APPLE RECORDS · FRANCE · 45 TOURS · 1972
Wings : « Hi, Hi, Hi » / « C Moon » en France (2C 006-05.208)
La publication française Apple Records de 1972, sous la référence 2C 006-05.208, associe « Hi, Hi, Hi » et « C Moon ». Cette notice distingue le disque physique, l’histoire artistique des deux faces et les différences de catalogue entre la France et les autres marchés.
Le disque français : une référence à conserver
Artiste : Wings. Face A : Hi, Hi, Hi. Face B : C Moon. Catalogue français : 2C 006-05.208. Année : 1972. Situation britannique : R 5973.
Une fin d’année rock et une nouvelle controverse
Les Wings terminent 1972 avec « Hi, Hi, Hi », chanson rock rapide qui déclenche une nouvelle polémique autour de ses paroles. La BBC juge le titre impropre à la diffusion et le retire de ses programmes, après les controverses déjà rencontrées par « Give Ireland Back to the Irish ». La référence française 2C 006-05.208 illustre pourtant la circulation commerciale du single sur le continent, indépendamment des décisions de programmation britanniques.
C Moon : un reggae-pop en contrepoint
Au verso, « C Moon » offre une atmosphère nettement plus souple, fondée sur un rythme évoquant le reggae et un jeu de mots de McCartney. Le titre acquiert lui aussi une popularité durable et n’est pas une simple version alternative de la face A. Les inventaires doivent conserver l’ordre « Hi, Hi, Hi » / « C Moon » pour cette édition, même si d’autres présentations de compilation privilégient la seconde chanson.
La double vie du single en France
Ce disque résume le goût des premiers Wings pour les contrastes : provocation rock d’un côté, fantaisie mélodique de l’autre. En France, il faut identifier la référence intégrale et les deux faces avant de comparer pochette et matrice. La polémique autour des paroles ne suffit pas à supposer un mixage censuré propre à l’édition française.
Un exemplaire français ne se réduit pas à son étiquette
La série 2C utilisée par Pathé-Marconi constitue une nomenclature nationale. Elle ne doit être ni remplacée par un numéro britannique ni ramenée à une simple année de sortie mondiale. Le contenu des deux faces, la formulation des crédits, les mentions d’éditeur et le numéro complet sont des données fondamentales. Une pochette isolée n’est pas une preuve suffisante pour dater le vinyle qu’elle contient : les associations de disques et d’enveloppes ont pu évoluer au gré des ventes d’occasion.
Pour documenter un pressage, il convient de relever la forme du centre, la mention de fabrication, les inscriptions de cire morte et les éventuelles particularités de la pochette. Des éditions ayant la même musique peuvent présenter des caractéristiques commerciales différentes. À l’inverse, un changement de code catalogue ou de prix ne prouve jamais à lui seul la présence d’un mixage alternatif. Le disque doit être étudié comme un objet historique, puis rapproché des autres territoires.
Questions fréquentes
La référence française 2C 006-05.208 correspond-elle au numéro britannique ?
Pas nécessairement. Les systèmes de catalogue sont nationaux et leur numérotation diffère. L’équivalence doit être établie d’après le programme réel des deux faces.
Comment distinguer un retirage de l’édition française initiale ?
L’étiquette, la référence complète, la pochette et les inscriptions matérielles sont à comparer avec les exemplaires documentés. Une réimpression peut conserver une partie des signes de l’édition originale.
Une différence de numéro implique-t-elle une autre version de la chanson ?
Non. Les informations d’édition et les différences de contenu sonore sont deux questions distinctes qui exigent chacune leurs propres preuves.












