APPLE RECORDS · APPLE 39 · 1971

Water, Paper and Clay / Jefferson : le 45 tours APPLE 39 de Mary Hopkin

À la fin de 1971, Mary Hopkin publie un disque qui accompagne l’évolution folk de son album Earth Song/Ocean Song. Le single APPLE 39 associe « Water, Paper and Clay », présent sur le LP, et « Jefferson », une face B distincte. Les éditions britanniques et américaines n’utilisent pas toujours le même couplage, détail essentiel pour comprendre la discographie Apple de cette période.

Repères discographiques

Référence : APPLE 39

Artiste : Mary Hopkin

Publication : 26 novembre 1971 au Royaume-Uni

Face A : Water, Paper and Clay

Face B : Jefferson

Statut : Single commercialisé ; éditions étrangères aux couplages différents

Le répertoire de Mary Hopkin en 1971

Après « Those Were the Days », les singles produits par Paul McCartney et son passage à l’Eurovision, Mary Hopkin cherche à privilégier un univers plus personnel. Son album Earth Song/Ocean Song, produit par Tony Visconti, reflète davantage son intérêt pour la chanson folk et les arrangements acoustiques.

« Water, Paper and Clay » s’inscrit dans cette étape. La voix occupe une place centrale, tandis que l’accompagnement se développe progressivement. Le morceau ne cherche pas à reproduire l’énergie immédiate d’un concours de variété.

Le disque apparaît à une période où la chanteuse s’interroge sur son avenir chez Apple. Il constitue donc un jalon important de la fin de sa carrière sous cette marque, sans être nécessairement la dernière chanson qu’elle enregistrera.

Water, Paper and Clay : une chanson tirée de Earth Song/Ocean Song

« Water, Paper and Clay » figure dans le programme original de Earth Song/Ocean Song. Sa publication en single permet de présenter au public un morceau déjà intégré à l’univers folk de l’album, avec la qualité sonore et la proximité vocale recherchées par Tony Visconti.

Les critiques contemporains soulignent le contraste entre le début presque nu, dominé par la voix, et les instruments qui apparaissent progressivement. Cette construction peut être entendue comme un retour aux sensibilités de la chanteuse, plutôt qu’à la pop orchestrale de ses premiers singles.

Une notice discographique doit garder à l’esprit qu’une version d’album et une version de single peuvent présenter des différences de durée ou de mastering sans nécessairement provenir de séances entièrement distinctes.

Jefferson : l’importance des chansons qui restent sur les faces B

« Jefferson » est la face B britannique. Cette chanson n’apparaît pas dans le programme initial de dix titres d’Earth Song/Ocean Song. Elle sera rendue plus facilement accessible dans certaines rééditions enrichies et anthologies consacrées à la période Apple.

Son caractère plus enjoué contraste avec la face principale. Ce couplage montre comment Apple utilise les faces B pour offrir une autre facette du répertoire de ses artistes, sans modifier pour autant le concept de l’album.

Il est important de ne pas présenter « Jefferson » comme le dernier titre de l’album original. Une édition CD avec bonus peut l’inclure après « Ocean Song », mais il s’agit alors d’une configuration éditoriale ultérieure.

APPLE 39 et Apple 1843 : deux faces B selon le territoire

Le disque britannique paraît le 26 novembre 1971 sous APPLE 39, avec « Jefferson » en face B. L’édition américaine Apple 1843, commercialisée à une période proche, utilise « Streets of London » à la place.

La différence est particulièrement instructive : un collectionneur qui utilise uniquement la pochette d’une édition américaine pourrait attribuer une mauvaise face complémentaire à APPLE 39. La référence de catalogue doit toujours être reliée au pays et au programme exact.

Les versions australiennes et européennes peuvent également posséder des codes nationaux, parfois des pochettes illustrées. Les étiquettes, matrices et mentions de fabrication restent les critères décisifs pour différencier les exemplaires.

La fin de l’aventure Apple n’efface pas le parcours de la chanteuse

Après 1971, Mary Hopkin poursuit une carrière faite de collaborations, de concerts et de projets personnels. Certaines compilations Apple de 1972 réunissent ses anciens succès, mais ne constituent pas de nouveaux albums studio.

Le single APPLE 39 permet donc de raconter une histoire moins connue que celle de son lancement par McCartney : l’évolution d’une artiste cherchant à conserver sa liberté de choix à l’intérieur d’une grande maison de disques.

Pour prolonger, consulter Earth Song/Ocean Song, « Let My Name Be Sorrow » et la compilation de 1972.

Questions fréquentes

Quelle est la face B britannique de APPLE 39 ?

« Jefferson ».

Quelle est la face B américaine ?

« Streets of London ».

Quand sort le single UK ?

Le 26 novembre 1971.

Sur quel album figure la face A ?

Sur Earth Song/Ocean Song.

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