APPLE RECORDS · PARCOURS D’ARTISTE · 1968–1976
George Harrison chez Apple Records : de Wonderwall Music à This Guitar
George Harrison fut à la fois un artiste solo du label et un producteur de plusieurs de ses signatures. Son parcours accompagne Apple de ses premières publications de 1968 aux derniers 45 tours britanniques de 1976.
1968 : Wonderwall Music et les débuts du catalogue
Wonderwall Music, bande originale publiée en 1968, occupe une place fondatrice dans la série des albums Apple. L’édition stéréo britannique porte la référence SAPCOR 1. Ce disque instrumental associe des formes musicales différentes et montre que l’activité solo de Harrison ne se limite pas aux compositions chantées.
En 1969, Electronic Sound paraît sur Zapple, sous-label consacré aux expériences sonores. Les deux albums illustrent des démarches distinctes : musique de film d’une part, recherche électronique de l’autre. Leur existence confirme que le travail de Harrison sort déjà du cadre des albums collectifs des Beatles.
Un producteur important pour Jackie Lomax, Billy Preston et le Radha Krishna Temple
Harrison participe à plusieurs projets extérieurs aux quatre Beatles. Il compose Sour Milk Sea pour Jackie Lomax et supervise son enregistrement. Il accompagne Billy Preston, dont les disques Apple associent gospel, soul et rock, et soutient les enregistrements du Radha Krishna Temple.
Cette activité permet de mesurer son influence sur le catalogue au-delà de son propre nom. Il faut distinguer ses albums solo des enregistrements qu’il produit, ainsi que des sessions auxquelles il participe comme musicien. L’histoire d’Apple se raconte aussi dans ces crédits parfois discrets.
1970–1971 : All Things Must Pass et My Sweet Lord
Le triple album All Things Must Pass, paru en 1970, fait de Harrison l’une des principales figures du rock solo après la séparation des Beatles. Son ampleur, ses compositions et ses sessions collectives en font une publication majeure de la première période Apple.
Le single britannique My Sweet Lord / What Is Life (R 5884) éclaire la manière dont la firme éditait ses disques. Sur un marché différent, l’ordre et l’association des faces peuvent varier. La pomme sur le label n’abolit pas les pratiques locales d’EMI, de Capitol et de leurs partenaires.
Bangla Desh : un disque, un concert et une cause
En 1971, Bangla Desh / Deep Blue (R 5912) témoigne de son engagement à la suite de l’appel de Ravi Shankar. Le single accompagne une mobilisation qui culmine avec les concerts du 1er août au Madison Square Garden de New York.
Il convient de différencier le 45 tours de Harrison, celui de Ravi Shankar (APPLE 37) et l’album live du Concert for Bangladesh. Ils sont liés historiquement, mais ne possèdent pas les mêmes références ni le même contenu. L’origine du projet revient à l’inquiétude de Shankar face à la crise humanitaire.
1973–1975 : Living in the Material World, Dark Horse et Extra Texture
Living in the Material World, en 1973, développe les thèmes spirituels et personnels de Harrison ; son single Give Me Love / Miss O’Dell (R 5988) appartient aux grands jalons de cette période. Les disques suivants, Dark Horse puis Extra Texture, paraissent en 1974 et 1975, dans un contexte de tournées et de transformations artistiques.
Les 45 tours Dark Horse, Ding Dong, Ding Dong et You permettent de suivre ces albums sous leur forme commerciale. Leurs numéros britanniques doivent toujours être rapprochés des variantes américaines et européennes. La simple présence d’un titre sur un LP ne suffit pas à établir qu’il est sorti en single partout.
1976 : This Guitar, un jalon final
This Guitar (Can’t Keep from Crying) / Maya Love (R 6012) paraît en Grande-Bretagne en 1976 et marque la fin de la première période des singles originaux Apple. Cette date ne signifie ni la disparition des Beatles des catalogues ni la fin de toutes les activités d’Apple Corps.
Harrison poursuit ensuite ses projets sous d’autres marques discographiques, notamment Dark Horse Records. Dans une discographie, la frontière entre les labels doit être maintenue même si les artistes, les collaborateurs et certaines bandes restent liés.
Une signature multiple et une discographie à plusieurs niveaux
Harrison donne à Apple un catalogue personnel qui mêle musique indienne, spiritualité, rock et expérimentations. Surtout, son rôle d’intermédiaire artistique permet de comprendre l’ouverture du label à des interprètes de styles très divers.
Pour retracer cette histoire, il est utile de distinguer trois ensembles : ses propres albums et singles, ses productions pour d’autres artistes et les rééditions d’œuvres enregistrées durant la période Apple. Cette méthode évite les erreurs d’attribution et replace chaque objet dans son contexte.
Questions fréquentes
Quel est le premier album Apple de George Harrison ?
Wonderwall Music, paru en 1968 et numéroté SAPCOR 1 pour l’édition stéréo britannique.
George Harrison a-t-il produit d’autres artistes Apple ?
Oui, notamment Jackie Lomax, Billy Preston et le Radha Krishna Temple.
Pourquoi le single This Guitar est-il important ?
Sa référence britannique R 6012, publiée en 1976, marque la fin de la première phase de singles originaux Apple.












