APPLE RECORDS · ÉDITIONS BRITANNIQUES ET AMÉRICAINES · 1971–1974

Badfinger Straight Up : SAPCOR 19 et SW-3387, 1971–1972

Straight Up de Badfinger : comparez SW-3387 américain de décembre 1971 et SAPCOR 19 britannique de février 1972, avec Harrison et Todd Rundgren.

Un album au croisement de deux productions

Straight Up est l’un des disques les plus connus de Badfinger, porté par Day After Day et Baby Blue. Son histoire dépasse pourtant celle de deux singles : les séances ont connu plusieurs réorientations, avec la participation de George Harrison puis la reprise du travail par Todd Rundgren. Les crédits de production doivent être lus titre par titre.

La présence des noms de Harrison et Rundgren ne désigne pas deux pressages différents du LP. Elle reflète l’histoire d’un album préparé dans plusieurs configurations avant la publication du programme retenu.

SW-3387 : le disque américain paraît en décembre 1971

Le LP est commercialisé aux États-Unis le 13 décembre 1971 sous SW-3387, alors que le Royaume-Uni attend février 1972 pour voir arriver SAPCOR 19. Le décalage est l’une des particularités les plus nettes de la dernière période du catalogue Apple. Un collectionneur ne doit donc pas corriger arbitrairement l’année américaine en 1972.

Le numéro SW-3387 se retrouve sur les exemplaires Apple américains. La photographie d’une étiquette permet de vérifier la série et les titres, mais la date exacte d’une copie donnée requiert d’autres indices, notamment la matrice et le type de presse.

SAPCOR 19 : une publication britannique plus tardive

La sortie britannique du 4 février 1972 porte SAPCOR 19. La place de ce numéro, entre SAPCOR 18 et 20, ne signifie pas que l’album est paru avant Celtic Requiem, lui-même publié au printemps 1971. La numérotation est un ordre de catalogue, pas le relevé des dates d’achat dans les magasins.

Pour comparer les deux vinyles, on relève leurs références sur la tranche, les mentions de distribution, l’étiquette centrale et la pochette. Une photographie recto-verso apporte un premier indice ; elle ne remplace jamais l’examen des marquages.

Douze titres et plusieurs plumes dans le groupe

Le programme original contient douze chansons, dont Take It All, Baby Blue, Money, Flying, I’d Die Babe et Name of the Game sur la première face. La seconde face comprend notamment Suitcase, Sweet Tuesday Morning, Day After Day et It’s Over. La cohérence sonore du résultat masque les tensions de sa préparation.

Pete Ham occupe une place centrale dans l’écriture, mais Joey Molland et Tom Evans y apportent également des compositions. Une notice réduisant l’album à deux chansons de Ham effacerait la dimension collective de Badfinger.

Name of the Game : distinguer l’album du single retiré

Name of the Game a connu une histoire éditoriale particulière, avec un 45 tours Apple projeté puis abandonné. Cette situation ne doit pas conduire à présenter le LP comme un disque non publié : Straight Up est bien sorti sur les deux marchés. Le destin du single et celui de l’album doivent être séparés.

Les prises ou mixages antérieurs diffusés lors des rééditions modernes témoignent du travail de studio. Ils n’appartiennent pas pour autant à tous les pressages d’origine, dont le programme se limite à douze plages.

Les crédits de Harrison et Rundgren

Le concours de George Harrison sur Day After Day et le travail de Todd Rundgren ont fortement contribué à l’histoire de l’album. Cependant, le producteur mentionné pour une chanson n’est pas nécessairement le producteur de toutes les autres. Une lecture précise de la pochette et des crédits par piste évite les généralisations.

Sur le plan discographique, ces différences de séances ne suffisent pas à établir une édition américaine « Harrison » et une édition britannique « Rundgren » : les deux LP commerciaux proposent le programme final constitué pour la sortie.

Étiquettes, programmes et rééditions

Les copies en vinyle de 1971–1972 doivent être distinguées des CD ultérieurs. Les versions de 1993, 2005 au Japon ou 2010 peuvent comprendre des bonus, des variations de prises ou des présentations mini-LP. Aucune de ces particularités ne transforme une édition numérique en pressage d’époque.

Pour une collection, le numéro de catalogue constitue l’entrée la plus efficace, puis les matrices et les indications de fabrication permettent de préciser la version physique. Une même photographie de couverture peut représenter plusieurs générations d’éditions.

Straight Up et la portée d’Apple Records

Le succès de Straight Up révèle la capacité d’Apple à soutenir un véritable groupe d’auteurs-interprètes, mais aussi les difficultés de production qui se développent autour du label au début des années 1970.

La présente notice compare les deux éditions nationales ; la monographie Straight Up reconstitue les sessions et le parcours de ses chansons, tandis que les pages des singles prolongent l’étude de Day After Day et Baby Blue.

Questions fréquentes

Quel disque de Straight Up est sorti en premier ?

Le LP américain SW-3387, en décembre 1971.

Quand paraît SAPCOR 19 ?

En février 1972 au Royaume-Uni.

Combien de titres contient Straight Up ?

Douze morceaux sur l’album original.

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Les références nationales et l’année de fabrication doivent être examinées avec le programme et les données matérielles du vinyle. Pour approfondir les séances, les auteurs et les interprètes, la monographie historique de l’album reste le point de départ. Le guide du collectionneur présente les méthodes d’identification des étiquettes et des matrices.

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Badfinger Straight Up : la copie canadienne

Straight Up possède au Canada un pressage Compo SW-3387 et des stickers commerciaux dont certains indiquent le préfixe erroné ST.

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