APPLE RECORDS · 45 TOURS · 1969

Que Sera Sera : APPLE 16, Mary Hopkin et les mystères de la distribution Apple

Le numéro APPLE 16 illustre la difficulté d’établir une discographie internationale à partir d’une seule liste de références. La chanson popularisée par Doris Day est interprétée par Mary Hopkin, accompagnée de « The Fields of St. Etienne ». Les catalogues ne s’accordent pas toujours sur le statut commercial britannique de septembre 1969, et une autre attribution sous APPLE 27 complique encore l’histoire.

Identification du disque

Référence : APPLE 16

Artiste : Mary Hopkin

Publication : référence préparée pour septembre 1969 ; statut UK discuté

Face A : Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be)

Face B : The Fields of St. Etienne

Particularité : APPLE 27 et éditions étrangères à distinguer

Une chanson populaire revisitée par Mary Hopkin

« Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be) » est une chanson de Jay Livingston et Ray Evans, rendue célèbre par Doris Day dans les années 1950. Le répertoire correspond à une facette de l’image que l’entourage d’Apple a construite pour Mary Hopkin après le triomphe de « Those Were the Days ».

Le choix de cette composition marque la proximité d’une variété orchestrale traditionnelle, différente des orientations folk que la chanteuse développera plus nettement par la suite. Son interprétation ne doit donc pas être attribuée à McCartney au titre d’auteur : il s’agit d’une reprise, dont les crédits restent ceux de Livingston et Evans.

The Fields of St. Etienne : la véritable face complémentaire

La seconde face associée au projet APPLE 16 est « The Fields of St. Etienne ». Cette chanson du répertoire de Hopkin possède une atmosphère plus pastorale et souligne l’écart entre la variété internationale de la face A et les morceaux proches de sa sensibilité personnelle.

Le couplage diffère de celui d’autres singles Apple de Hopkin et ne doit pas être remplacé par « Kew Gardens » ou « Sparrow ». Les variations de titres et de graphies dans les étiquettes étrangères exigent de relever exactement le numéro et le pays de chaque exemplaire.

APPLE 16 : prudence sur le statut commercial britannique

Un numéro APPLE 16 est bien associé au disque, avec une date envisagée en septembre 1969. Certains inventaires le décrivent comme publié mais sans succès au classement, tandis que d’autres le classent parmi les sorties non commercialisées normalement au Royaume-Uni. Ces différences appellent une présentation prudente plutôt qu’une affirmation tranchée.

Les disques d’essai, étiquettes de fabrication et exemplaires destinés à un marché local n’ont pas le même statut. Pour prouver une mise en vente britannique régulière, il faut pouvoir rapprocher l’objet de documents commerciaux et de caractéristiques de production. Le simple numéro APPLE 16 dans un catalogue n’est pas suffisant.

Pourquoi APPLE 27 intervient aussi dans l’histoire

La chanson réapparaît dans plusieurs nomenclatures sous APPLE 27, autour de 1970, toujours associée à « The Fields of St. Etienne ». Il faut donc séparer la succession des projets de numéro et la première publication réellement attestée dans chaque territoire.

Cette histoire ne correspond pas à deux compositions différentes. Il s’agit d’un même répertoire que les acteurs de la distribution Apple ont tenté de valoriser dans des conditions variables. Une fiche de disque doit présenter les références telles qu’elles sont gravées et imprimées, plutôt que de fusionner toutes les copies sous un numéro unique.

Pour prolonger, consulter la fiche APPLE 27 et le parcours de Mary Hopkin.

L’intérêt des éditions nationales et des matrices

Une pochette française, allemande ou japonaise peut reprendre le même enregistrement avec une référence propre au distributeur. La photographie et la pomme sur l’étiquette ne permettent pas de dater seules un exemplaire.

Lorsqu’un numéro est discuté, le collectionneur doit documenter la provenance et les inscriptions de chaque face. Cette méthode protège l’histoire du label contre deux erreurs symétriques : déclarer inexistante une édition étrangère bien réelle, ou inventer une distribution britannique ordinaire à partir d’une simple réservation de catalogue.

Questions fréquentes

Que représente APPLE 16 ?

Une référence associée à « Que Sera, Sera » de Mary Hopkin et à « The Fields of St. Etienne ».

La sortie britannique est-elle établie sans ambiguïté ?

Non. Les discographies divergent sur son statut commercial.

Pourquoi APPLE 27 apparaît-il aussi ?

Le même couplage a été associé à une autre référence dans l’histoire de la distribution.

Qui compose Que Sera Sera ?

Jay Livingston et Ray Evans.

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