APPLE RECORDS · COMPILATION · 1972
Those Were the Days : la compilation Apple SAPCOR 23 de Mary Hopkin en 1972
En 1972, Apple Records rassemble onze enregistrements marquants de Mary Hopkin sous le titre de son premier succès international. Le LP Those Were the Days, référence britannique SAPCOR 23, ne doit pas être confondu avec le single APPLE 2 de 1968 ni avec l’album Post Card. Il réunit des chansons publiées à différents moments de la carrière Apple de la chanteuse, avec des producteurs et des arrangements qui témoignent de son évolution.
Une compilation de 1972, pas un album studio inédit
La carrière Apple de Mary Hopkin commence avec le single « Those Were the Days », produit par Paul McCartney en 1968. Les années suivantes la voient enregistrer de nouveaux singles, participer à l’Eurovision et publier deux albums de studio aux orientations musicales différentes.
En novembre 1972, la maison Apple choisit de réunir plusieurs chansons déjà connues. Le LP reprend le titre de son premier grand succès, mais ne doit pas être interprété comme une nouvelle séance de studio collective. Il s’agit principalement d’une sélection rétrospective d’enregistrements réalisés à différentes dates.
Cette nuance permet de comprendre les différences de style entre les titres. Les productions de McCartney, les morceaux supervisés par Mickie Most et les enregistrements liés aux goûts folk de la chanteuse ne relèvent pas d’un seul projet d’album.
Dans le catalogue SAPCOR, la présence d’une compilation après les albums originaux ne signifie donc pas qu’il existe un troisième album studio de Mary Hopkin portant le même nom que sa chanson.
Onze chansons de 1968 à 1971 réunies sur un même LP
Le programme original est réparti en deux faces. Face A : « Those Were the Days », « Que Sera, Sera (Whatever Will Be, Will Be) », « The Fields of St. Etienne », « Kew Gardens », « Temma Harbour » et « Think About Your Children ».
Face B : « Knock, Knock Who’s There? », « Heritage », « Sparrow », « Lontano Degli Occhi » et « Goodbye ». L’orthographe du titre italien apparaît sous plusieurs transcriptions dans les inventaires ; il faut se référer à l’étiquette examinée.
La sélection souligne plusieurs moments de la carrière de Hopkin. « Sparrow » accompagne « Goodbye » sur un single de 1969, tandis que « Temma Harbour » ouvre une étape de production différente en 1970. « Knock, Knock Who’s There? » représente son passage au concours Eurovision.
Les dates d’enregistrement s’étendent sur plusieurs années. Une base encyclopédique doit conserver les crédits propres à chaque morceau plutôt que d’attribuer l’ensemble de la compilation à un producteur unique.
Le programme en onze titres distingue cette édition d’une anthologie CD parue plusieurs décennies plus tard avec davantage de chansons.
La période Paul McCartney : Those Were the Days et Goodbye
« Those Were the Days » est produit par McCartney, mais il ne l’a pas composé. La chanson utilise une mélodie plus ancienne associée à Boris Fomin et un texte anglais de Gene Raskin. Cette histoire permet d’expliquer la différence entre la célébrité du producteur et le crédit des auteurs.
« Goodbye », en revanche, est une composition principalement écrite par McCartney et publiée sous le crédit Lennon-McCartney en 1969. Sa présence sur la compilation rappelle le rôle du Beatle dans le lancement de Mary Hopkin.
Ces deux titres appartiennent à des publications initiales différentes et possèdent leurs propres faces B, numéros de catalogue et matrices. La compilation ne doit donc pas remplacer la description des singles originaux.
Pour retrouver les premières éditions, le lecteur peut consulter les notices de « Those Were the Days » APPLE 2 et de « Goodbye » APPLE 10.
1970–1971 : Eurovision, production Mickie Most et choix personnels
« Temma Harbour » constitue un exemple de la période où Mary Hopkin travaille avec le producteur Mickie Most. « Knock, Knock Who’s There? » témoigne quant à lui de sa représentation du Royaume-Uni à l’Eurovision 1970.
Les morceaux « Heritage » et « Think About Your Children » élargissent la palette musicale de la compilation, qui ne se réduit pas à une suite de ballades nostalgiques. « Kew Gardens » et « The Fields of St. Etienne » rappellent aussi l’importance du répertoire folk dans sa carrière.
Le rapprochement des titres sur un disque de 1972 donne une impression d’unité rétrospective, mais cette cohérence est éditoriale et non le résultat d’une séance de studio unique.
Pour évaluer le rôle de chaque producteur et auteur, il faut revenir aux disques individuels. Cette méthode est particulièrement importante pour les sites qui construisent une chronologie détaillée des Beatles et de leurs collaborateurs.
24 novembre 1972 : SAPCOR 23 au Royaume-Uni
La compilation paraît au Royaume-Uni le 24 novembre 1972 sous la référence SAPCOR 23. Elle reçoit également une publication américaine sous un autre numéro de catalogue, dans le réseau de Capitol.
Les premiers pressages britanniques peuvent être reconnus par le numéro SAPCOR 23 et leurs matrices, notamment des inscriptions commençant par SAPCOR 23A et SAPCOR 23B. Pour déterminer la génération précise du pressage, il faut relever les suffixes et les marques de fabrication plutôt que de se contenter du titre.
Les éditions européennes peuvent utiliser des pochettes ou des mentions locales distinctes. Le collectionneur doit donc séparer le numéro d’œuvre, le numéro de publication nationale et l’objet réellement possédé.
La présence d’une pochette Apple de 1972 ne transforme pas les enregistrements de 1968 en versions réenregistrées : plusieurs masters originaux ont été réutilisés pour la compilation.
Une synthèse commerciale qui permet de comparer les étapes de la chanteuse
Le disque met face à face l’image de Mary Hopkin construite par ses premiers succès et les choix musicaux qui ont suivi. Il ne remplace pas l’écoute de Post Card ni celle d’Earth Song/Ocean Song, mais facilite le rapprochement d’enregistrements qui avaient été commercialisés séparément.
Il constitue aussi un document sur la politique éditoriale d’Apple au début des années 1970. En rassemblant des singles connus, la maison valorise un catalogue déjà existant plutôt que de financer systématiquement de nouvelles sessions.
Pour prolonger cette histoire, lire Post Card, Earth Song/Ocean Song et le portrait général de Mary Hopkin.
Questions fréquentes
Quelle est la référence britannique de la compilation Those Were the Days ?
SAPCOR 23.
Quand paraît-elle ?
Le 24 novembre 1972 au Royaume-Uni.
Combien de morceaux contient l’album ?
Onze chansons.
S’agit-il du même disque que le 45 tours de 1968 ?
Non, le single est APPLE 2 ; SAPCOR 23 est une compilation de 1972.
Paul McCartney produit-il les onze titres ?
Non. Les enregistrements proviennent de différentes sessions et de plusieurs productions.












