APPLE RECORDS · APPLE 34 · 1971

Let My Name Be Sorrow de Mary Hopkin : APPLE 34 et les versions françaises et japonaises

En juin 1971, Mary Hopkin publie un single Apple qui reflète sa transition vers un répertoire plus intimiste. « Let My Name Be Sorrow », adaptation anglaise d’une chanson française, paraît avec « Kew Gardens » en face B. Le disque est produit par Tony Visconti ; des versions enregistrées dans d’autres langues ajoutent une dimension internationale à cette publication.

Fiche du disque

Numéro : APPLE 34

Artiste : Mary Hopkin

Publication : 18 juin 1971 au Royaume-Uni

Face A : Let My Name Be Sorrow

Face B : Kew Gardens

Statut : Single commercialisé ; éditions en plusieurs langues

Mary Hopkin et Tony Visconti : une nouvelle période artistique

Après ses premiers succès produits par Paul McCartney, puis plusieurs singles réalisés par Mickie Most, Mary Hopkin travaille avec Tony Visconti. Ce changement accompagne un rapprochement progressif avec un répertoire folk et des chansons plus intimes.

« Let My Name Be Sorrow » paraît au moment où la chanteuse prépare Earth Song/Ocean Song, album qui donnera une place beaucoup plus importante à ses goûts personnels et à ses collaborations avec des musiciens issus du folk britannique.

Ce contexte permet de comprendre la couleur mélancolique du single, qui se distingue de l’univers télévisé de « Knock, Knock Who’s There? » sans constituer une rupture radicale avec toute la discographie Apple précédente.

Une chanson française devenue Let My Name Be Sorrow

Le titre anglais adapte « Quand je te regarde vivre », chanson française liée à Bernard Estardy et Martine Habib. La version de Mary Hopkin conserve une tonalité mélodramatique assumée, dont la réalisation de Tony Visconti met en valeur la clarté de la voix.

Ce caractère international est central pour identifier le disque. Les versions françaises et japonaises ne sont pas de simples traductions imprimées sur une pochette : elles correspondent à des interprétations adaptées à des marchés précis.

Un inventaire rigoureux doit distinguer le titre et la langue réellement enregistrés, le numéro de catalogue local et le couplage retenu. Recopier le titre anglais sur une édition française sans examiner la bande conduirait à une erreur discographique.

Kew Gardens : une face B folk de Ralph McTell

« Kew Gardens », chanson de Ralph McTell, apparaît en face B de l’édition britannique. Sa présence éclaire les affinités musicales que Hopkin développe au tournant des années 1970, notamment avec le folk acoustique et le travail de musiciens comme Gallagher et Lyle.

Le morceau se distingue de la face principale par une écriture plus contemplative. Il ne s’agit pas d’une composition de Paul McCartney ni d’un inédit des Beatles dissimulé au verso d’un single Apple.

« Kew Gardens » circule aussi sur certaines éditions étrangères qui présentent une version française de la face A. Une même face B peut donc accompagner plusieurs enregistrements du titre principal.

APPLE 34 : publication de juin 1971 et accueil commercial

Le single britannique paraît le 18 juin 1971 sous APPLE 34. Il atteint la 46e place des classements nationaux, bien en deçà de ses succès de 1968 et 1970. Ce résultat doit être interprété dans le contexte d’une carrière dont la direction musicale évolue.

Des éditions françaises portant notamment les références 2C 006-92.640 et 2C 006-92.692 montrent l’existence de plusieurs configurations de la chanson, l’une en anglais, l’autre en français. L’édition japonaise apporte une autre variante linguistique.

Les pochettes illustrées et les matrices permettent de comprendre ces différences : une image similaire ne prouve pas que les disques contiennent le même enregistrement vocal.

De APPLE 34 à Earth Song/Ocean Song

En 1971, l’album Earth Song/Ocean Song développe les recherches de Mary Hopkin autour des arrangements acoustiques et des chansons folk. Le single APPLE 34 représente l’un des jalons les plus révélateurs de cette période, car il réunit une chanson venue de France et une composition britannique de Ralph McTell.

La chanteuse conservera une activité artistique au-delà d’Apple ; l’analyse de ses années 1970 ne doit pas s’interrompre au moment où les ventes de singles deviennent plus modestes.

Pour prolonger, lire l’album SAPCOR 21, le single APPLE 30 et l’inventaire des éditions internationales.

Kew Gardens et la circulation du répertoire folk

« Kew Gardens », en face B d’APPLE 34, est une composition de Ralph McTell. Sa présence souligne l’intérêt de Mary Hopkin pour la chanson folk britannique, bien au-delà de la pop orchestrale qui avait assuré son succès en 1968.

La face principale, « Let My Name Be Sorrow », est issue d’un répertoire français adapté. Une étude historique doit séparer les crédits de l’œuvre première, les interventions des adaptateurs et l’interprétation de Hopkin. Le rôle antérieur de McCartney dans sa carrière ne fait pas de toutes ses chansons des compositions Lennon-McCartney.

Les variantes de titres, de pochettes et de couplages selon les pays demandent une vérification matérielle : une référence française ou japonaise ne doit pas être attribuée automatiquement à un premier tirage britannique. La fiche Earth Song/Ocean Song éclaire la même orientation artistique.

Questions fréquentes

Quand paraît APPLE 34 ?

Le 18 juin 1971 au Royaume-Uni.

Qui produit le disque ?

Tony Visconti.

Quelle est la face B ?

« Kew Gardens », chanson de Ralph McTell.

Existe-t-il une version française ?

Oui, sous le titre « Quand je te regarde vivre », dans des éditions distinctes.

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