APPLE RECORDS · DISCOGRAPHIE FRANÇAISE · 1972–1976

Baby Blue de Badfinger en France (1972) : le 45 tours Apple 2C 006-93.591 et APPLE 42

« Baby Blue » illustre à merveille les différences entre pays : le titre de Badfinger existe en 1972 sous une véritable référence française Apple, tandis que le numéro britannique APPLE 42 correspond à un projet de single non commercialisé normalement au Royaume-Uni.

Un morceau de Straight Up qui devient single

Badfinger traverse une période décisive avec l’album Straight Up et ses compositions pop-rock. « Baby Blue », écrit par Pete Ham, est un sommet du répertoire du groupe. La France publie la chanson avec « Flying » en face B sous 2C 006-93.591 M en 1972. Cette association de deux compositions du groupe doit être documentée indépendamment des formats LP et des recueils ultérieurs.

APPLE 42 : attribué ne signifie pas vendu

Le catalogue britannique attribue APPLE 42 à un projet de « Baby Blue », mais celui-ci ne débouche pas sur une sortie commerciale normale sous cette référence. On ne peut donc pas recopier APPLE 42 comme si un disque britannique disponible en magasins était l’équivalent matériel du 45 tours français. Les États-Unis disposent de leur propre publication. Le cas met en évidence la valeur documentaire des pressages continentaux pour retrouver des programmes réellement mis en vente.

Flying et le rôle souvent négligé de la face B

« Flying » occupe le verso de la publication française, donnant au disque un équilibre qui ne doit pas être modifié pour le faire correspondre à une liste étrangère. Les fiches de collection doivent conserver le couple « Baby Blue » / « Flying » et la référence complète. La présence de ces chansons dans Straight Up ne suffit pas à identifier le vinyle de petit format.

Une étude utile au-delà des classements

La célébrité tardive du morceau ne doit pas écraser sa circulation commerciale en 1972. Son intérêt discographique réside aussi dans les choix d’Apple selon les territoires, les dates distinctes et les supports effectivement pressés. Une étiquette française peut ainsi documenter une histoire que le seul classement britannique ne permettrait pas de raconter.

Comment examiner un exemplaire français sans confondre les éditions

Une discographie matérielle doit séparer la date de publication initiale de la chanson, la date de la référence commerciale et la date probable de fabrication du vinyle en main. Ce sont trois questions différentes. L’étiquette et le numéro complet du catalogue permettent de définir le territoire de diffusion ; le programme exact des deux faces permet d’éviter les erreurs de correspondance avec les disques britanniques ou américains. Les gravures dans la zone non enregistrée, les crédits et les mentions du fabricant sont des indices utiles lorsqu’ils peuvent être observés.

Les pochettes ont leur propre histoire. Une illustration française n’assure pas qu’un disque a toujours été vendu avec cette enveloppe, et la présence de la pomme sur le centre ne démontre ni un premier pressage ni un mixage inédit. Les rééditions peuvent conserver les mêmes chansons pendant plusieurs décennies ; les disques promotionnels peuvent adopter d’autres faces B. Une description rigoureuse s’attache d’abord à ce qui est effectivement imprimé, puis rapproche les exemplaires à l’aide de leurs caractéristiques vérifiables.

Questions fréquentes

Les numéros français permettent-ils de dater à eux seuls tous les vinyles Apple ?

Non. Ils identifient un article de catalogue, parfois repris dans des séries postérieures. La datation d’un exemplaire précis exige plusieurs indices concordants.

Pourquoi une face B ou un préfixe national mérite-t-il autant d’attention ?

Parce qu’un même titre peut être vendu dans plusieurs pays avec un programme différent. Le préfixe et les deux faces évitent de fusionner des éditions distinctes.

Un disque Apple français est-il nécessairement une sortie nouvelle des Beatles ?

Non. Il peut s’agir d’un artiste du label, d’un ancien Beatle en solo, d’un retirage ou d’une publication promotionnelle. La nature de l’objet doit rester explicite.

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