APPLE RECORDS · ALBUMS SOLO UK / USA · 1970–1973

McCartney (1970) : PCS 7102 britannique et STAO-3363 américain

McCartney de Paul McCartney sur Apple Records : édition UK PCS 7102 du 17 avril 1970, LP US STAO-3363, pochette ouvrante et pressages.

Un premier album personnel réalisé loin du fonctionnement des Beatles

McCartney surprend par son caractère artisanal : Paul McCartney y chante et joue l’essentiel des instruments, avec quelques contributions vocales de Linda. Les chansons ont été travaillées à domicile et en studio, selon un processus très différent des productions collectives du groupe à Abbey Road.

On y rencontre Maybe I’m Amazed, Every Night, Junk et That Would Be Something, mais aussi des instrumentaux et des essais qui font partie intégrante du programme. Les rééditions modernes ont souvent ajouté d’autres prises : elles ne doivent pas transformer rétroactivement les treize plages historiques en un album de démos augmenté.

PCS 7102 : le disque britannique du 17 avril 1970

L’édition britannique paraît le 17 avril 1970 sous PCS 7102. Cette référence EMI est indépendante des LP SAPCOR publiés par Apple pour d’autres artistes. Le nom Apple sur l’étiquette ne permet donc pas à lui seul de décider à quelle série de catalogue appartient un disque.

La présentation originale utilise une pochette ouvrante conçue autour de photographies personnelles, principalement réalisées par Linda McCartney. La vérification d’une copie porte sur les textes du verso, la tranche, les étiquettes et les matrices des deux faces.

STAO-3363 : la version américaine du 20 avril

Capitol diffuse l’album aux États-Unis le 20 avril 1970 avec la référence STAO-3363. Ce numéro et sa pochette doivent être distingués des retirages sur Capitol ou Columbia qui ont circulé plus tard avec des références différentes. Une copie américaine achetée d’occasion ne correspond pas nécessairement à la première période Apple.

Les variations des mentions de fabrication et de l’adresse sur la pochette peuvent aider à situer certaines éditions américaines. Toutefois, une ancienne adresse imprimée ne prouve pas à elle seule que le vinyle appartient au premier lot de presse.

Treize plages, dont des pièces instrumentales

Le vinyle original propose treize titres. La première face passe notamment de The Lovely Linda à Man We Was Lonely ; la seconde rassemble Oo You, Momma Miss America, Teddy Boy, Singalong Junk, Maybe I’m Amazed et Kreen-Akrore. Les instrumentaux ne sont pas des pistes cachées supplémentaires, mais des éléments du disque commercial.

Maybe I’m Amazed ne paraît pas immédiatement comme single studio de l’album en 1970. Sa notoriété ultérieure peut encourager des classements erronés qui attribuent au LP original des références ou des faces B apparues à une autre date.

La pochette ouvrante et les crédits photographiques

Le visuel recto comporte un bol de cerises et un fond rougeâtre ; l’édition d’origine s’ouvre sur des photographies et des éléments documentaires liés à la vie de Paul et Linda. Une photo réutilisée sur une réédition ne permet pas de dater l’exemplaire sans le numéro et l’étiquette correspondants.

La lecture des mentions d’impression et la vérification du façonnage de la pochette sont utiles pour comparer un pressage de 1970 et un exemplaire édité plusieurs années plus tard. Le matériau du carton et les indices de fabrication diffèrent selon les circuits.

Ne pas transformer la réception critique en caractéristique de pressage

La publication de McCartney se situe au cœur des tensions entourant la séparation des Beatles. Ses interviews et le calendrier des disques du groupe occupent une place importante dans l’histoire musicale, mais ne sont pas des critères matériels d’identification d’un exemplaire. Deux copies à étiquette Apple peuvent représenter la même œuvre malgré des dates de presse différentes.

Une notice de collection doit rester centrée sur des faits contrôlables : référence, faces, pochette, mentions de fabrication et éventuelles matrices. Les controverses du printemps 1970 appartiennent au contexte éditorial, pas aux caractéristiques du vinyle.

Du pressage Apple aux rééditions de McCartney

L’album a ensuite circulé sur différents labels et supports, notamment Capitol, Columbia et dans des campagnes remasterisées. Ces éditions peuvent modifier le graphisme de l’étiquette, les inserts ou le son, sans être des exemplaires originaux STAO-3363 ou PCS 7102.

La concordance entre les marchés permet de préserver les deux premières publications et de rejoindre les études des sessions. Elle rappelle que la discographie de Paul après les Beatles commence sur Apple Records, dans une continuité industrielle plus complexe que le seul logo.

Questions fréquentes

Quel numéro porte McCartney au Royaume-Uni ?

PCS 7102.

Et aux États-Unis ?

STAO-3363.

Le vinyle de 1970 comprend-il treize plages ?

Oui, sur ses deux faces originales.

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La référence complète, le programme sonore, les matrices de chaque face et les informations de fabrication doivent être examinés ensemble. Une réédition portant le même visuel n’est pas automatiquement un exemplaire d’époque.

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