APPLE RECORDS · REMASTERS ET ARCHIVES · 2010
Mary Hopkin : Earth Song/Ocean Song 2010, bonus et versions étrangères
La nouvelle édition 2010 d’Earth Song/Ocean Song éclaire le deuxième album de Mary Hopkin, publié en 1971. Plus folk et personnel que Post Card, ce disque retrouve des faces B et des versions étrangères longtemps dispersées.
Une autre Mary Hopkin dans l’histoire Apple
En 1971, Mary Hopkin s’oriente vers un répertoire folk plus introspectif. Des auteurs tels que Ralph McTell, Tom Paxton, Cat Stevens, Harvey Andrews et Gallagher et Lyle contribuent à l’univers du disque. Les compositions Earth Song et Ocean Song sont signées Liz Thorsen.
La production est associée à Tony Visconti. Ce changement d’entourage et de sensibilité distingue nettement l’album du projet réalisé avec Paul McCartney deux ans plus tôt. Une réédition pertinente doit respecter cette évolution plutôt que d’en faire une suite uniforme à Those Were the Days.
Trois compléments à retrouver sur le CD
Le CD 2010 ajoute Kew Gardens, face B de Let My Name Be Sorrow, When I Am Old One Day, issu des séances de l’album, et Let My Name Be Sorrow, single de 1971. Ces trois chansons élargissent le programme sans effacer la forme originelle du LP.
Kew Gardens illustre particulièrement la circulation des chansons entre album et 45 tours. Une face B n’est pas nécessairement une piste secondaire sur le plan artistique ; elle peut offrir un contrepoint précieux à l’ambiance d’un long format.
Le français et le japonais dans les archives
Trois compléments étaient annoncés pour la distribution numérique : Quand Je Te Regarde Vivre, version française de Let My Name Be Sorrow ; Watashi O Kanashimi To Yonde, version japonaise ; et Jefferson, face B de Water, Paper and Clay.
Les deux interprétations en langues étrangères montrent que les projets internationaux n’étaient pas réservés à l’énorme succès de 1968. Elles doivent être rapprochées des éditions locales, dont les pochettes et références racontent parfois une histoire indépendante de celle des disques britanniques.
L’édition de 2010 et le LP de 1971
On ne peut pas attribuer rétroactivement à SAPCOR 21 toutes les plages que le remaster a réunies. Le programme du vinyle demeure celui de 1971 ; l’ajout de singles, de faces B et de prises alternatives appartient à une opération de réédition postérieure.
Cette précision compte particulièrement lorsque l’on compare des listes de titres publiées sur les plateformes et des annonces de collection. Le nombre de chansons peut différer sans que l’un des deux supports soit une contrefaçon.
Ce que la réédition rend à l’album
En replaçant ces titres autour d’Earth Song/Ocean Song, l’édition de 2010 rappelle la continuité du travail de Hopkin avec Visconti. La chanteuse apparaît comme une interprète engagée dans des choix de répertoire cohérents, pas uniquement comme le prolongement de ses débuts chez Apple.
La comparaison avec Post Card fait ressortir deux politiques artistiques successives au sein d’un même label : la pop internationale des premières années et une folk plus intime au début des années 1970.
Pour prolonger la lecture
Earth Song/Ocean Song : l’album et les singles parallèles
Earth Song/Ocean Song traduit l’évolution artistique de Mary Hopkin sous la production de Tony Visconti. Les bonus de la campagne 2010 rapprochent le LP de chansons initialement publiées séparément, dont Let My Name Be Sorrow et Kew Gardens. Ce regroupement donne une vision plus large de la période, mais il ne permet pas de réécrire la liste des titres du vinyle britannique de 1971.
Les versions française et japonaise de Let My Name Be Sorrow montrent également l’existence d’une politique de diffusion par territoires. Elles doivent être identifiées comme des enregistrements linguistiques particuliers, avec leurs premières éditions nationales, plutôt que comme de simples traductions imprimées dans le livret du CD. L’écoute et la liste des crédits permettent de comparer ces interprétations.












