APPLE RECORDS · DISCOGRAPHIE FRANÇAISE · 1972–1976

Apple Records en France de 1972 à 1976 : les singles, les artistes et les derniers pressages Pathé-Marconi

Wings, John Lennon, George Harrison, Ringo Starr, Badfinger, Yoko Ono et les autres artistes Apple : une discographie française de la dernière grande période du label. Les références 2C 006, 2C 008, 2C 004 et 2C 010 ne sont pas interchangeables. Les 45 tours nouveaux, les disques promotionnels et les rééditions disposent ici de notices distinctes.

1972 : des disques Apple bien après la séparation des Beatles

La séparation du groupe n’interrompt pas la production de disques sous l’étiquette Apple. En 1972, Wings y fait paraître ses premiers 45 tours, de « Give Ireland Back to the Irish » à « Hi, Hi, Hi », tandis que Ringo Starr confirme son statut d’artiste solo avec « Back Off Boogaloo ». John Lennon et Yoko Ono développent une musique politique particulièrement directe. Au même moment, Badfinger et des artistes moins connus continuent de figurer au catalogue, dont Chris Hodge et Yoko Ono en son nom propre.

La France possède ses propres séries de références. Le lecteur rencontrera notamment 2C 006-05.007, 05.028 ou 05.208 pour les disques les plus célèbres, mais aussi des numéros 93.xxx pour les artistes extérieurs aux quatre Beatles. Le premier chiffre ne se déduit ni de la célébrité du chanteur ni de son numéro britannique. L’édition française constitue un fait commercial distinct, qui peut même être attesté lorsqu’un projet équivalent n’a pas été distribué normalement au Royaume-Uni.

1973 : Apple accueille des succès et des curiosités américaines

Les singles de 1973 confirment l’élargissement du catalogue. « My Love », « Live and Let Die », « Give Me Love » et « Photograph » connaissent un retentissement international, mais ils ne résument pas à eux seuls cette année. Des artistes comme les Sundown Playboys, Elephant’s Memory, Chris Hodge ou Yoko Ono disposent aussi de publications françaises à documenter. La variété stylistique est saisissante : de la chanson pop au cajun louisianais, des ballades aux formes expérimentales, Apple ne s’est jamais limité à un genre unique.

Dans la production française, certaines références se présentent alors sous 2C 006, d’autres sous 2C 008. L’évolution du préfixe peut correspondre à une organisation commerciale ou à une catégorie de vente ; elle ne prouve pas à elle seule une nouvelle bande sonore. Il faut aussi examiner les étiquettes, les pochettes et les deux faces. Les éditions de Ringo Starr, de Lennon ou de Wings possèdent parfois des programmes ou des dates commerciales différents de ceux des marchés britannique et américain.

1974–1975 : les derniers grands singles Apple français

En 1974 et 1975, l’identité Apple est encore présente sur les disques de Lennon, Harrison, Ringo Starr et Wings. « Whatever Gets You Thru the Night », « Junior’s Farm », « Only You », « Ding Dong, Ding Dong », « #9 Dream » et « You » témoignent de cette période. Les sorties françaises peuvent employer les préfixes 2C 004 et 2C 008 ; le même morceau peut avoir été commercialisé ailleurs sous une référence Apple, R ou Capitol totalement différente.

Une attention particulière doit être accordée aux faces B et aux éditions réservées à la promotion. « Junior’s Farm » et « Sally G » forment un couplage qui connaît des changements de présentation selon les pays. « Goodnight Vienna » apparaît en France à travers une publication ordinaire et un disque de promotion au programme distinct. Ces détails ont un intérêt documentaire plus fort que les affirmations générales selon lesquelles tous les singles Apple auraient été identiques dans le monde.

1976 : distinguer les dernières nouvelles publications et les retirages

La fin de la période historique d’Apple Records n’entraîne pas la disparition immédiate des exemplaires portant son célèbre visuel. Des titres des Beatles sont retirés en France dans des séries nouvelles, notamment 2C 010, alors que certains disques des quatre artistes apparaissent une dernière fois dans le catalogue. Un 45 tours datant d’une campagne de réédition 1976 n’est ni une sortie originelle de 1969 ni une composition de 1976 : les trois dates et catégories doivent être distinguées.

« This Guitar (Can’t Keep from Crying) » de George Harrison constitue un cas instructif de publication tardive. Les rééditions « Oldies But Goldies » des Beatles suivent une logique différente, relevant d’une exploitation du fonds plutôt que de la création d’un nouveau catalogue. Leur étude permet d’éviter des erreurs de dates et de numéros particulièrement fréquentes dans les inventaires de vente.

Une méthode : référence, faces et période de pressage

Dans cette partie du dossier, le numéro complet est toujours conservé avec son préfixe. La mention France ne signifie pas que l’objet a nécessairement été pressé dans une seule usine ; les indications de fabrication doivent être lues sur l’exemplaire. Une pochette peut être un tirage national, une enveloppe générique ou un élément ultérieurement remplacé. De même, un disque destiné à la radio ne constitue pas automatiquement une sortie commerciale vendue en magasin.

Les rapprochements avec les marchés britannique et américain servent à expliquer les différences, non à effacer l’édition française. Chaque notice distingue les enregistrements de leur objet de publication. Quand la date précise d’une fabrication n’est pas établie, elle n’est pas inventée. Les variantes de 1974–1983 sont présentées comme telles, et non comme de nouveaux 45 tours du groupe ou des anciens Beatles.

Le catalogue commenté des singles Apple français

Accédez aux éditions chronologiques, des nouvelles sorties de 1972 jusqu’aux dernières manifestations de l’étiquette. Les fiches sont reliées entre elles, à la page générale des pressages français et à la concordance internationale.

Choisir une année et une référence française

Questions fréquentes

Apple Records est-il encore actif comme label de disques après 1971 ?

Oui. De nouveaux singles sont commercialisés en France sous Apple au cours des années 1972–1975, avec notamment les anciens Beatles et plusieurs artistes extérieurs au groupe.

Le préfixe 2C 004 signifie-t-il une édition nouvelle de la chanson ?

Non. Il renseigne d’abord sur la classification française du produit ; une modification de préfixe peut correspondre à un retirage ou à un changement commercial, sans nouvel enregistrement.

Pourquoi les titres des Beatles sont-ils encore présents en 1976 ?

Parce que leurs enregistrements anciens continuent d’être commercialisés. Une réédition n’est pas une nouvelle publication originale du titre.

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Les Beatles et leurs collaborateurs sur Apple

1969–1970 : les premières études

1972 : du rock aux expériences

1973–1974 : la dernière période

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