Ringo Starr, l'artiste au-delà des Beatles : dossier encyclopédique
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YELLOW-SUB.NET   /   ENCYCLOPÉDIE RINGO STARR

Ringo Starr, l’artiste au-delà des Beatles

Photographie, peinture, cinéma, art numérique et archives : les autres chemins de création de Richard Starkey.

Un dossier d’histoire culturelle et d’archéologie musicale par Yellow-Sub.net

Et si l’un des plus extraordinaires témoins de l’histoire des Beatles s’était longtemps trouvé derrière un appareil photographique ? Ringo Starr n’a pas seulement accompagné les chansons de John Lennon, Paul McCartney et George Harrison. Il a aussi observé les coulisses du groupe, conservé des documents intimes, photographié ses compagnons et, bien plus tard, développé une œuvre personnelle dans la peinture et les arts graphiques.

L’histoire de cet autre Ringo conduit de Liverpool aux tournées mondiales des Beatles, des boîtes d’archives familiales aux luxueuses éditions bibliophiliques, puis des peintures à l’acrylique et à l’huile à l’art composé sur ordinateur. Elle réserve une surprise aux amateurs d’images : les photos prises par Ringo n’ont pas le même statut que celles des professionnels chargés d’immortaliser les Beatles. Elles témoignent d’un regard intérieur au groupe, même lorsque leur portée historique ne se révèle que plusieurs décennies plus tard.

Un regard de l’intérieur sur l’aventure des Beatles

Les Beatles ont été photographiés par certains des plus remarquables témoins visuels de leur époque. Pourtant, un photographe de presse, aussi familier soit-il, n’assistait pas nécessairement aux moments où les quatre musiciens se retrouvaient sans public, sans objectif officiel et sans mise en scène. À l’inverse, Ringo pouvait prendre une photographie au détour d’un voyage ou entre deux obligations professionnelles. Il ne s’agissait pas alors de fabriquer une légende, mais souvent de garder la trace d’un instant.

Cette différence donne aux images de Ringo une valeur historique singulière. Une photographie prise de l’intérieur montre parfois moins que le cliché officiel sur le plan événementiel, mais davantage sur les relations humaines : les temps morts, les regards, le quotidien, les liens entre les membres du groupe. Elle nous rappelle surtout que l’histoire des Beatles ne se réduit pas aux studios Abbey Road, aux concerts et aux disques publiés.

Ringo expliquait lui-même que ces images étaient des scènes que lui seul pouvait prendre, simplement parce qu’il emportait souvent son appareil. La valeur de cette remarque est d’abord documentaire : la présence du photographe est ici celle d’un témoin direct, non d’un chroniqueur extérieur. L’étude des images doit néanmoins distinguer leurs dates établies, les lieux identifiés, les légendes données des années plus tard et les interprétations que nous formulons aujourd’hui.

Le 7 février 1964 : comment une photographie change d’histoire en 2013

Un exemple illustre mieux que tout discours la valeur des archives de Ringo Starr. Dans le Photograph Portfolio 2013 figure First US Visit, une prise de vue montrant six jeunes admirateurs américains dans une automobile. L’image, retrouvée près d’un demi-siècle après la Beatlemania, est d’abord attribuée au séjour du groupe à Miami. Mais la recherche de ses protagonistes modifie le récit. Après un article de WLRN publié le 23 octobre 2013 puis rectifié le lendemain, Genesis Publications confirme le 28 octobre que les six personnes photographiées étaient des élèves de Fair Lawn, dans le New Jersey, et situe la rencontre au 7 février 1964, lors de l’arrivée des Beatles à New York.

Les six anciens élèves sont identifiés ; les cinq survivants rencontrent Ringo à Las Vegas en novembre 2013. Un communiqué de juillet 2014 ajoute le témoignage d’une détentrice déclarée du tirage signé 6/25. On passe ainsi de l’archive privée à une enquête collective, puis à l’histoire matérielle de la photographie éditée. Cet épisode impose une double vigilance : ne pas prendre un souvenir géographique initial pour une date définitive, et ne pas confondre la photographie de 1964 avec les épreuves numérotées publiées à partir de 2013. Les différentes étapes de cette identification sont développées dans notre catalogue critique des tirages, avec les références contemporaines et les limites des témoignages.

De la collection privée au patrimoine photographique

Pour comprendre comment ce patrimoine a été rendu accessible, il faut regarder du côté de Genesis Publications. En 2003, Ringo publie Postcards from the Boys, un ouvrage consacré à des cartes postales que lui avaient envoyées John, Paul et George. L’édition de référence reproduit 53 cartes, accompagnées de ses souvenirs. Ce premier travail constitue moins un livre de photographie qu’une entrée dans son archivage intime des Beatles : derrière les petits mots, les dessins ou les plaisanteries se dessinent des amitiés et des habitudes difficiles à retrouver dans la documentation publique.

Dix ans plus tard, Photograph (2013) est un tournant. Genesis réunit plus de 250 photographies et documents rares, provenant pour une part des prises de vue personnelles de Ringo, pour une autre de ses archives. Une édition limitée numérotée et signée de 2 500 exemplaires accompagne cette mise au jour. L’ouvrage est aussi une manière originale de raconter sa vie : les images appellent les souvenirs, et ces souvenirs redonnent un contexte aux images.

Another Day in the Life, annoncé en 2018 et diffusé dans plusieurs éditions autour de 2019, poursuit ce travail. Plus de 500 images mettent en regard les voyages, la nature, les musiciens, la vie publique et les observations du quotidien. Ce livre révèle quelque chose d’essentiel : Ringo ne photographie pas uniquement parce qu’il a été un Beatle. Il regarde toujours le monde en photographe, qu’il soit en tournée, dans un jardin ou en déplacement.

Du papier photographique au tirage d’art

La publication de ces images a progressivement fait émerger une seconde histoire, celle de leur transformation en objets de collection. Avec The Photograph Portfolio 2013, douze photographies sont proposées en tirages de qualité muséale, certaines en éditions de seulement vingt-cinq exemplaires numérotés et signés. En 2024, Genesis annonce de nouvelles éditions du portfolio, reproduites à partir des négatifs. On passe ici du document de famille à l’œuvre exposable, sans que l’origine documentaire de l’image disparaisse.

Ce changement impose une rigueur bibliographique. Une photographie originale, son négatif, son premier tirage, sa reproduction dans un livre et une impression d’art signée constituent cinq objets distincts. Le collectionneur doit également distinguer une signature authentifiée, une édition annoncée et un exemplaire effectivement identifiable. Le présent dossier s’attachera à conserver cette distinction, indispensable dans un marché où les mots « rare » et « inédit » sont parfois employés avec une dangereuse générosité.

Un peintre qui ne s’est pas arrêté à la peinture

La création graphique de Ringo ne débute pas avec l’informatique. Son site officiel rappelle qu’il a travaillé pendant des années à la peinture acrylique et à l’huile avant de commencer, à la fin des années 1990, à composer des œuvres sur ordinateur. Le passage de la matière picturale à l’écran ne doit donc pas être présenté comme une naissance tardive de son intérêt pour l’art : il s’agit d’une évolution de ses outils.

Comme dans sa pratique photographique, l’idée d’une œuvre visuelle ne se limite pas à une technique. Les couleurs, les formes, l’humour, les motifs répétitifs et le goût des images immédiatement lisibles constituent autant de pistes d’analyse. Nous les aborderons sans chercher artificiellement à transformer chaque dessin en autoportrait ou en déclaration philosophique. Certaines œuvres appellent une interprétation ; d’autres peuvent simplement témoigner du plaisir d’expérimenter.

New York, juin 2005 : une première exposition désormais localisée dans les archives

Le parcours public de Ringo plasticien commence avant les grandes manifestations récentes. Deux articles publiés par Yellow-Sub.net les 5 et 26 mai 2005 documentent sa première exposition d’images informatiques à la Pop International Galleries de SoHo, New York. Le programme annoncé comprend quatorze créations, éditées chacune à cent exemplaires signés. Le premier article évoque une ouverture le 19 juin 2005 ; le second reproduit un communiqué indiquant le 20 juin. Un article de Modern Drummer daté de 2012 confirme le lieu et situe l’ouverture au 19 juin. L’absence de document d’accrochage définitif invite toutefois à conserver les deux dates dans le registre historique. Cet épisode, désormais reconstitué grâce aux anciennes archives du site, est étudié dans notre chapitre sur My Faces et les quatorze œuvres de 2005.

2008–2020 : deux livres pour raconter Ringo plasticien

Entre la première exposition de 2005 et la présentation de peintures originales en 2025, deux livres publiés par ArtCelebs marquent les étapes d’un parcours désormais suffisamment ample pour faire l’objet d’une rétrospective. Le broché Painting Is My Madness: The Art of Ringo Starr, annoncé pour le 19 juin 2008, réunit plus de quarante reproductions d’images informatiques dans un volume d’environ 51 ou 52 pages. Le programme commercial prévoit 3 000 copies, dont une édition spéciale de 200 exemplaires signés avec une estampe I Feel Hot. Une douzaine d’années plus tard, Painting Is My Madness Too (2020) prend la forme d’un livre relié sous jaquette de 192 pages, dirigé par Neal Glaser.

Le contraste des circonstances est révélateur : le premier livre accompagne la vie de tournée, tandis que le second paraît dans une période où les concerts sont interrompus. En décembre 2020, Ringo explique à Rolling Stone que peindre et enregistrer de nouvelles chansons l’ont aidé pendant la pandémie. Il appelle oralement son ouvrage Painting Is My Other Madness, formulation qui doit être distinguée du titre bibliographique imprimé. Notre étude des deux monographies compare éditions, tirages signés, estampes assorties, ex-libris, ventes publiques et sources contemporaines.

Starr Art : de la création privée à l’exposition publique

L’exposition Starr Art, présentée à l’Animazing Gallery de Las Vegas du 5 septembre au 15 octobre 2025, constitue une étape importante. L’annonce officielle la décrit comme la première exposition de Ringo depuis 2019 et, surtout, comme la première à présenter ses peintures originales aux côtés d’œuvres signées ou proposées en éditions limitées. La nuance compte : il avait déjà exposé des œuvres d’art auparavant, mais cette présentation accordait un statut nouveau à ses peintures originales.

Le projet possède aussi une dimension philanthropique. Selon le communiqué publié sur le site officiel de Ringo, la totalité des recettes revenant à l’artiste devait bénéficier à la Lotus Foundation. Cette association, fondée avec Barbara Bach, soutient plusieurs actions sociales et humanitaires. Le dossier ne confondra donc pas le produit d’une vente, les revenus effectivement reçus par l’artiste et les fonds finalement versés à une organisation : il ne retiendra des chiffres que lorsqu’ils auront été attestés.

Les pochettes de disques : Ringo contribue à la fabrication des images

Avant même ses livres de photographie et ses expositions d’art numérique, Ringo intervient dans la création visuelle de ses albums solo. Pour Ringo (1973), il confie à Tim Bruckner un univers théâtral peint, tandis que Klaus Voormann réalise une lithographie associée à chacune des dix chansons. Voormann explique que le principe d’un motif propre à chaque morceau était une idée du musicien. Cela permet de comprendre un rôle d’initiateur et de directeur d’intention, sans lui attribuer la main de l’illustrateur. Les multiples états des pochettes Apple et les différences de livret entre pressages américain, britannique et japonais montrent ensuite comment cette création se transforme en objet industriel dont l’histoire matérielle dépasse le dessin original.

En 1976, Ringo’s Rotogravure offre un autre exemple révélateur. La couverture photographiée par David Alexander fait de la loupe un instrument de déformation du portrait, tandis que le verso de Tommy Hanley reproduit la porte couverte de graffiti de 3 Savile Row, ancien siège Apple. L’objet architectural photographié pour le disque a ensuite été conservé et exposé au British Music Experience à Liverpool. En 2026, Apple Corps a annoncé pour 2027 un nouveau parcours officiel dans l’immeuble londonien et la presse spécialisée a évoqué le retour prévu de la porte d’époque. Ce rapprochement permet d’étudier une image de pochette non seulement comme composition artistique, mais aussi comme trace d’un objet patrimonial conservé. Notre chapitre consacré aux pochettes des années 1970 confronte les témoignages des auteurs, les crédits imprimés, les variantes physiques et l’histoire de la porte Apple.

Un cinéaste en 1972, un collectionneur dont les archives refont surface en 2015

À côté de la photographie et de la peinture, deux épisodes complètent le portrait d’un créateur d’images : la réalisation de Born to Boogie et la dispersion partielle de la collection constituée avec Barbara Bach. Ils n’ont pas le même statut, mais tous deux éclairent la manière dont Ringo participe à la fabrication, à la circulation et à la conservation des représentations de son époque.

En 1972, il réalise Born to Boogie, film consacré à Marc Bolan et T. Rex, en mêlant prises de concert à Wembley, séquences de studio et scènes fantaisistes. La notice du British Film Institute l’identifie sans ambiguïté comme réalisateur et producteur, aux côtés de Tim Van Rellim pour la production. Ringo n’est donc pas seulement un musicien que d’autres cinéastes filment : il exerce une responsabilité artistique sur le choix des images et leur organisation. L’œuvre doit être analysée comme un montage et une construction culturelle, et non comme la simple captation brute d’un concert. La consultation des classifications britanniques révèle d’ailleurs plusieurs durées selon les supports et les années de diffusion, ce qui oblige à distinguer l’œuvre cinématographique des éditions vidéo qui l’ont prolongée. Notre enquête consacrée à Born to Boogie réunit ces éléments techniques et historiques.

En décembre 2015, la vente de la collection de Ringo Starr et Barbara Bach organisée par Julien’s Auctions rend à nouveau visibles des instruments, objets signés, œuvres d’art, photographies et témoignages matériels de leur vie commune. Cet ensemble n’est pas un catalogue des œuvres réalisées par Ringo : un objet conservé par le couple peut avoir été fabriqué par un tiers, offert par un ami, acquis sur le marché ou reçu à l’occasion d’un événement. Le catalogue de vente devient alors une source d’histoire culturelle et de provenance. Sa lecture rigoureuse consiste à séparer l’auteur de l’objet, ses utilisateurs connus, la collection dont il provient, l’estimation d’avant-vente et le résultat éventuellement publié.

Ces deux approches se rejoignent dans une question centrale : comment un musicien devient-il aussi auteur, témoin et dépositaire d’images ? Dans le cinéma, Starr ordonne une représentation de la musique des années 1970 ; dans les collections, il conserve les traces de rencontres et d’objets qui témoignent de plusieurs décennies de création. La recherche sur la vente de 2015 permet de prolonger cette enquête sans attribuer abusivement au batteur des œuvres appartenant à d’autres artistes.

De Londres à Beverly Hills : deux sculptures, deux histoires de la paix

La création visuelle de Ringo Starr ne se résume pas à ses photographies, peintures et livres illustrés : deux sculptures rendent tangible la place du message de paix dans sa carrière. Le 8 décembre 2011, il présente à Londres Drums for Peace, une interprétation de Non-Violence, le revolver au canon noué inventé par l’artiste suédois Carl Fredrik Reuterswärd en hommage à John Lennon. Ringo n’est pas l’auteur de la forme originelle : il apporte son graphisme et participe à sa réinterprétation dans le cadre du Non-Violence Project. La boutique de l’organisme propose des éditions en résine peinte à la main, avec des plafonds distincts selon les tailles : 499 exemplaires à 19 cm, 299 à 30 cm, 199 à 40 cm et 29 à 100 cm. Ces chiffres décrivent des tirages annoncés, pas des ventes ni une quantité fabriquée certifiée.

Une autre généalogie conduit à Peace and Love, la main de Ringo formant le V de la paix, réalisée à partir du moulage de sa main droite. Après un refus de la commission municipale de Beverly Hills en septembre 2017, la sculpture monumentale d’environ 2,4 mètres et 363 kilogrammes est finalement inaugurée dans Beverly Gardens Park le 2 novembre 2019. Sa version monumentale en acier ne doit pas être confondue avec les petites sculptures de collection distribuées séparément en acier, bronze ou étain moulé. Les différentes opérations se rattachent, selon les éditions, à la Non-Violence Project Foundation ou à la Lotus Foundation : une précision indispensable lorsqu’on aborde leur dimension philanthropique.

Ces deux projets mettent en jeu trois niveaux de création : l’invention du symbole, sa personnalisation par Ringo et sa fabrication par des artisans et partenaires spécialisés. Notre enquête consacrée à Drums for Peace et Peace and Love rassemble l’histoire de leurs éditions, les références des objets et les étapes de leur présentation publique.

Cette histoire se prolonge au-delà de Beverly Hills. L’université Daemen, près de Buffalo, a inauguré une autre sculpture Peace and Love dans le jardin de la paix de son campus en octobre 2023, grâce à un don de John et Carolyn Yurtchuk. À Liverpool, The Beatles Story a dévoilé un exemplaire de la même famille artistique le 7 juillet 2025 au Royal Albert Dock pour les quatre-vingt-cinq ans de Ringo. En juin 2026, le musée confirmait détenir cette sculpture et annonçait une nouvelle présentation à l’extérieur lors de l’anniversaire de l’artiste. Ce sont des exemplaires monumentaux autorisés, et non des déménagements de la main d’acier californienne. Le chapitre spécialisé consigne les sources des institutions et précise le statut des différentes implantations.

Comment nous travaillons : identifier, dater, comparer

La difficulté d’un inventaire des œuvres de Ringo Starr réside moins dans la quantité de documents que dans leur hétérogénéité. Un cliché photographique peut avoir été pris en 1966, publié pour la première fois en 2013 puis commercialisé en tirage signé en 2024. Une exposition peut réunir des œuvres nouvelles et des rééditions. Un ouvrage peut exister dans plusieurs reliures ou formats sans que chaque variante constitue une œuvre distincte.

Pour chaque pièce étudiée, nous chercherons donc à identifier le titre exact, la date de création lorsqu’elle est connue, le support, les dimensions, l’édition, le tirage, le lieu d’exposition, la première publication et la source documentaire. Lorsque la date ou l’attribution reste incertaine, cette incertitude sera visible dans la fiche. C’est la condition pour construire une encyclopédie fiable plutôt qu’un catalogue promotionnel.

Les sources prioritaires seront les déclarations de Ringo Starr, les notices originales des éditeurs, les communiqués des galeries et fondations, les entretiens contemporains des événements, puis les documents des collections et des ventes lorsqu’ils sont accessibles. Les reproductions d’œuvres ne seront intégrées qu’avec une base juridique suffisante : une photographie librement visible sur internet n’est pas pour autant librement réutilisable.

Chronologie bibliographique : comment les archives sont devenues une œuvre éditoriale

L’histoire de Ringo Starr auteur d’images ne commence pas à la date où le grand public a découvert ses photographies. Elle passe par la longue conservation de souvenirs privés, puis par une série d’opérations éditoriales qui donnent un statut nouveau à ces documents. Pour comprendre cette évolution, il faut lire les notices de Genesis Publications comme des sources bibliographiques précises, en distinguant l’annonce d’un projet, sa première diffusion, l’édition effectivement publiée et les versions destinées aux collectionneurs.

Année Projet ou édition Informations bibliographiques vérifiées
2003 Postcards from the Boys 53 cartes postales reproduites ; 112 pages ; 108 illustrations ; ISBN 0904351890 ; éditions Collector (2 150 exemplaires) et Deluxe (350 exemplaires)
2013 Photograph Plus de 250 photographies et pièces d’archives ; 304 pages ; ISBN 9781905662302 ; 2 150 Collector et 350 Deluxe, chacune signée
2013 The Photograph Portfolio 2013 12 images sélectionnées ; tirages giclée grand format, numérotés à 25 exemplaires par photographie et signés
2015 The Photograph Portfolio 2015 8 photographies supplémentaires ; édition de 25 tirages signés par image
2017 The Photograph Portfolio 2017 dans People Douze photographies reproduites et légendées dans un reportage signé Jordan Runtagh le 17 octobre ; archive de presse à distinguer d’un tirage commercial de douze éditions nouvelles
2018 The Photograph Portfolio 2018 Huit tirages photographiques annoncés par Genesis ; quatre titres confirmés dans des communiqués : Abbey Road, John and Paul, George, George in Miami ; les quatre autres restent à établir
2024 The Photograph Portfolio, catalogue renouvelé Douze notices actuellement consultables ; certaines photographies figuraient déjà dans les catalogues antérieurs et dans People en 2017
2018–2019 Another Day in the Life Projet accessible à la commande à partir de 2018 ; édition Genesis publiée en 2019, 184 pages, plus de 500 images et environ 13 000 mots de commentaires
2019 Another Day in the Life — coffret japonais Offre de tournée Genesis (réf. 9781905662586-J), décrite comme 1 600 copies ; livre anglais de 176 pages annoncées, traduction d’accompagnement et affiche A2. Attention : le nombre de 1 600 ne constitue pas une preuve de tirage ajouté aux 2 000 exemplaires mondiaux. Genesis se contredit aussi sur la pagination du livret (8 ou 16 pages).
2018–2019 Graphiques Another Day in the Life 6 compositions en technique mixte sur papier ; 40 exemplaires numérotés par image et un portfolio Deluxe limité
2022 Lifted — avec David Wild Julien’s Auctions ; 224 pages ; photographies des Beatles retrouvées dans différentes sources, accompagnées des souvenirs de Ringo ; éditions signées
2023 Beats & Threads — avec Gary Astridge Julien’s Auctions ; 312 pages ; près de 300 images ; rétrospective des batteries et costumes de Ringo, neuf ensembles instrumentaux documentés
2025 Starr Art, Las Vegas Exposition-vente du 5 septembre au 15 octobre, réunissant pour la première fois des peintures originales à cette présentation

Note de méthode : le catalogue Genesis donne des informations propres à certaines éditions ; ces informations ne décrivent pas nécessairement toutes les rééditions commerciales ultérieures. Le millésime d’une publication ne doit pas être confondu avec la date des images qu’elle contient. Les nombres d’exemplaires sont des indications de tirage éditorial annoncé, et non le recensement de tous les exemplaires actuellement localisés.

Postcards from the Boys : correspondance et histoire matérielle des Beatles

Avant de devenir l’auteur d’un livre consacré à ses propres photographies, Ringo a choisi de rendre publique une partie d’une correspondance qu’il avait reçue. Postcards from the Boys, paru dans son édition Genesis en 2003, assemble 53 cartes adressées au musicien par John Lennon, Paul McCartney et George Harrison. C’est un document d’histoire culturelle de première importance, car la carte postale est un objet à plusieurs niveaux : elle porte une image imprimée, parfois un dessin, une adresse, une marque postale, un texte privé et des traces de manipulation.

Les messages et les images permettent d’aborder les liens entre les membres du groupe autrement que par les célèbres interviews de la Beatlemania. Une plaisanterie ou une formule de salutation ne prouve rien, isolément, sur l’état des relations à une date donnée. Mais la répétition d’un type d’échange, la destination d’une carte ou les circonstances expliquées dans les commentaires de Ringo peuvent éclairer les habitudes de leur cercle. Nous veillerons à distinguer ce que la carte atteste matériellement et ce que les souvenirs de son destinataire viennent ajouter plusieurs décennies après les faits.

L’édition Genesis comprend 112 pages et 108 illustrations ou éléments rapportés pour 53 cartes originales sélectionnées. Son dispositif de collectionneur est particulièrement expressif : le volume Collector est placé dans une boîte métallique évoquant une boîte aux lettres rouge, accompagné de cartes et de timbres conçus pour l’édition. Sotheby’s précise que le timbre fixé sur la page de titre pouvait varier d’un exemplaire à l’autre : une différence matérielle voulue par l’éditeur, non une nouvelle édition. Une divergence bibliographique persiste entre Genesis et Cassell, qui annoncent 53 cartes, et Chronicle Books (2004), dont le texte commercial en mentionne 51. Sans comparer les exemplaires, nous ne pouvons affirmer que deux cartes ont disparu. Notre étude bibliographique de Postcards from the Boys confronte les éditions, leurs contenus annoncés et leurs exemplaires numérotés.

Photograph (2013) : une autobiographie visuelle qui ne dit pas son nom

Avec Photograph, l’ensemble documentaire change de nature. L’ouvrage combine des clichés personnels, des souvenirs familiaux et d’autres documents issus de la collection de Ringo. Les 304 pages publiées par Genesis en 2013 ne doivent donc pas être présentées comme un recueil où tous les clichés auraient été pris par lui. L’une des questions de base d’un catalogue critique sera justement de séparer les photographies dont Ringo est l’auteur, celles où il apparaît et les archives simplement conservées dans ses papiers.

L’édition compte 2 500 exemplaires signés répartis en 2 150 Collector et 350 Deluxe. Pour cette dernière catégorie, Genesis ajoute notamment une reproduction numérotée d’une planche-contact issue des archives de Ringo. La notice situe ces vues autour d’un séjour des Beatles à l’hôtel George V de Paris. Ce type d’addition documentaire donne à l’édition Deluxe un contenu matériel distinct : on ne peut pas réduire la différence entre deux versions à la seule qualité du cuir ou de l’étui.

La planche-contact possède une valeur particulière pour les historiens de la photographie. À la différence d’une image isolée choisie pour être publiée, elle peut révéler des vues successives, des cadrages essayés et des moments conservés entre deux photographies préférées. Toutefois, l’existence d’une planche-contact reproduite ne prouve pas que l’intégralité du film soit publique, ni que les négatifs soient accessibles à la consultation. L’appareil critique devra préciser ce que l’éditeur rend effectivement visible.

Another Day in the Life : le récit d’une vie par la photographie

Le troisième grand ensemble de Genesis, Another Day in the Life, marque un déplacement du centre de gravité. Il ne s’agit plus uniquement d’exhumer les Beatles des archives anciennes. Ringo y raconte le monde qu’il continue de voir : voyages, amis musiciens, scènes de nature, situations quotidiennes et moments de célébrité. L’éditeur annonce plus de 500 images accompagnées d’environ 13 000 mots, notamment des commentaires personnels.

La fiche Genesis actuelle de l’édition anglaise porte la mention 184 pages, des formats de 255 × 300 mm, et distingue une version Collector de 1 650 exemplaires d’une version Deluxe de 350 exemplaires. Il existe aussi des versions destinées à des marchés particuliers : elles doivent être décrites sous leurs propres numéros de référence et ne pas être systématiquement ramenées à la pagination de l’édition anglaise principale.

Un aspect frappant de la démarche est la place de la parole personnelle. Ringo a expliqué préférer cette forme de souvenirs en images à une autobiographie écrite de plusieurs tomes. Une photographie ne remplace pas un mémoire, mais elle lui permet de partir d’un instant concret pour développer un commentaire. Dans une étude historique, il est utile de distinguer la date de la prise de vue, la date du texte autobiographique et l’éventuelle réinterprétation du souvenir à la lumière des années écoulées.

Nouveau répertoire de référence : notre catalogue raisonné de 52 occurrences photographiques rapproche les portfolios de 2013, 2015, 2018, les douze images publiées en 2017 et les notices actuellement visibles en 2024. Il identifie les reprises, les homonymies et les lacunes d’attribution sans présenter les 52 lignes comme 52 clichés différents.

Les tirages photographiques de Ringo Starr : éditions de 2013 à 2024

La documentation officielle de Genesis établit une première base : douze tirages présentés en 2013, puis huit autres en 2015. Les deux ensembles totalisent vingt entrées de catalogue identifiables, mais cela ne veut pas dire que l’ensemble des photographies de Ringo se limite à vingt clichés. Un portfolio complémentaire de huit tirages en 2018 est confirmé par Genesis Publications ; quatre titres ont été retrouvés à ce stade (Abbey Road, John and Paul, George, George in Miami). Le catalogue commercial actuel présente en outre douze notices sous l’intitulé de 2024, dont certaines reprennent des titres plus anciens. Il faut donc distinguer les références éditoriales de la quantité de photographies différentes. La sélection appartient au champ de l’édition d’art et représente un fragment de ses archives.

Un résultat récent du dépouillement illustre la nécessité de cette méthode : John and Paul figure sous ce titre en 2013 (n° 3, photographie datée de 1964), puis en 2015 (n° 7, cliché situé à Abbey Road le 11 février 1968, pendant Hey Bulldog). Une édition désignée de la même manière est annoncée pour 2018, mais son négatif n’est pas identifiable dans le communiqué de l’éditeur. Ces trois attestations éditoriales ne prouvent donc pas trois photographies indépendantes. Notre enquête sur les huit tirages du portfolio 2018 présente une table de concordance, sans attribuer de titre aux quatre notices encore manquantes.

Ces notices permettent une approche plus ambitieuse qu’une galerie nostalgique. Les intitulés First US Visit, Old Hickory, Delhi, Self Portrait ou Ringo and George peuvent devenir autant de portes d’entrée vers la chronologie des Beatles. En documentant avec soin le contexte des prises de vue, l’encyclopédie peut relier la photographie aux concerts, aux trajets ferroviaires, aux studios et aux séjours à l’étranger, sans afficher de reproduction lorsqu’elle n’est pas autorisée.

Le travail implique aussi de distinguer deux sens du terme « signé » : une édition artistique autorisée par le détenteur du fonds et signée par Ringo est bien un objet de collection authentifié dans les conditions précisées par l’éditeur ; cela ne démontre pas pour autant qu’il a pris tous les clichés où il figure lui-même. Cette question d’attribution sera récurrente dans les notices détaillées.

La photographie retrouvée et l’objet photographié : la transition de 2022 à 2023

Deux ouvrages importants prolongent l’itinéraire visuel de Ringo Starr. En 2022, Lifted, construit avec David Wild, réunit des images des Beatles retrouvées dans diverses archives et sur des écrans contemporains : leur rôle est de provoquer le récit d’un témoin plutôt que de composer exclusivement un portfolio d’œuvres photographiées par Ringo. Notre étude consacrée à Lifted reconstitue sa bibliographie, ses éditions et son caractère autobiographique.

En 2023, Beats & Threads utilise au contraire les images pour expliquer des objets concrets, notamment neuf références d’instruments et une collection de vêtements des Beatles. La publication réalisée avec Gary Astridge associe photographies anciennes, archives techniques et souvenirs. Le catalogue critique de Beats & Threads documente cette rencontre entre facture instrumentale, graphisme et histoire du costume. Ces deux livres élargissent considérablement le champ de l’encyclopédie au-delà des premières publications Genesis.

Expositions et philanthropie : la réception d’une œuvre visuelle

La création picturale et la photographie ont également été mises au service de projets caritatifs. La Lotus Foundation, associée à Ringo et Barbara Bach, est citée sur les notices Genesis et sur le site officiel de l’artiste. Dans le cas de Starr Art, l’annonce précise que 100 % de la part revenant à l’artiste doit bénéficier à la fondation : formulation plus précise que la promesse imprudente selon laquelle toutes les recettes brutes des ventes lui seraient intégralement reversées.

L’exposition de Las Vegas est datée, annoncée et localisée ; elle ne suffit pas à reconstituer à elle seule l’ensemble des expositions antérieures. L’historien devra distinguer les manifestations organisées dans un musée, celles proposées dans une galerie commerciale, les ventes de tirages signés et les présentations promotionnelles. Ce travail de définition n’est pas secondaire : il permet de dater la réception publique de l’œuvre, d’identifier les supports disponibles et de mesurer la place réelle de l’artiste visuel dans la carrière de Ringo.

Le vocabulaire de l’enquête : huit notions pour éviter les confusions

Photographie originale
Prise de vue attribuable à un auteur identifié, dont le support source et les circonstances peuvent être documentés.
Négatif / diapositive
Élément photographique source dont on peut produire plusieurs tirages au fil du temps.
Planche-contact
Regroupement de vues permettant d’examiner une série ou une séquence photographique.
Impression giclée
Tirage numérique de qualité d’art, distinct d’un tirage photographique vintage réalisé à la date du négatif.
Estampe signée
Édition accompagnée d’une signature, d’une numérotation et éventuellement d’un certificat, suivant les indications de l’éditeur.
Peinture originale
Objet pictural matériel distingué d’une reproduction et identifié par son support, sa technique et sa provenance.
Œuvre en technique mixte
Création pouvant combiner photographie, peinture, infographie ou procédés d’impression ; il faut préciser les éléments attestés.
Catalogue raisonné
Inventaire critique et documenté qui présente pour chaque œuvre une attribution, une datation, une provenance et les références disponibles.

Ce que l’encyclopédie peut apporter aux fans comme aux spécialistes

Le lecteur curieux pourra découvrir une facette de Ringo Starr peu médiatisée ; le spécialiste pourra comparer les éditions Genesis et confronter les notices d’œuvres aux calendriers de concerts des Beatles. Le collectionneur aura besoin de dimensions, de tirages, de références et de critères d’attribution. Le journaliste, lui, devra pouvoir retrouver une déclaration à sa source plutôt que la reprendre d’un catalogue secondaire. Ces usages différents appellent une même exigence de vérification.

Chaque chapitre distingue les faits établis, les hypothèses et les informations encore absentes. Une date précise non retrouvée, un auteur de cliché discuté, une édition annoncée mais non localisée ou un catalogue d’exposition manquant ne sont pas présentés comme des données acquises. Les études publiées s’appuient sur des notices autonomes, des sources identifiables et une bibliographie de contrôle. Ensemble, elles proposent déjà une histoire critique des liens entre la musique, les archives et les pratiques visuelles de Ringo Starr, tout en laissant ouvertes les questions qui nécessitent encore des pièces justificatives.

Pour aller plus loin dans l’univers de Ringo Starr

Le volet artistique vient compléter la biographie de Ringo Starr, notre dossier sur son jeu de batterie, sa filmographie et l’histoire de ses collaborations musicales. Ensemble, ces ressources permettent de mieux comprendre l’artiste derrière l’image familière du « quatrième Beatle ».

Du disque à l’album illustré et au cinéma musical : les images continuent de raconter Ringo

L’histoire visuelle de Ringo Starr ne s’arrête pas aux tableaux et aux photographies qu’il a personnellement réalisés. En 2013, la chanson Octopus’s Garden, enregistrée avec les Beatles en 1969, devient un livre illustré dont les images sont signées Ben Cort. Ce projet montre comment une composition musicale traverse les générations et peut inspirer une création graphique autonome. Notre étude du livre illustré Octopus’s Garden présente les éditions britanniques et américaines et sépare rigoureusement les rôles du compositeur, de l’illustrateur et de l’éditeur.

Les films musicaux ouvrent une seconde piste. Depuis le cabaret filmé de Sentimental Journey en 1970 jusqu’au récit autobiographique de Long Long Road mis en images en 2026 par Francesca Gregorini, Ringo reste l’un des personnages de sa propre mémoire audiovisuelle. Entre ces deux dates, les clips font intervenir des réalisateurs, des photographes, des monteurs et des participants extérieurs dont il faut restituer le travail. Notre histoire des clips et films promotionnels de Ringo Starr (1970–2026) retrace cette évolution en privilégiant les crédits et les documents d’éditeur.

Ces deux domaines prolongent naturellement l’enquête menée dans l’ensemble du dossier : savoir qui a composé, photographié, illustré, dirigé ou conservé chaque document. Identifier précisément une collaboration est la meilleure façon de rendre justice à la créativité de Ringo sans lui attribuer les images d’autrui.

2013–2014 : Ringo Starr entre au musée comme musicien, photographe et artiste visuel

L’exposition Ringo: Peace & Love, organisée au GRAMMY Museum de Los Angeles du 12 juin 2013 au 27 avril 2014, marque une étape spécifique dans la constitution de son patrimoine visuel. Le parcours réunissait des batteries historiques, des costumes, des lettres et des documents familiaux, mais aussi des photographies prises par Ringo et une section de créations graphiques. Des dispositifs interactifs permettaient notamment d’expérimenter le jeu de batterie et de découvrir le livre numérique Photograph. Notre enquête sur l’exposition du GRAMMY Museum étudie les pièces documentées, le rôle de Barbara Bach dans les archives et la différence fondamentale entre exposer temporairement un objet et l’intégrer aux collections permanentes d’un musée.

Cette histoire institutionnelle complète nos études des expositions de photographies, des œuvres graphiques de Starr et des objets passés sur le marché des enchères en 2015. Ce sont des phénomènes voisins, mais non identiques : une image peut être photographiée, exposée, éditée puis vendue sous des formes matérielles différentes et avec des provenances distinctes.

Japon 2026 : quand Ringo Starr devient un personnage d’estampe

Un chapitre supplémentaire montre que l’histoire visuelle de Ringo dépasse ses propres peintures et photographies. Les 22 et 29 juin 2026, Universal Music Japan a dévoilé deux créations de style ukiyo-e pour accompagner Long Long Road. Inspirés de l’univers d’Utagawa Kuniyoshi, ces portraits transforment le batteur en personnage japonais, réinterprètent ses instruments et mettent en scène son message « Peace & Love ». Les annonces citent explicitement la société 株式会社版三 et le dessinateur 猫星 光 : ces images ne sont donc pas des œuvres peintes par Starr. Notre enquête sur les deux illustrations japonaises de 2026 distingue leur attribution, leurs modèles du XIXe siècle et leur fonction promotionnelle.

Ce nouvel exemple souligne une différence indispensable à l’étude des arts populaires : être le sujet d’une image n’est pas en être l’auteur. C’est aussi la raison pour laquelle les crédits des photographes, illustrateurs, graphistes et réalisateurs sont indiqués dans les études du présent dossier.

Ringo devant l’objectif : les artistes qui ont inventé son image publique

Les photographies prises par Ringo n’épuisent pas l’histoire visuelle du musicien. D’autres artistes ont construit son portrait : Astrid Kirchherr au cours de l’année 1962, Harry Benson pendant la première conquête américaine, Robert Whitaker dans des compositions devenues historiques, Linda Eastman et Richard Avedon en 1967, puis Don McCullin en 1968. Leurs travaux sont étudiés dans notre enquête sur Ringo Starr photographié par les grands portraitistes, enrichie d’un registre de dix références conservées à la National Portrait Gallery et au MoMA. Le chapitre distingue les séances anciennes, les tirages muséaux, les affiches lithographiées et les épreuves de pochette réalisées pour la carrière solo de Ringo.

Ce complément évite une confusion fondamentale : le photographe qui prend l’image et le musicien qui en est le sujet occupent des rôles différents. Une biographie de Ringo gagne à raconter les deux, sans attribuer l’un à l’autre.

2022 : un catalogue critique des vingt NFT de Ringo Starr

L’art numérique de Ringo se prolonge, en juin 2022, dans The Creative Mind of a Beatle, une vente organisée par Julien’s Auctions. Le projet comprend cinq créations audiovisuelles, chacune en quatre exemplaires, associant animations, compositions de batterie et impressions sur toile signées. Notre catalogue critique des cinq NFT et des vingt lots de Ringo Starr étudie les titres, les numéros de lots documentés, les résultats rapportés, les droits de propriété et les conditions de conservation numérique. Il distingue rigoureusement les œuvres, les jetons, les impressions et la galerie virtuelle RingoLand, sans inventer les données d’adjudication ou de blockchain qui ne sont pas établies.

Comment explorer cette encyclopédie : six itinéraires de lecture

Les trente-cinq chapitres de ce dossier ne sont pas seulement une suite d’études chronologiques : ils constituent plusieurs ensembles de recherche que l’on peut consulter séparément. Le sommaire général, placé plus bas, donne accès à chaque page. Pour orienter les lecteurs qui découvrent Ringo Starr au-delà de sa carrière de batteur, voici six parcours fondés sur les œuvres, les sources et les questions qu’elles soulèvent. Chaque parcours propose des chapitres complémentaires, sans obliger le visiteur à reprendre toute l’encyclopédie depuis son début.

1. Ringo photographe : passer de l’image intime à l’archive

Pour comprendre comment un Beatle utilise l’appareil photo, il faut commencer par Ringo photographe des Beatles, qui présente les rapports entre intimité et célébrité, puis lire l’enquête sur les négatifs, les fonds et les attributions. L’étude du livre Photograph montre ensuite comment des images privées deviennent une publication. Lifted s’intéresse au travail de mémoire et aux découvertes photographiques, tandis que le voyage à Tobago en 1966 permet de vérifier les personnes, les lieux et les datations d’un corpus précis.

Ce parcours repose sur une distinction capitale : la présence de Ringo sur une image ne signifie pas qu’il en est le photographe. Pour explorer l’autre sens du regard, le chapitre consacré à Ringo photographié par Avedon, Kirchherr, Whitaker, Benson et McCullin décrit des œuvres conservées dans les musées et leurs auteurs identifiés.

2. L’art graphique : distinguer l’œuvre originale de son édition

Le lecteur intéressé par les peintures, dessins informatiques et tirages de collection commencera avec Ringo peintre et artiste numérique, puis avec l’histoire des techniques et des œuvres numériques. My Faces (2005) retrace l’un des premiers ensembles graphiques repérables. Pour aller vers l’identification matérielle, le catalogue des estampes et œuvres graphiques et le guide des tirages et de leur authenticité expliquent les différences entre original, sérigraphie, giclée, impression numérotée et certificat.

Cette lecture mène à deux études récentes et complémentaires : les douze peintures originales présentées en 2025 et les cinq œuvres NFT de 2022 proposées en vingt exemplaires. La première porte sur des pièces physiques originales, la seconde sur des ensembles comportant fichier animé, composition sonore, jeton numérique et toile signée. Il serait artificiel de les réunir dans un même marché ou un même mode de conservation.

3. Du costume à la sculpture : quand l’art de Ringo devient un objet

Une troisième approche part des objets plutôt que des photographies. Beats & Threads (2023) raconte l’histoire des batteries et des vêtements à travers la recherche de Gary Astridge ; le dossier des peaux de batterie décorées, guitares et objets signés interroge la frontière entre instrument de musique et œuvre graphique. les sculptures Drums for Peace et Peace and Love élargissent ce parcours à l’espace public et aux éditions d’art.

Pour replacer ces objets dans leur vie commerciale, la vente des collections de Ringo Starr et Barbara Bach en 2015 documente les provenances, les prix rapportés et les précautions à prendre lorsque l’on parle d’authenticité. Une sculpture monumentale, un objet historique de scène et une lithographie signée peuvent être associés au même artiste tout en obéissant à des règles de catalogage très différentes.

4. Ringo au cinéma : l’auteur derrière et devant la caméra

L’histoire visuelle ne se limite pas au papier et à la toile. Born to Boogie (1972) examine les rôles de réalisateur et de producteur de Ringo dans le film consacré à Marc Bolan et T. Rex. l’histoire des clips et films promotionnels, de 1970 à 2026 distingue de son côté les œuvres audiovisuelles tournées pour la musique, leurs réalisateurs, leurs versions et leurs supports de diffusion.

Le livre illustré Octopus’s Garden, créé avec Ben Cort offre un contrepoint utile : Ringo intervient comme auteur d’une chanson dont l’univers reçoit une adaptation graphique réalisée par un illustrateur. Un chanteur figurant dans un clip, un réalisateur signant un film et un auteur dont la chanson est illustrée participent tous à la création visuelle, mais pas sous le même statut.

5. Photographier, éditer, exposer : les œuvres au contact du public

Le parcours muséal commence par l’exposition Ringo: Peace & Love au GRAMMY Museum en 2013–2014, où instruments, archives et dispositifs interactifs ont été réunis. Il se prolonge par l’histoire des expositions Starr Art et la réception critique des photographies de Ringo. Les ensembles éditoriaux, tels que Another Day in the Life et les livres Painting Is My Madness, montrent en parallèle comment une sélection d’œuvres circule hors des galeries.

Le cas de deux portraits de Ringo en style ukiyo-e au Japon en 2026 élargit enfin le champ : ces dessins promotionnels sont consacrés à Ringo sans avoir été exécutés par lui. Leur crédit revient aux auteurs annoncés par le label. Cette étude aide à distinguer artiste, modèle, commanditaire et éditeur.

6. Lire le catalogue avec un regard d’historien

Pour qui souhaite vérifier les attributions plutôt que découvrir les œuvres une à une, le catalogue critique et bibliographique de l’artiste visuel fournit un cadre général. Les trente-deux notices photographiques et le répertoire de cinquante-deux références photographiques permettent de confronter les corpus, leurs modes de sélection et les données encore incomplètes. Le dossier Ringo, Barbara Bach et la Lotus Foundation clarifie les déclarations philanthropiques qui accompagnent plusieurs ventes et éditions.

Le fil conducteur de l’ensemble reste le même : privilégier la source primaire, séparer les faits attestés des interprétations et ne pas présenter comme définitive une notice dont la provenance, le procédé d’impression ou le contrat d’édition restent inconnus. Le lecteur trouvera la bibliographie propre à chaque étude en bas de sa page.

Sources et documentation

  1. Genesis Publications, Postcards from the Boys, notice de l’édition : https://www.genesis-publications.com/books/0904351890/postcards_from_the_boys
  2. Genesis Publications, Photograph, notice et caractéristiques bibliographiques : https://www.genesis-publications.com/books/9781905662302/photograph
  3. Annonce contemporaine de juin 2008, Painting Is My Madness : date prévue du 19 juin, tirage de 3 000 et édition signée de 200 exemplaires — https://beatlesite.blogspot.com/2008/06/bookshelf-painting-is-my-madness.html
  4. Rob Sheffield, Rolling Stone, 17 décembre 2020, témoignage de Ringo sur la peinture pendant la pandémie — https://au.rollingstone.com/music/music-features/ringo-starr-zoom-in-interview-21062/
  5. RR Auction, Painting Is My Madness Too, édition ArtCelebs de 2020, reliure, pagination et signature sur ex-libris — https://www.rrauction.com/auctions/lot-detail/347404006700596-ringo-starr-signed-book/
  6. Genesis Publications, « Ringo Finds His Fans », 28 octobre 2013, rectification de la photographie First US Visit — https://www.genesis-publications.com/news/ringo-finds-his-fans-1106
  7. Genesis Publications, « A Sentimental Journey To Vegas », 27 novembre 2013, retrouvailles des anciens élèves photographiés — https://www.genesis-publications.com/news/a-sentimental-journey-to-vegas-1113
  8. Genesis Publications, « Where Are They Now? », 16 juillet 2014, tirage déclaré 6/25 — https://www.genesis-publications.com/news/where-are-they-now-1163
  9. WLRN Public Media, Luisa Yanez, 23–24 octobre 2013, correction de Miami vers New York — https://www.wlrn.org/news/2013-10-23/were-you-one-of-the-miami-teens-photographed-by-beatle-ringo-starr-in-1964
  10. Genesis Publications, Another Day in the Life, présentation et éditions : https://genesis-publications.com/books/9781905662586/another_day_in_the_life
  11. British Film Institute, notice de Born to Boogie (1972) : réalisation, production et identification du film — https://www.bfi.org.uk/film/f73abf99-a775-5a6b-a607-99b8746eb4a1/born-to-boogie
  12. Klaus Voormann, témoignage officiel sur les dix lithographies de Ringo (1973) et l’idée de Ringo Starr — https://www.voormann.com/portfolio-items/ringo/
  13. Tim Bruckner, entretien de mars 2015 : peinture de la couverture Ringo, dix esquisses, chérubin et intervention de Harry Nilsson — https://www.beatlesbible.com/features/tim-bruckner-interview-2015/
  14. Museums Association / Museums Journal, 2017 : la porte originelle Apple de Savile Row exposée au British Music Experience — https://www.museumsassociation.org/museums-journal/reviews/2017/05/01062017-the-british-music-experience-liverpool/
  15. Apple Corps, communiqué du 11 mai 2026 sur l’ouverture prévue de The Beatles at 3 Savile Row en 2027 — https://www.thebeatles.com/beatles-get-back-savile-row
  16. Non-Violence Project Foundation, biographie de Ringo et présentation de Drums for Peace en 2011 — https://nonviolence.com/awareness/ambassadors-for-peace/ringo-starr/
  17. Non-Violence Art Shop, sculpture Drums for Peace, tirages officiels des quatre formats — https://shop.nonviolence.com/products/drums-for-peace-sculpture/
  18. Daemen University, 17 octobre 2023, inauguration de Peace and Love dans le jardin de la paix d’Amherst — https://voice.daemen.edu/october-18-2023/ringo-starrs-peace-love-statue-unveiled-in-honorary-international-peace-garden/
  19. The Beatles Story, 16 mai 2025, annonce de la sculpture de Liverpool dévoilée le 7 juillet — https://www.beatlesstory.com/news/ringo-peace-and-love-2025/
  20. The Beatles Story, 16 juin 2026, présence confirmée de la sculpture au musée et nouvelle présentation pour l’anniversaire — https://www.beatlesstory.com/news/ringo-peace-and-love-2026/
  21. Genesis Publications, 8 novembre 2019, inauguration du monument Peace and Love à Beverly Hills — https://genesis-publications.com/news/ringo-starr-unveils-800-pound-peace-and-love-sculpture-1634
  22. British Board of Film Classification, Born to Boogie, notices des versions de 1972 et 2016 — https://www.bbfc.co.uk/release/born-to-boogie-q29sbgvjdglvbjpwwc0yodgzmja
  23. Julien’s Auctions, Property from the Collection of Ringo Starr and Barbara Bach, archive de la vente de décembre 2015 — https://www.juliensauctions.com/en/auctions/property-from-the-collection-of-ringo-starr-and-barbara-bach-163
  24. Genesis Publications, Another Day in the Life — Japanese Tour Copies, édition japonaise de 2019, ISBN, livret et affiche : https://www.genesis-publications.com/books/9781905662586-J/another_day_in_the_life
  25. Qetic, 26 mars 2019, annonce de vente japonaise : tirages mondiaux Collector et Deluxe, livret de 16 pages, affiche A2, feuillet de 4 pages — https://qetic.jp/art-culture/ringostarr-190326/312202/
  26. Apple Corps / The Beatles, 17 février 2022, lancement de Lifted, Ringo Starr et David Wild — https://www.thebeatles.com/ringo-starrs-lifted-fab-images-and-memories-my-life-beatles-across-universe
  27. RingoStarr.com, communiqué officiel du 28 novembre 2023, Beats & Threads, Gary Astridge, 312 pages et sources photographiques — https://www.ringostarr.com/ringo-starrs-landmark-photography-retrospective-hardcover-beats-threads-chronicling-over-70-years-of-his-legendary-drum-kits-and-era-defining-fashions-announced/
  28. Genesis Publications, The Photograph Portfolio 2013 : https://www.genesis-publications.com/prints/ringophotoart/the_photograph_portfolio_2013
  29. Genesis Publications, The Photograph Portfolio 2015, notices des huit images : https://www.genesis-publications.com/prints/ringophotoart2015/the_photograph_portfolio_2015
  30. Genesis Publications, The Photograph Portfolio 2018 : huit tirages confirmés en juillet 2020 — https://www.genesis-publications.com/news/peace-and-love-ringo-starrs-80th-birthday-celebration-and-reader-offer-1725
  31. Genesis Publications, archives de la série 2018 : premières œuvres épuisées en décembre 2017 — https://www.genesis-publications.com/news/two-ringo-prints-sold-out-1446
  32. Jordan Runtagh, People, 17 octobre 2017, galerie de douze photographies de Ringo Starr avec légendes et commentaires — https://people.com/music/ringo-starr-beatles-photographs-print-series/
  33. Ringo Starr Art, présentation historique des peintures et de l’art informatique : https://ringostarrart.com/about-ringos-work/
  34. Yellow-Sub.net, archives du 5 mai 2005, première exposition de dessins de Ringo chez Pop International Galleries, New York, ouverture annoncée le 19 juin — https://yellow-sub.net/lactu/49520-ringo-starr-exposition-de-ses-dessins
  35. Yellow-Sub.net, archives du 26 mai 2005, communiqué de la tournée Choose Love annonçant l’ouverture de la première exposition le 20 juin — https://yellow-sub.net/lactu/49874-ringo-starr-une-tournee-americaine-de-deux-dates
  36. Modern Drummer, 11 juin 2012, rétrospective de la première exposition Ringo à Pop International Galleries, le 19 juin 2005 — https://www.moderndrummer.com/2012/06/ringo-starr-art-exhibits-to-show-at-select-cities-on-13th-all-starr-tour/
  37. Genesis Publications, portfolio graphique Another Day in the Life : https://www.genesis-publications.com/prints/ringoartprint/another_day_in_the_life
  38. RingoStarr.com, communiqué du 26 août 2025, exposition Starr Art : https://www.ringostarr.com/ringo-starr-to-showcase-his-original-paintings-for-the-first-time-at-animazing-gallery-in-las-vegas/

Yellow-Sub · Encyclopédie Ringo Starr

L’artiste au-delà des Beatles

← Présentation du dossier

  1. 01Présentation du dossier
  2. 02Photographe des Beatles
  3. 03Archives photographiques
  4. 04Postcards from the Boys
  5. 05Photograph (2013–2015)
  6. 06Another Day in the Life
  7. 07Peintre et artiste numérique
  8. 08Art numérique et NFT
  9. 09Starr Art : expositions
  10. 10Tirages et collection
  11. 11Lotus Foundation
  12. 12Catalogue des œuvres
  13. 13Pochettes (1970–1981)
  14. 14Pochettes (1983–2026)
  15. 15My Faces : les œuvres de 2005
  16. 16Les douze peintures originales de 2025
  17. 17Sculptures : Drums for Peace et Peace and Love
  18. 18Estampes et œuvres graphiques (2007–2024)
  19. 19Peaux de batterie, guitares et objets signés
  20. 20Painting Is My Madness : les livres d’art
  21. 21Photographie : expositions et réception critique
  22. 22Catalogue des 32 tirages photographiques
  23. 23Photograph Portfolio 2018
  24. 24Photograph Portfolio 2017 : les douze clichés
  25. 25Tobago 1966 : photographies et archives
  26. 26Lifted (2022) : photographies retrouvées
  27. 27Beats & Threads (2023) : instruments et costumes
  28. 28Catalogue raisonné : 52 références (2013–2024)
  29. 29Ringo cinéaste : Born to Boogie (1972)
  30. 30Ringo et Barbara Bach : vente Julien’s Auctions (2015)
  31. 31Octopus’s Garden : livre illustré (2013–2014)
  32. 32Clips et films promotionnels (1970–2026)
  33. 33Ringo: Peace & Love, GRAMMY Museum (2013–2014)
  34. 34Ringo en ukiyo-e au Japon (2026)
  35. 35Ringo photographié : les grands portraitistes
  36. 36Cinq NFT et vingt lots : 2022
  37. 37Ringo animé : de 1965 à Rock Band (2009)
  38. 38Thomas : pilote de 1983 retrouvé en 2025

Explorer les trente-huit pages du dossier

Cette architecture regroupe d’abord l’histoire des images, puis l’art graphique et enfin la bibliographie. Les trente-cinq chapitres et leur page de présentation sont publiés et reliés entre eux ; chaque étude propose sa bibliographie et ses références documentaires.

  1. 01Présentation du dossier
  2. 02Photographe des Beatles
  3. 03Archives photographiques
  4. 04Postcards from the Boys
  5. 05Photograph (2013–2015)
  6. 06Another Day in the Life
  7. 07Peintre et artiste numérique
  8. 08Art numérique et NFT
  9. 09Starr Art : expositions
  10. 10Tirages et collection
  11. 11Lotus Foundation
  12. 12Catalogue des œuvres
  13. 13Pochettes (1970–1981)
  14. 14Pochettes (1983–2026)
  15. 15My Faces : les œuvres de 2005
  16. 16Les douze peintures originales de 2025
  17. 17Sculptures : Drums for Peace et Peace and Love
  18. 18Estampes et œuvres graphiques (2007–2024)
  19. 19Peaux de batterie, guitares et objets signés
  20. 20Painting Is My Madness : les livres d’art
  21. 21Photographie : expositions et réception critique
  22. 22Catalogue critique des 32 tirages photographiques (2013–2024)
  23. 23Photograph Portfolio 2018 : huit tirages et enquête
  24. 24Portfolio 2017 : les douze photographies publiées dans People
  25. 25Tobago 1966 : Ringo, Lennon, photographies et archives
  26. 26Lifted (2022) : photographies retrouvées
  27. 27Beats & Threads (2023) : instruments et costumes
  28. 28Photographies : catalogue raisonné de 52 références
  29. 29Ringo cinéaste : Born to Boogie (1972)
  30. 30Ringo et Barbara Bach : vente Julien’s Auctions (2015)
  31. 31Octopus’s Garden : chanson et livre illustré (2013–2014)
  32. 32Clips et films promotionnels de 1970 à 2026
  33. 33Ringo: Peace & Love : l’exposition du GRAMMY Museum
  34. 34Ringo en ukiyo-e au Japon : deux hommages à Kuniyoshi (2026)
  35. 35Ringo photographié : de Kirchherr à Avedon et McCullin
  36. 36Les cinq NFT de Ringo Starr : catalogue des vingt lots de 2022
  37. 37Ringo Starr en dessin animé : 1965–2009, des Beatles aux Simpson et à Rock Band
  38. 38Thomas : le pilote perdu de 1983, la voix de Ringo et sa restauration en 2025

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