APPLE RECORDS · CATALOGUE ET RÉÉDITIONS · 2010

Apple Records Extra 2010 : les deux CD d’archives du coffret de 17 disques

Le coffret Apple Records de 2010 n’est pas seulement une réunion d’albums remasterisés. Deux disques de compléments, baptisés Apple Records Extra, donnent une place spécifique aux enregistrements qui ne se trouvaient pas dans les programmes habituels des CD individuels.

Pourquoi deux disques supplémentaires ?

La campagne d’octobre 2010 rend disponibles les albums historiques de plusieurs artistes Apple, souvent assortis de bonus. Mais une partie des versions rares est annoncée séparément pour le téléchargement numérique. Les disques Apple Records Extra du coffret répondent à un problème d’édition : donner un espace physique à ces compléments.

Cette organisation rappelle qu’un coffret encyclopédique doit distinguer albums originaux et documents additionnels. Un nombre de disques ne correspond donc pas automatiquement au nombre d’albums du label.

Les Iveys, Badfinger et la valeur des mixages alternatifs

Les archives des Iveys et de Badfinger comprennent des versions mono, des variantes stéréo et des chansons longtemps restées inédites. Le passage des maquettes aux singles puis aux albums permet de suivre la transformation d’un groupe sans attribuer artificiellement chaque essai à une nouvelle sortie Apple.

Pour le collectionneur, un mixage alternatif n’a pas le même statut qu’une composition nouvelle. Son intérêt tient aux différences de balance, de structure, de montage ou d’interprétation qu’il révèle lorsqu’on le compare à la version connue.

Mary Hopkin et les éditions étrangères

Les versions de Those Were the Days en français, allemand, italien et espagnol, comme les variantes française et japonaise de Let My Name Be Sorrow, montrent à quel point Apple Records pensait aussi son catalogue à l’échelle internationale.

Ces pistes doivent être reliées à leurs premières publications nationales lorsqu’elles sont documentées. Le regroupement sur un disque d’archives de 2010 n’efface ni les pochettes locales ni les références propres aux marchés concernés.

Entre reprise d’un bonus et première diffusion

La campagne de 2010 réunit des compléments qui n’ont pas tous le même statut. Certains enregistrements avaient déjà été publiés sur un 45 tours, d’autres sur les premiers CD des années 1990, tandis que plusieurs prises sont présentées comme inédites.

Ce vocabulaire doit rester précis : « inédit en CD », « premier téléchargement » et « enregistrement jamais publié » ne sont pas interchangeables. La date et le support de la première parution fournissent la meilleure grille de lecture.

Décrire correctement un exemplaire de collection

Un coffret complet se vérifie par sa boîte, ses disques, sa documentation et sa liste de pistes. Les deux volumes Extra sont des pièces de l’ensemble de 2010, pas des albums commerciaux Apple de la période 1968–1976.

Il est donc utile de cataloguer les œuvres historiques séparément, puis de présenter les deux CD supplémentaires comme une anthologie d’archives liée au programme de remasterisation.

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Le nombre de CD ne correspond pas au nombre de LP historiques

Le coffret de 2010 réunit quinze disques de programmes principaux — dont certains rapprochent deux albums anciens — et deux volumes supplémentaires d’archives. Ces derniers ne sont pas des œuvres studio autonomes parues dans les années 1960 ou 1970. Pour cataloguer Apple Records Extra, il faut distinguer le coffret lui-même, les titres remasterisés et les versions réservées à ces deux CD. Le décompte de dix-sept supports ne doit jamais être présenté comme celui de dix-sept nouveaux albums de la maison Apple.

Le collectionneur contrôlera la boîte, les quinze disques principaux et les deux volumes Extra avant de parler d’un exemplaire complet. Une chanson incluse dans le bonus du coffret peut aussi être accessible autrement en téléchargement : cela n’en fait pas une première publication au moment de chaque nouveau format. La référence, le mixage et la provenance de la prise doivent rester dissociés.

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