les plus singuliers du catalogue Apple. La participation de George Harrison à cette aventure témoigne de son engagement spirituel et de son intérêt pour des traditions musicales éloignées de la pop britannique.
Hare Krishna Mantra et Govinda bénéficient d’une diffusion sur des supports commerciaux ; un album prolonge cette activité. La présentation des interprètes, les questions de translittération et les variations des titres entre pochettes, labels et rééditions réclament une attention particulière.
À retenir : conserver la graphie figurant sur chaque édition tout en permettant au lecteur de retrouver les variantes du nom de l’ensemble.
Retour à l'index des artistesAutres signatures et projets : Ce que les listes sommaires oublient trop souvent
1968–1974 · Période Apple
Disques à rechercher : Trash · Hot Chocolate Band · Ronnie Spector · Chris Hodge · Elephant’s Memory · Lon & Derrek Van Eaton.
Pour devenir véritablement complète, l’histoire des artistes Apple doit dépasser les noms souvent cités. Trash, parfois présenté sous son identité antérieure de White Trash, publie plusieurs singles ; le Hot Chocolate Band, Ronnie Spector, Chris Hodge, Elephant’s Memory et les frères Van Eaton rejoignent également la discographie du label à des moments différents.
À chaque fois, l’historien doit distinguer la signature effective, l’enregistrement destiné à Apple et la publication réellement intervenue. Certains artistes sont représentés par un seul 45 tours, d’autres par un album ou plusieurs références. Un disque préparé, attribué à un numéro de catalogue puis annulé ne doit pas être présenté comme une sortie régulière.
À retenir : la rareté d’une référence et sa disparition des catalogues courants ne suffisent pas à établir qu’un disque a été retiré ou interdit.
Retour à l'index des artistesLeurs albums Apple
Retrouvez les références APCOR et SAPCOR de Mary Hopkin, Badfinger, Billy Preston, Doris Troy, James Taylor, John Tavener et des autres signatures du label.
Parcourir les albums du labelDes artistes diffusés dans le monde
Les disques Apple ont connu des références et des pochettes différentes selon les pays. Le guide international permet de comparer quelques premières publications.
Explorer les éditions internationalesLes collaborations Apple de 1969 à 1973 : cinq parcours à approfondir
Elephant’s Memory accompagne Lennon et Yoko Ono à New York puis publie un disque sous son propre nom en 1972. Son album Elephant’s Memory, produit par John et Yoko, porte les références SAPCOR 22 au Royaume-Uni et SMAS-3389 aux États-Unis.
David Peel et les Lower East Side incarnent une autre veine de la contre-culture new-yorkaise. The Pope Smokes Dope, produit par Lennon et Ono, paraît aux États-Unis en 1972 sous le numéro SW-3391.
Lon et Derrek Van Eaton enregistrent Brother, publié aux États-Unis en 1972 et au Royaume-Uni en 1973. Il faut distinguer « Sweet Music », produit par George Harrison, du reste de l’album principalement produit par Klaus Voormann.
Hot Chocolate Band débute sur Apple avec une adaptation reggae de « Give Peace a Chance » (APPLE 18, 1969). Le groupe trouve ensuite son succès chez RAK sous le nom de Hot Chocolate.
Ronnie Spector interprète « Try Some, Buy Some » de George Harrison sur le single APPLE 33 (1971). L’enregistrement annonce une histoire particulière : Harrison réemploiera le matériau instrumental pour sa propre interprétation de 1973.
Et les Beatles eux-mêmes ?
Les Beatles utilisent Apple pour la publication de leurs propres disques à partir de 1968. Après la séparation, les carrières de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr prolongent à leur manière la présence de la pomme sur les étiquettes. Il serait cependant trompeur d’intégrer toutes ces discographies individuelles à la simple liste des artistes recrutés : les fondateurs du label possèdent une place particulière dans son fonctionnement et dans ses accords de distribution.
Le même principe vaut pour les projets de Yoko Ono, du Plastic Ono Band et les collaborations de George Harrison avec d’autres artistes. Il faut distinguer la participation d’un Beatle à une séance, son rôle de producteur et la publication d’un disque sous le label Apple.
Comment retrouver leurs disques ?
Un artiste peut apparaître dans la série des 45 tours APPLE, dans les séries d’albums SAPCOR, ou sous un numéro différent selon le territoire. Les disques promotionnels, les projets retirés et les rééditions n’ont pas tous le même statut. Le point de départ reste la discographie britannique, complétée par une étude séparée des pays.
Questions fréquentes sur les artistes Apple Records
Quels chanteurs et groupes ont signé chez Apple Records ?
Parmi les artistes les plus connus figurent Mary Hopkin, Jackie Lomax, les Iveys devenus Badfinger, Billy Preston, James Taylor et Doris Troy. Le label a aussi publié des disques du Modern Jazz Quartet, de John Tavener, du Radha Krishna Temple et de plusieurs autres formations.
Badfinger et les Iveys sont-ils le même groupe ?
Les Iveys deviennent Badfinger au tournant de 1969 et 1970. Les disques des deux périodes doivent être distingués par leur crédit d’artiste, leur date et leur référence de catalogue.
Apple Records n’a-t-il publié que du rock ?
Non. Les genres vont de la folk et de la pop au gospel, à la soul, au jazz et à la musique contemporaine, sans oublier les enregistrements du Radha Krishna Temple.
Les artistes Apple sont-ils tous restés sur le label jusqu’en 1975 ?
Non. Les durées de présence et les conditions contractuelles varient considérablement. Des artistes quittent Apple rapidement, tandis que d’autres y publient plusieurs albums.
Neuf études Apple : Mary Hopkin et Badfinger
Singles britanniques et américains, albums d’origine et rééditions : retrouvez les disques majeurs des deux signatures historiques d’Apple Records, avec les références et les particularités de chaque publication.












