Ringo Starr : chronologie encyclopédique de son œuvre visuelle, de 1965 à 2026
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YELLOW-SUB.NET / ENCYCLOPÉDIE RINGO STARR / CHAPITRE 43

Ringo Starr, l’artiste au-delà des Beatles : chronologie des arts visuels, de 1965 à 2026

Trente-cinq jalons vérifiés : photographies privées, pochettes, films, peintures, livres, sculptures, NFT, restaurations et expositions.

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Ringo Starr n’est pas seulement le batteur des Beatles qui publie parfois des photographies ou des dessins. En plus de soixante ans, sa relation à l’image a successivement pris la forme de séances improvisées, de portraits personnels, d’illustrations réalisées par d’autres, de films, de pochettes, de tirages photographiques signés, de peintures originales, d’éditions numériques, de sculptures et d’expositions. Une chronologie rigoureuse doit réunir ces pratiques sans les faire passer pour des œuvres de même nature.

Notre atlas propose 35 jalons documentés entre 1965 et 2026. Il s’agit d’un instrument de navigation critique plutôt que d’une biographie générale ou d’un calendrier de sorties musicales. Chaque entrée distingue autant que possible la date de conception, celle de l’image représentée et celle de publication, tout en renvoyant à un chapitre qui développe les crédits et la bibliographie. Plusieurs années regroupent des opérations radicalement différentes : 2013 est à la fois une année d’édition du livre Photograph, de présentation au musée et de publication britannique de Octopus’s Garden.

Lire correctement les dates : cinq objets souvent confondus

Dans les domaines de la photographie et de l’estampe, la date de capture renseigne le moment où le négatif ou la prise de vue a été réalisé. La date de création plastique est celle où le dessin, la peinture ou le montage a été produit. La date d’édition désigne le livre, le tirage signé ou la reproduction commerciale. La date d’exposition donne l’occasion d’une présentation publique. Enfin, la date de restauration peut correspondre à une opération de reconstruction d’un matériau préexistant, sans faire du film restauré une œuvre entièrement réalisée cette année-là.

Une seconde précaution porte sur le statut de Ringo Starr. Il peut être photographe, sujet photographié, interprète vocal, acteur, réalisateur, auteur d’un dessin, détenteur d’une collection, signataire d’une édition ou bénéficiaire d’une œuvre conçue par des tiers. Le recours au nom « Ringo Starr » dans une notice ne renseigne pas à lui seul sa contribution. La fonction doit être recherchée dans le générique, les données de tirage, les crédits d’édition et les archives de galerie.

I. Des Beatles aux premières images personnelles (1965–1989)

1965 — Un personnage des Beatles déjà animé, mais une voix assurée par d’autres

La série télévisée américaine The Beatles transforme les musiciens en personnages graphiques bien avant l’art numérique de Ringo. L’image animée circule indépendamment des artistes qui l’inspirent. Il faut noter que Ringo n’est pas le comédien donnant sa voix à son personnage dans ce programme : il n’est alors ni réalisateur ni dessinateur de la série. Cette distinction crée le premier jalon d’une histoire où l’on doit constamment séparer le sujet représenté et les auteurs du support. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1966 — Tobago : la photographie privée auprès de John Lennon

Des photographies associées au séjour de janvier 1966 à Tobago, avec John Lennon, sont conservées et attribuées dans des sources distinctes. Il ne faut pas transformer toutes les images du voyage en œuvres prises par Ringo lui-même : chaque cliché a sa propre provenance et son photographe. L’intérêt de ce jalon réside dans l’intimité de la scène, la géographie documentée et l’attention portée aux attributions dans un environnement photographique peu institutionnel. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1966 — Japon : le Self Portrait devenu édition d’art en 2013

L’autoportrait pris au Japon pendant la visite des Beatles devient, des décennies plus tard, le numéro 12 du Photograph Portfolio 2013 de Genesis. La photographie ancienne et son édition contemporaine doivent être cataloguées séparément : 1966 pour l’image, 2013 pour le tirage limité de 25 feuilles signées. Cette même image est utilisée sur le livre Photograph, puis retravaillée graphiquement pour une autre publication. Elle matérialise le passage de l’album personnel au portrait public choisi par son auteur. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1966 (témoignage de 2026) — Lennon et Ringo improvisent devant une vidéo domestique perdue

Ringo affirme, dans un entretien paru en 2026, avoir enregistré avec Lennon une parodie d’émission pour enfants. Selon son récit, la bande fut ensuite effacée par un enregistrement de Pink Floyd. Il s’agit d’une archive rapportée, pas d’un film disponible. L’année 1966 décrit le tournage évoqué ; 2026 date le témoignage permettant d’en connaître l’existence alléguée. On ne peut attribuer de modèle de caméra ni de lieu exact sans source supplémentaire. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1968 — Yellow Submarine : une figure publique redessinée

Le long métrage d’animation donne au personnage de Ringo une grande place dans l’imagerie des Beatles, mais les voix des protagonistes animés ne sont pas assurées par les membres du groupe. Les noms de George Dunning et Heinz Edelmann appartiennent à la chaîne de réalisation et de conception de cet univers graphique. Le film occupe une position différente de l’autoportrait : les Beatles sont ici des sujets d’images produites par d’autres auteurs, même s’ils apparaissent à l’écran en chair et en os à la fin. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

Vers 1969 — Pellicule infrarouge : Ringo teste les limites du portrait

Un autre autoportrait est associé à un film infrarouge et daté approximativement de 1969 par Genesis Publications. Il sera tiré en 2024 sous le titre Ringo Self-Portrait, dans une édition numérotée de 25 exemplaires. L’usage de l’infrarouge appartient à la technique photographique de départ ; la giclée de 2024 appartient à l’histoire de sa diffusion moderne. L’incertitude sur l’année de prise de vue demeure dans la notice et ne doit pas devenir une date précise inventée. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1970 — Sentimental Journey : la mémoire de Liverpool sur la pochette

Le premier album solo de Ringo s’accompagne d’un objet de création graphique mêlant références personnelles, décor et photographie. Le dossier dédié reconstitue les crédits des intervenants au lieu d’attribuer la totalité de l’image à son interprète. Le disque constitue ainsi une borne importante dans l’histoire des pochettes de Ringo : les lieux d’enfance et la vie familiale deviennent matière à composition, alors que la musique évoque elle aussi le patrimoine des chansons entendues avant les Beatles. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1972 — Born to Boogie : Ringo passe de l’acteur au cinéaste

Le British Film Institute crédite explicitement Ringo Starr à la réalisation de Born to Boogie, film consacré à T. Rex et Marc Bolan. Ce rôle de directeur d’un objet audiovisuel doit être distingué de ses apparitions comme acteur ou invité. Le concert, les scènes mises en scène et le montage donnent accès à une forme de création collective dont Ringo assume une fonction de conception. Les crédits BFI constituent un repère plus fiable que l’assimilation de toute apparition de l’ancien Beatle à un film qu’il aurait lui-même réalisé. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1973 — Ringo : de la photographie aux illustrations de Klaus Voormann

La pochette et le livret de l’album Ringo impliquent notamment Barry Feinstein, Tim Bruckner et Klaus Voormann. C’est un terrain précieux pour l’histoire de la direction artistique : Ringo en est le chanteur et le sujet public, tandis que photographes et dessinateurs apportent leurs images. Les éditions matérielles demandent un examen pressage par pressage pour confirmer les crédits et les variantes. On ne peut pas déduire du nom de l’artiste en haut de l’album qu’il aurait conçu tous les visuels intérieurs. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1974 — Goodnight Vienna : science-fiction, pastiche et couverture de disque

L’iconographie de Goodnight Vienna réemploie une référence cinématographique de science-fiction. Ringo devient un personnage d’image publicitaire, utilisant le langage du cinéma pour présenter sa nouvelle musique. Ce n’est ni une peinture originale de sa main ni une illustration sans modèle. Le dossier des pochettes étudie les créateurs et les éléments de mise en scène, ce qui autorise une lecture historique de l’image sans lui attribuer une signification autobiographique non documentée. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

Années 1970, tirage 2015 — Ringo se photographie de nouveau : autoportrait édité tardivement

Une photographie titrée Ringo figure au numéro 8 du Photograph Portfolio 2015. L’éditeur la date des années 1970 et mentionne, dans la légende attribuée au musicien, des bagues et un pendentif de saint François. Cette information est plus précise qu’une interprétation rétrospective du vêtement, mais moins précise qu’une date de séance. La date du portrait n’est pas celle du tirage giclée signé, diffusé dans une série limitée au XXIe siècle. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1983 — Thomas : un pilote de télévision tourné puis longtemps non publié

Le pilote Down the Mine est fabriqué en 1983 pour tester l’adaptation des aventures ferroviaires de Wilbert Awdry. Une bande de narration de Ringo Starr est associée aux éléments historiques retrouvés. Le document de 1983 doit être distingué du montage reconstitué et publié en 2025 avec une nouvelle composition musicale. Le cas est exemplaire pour la conservation audiovisuelle : une même copie publique réunit des images anciennes et des interventions contemporaines identifiables. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1984–1986 — Le narrateur de Thomas transforme le son des images

Ringo prête sa voix aux premières séries britanniques de Thomas the Tank Engine & Friends. Les locomotives sont animées par des dispositifs de maquettes et l’interprétation vocale contribue à leur donner une psychologie. L’ancien Beatle intervient ici comme narrateur, non comme auteur des livres, réalisateur des maquettes ou compositeur de la musique de série. Le jalon est essentiel pour une encyclopédie qui ne se limite pas aux images fixes : la voix participe également à la fabrication d’un personnage visuel. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

1989 — Shining Time Station : la voix devient un personnage à l’écran

L’adaptation américaine introduit Ringo en Mr. Conductor, personnage miniature filmé au milieu d’acteurs réels. La fonction artistique diffère de la narration britannique : le corps de Ringo est désormais inclus dans l’univers fictionnel et interagit avec les protagonistes de la gare. Les éditions britanniques et américaines des récits de Thomas doivent être distinguées, notamment lorsque les commentaires ont été réenregistrés. Une comparaison sans identification de la copie risquerait de multiplier fictivement les œuvres. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

II. Archives et numérique : le changement de support (1990–2009)

Fin des années 1990 — L’ordinateur devient un atelier de création graphique

Selon la présentation officielle de son œuvre, Ringo pratiquait déjà la peinture à l’huile et à l’acrylique avant de composer régulièrement sur ordinateur pendant les tournées et les séjours à l’hôtel. Il ne faut donc pas confondre le début de l’art informatique avec celui de toute activité picturale. Le passage d’un support à l’autre ajoute la possibilité de modifier les couleurs, multiplier les visages et combiner rapidement des formes. La création numérique devient une branche durable de son activité, non un remplacement total de la photographie. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2004 — Postcards from the Boys : l’archive privée devient édition illustrée

La publication de Postcards from the Boys rend visibles des cartes postales reçues de John, Paul et George, accompagnées des commentaires de Ringo. L’objet est différent d’une collection d’œuvres peintes par lui : Ringo est destinataire, conservateur, commentateur et éditeur intellectuel de documents créés par ses anciens partenaires. Les éditions et les reproductions n’utilisent pas toujours le même décompte de cartes, raison pour laquelle la notice doit mentionner l’éditeur et l’exemplaire étudiés. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2005 — My Faces : les visages numériques exposés à New York

Les créations informatiques de Ringo font l’objet d’une exposition documentée à Pop International Galleries, à New York, en juin 2005. Les annonces contemporaines signalent quatorze œuvres. La série ne doit pas être décrite uniformément comme une suite d’autoportraits : les titres évoquent des personnages et des figures graphiques dont l’identité est parfois ouverte. Une estampe éditée d’après une image numérique se distingue également du fichier original, de sa première impression et de tout tirage ultérieur. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2007–2008 — Les estampes et les livres de peinture organisent un catalogue

Les années qui suivent My Faces voient se multiplier les éditions de créations graphiques. Les premières monographies consacrées à ses peintures contribuent à fixer des reproductions et des titres. Le catalogue spécialisé distingue peinture originale, image numérique, tirage giclée et volume imprimé. Une date d’édition n’indique pas nécessairement la date de création de la composition ; les réimpressions et variantes techniques doivent être conservées comme des occurrences distinctes. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

III. L’édition photographique et l’exposition publique (2010–2019)

2011 — Drums for Peace : un message visuel dans l’espace public

Le projet Drums for Peace, inauguré à Londres en décembre 2011, associe le vocabulaire de l’instrument de percussion à une campagne de non-violence. Il faut le distinguer de la main Peace and Love installée plus tard en Californie. Les deux œuvres n’appartiennent pas à la même chronologie ni aux mêmes dispositifs de fabrication et de promotion. Leur comparaison permet d’étudier la circulation d’une idée pacifiste entre musique, graphisme, intervention publique et édition de sculptures. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2013 — Photograph : une mémoire personnelle éditée par Genesis

Le livre Photograph paraît sous la forme d’une édition de luxe consacrée aux archives de Ringo Starr. Il fait entrer des clichés personnels anciens dans une économie patrimoniale de livres et de tirages signés. La publication engage des questions de sélection, de légende, de provenance et de conservation, autant que de photographie pure. Le portrait japonais de 1966 est choisi pour la couverture, mais l’année 2013 désigne le livre et non la séance originale de prise de vue. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2013–2014 — Ringo: Peace & Love : le GRAMMY Museum rassemble les supports

Du 12 juin 2013 au 27 avril 2014, le GRAMMY Museum organise une exposition montrant instruments, costumes, lettres, photographies et images liées à sa carrière. Le projet démontre qu’un portrait muséal de Ringo peut mêler photographie, mémoire musicale, objets de scène et créations. Tous les éléments exposés ne sont pas des œuvres conçues par Ringo ; une muséographie digne de ce nom explicite la fonction de chacun. Les documents d’époque constituent un repère pour l’histoire de la reconnaissance institutionnelle de ses activités. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2013–2014 — Octopus’s Garden : une chanson devient un livre illustré

La chanson que Ringo avait écrite pour les Beatles est adaptée en album jeunesse, publié au Royaume-Uni en 2013 et aux États-Unis en 2014. Les illustrations sont de Ben Cort. Le crédit est essentiel : Ringo fournit le texte de la chanson et une contribution vocale, mais ne devient pas l’auteur des dessins au seul motif que son nom figure en couverture. Le rapprochement avec ses autres livres permet de distinguer illustrateur, auteur de paroles, éditeur et interprète. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2015 — La collection Starr–Bach devient un fonds public de ventes

La vente de décembre 2015 chez Julien’s Auctions met en circulation des objets et œuvres d’art appartenant à Ringo et Barbara Bach. L’index public comprend 1 337 résultats. Une étude de quarante-neuf lots du début de la vente montre que Hockney, Cocteau, Hirst, Lichtenstein et des artistes moins connus y figuraient, aux côtés d’objets religieux et décoratifs. Les prix affichés sont ceux de transactions historiques ; ils ne permettent pas de déduire les préférences individuelles des collectionneurs ni leurs gains financiers. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2017–2018 — Des portfolios supplémentaires rendent les anciens négatifs visibles

Les éditions Genesis poursuivent l’exploration de photographies autrefois conservées dans les archives personnelles. Les portfolios de 2017 et 2018 exigent une lecture attentive de leurs listes et variantes de titre : le même sujet peut apparaître dans plusieurs ensembles, tandis qu’une édition ne garantit pas l’existence d’un négatif nouveau. Pour comparer les notices, il faut enregistrer numéro de série, cadrage, dimensions, certificat et titre de l’éditeur. La datation des photographies originales demeure distincte de leur commercialisation. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2019 — Another Day in the Life : la mémoire reconfigurée en art du livre

Le livre Another Day in the Life réunit des photographies et commentaires de Ringo ; une couverture adaptée par Shepard Fairey à partir d’un autoportrait plus ancien souligne le dialogue entre image d’origine et travail graphique d’un autre auteur. La production de nouvelles éditions et d’estampes associées augmente le nombre d’objets disponibles sans multiplier nécessairement les négatifs historiques. La qualité des attributions tient à la séparation entre photographe, graphiste, éditeur et personne représentée. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2 novembre 2019 — La main Peace and Love entre dans l’espace public de Beverly Hills

Le monument en acier poli représentant la main droite de Ringo faisant le signe de la paix est installé dans Beverly Gardens Park. Son parcours est instructif : la proposition avait rencontré une résistance de la commission locale des beaux-arts avant son acceptation. Il serait donc trompeur de présenter l’inauguration comme une reconnaissance artistique unanime depuis le premier projet. La sculpture accompagne un message public et possède aussi un avenir sous forme d’éditions de collection différentes du monument. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

IV. NFT, nouvelles collections et mémoire (2022–2026)

2022 — NFT : cinq œuvres numériques, quatre lots par composition

Julien’s Auctions organise une vente de créations animées de Ringo associées à des jetons sur Ethereum. Les cinq titres, dont Bandana Man, Starr Art et Crash, sont déclinés en quatre exemplaires numériques chacun. Des éléments matériels et sonores complètent le dispositif. Il faut parler de cinq créations et de vingt lots, non de vingt peintures autonomes ni de vingt images de la période Beatles. La source technique de création, le NFT et le tirage signé ne sont pas interchangeables. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2022 — Lifted : la photographie retrouvée devient nouveau récit

Lifted rassemble des images, souvenirs et éléments d’archives. Le volume prolonge le déplacement du patrimoine privé vers des publications destinées au public, mais doit être classé comme ouvrage documentaire et non comme exposition de peintures inédites. La chronologie de ses photographies ne suit pas forcément l’ordre des chapitres de l’édition. Le crédit exact des clichés, l’origine des légendes et la matérialité de chaque livre restent les points d’identification prioritaires. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2023 — Beats & Threads : costumes, batterie et archive visuelle

Le projet Beats & Threads assemble des photographies et des commentaires autour des instruments, costumes et apparitions de Ringo au cours de sa carrière. Il rappelle qu’une veste de scène n’est pas une photographie, qu’une photographie d’un costume n’en établit pas le propriétaire actuel et qu’un livre consacré à ces objets n’en est pas l’inventaire physique complet. Les deux dimensions, biographique et matérielle, doivent être documentées indépendamment. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2024 — Un ancien autoportrait infrarouge reçoit une édition nouvelle

Genesis publie en juillet 2024 une notice intitulée Ringo Self-Portrait, décrivant une image réalisée vers 1969 sur film infrarouge. Le tirage signé et numéroté est contemporain ; le procédé de prise de vue remonte aux années 1960. Cet exemple résume toute la difficulté chronologique d’une archive d’art : une œuvre peut connaître une deuxième vie commerciale très tardive sans être « créée » à cette nouvelle date. Le titre et le nombre d’exemplaires constituent des données d’édition, pas des caractéristiques du négatif. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2025 — Starr Art : présentation d’œuvres originales à Las Vegas

La présentation organisée à Animazing Gallery, annoncée le 26 août 2025 et ouverte en septembre, est décrite dans les communications officielles comme la première exposition montrant des peintures originales de Ringo aux côtés de pièces limitées et signées. Elle distingue clairement le tableau peint et sa reproduction. Les œuvres présentées ont chacune leur titre et leur support ; le catalogue de douze originaux doit être consulté pour étudier leurs différences. La part de recettes destinée à la Lotus Foundation ne doit pas être confondue avec le montant total de chaque transaction. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2025 — Le pilote de Thomas de 1983 est reconstruit avec la voix historique de Ringo

La publication de Down the Mine restauré introduit une autre temporalité : celle de la récupération d’un enregistrement. Les fragments de pellicule et la bande parlée de 1983 sont réassemblés avec des opérations modernes, notamment une nouvelle musique. La version rendue publique en 2025 porte donc une double date. On peut affirmer la survie du matériau vocal d’époque sans prétendre que tous les éléments sonores entendus datent du tournage initial. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

3 juin 2026 — Le Lichtenstein de la collection Starr–Bach retrouve le marché public

Rago présente la lithographie Explosion (from Portfolio 9) de 1967, issue du lot 25 de la vente Julien’s de 2015. Le résultat publié en 2026 est de 38 400 dollars. Ce suivi d’une œuvre identifiée est un modèle de concordance de provenance : le nom de l’artiste, le support, le titre, le numéro d’édition et les deux catalogues sont recoupés. Il ne démontre pas une appréciation financière nette sans examen des commissions et des coûts. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2026 — Deux images japonaises inspirées de Kuniyoshi rendent Ringo personnage d’estampe

Des créations japonaises liées à Long Long Road représentent le musicien dans un langage graphique inspiré de l’ukiyo-e. Les artistes japonais crédités, et non Ringo, sont les auteurs de ces illustrations. Leur intérêt est d’associer un imaginaire traditionnel aux signes de la pop culture occidentale. Dans un catalogue raisonné, elles appartiennent à la rubrique « œuvres représentant Ringo », pas automatiquement à celle des créations exécutées de sa main. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

2026 — Le clip Long Long Road réactive l’image biographique de Ringo

Le film promotionnel utilise photographies d’archives, séquences contemporaines et contributions de professionnels dont les crédits doivent être distingués. Les remerciements à des témoins ou ayants droit ne suffisent pas à attribuer chaque image à un photographe déterminé. Ce jalon clôt provisoirement une histoire commencée avec les photographies personnelles des Beatles : Ringo choisit de nouveau la manière dont son passé est mis en scène, mais le montage appartient à un collectif de créateurs. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.

Ce que la chronologie nous apprend sur les métiers de Ringo Starr

Sur cette longue durée, la trajectoire ne va pas d’un métier ancien vers un métier qui le remplacerait définitivement. Ringo continue à faire rééditer des photographies argentiques alors qu’il présente des créations numériques ; il donne à publier des images personnelles après avoir joué devant les caméras de télévision ; il conçoit des signes de paix pour l’espace public au moment où d’autres artistes transforment son visage dans des formes graphiques nouvelles. La chronologie révèle des chevauchements plutôt qu’une succession simple.

Elle permet également de comprendre la place de Barbara Bach. En 2013, Ringo explique au GRAMMY Museum que leur travail d’archivage commun a fait redécouvrir des boîtes de négatifs et de souvenirs. En 2015, ils dispersent ensemble une partie de leur collection matérielle. Ces deux moments apparaissent comme des changements dans la gestion du patrimoine privé, et non seulement comme des épisodes médiatiques de la vie de l’ancien Beatle.

Un autre fil rejoint le cinéma et la télévision : le personnage animé de 1965, la fiction des locomotives de 1983–1984, l’apparition de Mr. Conductor en 1989 et le pilote reconstitué en 2025 montrent que la fabrication d’une image peut dépendre d’une voix, d’un montage et de supports qui n’ont rien d’un tableau. L’ancienne opposition entre « musicien » et « artiste plastique » devient trop étroite pour rendre compte de l’œuvre et des activités documentées.

La question principale reste celle des crédits. La couverture dessinée par Klaus Voormann, les photographies de Barry Feinstein, les illustrations de Ben Cort et les portraits japonais de 2026 ne sont pas des œuvres créées par Ringo au seul motif qu’elles le concernent. À l’inverse, les négatifs pris par Ringo et les peintures signées exigent que l’on reconnaisse sa responsabilité propre dans l’image. L’attribution est le fondement de l’encyclopédie, pas une note secondaire.

Comment utiliser cet atlas pour retrouver une œuvre précise

Le lecteur qui souhaite identifier une photographie des années Beatles doit commencer par la date présumée de la prise de vue, puis par le nom de son photographe avant d’examiner les tirages contemporains. Celui qui cherche une estampe récente doit privilégier la notice d’édition, le numéro, la technique et la signature. Pour un livre, l’ISBN, l’éditeur, l’édition et le crédit de couverture sont déterminants. Pour une œuvre mise aux enchères, le numéro de lot et la provenance peuvent relier plusieurs catalogues. Enfin, pour un film restauré, il faut noter le support original, les éléments retrouvés, la version consultée et les interventions nouvelles.

Nous avons développé ces règles dans le catalogue et bibliographie critique de Ringo Starr artiste visuel, qui regroupe les sources et les renvois par nature d’objet. La présente chronologie complète ce répertoire : elle cherche des dates, là où le catalogue cherche des œuvres et des exemplaires. Les deux instruments sont utiles, mais ne doivent pas être confondus.

Sources primaires et contrôles documentaires

British Film Institute, fiche Born to Boogie (1972), réalisateur Ringo Starr — bfi.org.uk/film/f73abf99-a775-5a6b-a607-99b8746eb4a1/born-to-boogie.

GRAMMY Museum, Ringo: Peace & Love, du 12 juin 2013 au 27 avril 2014 — grammymuseum.org/exhibit/ringo-peace-love/.

Genesis Publications, The Photograph Portfolio 2013, 2015 et 2024 ; fiches techniques et légendes d’auteur — genesis-publications.com.

Simon & Schuster, fiches Octopus’s Garden, illustrations de Ben Cort, éditions britannique 2013 et américaine 2014 — simonandschuster.com.

RingoStarr.com, annonce de Starr Art à Animazing Gallery, 26 août 2025 ; exposition septembre–octobre 2025 — ringostarr.com.

Fonic Post Production, restauration du pilote Thomas the Tank Engine (1983), communiqué du 3 juillet 2025 — fonic.co.uk.

Julien’s Auctions, Property From The Collection of Ringo Starr and Barbara Bach, décembre 2015, 1 337 résultats, et catalogue des NFT en juin 2022 — juliensauctions.com.

Rago, Prints & Multiples du 3 juin 2026, Roy Lichtenstein Explosion (from Portfolio 9), ancienne provenance lot Julien’s 25 (2015) — ragoarts.com/auctions/2026/06/prints-multiples/info.

Note de méthode : cette chronologie est fondée sur les sources d’éditeur, de musée, de maisons de ventes et sur les études spécialisées déjà publiées dans le dossier. Les jalons ne constituent pas une preuve d’exhaustivité et ne supposent jamais qu’une œuvre datée d’une année a forcément été publiée ou exposée cette même année.

Yellow-Sub · Encyclopédie Ringo Starr

L’artiste au-delà des Beatles

← Présentation du dossier

  1. 01Présentation du dossier
  2. 02Photographe des Beatles
  3. 03Archives photographiques
  4. 04Postcards from the Boys
  5. 05Photograph (2013–2015)
  6. 06Another Day in the Life
  7. 07Peintre et artiste numérique
  8. 08Art numérique et NFT
  9. 09Starr Art : expositions
  10. 10Tirages et collection
  11. 11Lotus Foundation
  12. 12Catalogue des œuvres
  13. 13Pochettes (1970–1981)
  14. 14Pochettes (1983–2026)
  15. 15My Faces : les œuvres de 2005
  16. 16Les douze peintures originales de 2025
  17. 17Sculptures : Drums for Peace et Peace and Love
  18. 18Estampes et œuvres graphiques (2007–2024)
  19. 19Peaux de batterie, guitares et objets signés
  20. 20Painting Is My Madness : les livres d’art
  21. 21Photographie : expositions et réception critique
  22. 22Catalogues photographiques : 32 notices (2013–2024)
  23. 23Photograph Portfolio 2018
  24. 24Photograph Portfolio 2017 : les douze clichés
  25. 25Tobago 1966 : photographies et archives
  26. 26Lifted (2022) : photographies retrouvées
  27. 27Beats & Threads (2023) : instruments et costumes
  28. 28Catalogue raisonné : 52 références (2013–2024)
  29. 29Ringo cinéaste : Born to Boogie (1972)
  30. 30Ringo et Barbara Bach : vente Julien’s Auctions (2015)
  31. 31Octopus’s Garden : livre illustré (2013–2014)
  32. 32Clips et films promotionnels (1970–2026)
  33. 33Ringo: Peace & Love, GRAMMY Museum (2013–2014)
  34. 34Ringo en ukiyo-e au Japon (2026)
  35. 35Ringo photographié : les grands portraitistes
  36. 36Les cinq NFT et vingt lots de 2022
  37. 37Ringo Starr en dessin animé : de 1965 à Rock Band (2009)
  38. 38Thomas : le pilote de 1983 retrouvé en 2025
  39. 39La vidéo privée de Lennon et Ringo (1966)
  40. 40Ringo dans la publicité : 1987–2015
  41. 41Ringo Starr : l’art de l’autoportrait (1966–2026)
  42. 42Collection Starr–Bach : 49 lots d’art (2015)
  43. 43Chronologie des arts visuels (1965–2026)
  44. 44Pochettes des 45 tours de Ringo (1970–1992)