APPLE RECORDS · GEORGE HARRISON · 1968

Wonderwall Music : comparer SAPCOR 1 et ST-3350 (1968)

Le premier album Apple de George Harrison possède deux repères incontournables : SAPCOR 1 au Royaume-Uni et ST-3350 aux États-Unis. Comment reconnaître ces éditions sans confondre pochette, insert, numéro et matrice ?

Un album de cinéma qui inaugure un catalogue

Wonderwall Music est la musique composée et produite par George Harrison pour le film Wonderwall de Joe Massot. Publié en 1968, il n’est pas conçu comme un album de chansons destiné au marché des singles. Les pièces instrumentales mêlent plusieurs traditions, dont des instruments indiens et des couleurs pop occidentales.

Sa place en tête de la série d’albums Apple est essentielle : il montre dès les débuts que la pomme ne réserve pas ses étiquettes à la musique des quatre Beatles ni à des titres conçus pour la radio. L’histoire de ce disque précède d’ailleurs le premier album solo de chansons de Harrison.

APCOR 1 et SAPCOR 1 : deux configurations britanniques

Au Royaume-Uni, la numérotation APCOR 1 correspond aux copies mono et SAPCOR 1 à la série stéréo. Les deux sigles ne représentent pas deux albums successifs ; ils appartiennent au même projet éditorial. C’est la raison pour laquelle les discographies emploient souvent la double indication APCOR/SAPCOR 1.

Lors d’une vérification, il faut relever le numéro figurant sur l’étiquette centrale, puis celui de la pochette. Un disque dont le vinyle et le carton ne portent pas le même type de référence peut avoir été recomposé au cours de sa vie. Cette observation doit être signalée avant toute conclusion.

ST-3350 : la référence américaine du disque

Aux États-Unis, Wonderwall Music reçoit la référence ST-3350 et arrive sur le marché en décembre 1968, après la publication britannique de novembre. Les collectionneurs ne doivent donc pas transformer la date américaine en date mondiale de première parution.

Le numéro ST relève des conventions locales de distribution. Sa présence n’indique pas que les musiciens ont enregistré une autre bande originale pour les États-Unis. Pour soutenir une différence de mixage, il faudrait confronter des sources sonores et des pressages précisément identifiés.

Pochette, insert et étiquette : les bons indices

La célèbre pochette attribuée à l’univers visuel du film est immédiatement reconnaissable, mais elle ne permet pas de déterminer à elle seule l’origine géographique d’un exemplaire. Les inserts, la pochette intérieure et les détails d’impression peuvent contribuer à l’identification, sans remplacer le contrôle de l’étiquette et des inscriptions en cire morte.

Un exemplaire ayant perdu son insert n’est pas nécessairement une réédition ; un autre présentant un insert ne devient pas automatiquement un premier tirage. Il faut considérer l’objet complet et, si possible, établir la cohérence de chaque élément avec une version documentée.

Ce que révèle la comparaison musicale

Le programme original privilégie des séquences courtes ou assemblées qui fonctionnent comme des évocations de scènes. Certains titres englobent plusieurs épisodes, ce qui rend délicate la comparaison entre anciennes étiquettes, CD et présentations numériques modernes.

Les noms de morceaux peuvent différer dans leur typographie et dans la manière dont les suites sont découpées. Un titre légèrement reformulé dans une base de données ne constitue pas à lui seul une version audio inédite.

Ne pas confondre réédition et pressage de 1968

Wonderwall Music a été remis en circulation à plusieurs reprises, notamment à l’époque du CD et dans les campagnes patrimoniales consacrées à George Harrison. Ces rééditions peuvent utiliser l’illustration historique tout en ajoutant des informations modernes ou en modifiant le support.

Pour décrire un exemplaire, une notice doit donc distinguer l’année du premier album, le pays du pressage examiné, le numéro de catalogue et l’année de cette édition. Le simple affichage de « 1968 » sur une fiche commerciale peut renvoyer à l’œuvre, non à la date de fabrication du disque proposé.

Un double parcours pour comprendre le disque

La monographie de Wonderwall Music présente les sessions, les instruments et la place de la bande originale dans le parcours musical de Harrison. La présente concordance se limite volontairement aux éditions originales britannique et américaine, afin de conserver des informations complémentaires plutôt que répétées.

Depuis ce dossier, le lecteur peut revenir au catalogue SAPCOR puis poursuivre l’examen vers les autres albums fondateurs d’Apple, à commencer par James Taylor, Mary Hopkin et le Modern Jazz Quartet.

Questions fréquentes

Quelle est la référence originale britannique de Wonderwall Music ?

APCOR 1 pour les éditions mono et SAPCOR 1 pour les éditions stéréo.

Quel est son numéro américain ?

ST-3350 pour l’édition américaine de 1968.

Une pochette identique garantit-elle un premier pressage ?

Non. L’étiquette, les matrices et les mentions de fabrication doivent également être examinées.

Pour approfondir les éditions Apple

Le parcours associe la présente comparaison des références à la monographie musicale de l’album. Pour vérifier des pressages concrets, consultez également les guides des étiquettes et des matrices Apple Records.

Continuer la comparaison des albums Apple

Wonderwall Music : les pochettes canadiennes

Le pressage canadien de Wonderwall Music est associé à Compo et à deux montages de pochettes Ever Reddy, ouverts à gauche ou à droite.

Poursuivre l’exploration Apple Records

Le dossier Apple Records

Les Beatles et leurs collaborateurs sur Apple

1969–1970 : les premières études

1972 : du rock aux expériences

1973–1974 : la dernière période

Les Beatles et John Lennon sur Apple

1971 : les carrières solo

Autres chapitres