APPLE RECORDS · DISQUES PROMOTIONNELS · 18 JUILLET 1969
Le 45 tours Wall’s Ice Cream CT.1 : quatre artistes Apple sur un EP promotionnel de 1969
En juillet 1969, Apple Records s’associe à Wall’s Ice Cream pour un petit disque quatre titres accessible par une opération de vente par correspondance. Sa référence CT.1 n’appartient ni à la série APPLE 1–49 ni à celle des Beatles R. Cette notice distingue les enregistrements, les références prévues et les supports effectivement distribués.
Une campagne commerciale loin des disquaires habituels
La première époque d’Apple Records est marquée par des initiatives qui sortent des habitudes de l’industrie musicale. À l’été 1969, la maison des Beatles participe à une promotion avec Wall’s Ice Cream. Les consommateurs britanniques peuvent obtenir un disque spécialement conçu pour l’opération, selon les modalités de la marque de glaces, plutôt qu’en achetant un EP vendu normalement dans les bacs des magasins de disques.
La date du 18 juillet 1969 est retenue dans les discographies pour ce programme, mais il convient de distinguer cette date éditoriale de celle à laquelle chaque acheteur a reçu son exemplaire par la poste. CT.1 est donc un objet Apple authentique, même si son circuit commercial n’est pas celui des singles distribués au détail.
Quatre artistes, quatre titres et quatre producteurs
La première face réunit « Storm in a Teacup » des Iveys et « Something’s Wrong » de James Taylor. La seconde propose « Little Yellow Pill » de Jackie Lomax et « Pebble and the Man » de Mary Hopkin. L’ordre des pistes permet d’identifier le bon EP : il ne s’agit pas de quatre singles indépendants simplement logés dans une même pochette.
Le personnel chargé de la production souligne le rôle des collaborateurs d’Apple. Mal Evans est associé au morceau des Iveys, Peter Asher à celui de James Taylor, George Harrison à celui de Jackie Lomax et Paul McCartney à celui de Mary Hopkin. Ces crédits témoignent de l’implication de l’entourage des Beatles ; ils ne signifient pas que les quatre Beatles jouent sur toutes les plages.
Ce que révèle le répertoire choisi
Les Iveys représentent le versant pop et rock du nouveau label avant de devenir Badfinger. « Storm in a Teacup », écrit par Tom Evans, montre que le groupe possède déjà son propre répertoire. James Taylor se situe à l’autre extrémité du programme : « Something’s Wrong » provient de son univers d’auteur-compositeur américain, introduit chez Apple par Peter Asher.
Jackie Lomax et Mary Hopkin complètent le portrait de la maison. La chanson de Lomax confirme son orientation vers un rock nourri de rhythm and blues, tandis que « Pebble and the Man », composition de Donovan interprétée par Hopkin, témoigne du goût du label pour la chanson folk. Les quatre morceaux font d’Apple une marque collective plutôt qu’une nouvelle étiquette réservée aux Beatles.
Une référence CT.1, et non APPLE 21
Le disque porte le numéro CT.1. Cette référence spéciale ne doit être ni ajoutée à la suite APPLE 1–49 ni insérée dans la chronologie des singles des Beatles numérotés R. Un inventaire qui compterait CT.1 comme « APPLE 21 » détruirait la logique des différentes séries commerciales utilisées par la maison.
Le support est un EP britannique de 7 pouces, quatre plages, destiné à une opération publicitaire particulière. Sa présentation associe la marque Wall’s et l’identité Apple. Les matrices relevées sur certains exemplaires sont de la famille CT 1A / CT 1B, avec notamment des estampilles CT 1A-2 et CT 1B-2. Ces inscriptions peuvent aider à distinguer l’objet d’une reproduction postérieure.
Reconnaître un original : pochette, matrices et circuit de diffusion
La présence de la pochette d’origine est importante, car le tirage était proposé comme un produit promotionnel complet. Elle comporte les signes visuels des partenaires commerciaux de l’opération. Un exemplaire dépareillé peut parfaitement contenir le disque original, mais sa description de collection doit préciser si la pochette a été conservée, modifiée ou remplacée.
Le collectionneur doit également relever la taille du disque, le numéro CT.1, les quatre interprètes, le nombre exact de plages, les numéros de matrices et les inscriptions figurant sur l’étiquette. Une annonce commerciale qui présenterait CT.1 comme un « pressage introuvable de Hey Jude » n’aurait aucun rapport avec son contenu réel.
Pourquoi cette publication mérite une place à part dans l’encyclopédie
L’intérêt historique de l’EP tient à sa façon de réunir, sur un objet unique, quatre projets simultanés d’Apple. Il documente le travail de ses producteurs, les choix d’artistes et un procédé de diffusion qui ne passe pas par les circuits habituels. À l’échelle de 1969, c’est un véritable outil de promotion croisée, au moment où les Beatles cessent progressivement de fonctionner comme une unité discographique.
Le dossier se poursuit avec Our First Four, l’autre grand objet promotionnel du lancement, le guide des pressages Apple et les portraits des artistes du label.
Questions fréquentes
Quand le disque CT.1 paraît-il ?
La date de référence est le 18 juillet 1969 ; il était distribué dans le cadre d’une opération Wall’s Ice Cream.
Combien de chansons contient-il ?
Quatre, interprétées par les Iveys, James Taylor, Jackie Lomax et Mary Hopkin.
CT.1 est-il un numéro APPLE de la série 1–49 ?
Non. C’est une référence spéciale attribuée à cet EP promotionnel.
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CT.1 : quatre chansons que le numéro ne raconte pas
L’EP Wall’s Ice Cream CT.1 associe « Storm in a Teacup » des Iveys et « Something’s Wrong » de James Taylor sur la première face, puis « Little Yellow Pill » de Jackie Lomax et « Pebble and the Man » de Mary Hopkin sur la seconde. Publié le 18 juillet 1969 pour une opération promotionnelle, il ne relève pas du circuit des singles britanniques APPLE 1–49.
La lecture matérielle distingue le sept pouces mono, les matrices CT 1A/1B et la pochette spécifique de la campagne. Les quatre artistes ne chantent pas ensemble : leurs contributions sont des enregistrements distincts, produits respectivement dans leur propre environnement Apple. Une fiche complète donnera la répartition exacte des pistes et des crédits, sans résumer le disque à « compilation Beatles ».












