APPLE RECORDS · APPLE 27 · 1970
Que Sera, Sera de Mary Hopkin : APPLE 27, un numéro réservé et des éditions étrangères
APPLE 27 illustre les difficultés de la discographie Apple : une référence de catalogue peut exister sans correspondre à un single largement vendu au Royaume-Uni. La reprise par Mary Hopkin de « Que Sera, Sera », associée à « The Fields of St. Etienne », circule dans plusieurs territoires. Les catalogues divergent sur la chronologie exacte des tentatives britanniques. Les éditions et les pressages doivent donc être étudiés séparément.
Fiche discographique
Référence : APPLE 27
Interprète : Mary Hopkin
Publication : Référence prévue en 1970 ; pas de distribution britannique ordinaire établie
Face A : Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be)
Face B : The Fields of St. Etienne
Statut : Numéro UK réservé, variantes étrangères commercialisées
Que Sera, Sera : un classique américain réinterprété
« Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be) » est une chanson écrite par Jay Livingston et Ray Evans. Popularisée par Doris Day dans le film The Man Who Knew Too Much d’Alfred Hitchcock en 1956, elle possède déjà une histoire très riche avant que Mary Hopkin ne l’enregistre.
Sa présence dans les séances de la jeune artiste reflète la période où Apple cherche à trouver un équilibre entre ballades populaires et une identité folk plus personnelle. La production de Paul McCartney contribue à replacer la chanson dans une esthétique de la fin des années 1960, sans changer la paternité de l’œuvre.
Une comparaison des interprétations doit distinguer l’auteur, la chanteuse, le producteur et le support commercial : « Que Sera, Sera » n’est pas une composition des Beatles, même lorsque le logo Apple apparaît sur l’étiquette.
APPLE 16 et APPLE 27 : une histoire de numérotation délicate
Le titre est associé à deux références du catalogue, APPLE 16 et APPLE 27, dans les listes de préparation et les éditions de 1969–1970. Certaines discographies retiennent une première tentative de publication britannique, puis une seconde en 1970, tandis que d’autres ne considèrent pas qu’une sortie courante britannique sous APPLE 27 ait réellement eu lieu.
Au lieu d’attribuer avec certitude une date unique de commercialisation, il est préférable de traiter APPLE 27 comme une référence à documenter, en distinguant les projets de lancement, les exemplaires éventuellement pressés et les disques réellement vendus sur les marchés étrangers.
Cette prudence ne retire rien à la réalité de l’enregistrement. Elle évite simplement de confondre l’existence d’une chanson publiée internationalement et celle d’une édition britannique disponible à une date donnée.
The Fields of St. Etienne : la face B de la publication
La face complémentaire est « The Fields of St. Etienne », chanson importante de la période Apple de Mary Hopkin. Elle prend une place particulière dans les différentes publications internationales de la chanteuse, qui ne proposent pas systématiquement les mêmes couplages.
Dans le cas d’APPLE 27, ce titre accompagne « Que Sera, Sera ». Une édition portant un autre morceau en face B doit être décrite comme une configuration nationale différente, et non corrigée pour correspondre artificiellement à un modèle britannique.
Cette distinction présente un intérêt direct pour les collectionneurs français et japonais, habitués à rencontrer des pochettes et des numéros qui ne se retrouvent pas sur les exemplaires du Royaume-Uni.
Éditions étrangères : l’importance du numéro et des matrices
Les publications de « Que Sera, Sera » apparaissent notamment sur des marchés européens et japonais. Certaines possèdent des pochettes illustrées, parfois des indications de titre légèrement différentes et des codes de catalogue particuliers.
Le numéro APPLE 27 peut être mentionné dans des discographies générales sans être imprimé de façon identique sur chaque édition. Il faut donc vérifier le pays, le distributeur et les matrices au lieu de partir du principe qu’une photographie de la chanteuse suffit à identifier un pressage.
Une série nationale, par exemple un code français Pathé-Marconi, ne se convertit pas automatiquement en un numéro britannique. La méthode de classement doit conserver les deux champs.
Une pièce révélatrice de la gestion des sorties Apple
Les années 1969–1970 connaissent des publications multiples, parfois préparées puis réorientées au gré de la promotion et des différences de marché. Le cas de « Que Sera, Sera » illustre cette réalité industrielle derrière la marque imaginée par les Beatles.
Mary Hopkin continuera de publier chez Apple des chansons plus personnelles et des albums où l’on perçoit davantage ses préférences musicales. Réduire sa carrière à un succès de 1968 et à une reprise de Doris Day serait profondément incomplet.
Le lecteur peut prolonger avec « Those Were the Days », les numéros Apple réservés et les éditions étrangères.
Questions fréquentes
APPLE 27 a-t-il été commercialisé normalement au Royaume-Uni ?
Les catalogues ne concordent pas ; aucune distribution britannique ordinaire ne doit être affirmée sans examen du pressage concerné.
Qui a composé Que Sera, Sera ?
Jay Livingston et Ray Evans.
Quelle est la face B associée à APPLE 27 ?
« The Fields of St. Etienne ».
La chanson existe-t-elle sur des éditions étrangères ?
Oui, avec des présentations et références nationales différentes.












