APPLE RECORDS · ÉDITIONS INTERNATIONALES · 1971–1972

Badfinger : Day After Day, APPLE 40 et Apple 1841

Royaume-Uni : APPLE 40, Day After Day / Sweet Tuesday Morning. États-Unis : Apple 1841, Day After Day / Money. Le succès de Day After Day, soutenu par la production de George Harrison, met Badfinger au premier plan au moment où l’album Straight Up arrive sur le marché. Mais la sortie américaine précède la britannique, et surtout les deux pays choisissent des faces B différentes.

La place du disque dans l’histoire Apple

Le succès de Day After Day, soutenu par la production de George Harrison, met Badfinger au premier plan au moment où l’album Straight Up arrive sur le marché. Mais la sortie américaine précède la britannique, et surtout les deux pays choisissent des faces B différentes. Une comparaison sérieuse distingue la date de l’enregistrement, le moment de sa mise en vente et les références imprimées sur les exemplaires. Il ne suffit pas qu’un titre figure dans plusieurs pays pour que tous les objets commercialisés soient identiques.

Le Royaume-Uni : références et programme

Aux États-Unis, Capitol publie Day After Day en novembre 1971 sous Apple 1841 avec Money au verso. Le couplage reflète les choix de promotion américains à la fin de l’année, alors que le groupe bénéficie déjà de la réputation acquise avec Come and Get It et No Matter What. La référence britannique doit être interprétée à l’intérieur de sa propre série. La coexistence des numéros APPLE et R explique pourquoi le logo de la pomme ne suffit pas à classer un disque parmi les artistes extérieurs aux Beatles.

Les États-Unis : le choix du catalogue Capitol

Le 14 janvier 1972, le Royaume-Uni reçoit APPLE 40, associant Day After Day à Sweet Tuesday Morning. Ce disque n’est donc pas l’exact équivalent américain du single. Il marque par ailleurs l’entrée du label dans la dernière dizaine de références APPLE destinée aux artistes extérieurs aux Beatles. Les règles de référencement américaines appartiennent à un autre réseau industriel. Une date américaine antérieure ou postérieure à celle du Royaume-Uni ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’une prise de studio différente.

La face B et l’identité musicale du single

Money et Sweet Tuesday Morning appartiennent à l’univers de Straight Up, mais leur rôle commercial est différent. Une fiche limitée au titre de la face A efface la décision des équipes de distribuer deux programmes. Il faut préserver les deux couplages plutôt que les présenter comme une erreur de catalogage. Le verso d’un 45 tours n’est pas un simple complément facultatif dans une discographie de pressages : il permet de différencier des programmes, parfois même lorsque la face principale a exactement le même titre.

Production, artistes et circulation du répertoire

Le travail de George Harrison, notamment autour des guitares, explique une partie de l’intérêt des amateurs des Beatles. Il ne transforme pas pour autant le single en œuvre solo de Harrison. Pete Ham reste un auteur et interprète essentiel de la chanson, avec son groupe. Une notice documentaire doit respecter la distinction entre compositeur, interprète, producteur et distributeur. Le crédit d’un ancien Beatle ne transforme pas automatiquement un disque signé par un autre musicien en publication de sa carrière solo.

Reconnaître les éditions originales

Les numéros 1841 et APPLE 40 identifient deux éditions historiques dont les dates ne coïncident pas. Le collectionneur doit examiner titres, crédits, étiquettes et matrices avant toute attribution. Les éditions françaises éventuelles relèvent d’une documentation propre et ne s’infèrent pas du numéro anglais. L’examen de la matrice, de l’étiquette, du centre et des inscriptions de fabrication peut préciser la génération d’un exemplaire. Une pochette de réédition, même très fidèle à celle du vinyle d’origine, ne garantit jamais une date de premier tirage.

Ce que nous apprend la comparaison internationale

La mise en regard des deux éditions démontre que la carrière internationale de Badfinger peut être racontée sans uniformiser les objets. Le contraste entre la voix mélodique de Day After Day et les faces secondaires retenues selon les pays est un élément important du récit Apple. La France et les autres marchés européens peuvent avoir leurs propres références et pochettes. Une correspondance nationale doit être démontrée par un exemplaire documenté, et non déduite en convertissant arbitrairement les chiffres des séries britannique ou américaine.

Questions fréquentes

Quels numéros identifient ce disque ?

Pour la période étudiée, la référence britannique est APPLE 40, Day After Day / Sweet Tuesday Morning ; aux États-Unis, la situation est Apple 1841, Day After Day / Money. Ces informations ne remplacent pas la lecture de l’étiquette d’un exemplaire précis.

Une autre pochette signifie-t-elle un autre mixage ?

Non. Une édition nationale peut changer de numéro, de conditionnement ou de face B sans nécessairement utiliser un nouvel enregistrement. La comparaison sonore réclame des supports identifiés.

À rapprocher dans la discographie Apple

Day After Day occupe une place décisive dans l’histoire discographique de Badfinger. À mettre en regard de Baby Blue, dont le destin britannique est différent, et de Apple of My Eye, publié au terme de la période Apple du groupe. L’écart entre les marchés et entre les trois séquences de carrière illustre la diversité des choix de diffusion sous un logo commun.

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