APPLE RECORDS · FRANCE · 45 TOURS · 1972

Badfinger : « Day After Day » / « Sweet Tuesday Morning » en France (2C 006-93.159 M)

La publication française Apple Records de 1972, sous la référence 2C 006-93.159 M, associe « Day After Day » et « Sweet Tuesday Morning ». Cette notice distingue le disque physique, l’histoire artistique des deux faces et les différences de catalogue entre la France et les autres marchés.

Le disque français : une référence à conserver

Artiste : Badfinger. Face A : Day After Day. Face B : Sweet Tuesday Morning. Catalogue français : 2C 006-93.159 M. Année : 1972. Situation britannique : APPLE 40.

La maturité mélodique de Badfinger

« Day After Day » constitue l’une des réussites majeures de Badfinger. La chanson écrite par Pete Ham, produite dans l’entourage de George Harrison, révèle l’ambition mélodique d’un groupe longtemps comparé aux Beatles mais capable de développer sa propre identité. Le 45 tours français de 1972 porte 2C 006-93.159 M. Il appartient à la période de l’album Straight Up, sans être une simple reproduction de l’objet britannique.

Sweet Tuesday Morning : l’écriture de Joey Molland

La face B « Sweet Tuesday Morning », composée et interprétée dans le groupe par Joey Molland, offre un contrepoint plus posé. Sa présence met en valeur la pluralité des compositeurs de Badfinger. La réduction du single au seul succès de Pete Ham aboutirait à gommer une caractéristique importante de la formation. Dans une discographie, les deux titres et leurs crédits comptent autant que le numéro de catalogue.

APPLE 40 et la référence française

Le Royaume-Uni publie « Day After Day » sous APPLE 40. La France recourt à une série 93.xxx, qui rapproche matériellement cet objet d’autres singles d’artistes du label. L’étude de la pochette, de la rondelle et des inscriptions de fabrication aide à distinguer le pressage français des versions américaines et britanniques.

Un exemplaire français ne se réduit pas à son étiquette

La série 2C utilisée par Pathé-Marconi constitue une nomenclature nationale. Elle ne doit être ni remplacée par un numéro britannique ni ramenée à une simple année de sortie mondiale. Le contenu des deux faces, la formulation des crédits, les mentions d’éditeur et le numéro complet sont des données fondamentales. Une pochette isolée n’est pas une preuve suffisante pour dater le vinyle qu’elle contient : les associations de disques et d’enveloppes ont pu évoluer au gré des ventes d’occasion.

Pour documenter un pressage, il convient de relever la forme du centre, la mention de fabrication, les inscriptions de cire morte et les éventuelles particularités de la pochette. Des éditions ayant la même musique peuvent présenter des caractéristiques commerciales différentes. À l’inverse, un changement de code catalogue ou de prix ne prouve jamais à lui seul la présence d’un mixage alternatif. Le disque doit être étudié comme un objet historique, puis rapproché des autres territoires.

Questions fréquentes

La référence française 2C 006-93.159 M correspond-elle au numéro britannique ?

Pas nécessairement. Les systèmes de catalogue sont nationaux et leur numérotation diffère. L’équivalence doit être établie d’après le programme réel des deux faces.

Comment distinguer un retirage de l’édition française initiale ?

L’étiquette, la référence complète, la pochette et les inscriptions matérielles sont à comparer avec les exemplaires documentés. Une réimpression peut conserver une partie des signes de l’édition originale.

Une différence de numéro implique-t-elle une autre version de la chanson ?

Non. Les informations d’édition et les différences de contenu sonore sont deux questions distinctes qui exigent chacune leurs propres preuves.

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