APPLE RECORDS · MARY HOPKIN · 1969
Post Card de Mary Hopkin : pourquoi les LP anglais et américains diffèrent
Post Card est l’un des exemples les plus parlants de la discographie internationale Apple : SAPCOR 5 au Royaume-Uni, ST-3351 aux États-Unis, et une chanson remplacée entre les deux programmes de 1969.
Un album produit par McCartney, deux marchés
Mary Hopkin publie Post Card en février 1969, avec Paul McCartney comme producteur. L’album fait dialoguer folk, chanson traditionnelle et standards populaires. Ce mélange éclaire le choix d’Apple de défendre une interprète singulière plutôt que de lui imposer exclusivement un répertoire rock.
La réussite préalable de Those Were the Days pèse pourtant sur les décisions commerciales. Le disque britannique n’inclut pas ce succès, tandis que le marché américain choisit de le placer au cœur de l’album. Cette divergence modifie le programme sans changer son titre.
APCOR 5 et SAPCOR 5 : les éditions britanniques
Le Royaume-Uni édite Post Card le 21 février 1969. APCOR 5 identifie la version mono et SAPCOR 5 la version stéréo. Les deux catalogues correspondent au même album britannique, dont le programme comprend quatorze titres.
Sur la seconde face apparaît Someone to Watch Over Me, le standard de George et Ira Gershwin. Ce titre constitue une clé d’identification pratique : sa présence correspond au programme d’origine britannique plutôt qu’à la configuration américaine usuelle.
ST-3351 : l’édition américaine du 3 mars 1969
La publication américaine utilise ST-3351 et arrive le 3 mars 1969. La seconde face y comprend Those Were the Days au lieu de Someone to Watch Over Me. Le public américain retrouve ainsi sur le LP la chanson qui a fait connaître la chanteuse.
Il ne faut pas annoncer une simple variation d’étiquette : l’auditeur des deux pays n’achète pas exactement la même sélection de titres. Les onze autres distinctions éventuelles de présentation ou de fabrication ne remplacent pas ce fait éditorial majeur.
Une différence limitée mais décisive
Les deux éditions conservent la structure générale du disque, avec quatorze morceaux. Le remplacement intervient sur la face B, à la quatrième plage de cette face sur les programmes habituels. L’écart est donc précis, vérifiable et plus utile à signaler qu’une formule vague sur des « versions étrangères différentes ».
Le titre Happiness Runs peut aussi être présenté comme Pebble and the Man selon les supports et les habitudes de catalogage. Il ne faut pas en déduire automatiquement qu’une prise nouvelle a été enregistrée sous cet autre nom. Un changement de libellé n’est pas forcément un changement de bande.
Une trace du travail de George Martin et Donovan
Post Card réunit notamment des compositions liées à Donovan, tandis que The Game est signé George Martin. Ces présences illustrent la richesse musicale d’un disque que l’on réduit trop souvent au seul nom de McCartney.
La comparaison des pressages ne doit pas effacer ces contributions. C’est précisément parce que la sélection reste dominée par des chansons d’origines diverses que le remplacement d’un standard par un tube commercial prend une signification particulière.
Pour le collectionneur : trois contrôles simples
Un vendeur qui annonce un Post Card américain de 1969 doit permettre de vérifier ST-3351 ainsi que le programme gravé. La présence de Those Were the Days est cohérente avec cette édition. Une annonce montrant un disque britannique SAPCOR 5 mais une liste américaine peut résulter d’une erreur de description.
Les premières éditions anglaises peuvent se présenter avec leurs pochettes plastifiées et les étiquettes Apple de la période. Mais l’état, la matrice et les mentions de pressage doivent être relevés avant de qualifier une copie de tout premier tirage.
Comment traiter les rééditions de Post Card
Les rééditions en CD et les versions numériques présentent parfois des bonus ou des listes de chansons plus longues que l’album de quatorze titres de 1969. La disponibilité de Those Were the Days dans une version moderne ne change pas rétroactivement le programme britannique d’origine.
Pour éviter les confusions, la fiche de collection distingue l’œuvre, le pays, le support, le numéro de référence et le contenu réellement présent. C’est l’intérêt d’une concordance entre marchés, complémentaire de l’histoire de Mary Hopkin chez Apple Records.
Questions fréquentes
Pourquoi Those Were the Days figure-t-il sur le Post Card américain ?
Le programme américain ST-3351 l’ajoute en remplacement de Someone to Watch Over Me.
Quel disque britannique possède Someone to Watch Over Me ?
Le Post Card original britannique, disponible sous APCOR 5 ou SAPCOR 5.
Les deux albums ont-ils un nombre de titres différent ?
Non, leurs configurations originales comptent quatorze titres chacune.
Pour approfondir les éditions Apple
Le parcours associe la présente comparaison des références à la monographie musicale de l’album. Pour vérifier des pressages concrets, consultez également les guides des étiquettes et des matrices Apple Records.












