APPLE RECORDS · 45 TOURS · 1972
Day After Day : Badfinger, George Harrison et le single APPLE 40
En 1972, Badfinger confirme son statut de groupe majeur d’Apple Records avec une composition de Pete Ham. « Day After Day » bénéficie de l’apport de la guitare slide de George Harrison et du piano de Leon Russell. L’édition britannique APPLE 40 associe le titre à « Sweet Tuesday Morning », mais les États-Unis utilisent un couplage différent.
La publication originale
Référence UK : APPLE 40
Interprète : Badfinger
Date : 14 janvier 1972 au Royaume-Uni
Face A : Day After Day
Face B : Sweet Tuesday Morning (Royaume-Uni)
Particularité : face B américaine différente : Money
Après No Dice, un groupe d’auteurs affirmés
Le succès de « No Matter What » a démontré que Badfinger pouvait séduire le public avec ses propres compositions. Pete Ham, Tom Evans, Joey Molland et Mike Gibbins possèdent désormais un son collectif bien identifié, entre harmonies vocales, guitares puissantes et mélodies immédiatement mémorisables.
« Day After Day » appartient à l’album Straight Up, dont la production est particulièrement complexe : des premières séances réalisées avec Geoff Emerick, aux interventions de George Harrison, puis à l’achèvement du disque par Todd Rundgren. Ce contexte explique pourquoi les crédits doivent être étudiés chanson par chanson.
George Harrison et Leon Russell dans l’enregistrement
Pete Ham compose « Day After Day ». Harrison intervient à la production et joue de la guitare slide sur le morceau ; Leon Russell contribue au piano. Les lignes de slide constituent l’une des signatures les plus immédiatement reconnaissables de cette chanson, sans en faire une composition de l’ancien Beatle.
Le travail harmonique de Badfinger demeure central : le groupe ne se contente pas d’accompagner deux invités célèbres. Les voix, la basse et la batterie construisent une ballade pop-rock dont l’émotion provient de la simplicité de son thème autant que de la finesse de sa réalisation.
APPLE 40 : la version britannique de janvier 1972
Le single britannique paraît le 14 janvier 1972 sous APPLE 40. La face B est « Sweet Tuesday Morning », composition de Joey Molland présente également sur Straight Up. Sa douceur acoustique propose une autre facette de l’écriture de Badfinger.
Le titre atteint la dixième place au Royaume-Uni. Son succès confirme que le groupe est capable d’exister commercialement au-delà des chansons offertes par Paul McCartney à ses débuts, et rapproche sa réputation de celle de plusieurs grandes formations rock britanniques de l’époque.
Apple 1841 aux États-Unis : Money remplace la face B
La publication américaine précède la britannique : Apple 1841 paraît en novembre 1971 avec « Money » en face B, au lieu de « Sweet Tuesday Morning ». Cette différence n’est pas une variante orthographique mais un autre morceau du répertoire du groupe.
Lorsqu’un catalogue associe APPLE 40 et Apple 1841 sans mentionner cette divergence, il donne une image inexacte des deux objets. Les pochettes et inscriptions de matrice sont donc à conserver séparément, y compris lorsque les deux exemplaires partagent le même enregistrement principal.
La chanson dans l’histoire du power pop
« Day After Day » illustre une forme de power pop plus retenue que « No Matter What » : le refrain, les guitares et le travail vocal restent essentiels, mais la dynamique privilégie la progression d’une ballade plutôt qu’une attaque rythmique immédiate.
Pour replacer la chanson dans la discographie, voir Straight Up, le single APPLE 31 et l’histoire du groupe.
Les deux éditions de Day After Day et leurs faces B
Le 45 tours britannique APPLE 40 de Badfinger associe « Day After Day » à « Sweet Tuesday Morning ». Sur le marché américain, Apple 1841 utilise « Money » en face B. Deux exemplaires peuvent donc porter la même face principale tout en correspondant à des programmes différents. La comparaison des pressages doit conserver le numéro, le pays et les deux chansons.
Le succès de la mélodie de Pete Ham ne doit pas effacer la complexité des séances de Straight Up. George Harrison participe à la réalisation de « Day After Day » et Leon Russell apporte son concours instrumental, mais l’œuvre appartient au répertoire propre de Badfinger. Ces noms prestigieux sont des collaborateurs, non des substituts au groupe.
Une édition de compilation peut reproduire le titre sans son couplage original. Pour distinguer album, 45 tours et réédition, le lecteur peut revenir au LP Straight Up et examiner les matrices des exemplaires de 1972.
Questions fréquentes
Qui écrit Day After Day ?
Pete Ham.
Quel est le numéro britannique ?
APPLE 40.
Quelle face B accompagne le single britannique ?
« Sweet Tuesday Morning ».
Quelle chanson figure au verso américain ?
« Money », sur Apple 1841.
Quel rôle joue George Harrison ?
Il contribue à la production et à la guitare slide.












