YELLOW-SUB.NET / ENCYCLOPÉDIE RINGO STARR / CHAPITRE 43
Ringo Starr, l’artiste au-delà des Beatles : chronologie des arts visuels, de 1965 à 2026
Trente-cinq jalons vérifiés : photographies privées, pochettes, films, peintures, livres, sculptures, NFT, restaurations et expositions.
← Retour au sommaire du dossier
Ringo Starr n’est pas seulement le batteur des Beatles qui publie parfois des photographies ou des dessins. En plus de soixante ans, sa relation à l’image a successivement pris la forme de séances improvisées, de portraits personnels, d’illustrations réalisées par d’autres, de films, de pochettes, de tirages photographiques signés, de peintures originales, d’éditions numériques, de sculptures et d’expositions. Une chronologie rigoureuse doit réunir ces pratiques sans les faire passer pour des œuvres de même nature.
Notre atlas propose 35 jalons documentés entre 1965 et 2026. Il s’agit d’un instrument de navigation critique plutôt que d’une biographie générale ou d’un calendrier de sorties musicales. Chaque entrée distingue autant que possible la date de conception, celle de l’image représentée et celle de publication, tout en renvoyant à un chapitre qui développe les crédits et la bibliographie. Plusieurs années regroupent des opérations radicalement différentes : 2013 est à la fois une année d’édition du livre Photograph, de présentation au musée et de publication britannique de Octopus’s Garden.
Lire correctement les dates : cinq objets souvent confondus
Pour 1971, il faut distinguer deux dates de diffusion dans Top of the Pops (22 et 29 avril), le travail filmé à Geilo en Norvège à la fin d’avril et la diffusion de Cilla in Scandinavia du 27 novembre. L’étude comparée des films d’It Don’t Come Easy met en évidence les divergences entre les dates de tournage conservées dans les inventaires secondaires.
Dans les domaines de la photographie et de l’estampe, la date de capture renseigne le moment où le négatif ou la prise de vue a été réalisé. La date de création plastique est celle où le dessin, la peinture ou le montage a été produit. La date d’édition désigne le livre, le tirage signé ou la reproduction commerciale. La date d’exposition donne l’occasion d’une présentation publique. Enfin, la date de restauration peut correspondre à une opération de reconstruction d’un matériau préexistant, sans faire du film restauré une œuvre entièrement réalisée cette année-là.
Une seconde précaution porte sur le statut de Ringo Starr. Il peut être photographe, sujet photographié, interprète vocal, acteur, réalisateur, auteur d’un dessin, détenteur d’une collection, signataire d’une édition ou bénéficiaire d’une œuvre conçue par des tiers. Le recours au nom « Ringo Starr » dans une notice ne renseigne pas à lui seul sa contribution. La fonction doit être recherchée dans le générique, les données de tirage, les crédits d’édition et les archives de galerie.
I. Des Beatles aux premières images personnelles (1965–1989)
1965 — Un personnage des Beatles déjà animé, mais une voix assurée par d’autres
La série télévisée américaine The Beatles transforme les musiciens en personnages graphiques bien avant l’art numérique de Ringo. L’image animée circule indépendamment des artistes qui l’inspirent. Il faut noter que Ringo n’est pas le comédien donnant sa voix à son personnage dans ce programme : il n’est alors ni réalisateur ni dessinateur de la série. Cette distinction crée le premier jalon d’une histoire où l’on doit constamment séparer le sujet représenté et les auteurs du support. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
1966 — Tobago : la photographie privée auprès de John Lennon
Des photographies associées au séjour de janvier 1966 à Tobago, avec John Lennon, sont conservées et attribuées dans des sources distinctes. Il ne faut pas transformer toutes les images du voyage en œuvres prises par Ringo lui-même : chaque cliché a sa propre provenance et son photographe. L’intérêt de ce jalon réside dans l’intimité de la scène, la géographie documentée et l’attention portée aux attributions dans un environnement photographique peu institutionnel. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
1966 — Japon : le Self Portrait devenu édition d’art en 2013
L’autoportrait pris au Japon pendant la visite des Beatles devient, des décennies plus tard, le numéro 12 du Photograph Portfolio 2013 de Genesis. La photographie ancienne et son édition contemporaine doivent être cataloguées séparément : 1966 pour l’image, 2013 pour le tirage limité de 25 feuilles signées. Cette même image est utilisée sur le livre Photograph, puis retravaillée graphiquement pour une autre publication. Elle matérialise le passage de l’album personnel au portrait public choisi par son auteur. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
1966 (témoignage de 2026) — Lennon et Ringo improvisent devant une vidéo domestique perdue
Ringo affirme, dans un entretien paru en 2026, avoir enregistré avec Lennon une parodie d’émission pour enfants. Selon son récit, la bande fut ensuite effacée par un enregistrement de Pink Floyd. Il s’agit d’une archive rapportée, pas d’un film disponible. L’année 1966 décrit le tournage évoqué ; 2026 date le témoignage permettant d’en connaître l’existence alléguée. On ne peut attribuer de modèle de caméra ni de lieu exact sans source supplémentaire. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
1968 — Yellow Submarine : une figure publique redessinée
1968, puis 1977 — de la création à la conservation : trois feuilles d’animation représentant Ringo Starr sont datées bibliographiquement de 1968 dans la collection Swann de la Bibliothèque du Congrès. Les notices portent les références 2009616624, 2009616625 et 2009616629 ; le fonds est documenté par un don et legs de 1977. Ces dates doivent être dissociées : la première concerne le film et les œuvres graphiques, la seconde leur entrée patrimoniale. Voir le catalogue critique des trois cellulos de Ringo Starr pour les cotes, dimensions et attributions.
Le long métrage d’animation donne au personnage de Ringo une grande place dans l’imagerie des Beatles, mais les voix des protagonistes animés ne sont pas assurées par les membres du groupe. Les noms de George Dunning et Heinz Edelmann appartiennent à la chaîne de réalisation et de conception de cet univers graphique. Le film occupe une position différente de l’autoportrait : les Beatles sont ici des sujets d’images produites par d’autres auteurs, même s’ils apparaissent à l’écran en chair et en os à la fin. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
Vers 1969 — Pellicule infrarouge : Ringo teste les limites du portrait
Un autre autoportrait est associé à un film infrarouge et daté approximativement de 1969 par Genesis Publications. Il sera tiré en 2024 sous le titre Ringo Self-Portrait, dans une édition numérotée de 25 exemplaires. L’usage de l’infrarouge appartient à la technique photographique de départ ; la giclée de 2024 appartient à l’histoire de sa diffusion moderne. L’incertitude sur l’année de prise de vue demeure dans la notice et ne doit pas devenir une date précise inventée. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
1970 — Sentimental Journey : la mémoire de Liverpool sur la pochette
Le premier album solo de Ringo s’accompagne d’un objet de création graphique mêlant références personnelles, décor et photographie. Le dossier dédié reconstitue les crédits des intervenants au lieu d’attribuer la totalité de l’image à son interprète. Le disque constitue ainsi une borne importante dans l’histoire des pochettes de Ringo : les lieux d’enfance et la vie familiale deviennent matière à composition, alors que la musique évoque elle aussi le patrimoine des chansons entendues avant les Beatles. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
18 mars 1972 — Deux concerts de T. Rex filmés à Wembley
La représentation de l’après-midi et celle du soir, à l’Empire Pool, fournissent deux performances distinctes dont une partie des images et du son est utilisée dans Born to Boogie, réalisé par Ringo Starr. Les captations intégrales publiées ultérieurement ne doivent pas être confondues avec le montage cinématographique de 1972. Lire le chapitre cinématographique.
1972 — Born to Boogie : Ringo passe de l’acteur au cinéaste
Le British Film Institute crédite explicitement Ringo Starr à la réalisation de Born to Boogie, film consacré à T. Rex et Marc Bolan. Ce rôle de directeur d’un objet audiovisuel doit être distingué de ses apparitions comme acteur ou invité. Le concert, les scènes mises en scène et le montage donnent accès à une forme de création collective dont Ringo assume une fonction de conception. Les crédits BFI constituent un repère plus fiable que l’assimilation de toute apparition de l’ancien Beatle à un film qu’il aurait lui-même réalisé. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
Dans la suite de cette histoire visuelle, l’album Ringo’s Rotogravure (1976) coordonne les images de David Alexander et Tommy Hanley sous la direction de John Kosh ; en 1978, Bad Boy offre un cas différent où Ringo lui-même est crédité comme photographe du verso. Ces repères doivent être distingués des dates des prises de vue, qui ne sont pas toujours documentées.
1973 — Ringo : de la photographie aux illustrations de Klaus Voormann
La pochette et le livret de l’album Ringo impliquent notamment Barry Feinstein, Tim Bruckner et Klaus Voormann. C’est un terrain précieux pour l’histoire de la direction artistique : Ringo en est le chanteur et le sujet public, tandis que photographes et dessinateurs apportent leurs images. Les éditions matérielles demandent un examen pressage par pressage pour confirmer les crédits et les variantes. On ne peut pas déduire du nom de l’artiste en haut de l’album qu’il aurait conçu tous les visuels intérieurs. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
1974 — Goodnight Vienna : science-fiction, pastiche et couverture de disque
L’iconographie de Goodnight Vienna réemploie une référence cinématographique de science-fiction. Ringo devient un personnage d’image publicitaire, utilisant le langage du cinéma pour présenter sa nouvelle musique. Ce n’est ni une peinture originale de sa main ni une illustration sans modèle. Le dossier des pochettes étudie les créateurs et les éléments de mise en scène, ce qui autorise une lecture historique de l’image sans lui attribuer une signification autobiographique non documentée. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
Années 1970, tirage 2015 — Ringo se photographie de nouveau : autoportrait édité tardivement
Une photographie titrée Ringo figure au numéro 8 du Photograph Portfolio 2015. L’éditeur la date des années 1970 et mentionne, dans la légende attribuée au musicien, des bagues et un pendentif de saint François. Cette information est plus précise qu’une interprétation rétrospective du vêtement, mais moins précise qu’une date de séance. La date du portrait n’est pas celle du tirage giclée signé, diffusé dans une série limitée au XXIe siècle. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
1983 — Thomas : un pilote de télévision tourné puis longtemps non publié
Le pilote Down the Mine est fabriqué en 1983 pour tester l’adaptation des aventures ferroviaires de Wilbert Awdry. Une bande de narration de Ringo Starr est associée aux éléments historiques retrouvés. Le document de 1983 doit être distingué du montage reconstitué et publié en 2025 avec une nouvelle composition musicale. Le cas est exemplaire pour la conservation audiovisuelle : une même copie publique réunit des images anciennes et des interventions contemporaines identifiables. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
1984–1986 — Le narrateur de Thomas transforme le son des images
Ringo prête sa voix aux premières séries britanniques de Thomas the Tank Engine & Friends. Les locomotives sont animées par des dispositifs de maquettes et l’interprétation vocale contribue à leur donner une psychologie. L’ancien Beatle intervient ici comme narrateur, non comme auteur des livres, réalisateur des maquettes ou compositeur de la musique de série. Le jalon est essentiel pour une encyclopédie qui ne se limite pas aux images fixes : la voix participe également à la fabrication d’un personnage visuel. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
1989 — Shining Time Station : la voix devient un personnage à l’écran
L’adaptation américaine introduit Ringo en Mr. Conductor, personnage miniature filmé au milieu d’acteurs réels. La fonction artistique diffère de la narration britannique : le corps de Ringo est désormais inclus dans l’univers fictionnel et interagit avec les protagonistes de la gare. Les éditions britanniques et américaines des récits de Thomas doivent être distinguées, notamment lorsque les commentaires ont été réenregistrés. Une comparaison sans identification de la copie risquerait de multiplier fictivement les œuvres. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
II. Archives et numérique : le changement de support (1990–2009)
Fin des années 1990 — L’ordinateur devient un atelier de création graphique
Selon la présentation officielle de son œuvre, Ringo pratiquait déjà la peinture à l’huile et à l’acrylique avant de composer régulièrement sur ordinateur pendant les tournées et les séjours à l’hôtel. Il ne faut donc pas confondre le début de l’art informatique avec celui de toute activité picturale. Le passage d’un support à l’autre ajoute la possibilité de modifier les couleurs, multiplier les visages et combiner rapidement des formes. La création numérique devient une branche durable de son activité, non un remplacement total de la photographie. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2003–2004 — Postcards from the Boys : des archives personnelles au livre illustré
2003 : Genesis Publications propose une première édition bibliophilique signée de Postcards from the Boys (ISBN 0904351890). Elle reproduit 53 cartes postales envoyées à Ringo Starr par John Lennon, Paul McCartney et George Harrison. Le tirage annoncé compte 2 150 exemplaires Collector et 350 Deluxe ; chaque catégorie relève du même ensemble de 2 500 livres signés. Ringo y est destinataire, conservateur et commentateur de documents dont il n’est pas l’auteur graphique. 2004 : le livre circule aussi en édition courante. La description américaine de Chronicle Books (ISBN 9780811846134, 9 septembre 2004) mentionne 51 cartes, contre 53 dans les notices de Genesis et de Cassell Illustrated ; ces chiffres ne prouvent pas à eux seuls une suppression de deux cartes et demandent une collation des exemplaires. Ces deux étapes ne doivent donc pas être confondues sous une première publication datée de 2004. Étudier les éditions et les cartes postales. Références : Genesis Publications ; Chronicle Books, catalogue bibliographique.
16 mai 2005 — Date britannique annoncée pour Born to Boogie restauré
Le bulletin technique de TMR du 20 avril annonce cette date de sortie, distincte du 7 juin communiqué pour le marché nord-américain. Le chantier comprend le traitement d’environ 30 000 pieds de pellicule consacrée à Marc Bolan, un transfert des éléments 16 mm en haute définition et un remixage sonore par Tony Visconti. Consulter le récolement des supports.
2005 — My Faces : les visages numériques exposés à New York
Les créations informatiques de Ringo font l’objet d’une exposition documentée à Pop International Galleries, à New York, en juin 2005. Les annonces contemporaines signalent quatorze œuvres. La série ne doit pas être décrite uniformément comme une suite d’autoportraits : les titres évoquent des personnages et des figures graphiques dont l’identité est parfois ouverte. Une estampe éditée d’après une image numérique se distingue également du fichier original, de sa première impression et de tout tirage ultérieur. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2007–2008 — Les estampes et les livres de peinture organisent un catalogue
Les années qui suivent My Faces voient se multiplier les éditions de créations graphiques. Les premières monographies consacrées à ses peintures contribuent à fixer des reproductions et des titres. Le catalogue spécialisé distingue peinture originale, image numérique, tirage giclée et volume imprimé. Une date d’édition n’indique pas nécessairement la date de création de la composition ; les réimpressions et variantes techniques doivent être conservées comme des occurrences distinctes. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
III. L’édition photographique et l’exposition publique (2010–2019)
2011 — Drums for Peace : un message visuel dans l’espace public
Le projet Drums for Peace, inauguré à Londres en décembre 2011, associe le vocabulaire de l’instrument de percussion à une campagne de non-violence. Il faut le distinguer de la main Peace and Love installée plus tard en Californie. Les deux œuvres n’appartiennent pas à la même chronologie ni aux mêmes dispositifs de fabrication et de promotion. Leur comparaison permet d’étudier la circulation d’une idée pacifiste entre musique, graphisme, intervention publique et édition de sculptures. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2013 — Photograph : une mémoire personnelle éditée par Genesis
Le livre Photograph paraît sous la forme d’une édition de luxe consacrée aux archives de Ringo Starr. Il fait entrer des clichés personnels anciens dans une économie patrimoniale de livres et de tirages signés. La publication engage des questions de sélection, de légende, de provenance et de conservation, autant que de photographie pure. Le portrait japonais de 1966 est choisi pour la couverture, mais l’année 2013 désigne le livre et non la séance originale de prise de vue. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
23 octobre 2013 — Photograph fait l’objet d’une présentation publique à Hollywood
Le 23 octobre 2013, le cinéma ArcLight de Hollywood accueille une présentation du livre Photograph et des douze photographies signées du premier portfolio. Selon l’annonce publiée par Genesis Publications le 27 septembre, la matinée comprend la projection d’un court métrage et des interventions consacrées aux deux visages de Ringo : le batteur et le photographe. Dave Grohl, Steve Gorman et le photographe Henry Diltz figurent parmi les intervenants annoncés, sous la conduite de la journaliste musicale Melinda Newman. Cette présentation illustre le passage de la photographie privée au récit audiovisuel : les clichés anciens ne sont plus seulement réunis dans un livre, ils sont montrés et commentés devant un public.
Il faut distinguer la première présentation de l’ouvrage, le lancement des éditions photographiques et l’impression de chaque tirage signé. Le catalogue commercial du portfolio précise que chaque image est proposée en vingt-cinq exemplaires numérotés, et non que les douze images auraient été prises en 2013. Lire l’étude consacrée à la première mondiale de Photograph.
2013–2014 — Ringo: Peace & Love : le GRAMMY Museum rassemble les supports
Du 12 juin 2013 au 27 avril 2014, le GRAMMY Museum organise une exposition montrant instruments, costumes, lettres, photographies et images liées à sa carrière. Le projet démontre qu’un portrait muséal de Ringo peut mêler photographie, mémoire musicale, objets de scène et créations. Tous les éléments exposés ne sont pas des œuvres conçues par Ringo ; une muséographie digne de ce nom explicite la fonction de chacun. Les documents d’époque constituent un repère pour l’histoire de la reconnaissance institutionnelle de ses activités. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2013–2014 — Octopus’s Garden : une chanson devient un livre illustré
La chanson que Ringo avait écrite pour les Beatles est adaptée en album jeunesse, publié au Royaume-Uni en 2013 et aux États-Unis en 2014. Les illustrations sont de Ben Cort. Le crédit est essentiel : Ringo fournit le texte de la chanson et une contribution vocale, mais ne devient pas l’auteur des dessins au seul motif que son nom figure en couverture. Le rapprochement avec ses autres livres permet de distinguer illustrateur, auteur de paroles, éditeur et interprète. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
26 janvier 2014 — Les images de Photograph accompagnent Ringo aux Grammy Awards
Aux Grammy Awards du 26 janvier 2014, Ringo Starr interprète Photograph devant un écran où défilent des images issues du projet photographique publié par Genesis. Le rapprochement n’est pas seulement un jeu de mots entre le titre de la chanson de 1973 et celui du livre. Les documents privés de Starr trouvent ici un nouveau dispositif d’exposition : la projection scénique, synchronisée avec une performance musicale retransmise à grande échelle. Genesis souligne ce lien dans son compte rendu du 28 janvier, qui revient aussi sur les retrouvailles scéniques de Ringo et Paul McCartney.
Cette projection reste distincte d’une exposition de tirages de collection. À la télévision, les photographies deviennent une composante du spectacle, tandis que les estampes signées conservent leurs caractéristiques matérielles propres : dimensions, papier, numéro et certificat. Ce jalon montre comment un même fonds photographique peut circuler successivement dans un livre, un portfolio de galerie et une scénographie musicale, sans que le nombre des œuvres originales augmente pour autant.
2015 — La collection Starr–Bach devient un fonds public de ventes
La vente de décembre 2015 chez Julien’s Auctions met en circulation des objets et œuvres d’art appartenant à Ringo et Barbara Bach. L’index public comprend 1 337 résultats. Une étude de quarante-neuf lots du début de la vente montre que Hockney, Cocteau, Hirst, Lichtenstein et des artistes moins connus y figuraient, aux côtés d’objets religieux et décoratifs. Les prix affichés sont ceux de transactions historiques ; ils ne permettent pas de déduire les préférences individuelles des collectionneurs ni leurs gains financiers. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2017–2018 — Des portfolios supplémentaires rendent les anciens négatifs visibles
Les éditions Genesis poursuivent l’exploration de photographies autrefois conservées dans les archives personnelles. Les portfolios de 2017 et 2018 exigent une lecture attentive de leurs listes et variantes de titre : le même sujet peut apparaître dans plusieurs ensembles, tandis qu’une édition ne garantit pas l’existence d’un négatif nouveau. Pour comparer les notices, il faut enregistrer numéro de série, cadrage, dimensions, certificat et titre de l’éditeur. La datation des photographies originales demeure distincte de leur commercialisation. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2019 — Another Day in the Life : la mémoire reconfigurée en art du livre
Le livre Another Day in the Life réunit des photographies et commentaires de Ringo ; une couverture adaptée par Shepard Fairey à partir d’un autoportrait plus ancien souligne le dialogue entre image d’origine et travail graphique d’un autre auteur. La production de nouvelles éditions et d’estampes associées augmente le nombre d’objets disponibles sans multiplier nécessairement les négatifs historiques. La qualité des attributions tient à la séparation entre photographe, graphiste, éditeur et personne représentée. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2 novembre 2019 — La main Peace and Love entre dans l’espace public de Beverly Hills
Le monument en acier poli représentant la main droite de Ringo faisant le signe de la paix est installé dans Beverly Gardens Park. Son parcours est instructif : la proposition avait rencontré une résistance de la commission locale des beaux-arts avant son acceptation. Il serait donc trompeur de présenter l’inauguration comme une reconnaissance artistique unanime depuis le premier projet. La sculpture accompagne un message public et possède aussi un avenir sous forme d’éditions de collection différentes du monument. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
IV. NFT, nouvelles collections et mémoire (2022–2026)
2022 — NFT : cinq œuvres numériques, quatre lots par composition
Julien’s Auctions organise une vente de créations animées de Ringo associées à des jetons sur Ethereum. Les cinq titres, dont Bandana Man, Starr Art et Crash, sont déclinés en quatre exemplaires numériques chacun. Des éléments matériels et sonores complètent le dispositif. Il faut parler de cinq créations et de vingt lots, non de vingt peintures autonomes ni de vingt images de la période Beatles. La source technique de création, le NFT et le tirage signé ne sont pas interchangeables. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2022 — Lifted : la photographie retrouvée devient nouveau récit
Lifted rassemble des images, souvenirs et éléments d’archives. Le volume prolonge le déplacement du patrimoine privé vers des publications destinées au public, mais doit être classé comme ouvrage documentaire et non comme exposition de peintures inédites. La chronologie de ses photographies ne suit pas forcément l’ordre des chapitres de l’édition. Le crédit exact des clichés, l’origine des légendes et la matérialité de chaque livre restent les points d’identification prioritaires. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2023 — Now and Then : Ringo Starr filmé par Peter Jackson à travers trois décennies d’archives
Le 1er novembre paraît le documentaire de douze minutes d’Oliver Murray consacré à la fabrication de la dernière chanson des Beatles ; le 2 novembre suit la parution du single Now and Then, puis le 3 novembre celle du clip de Peter Jackson. Pour ce dernier, Ringo Starr et Paul McCartney fournissent de nouvelles images filmées de leurs contributions instrumentales. Apple Corps retrouve plus de quatorze heures d’archives des séances de 1995 auxquelles participaient George Harrison, Paul et Ringo. Le film intègre également des documents familiaux et quelques secondes de la formation en cuir transmise par Pete Best. La date de 2023 désigne la publication et le montage, non le tournage de l’ensemble des plans. Ce jalon appartient à l’histoire des archives filmiques et de leur réemploi, pas à l’œuvre de Ringo comme réalisateur. Consulter l’étude détaillée des archives, des effets visuels et de la réalisation de Peter Jackson →
2023 — Now and Then : Ed Ruscha, Chris Giffin et l’image du temps
Le 2 novembre 2023, le dernier single des Beatles paraît avec une œuvre graphique originale d’Ed Ruscha en couverture : trois mots blancs inclinés sur un fond bleu-gris, sans portrait des musiciens. L’édition fait également intervenir une horloge de Chris Giffin, acquise par George Harrison en 1997, dont la photographie est créditée à Rick Guest ; les mentions d’édition identifient Darren Evans pour le design. Le clip de Peter Jackson publié le lendemain constitue une création filmique autonome, à distinguer de ces éléments graphiques. Les variantes 7 pouces, 12 pouces, cassette et CD doivent être inventoriées comme des objets commerciaux distincts, sans confondre la couleur des supports et la création de nouvelles œuvres de couverture. Lire l’étude de la peinture de Ruscha, de l’horloge de Giffin et des éditions du single →
2023 — Beats & Threads : costumes, batterie et archive visuelle
Le projet Beats & Threads assemble des photographies et des commentaires autour des instruments, costumes et apparitions de Ringo au cours de sa carrière. Il rappelle qu’une veste de scène n’est pas une photographie, qu’une photographie d’un costume n’en établit pas le propriétaire actuel et qu’un livre consacré à ces objets n’en est pas l’inventaire physique complet. Les deux dimensions, biographique et matérielle, doivent être documentées indépendamment. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2024 — Un ancien autoportrait infrarouge reçoit une édition nouvelle
Genesis publie en juillet 2024 une notice intitulée Ringo Self-Portrait, décrivant une image réalisée vers 1969 sur film infrarouge. Le tirage signé et numéroté est contemporain ; le procédé de prise de vue remonte aux années 1960. Cet exemple résume toute la difficulté chronologique d’une archive d’art : une œuvre peut connaître une deuxième vie commerciale très tardive sans être « créée » à cette nouvelle date. Le titre et le nombre d’exemplaires constituent des données d’édition, pas des caractéristiques du négatif. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2025 — Starr Art : présentation d’œuvres originales à Las Vegas
La présentation organisée à Animazing Gallery, annoncée le 26 août 2025 et ouverte en septembre, est décrite dans les communications officielles comme la première exposition montrant des peintures originales de Ringo aux côtés de pièces limitées et signées. Elle distingue clairement le tableau peint et sa reproduction. Les œuvres présentées ont chacune leur titre et leur support ; le catalogue de douze originaux doit être consulté pour étudier leurs différences. La part de recettes destinée à la Lotus Foundation ne doit pas être confondue avec le montant total de chaque transaction. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
9 mai 2025 — Première publication du pilote de Thomas de 1983 restauré avec la voix de Ringo
La publication de Down the Mine restauré introduit une autre temporalité : celle de la récupération d’un enregistrement. Les fragments de pellicule et la bande parlée de 1983 sont réassemblés avec des opérations modernes, notamment une nouvelle musique. La version rendue publique en 2025 porte donc une double date. On peut affirmer la survie du matériau vocal d’époque sans prétendre que tous les éléments sonores entendus datent du tournage initial. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
12–28 mai 2025 — Vente caritative Mattel–Propstore des archives matérielles de Thomas
Une vente d’environ deux cents lots présente maquettes et accessoires de la série. Les objets des saisons postérieures ne doivent pas être attribués au pilote de 1983 sans attestation individuelle ; chaque numéro de lot doit être rapproché de sa fiche de provenance. Voir les archives audiovisuelles et les objets.
3 juin 2026 — Le Lichtenstein de la collection Starr–Bach retrouve le marché public
Rago présente la lithographie Explosion (from Portfolio 9) de 1967, issue du lot 25 de la vente Julien’s de 2015. Le résultat publié en 2026 est de 38 400 dollars. Ce suivi d’une œuvre identifiée est un modèle de concordance de provenance : le nom de l’artiste, le support, le titre, le numéro d’édition et les deux catalogues sont recoupés. Il ne démontre pas une appréciation financière nette sans examen des commissions et des coûts. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2026 — Deux images japonaises inspirées de Kuniyoshi rendent Ringo personnage d’estampe
Des créations japonaises liées à Long Long Road représentent le musicien dans un langage graphique inspiré de l’ukiyo-e. Les artistes japonais crédités, et non Ringo, sont les auteurs de ces illustrations. Leur intérêt est d’associer un imaginaire traditionnel aux signes de la pop culture occidentale. Dans un catalogue raisonné, elles appartiennent à la rubrique « œuvres représentant Ringo », pas automatiquement à celle des créations exécutées de sa main. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
2026 — Le clip Long Long Road réactive l’image biographique de Ringo
Étude autonome : le film de Francesca Gregorini, ses archives et les crédits de ses équipes de tournage et d’effets visuels. Pour l’objet photographique paru le même jour, voir la pochette de Henry Diltz.
Le film promotionnel utilise photographies d’archives, séquences contemporaines et contributions de professionnels dont les crédits doivent être distingués. Les remerciements à des témoins ou ayants droit ne suffisent pas à attribuer chaque image à un photographe déterminé. Ce jalon clôt provisoirement une histoire commencée avec les photographies personnelles des Beatles : Ringo choisit de nouveau la manière dont son passé est mis en scène, mais le montage appartient à un collectif de créateurs. Consulter la notice encyclopédique et ses sources.
V. Télévision, cinéma et sculptures : jalons de 1978 à 2026
Une chronologie critique ne peut pas se contenter d’une succession de dates de sortie des disques et des films. Les archives retrouvées doivent permettre de distinguer l’année de fabrication de l’image, la campagne de distribution, la date de diffusion audiovisuelle, la fabrication d’un tirage ou d’une sculpture et son exposition ultérieure. Les cinq jalons suivants proviennent de nouvelles concordances entre catalogues matériels, documents de distribution et communications d’institutions ; chacun corrige une manière fréquente de dater trop vite un objet de collection.
19 et 26 février 1978 : deux situations de prise de vue pour le spécial télévisé Ringo
Le 19 février 1978, une spectatrice rapporte avoir aperçu Ringo aux studios A&M de Los Angeles, où il préparait le spécial télévisé Ringo. La source est un témoignage paru, selon la transcription accessible, dans le bulletin Harrison Alliance de mars 1978. Une chronologie filmographique situe la réalisation de certaines scènes entre les 14 et 22 février. Le 26 février, la même participante raconte avoir assisté à l’enregistrement d’une séquence de concert dans un studio NBC, devant environ 175 personnes, avec notamment Heart on My Sleeve, Hard Times et You’re Sixteen. Ces deux épisodes ne doivent pas être fusionnés sous une seule date de tournage. La presse contemporaine confirme la diffusion américaine du 26 avril 1978, autre jalon indépendant de la production de février.
Les génériques attribuent les costumes à Bill Hargate, la direction artistique à René Lagler, la coiffure à Barbara Lorenz et le maquillage à Ben Nye III. Ces métiers apportent une quatrième couche chronologique : les travaux préparatoires de conception et d’essayage ont nécessairement précédé les prises de vue, mais leurs journées exactes ne sont pas documentées. La découverte d’une esquisse de costume, d’un négatif de plateau ou d’un objet d’Ognir Rrats imposera donc de lui assigner une date propre, plutôt que d’utiliser automatiquement le 26 avril. Voir le catalogue des costumes et accessoires.
1981 : Caveman possède une histoire matérielle à plusieurs niveaux
Le film Caveman de Carl Gottlieb est distribué aux États-Unis au printemps 1981. L’illustrateur Michael Hobson fournit une œuvre préparatoire distincte de son affiche américaine imprimée au format one-sheet, enregistrée sous le numéro NSS 810068. Le 4 juin 1981 est mentionné comme date d’exploitation allemande dans un répertoire d’affiches ; un poster allemand au format A1, 59 × 84 cm, met en avant un dinosaure vert dans une composition différente. Un marchand documente pour l’Italie un jeu de huit fotobuste de 33 × 46 cm, tandis que des catalogues signalent deux autres séries de huit cartes, américaines et hispanophones. On connaît ainsi trois familles de huit objets imprimés, mais pas leur degré de réutilisation des mêmes négatifs.
En parallèle, la bibliothèque de l’université de l’Illinois conserve la mention de dix-huit photographies liées au film dans la Leskosky Collection of Film Press Kits, boîte 33, item 2291. L’année 1981 décrit leur contexte cinématographique ; elle ne démontre pas que les quarante-deux supports décrits dans ces collections et catalogues constitueraient quarante-deux prises de vues autonomes. Le chercheur doit rapprocher les images et lire les légendes avant tout dénombrement. Voir les affiches internationales et les photographies de cinéma.
La main Peace and Love : une idée qui circule à plusieurs échelles depuis 2019
La sculpture de Beverly Gardens Park, inaugurée en novembre 2019, a donné naissance à plusieurs éditions autorisées issues du moulage de la main droite de Ringo. Le programme institutionnel géré notamment par Gary Astridge décrit des monuments d’environ 2,57 mètres pouvant être fabriqués en métal ou en matériau composite, selon le lieu d’installation. Une édition destinée aux collectionneurs est annoncée à cent statuettes en matériau désigné cold cast pewter, sur socle en noyer teinté, avec deux baguettes de collection et un certificat portant une signature imprimée de Ringo et une signature manuscrite de Gary Astridge. Cette série n’est ni une miniaturisation automatiquement numérotée d’après le monument californien, ni l’une des deux séries de 250 petits exemplaires vendues dans un autre programme Julien’s.
La chronologie ne peut attribuer aux statuettes de cent unités une date de première fabrication certaine tant que cette information n’a pas été retrouvée. Il faut conserver distincts le premier dévoilement public de la sculpture monumentale, les différentes mises en marché des éditions autorisées et la signature des certificats. La fiche de l’objet doit comporter ses dimensions réelles, la composition du matériau et l’état de ses accessoires : le titre Peace and Love ne suffit pas à la différencier des autres familles d’éditions. Voir l’étude des sculptures de Ringo Starr.
7 juillet 2025, puis 7 juillet 2026 : le musée de Liverpool et la même initiative
The Beatles Story, au Royal Albert Dock de Liverpool, annonce le 16 mai 2025 l’installation d’une sculpture autorisée Peace and Love à l’occasion des 85 ans de Ringo. L’établissement programme sa présentation extérieure pour le 7 juillet 2025. Le 16 juin 2026, le musée déclare conserver la seule sculpture de ce programme au Royaume-Uni, selon sa propre communication, et prévoit de la présenter à nouveau devant l’entrée lors du 86e anniversaire de l’artiste, le 7 juillet 2026. Les articles permettent de suivre une continuité institutionnelle entre deux événements, mais ils ne prouvent pas une exposition extérieure permanente, accessible chaque jour et chaque nuit.
La documentation de cette œuvre fait ainsi apparaître trois étapes chronologiques : autorisation du programme de monuments, entrée ou dépôt d’un exemplaire auprès d’un musée, puis utilisation de cet objet lors d’un rassemblement public consacré à la paix. Cette dimension événementielle de l’art de Ringo ne se mesure ni au nombre d’exemplaires vendus ni à la seule valeur matérielle du monument. Elle concerne la fonction sociale d’un symbole placé dans la ville natale des Beatles et présenté à l’occasion d’une célébration récurrente.
Relier les archives aux œuvres et à leurs dates
Les jalons ci-dessus associent à chaque date un type de document : témoignage de tournage, critique télévisuelle, affiche de distribution, tirage photographique, œuvre préparatoire, édition limitée et communication muséale. Une chronologie ne peut servir de référence que si elle permet au lecteur de revenir au document décrivant l’objet. Elle doit également accueillir des événements encore incertains sans leur inventer de précision. Dans ce cadre, la date de fabrication d’un masque télévisuel, celle de l’impression d’une fotobusta ou celle de la numérotation d’une statuette demeurent ouvertes tant qu’une feuille d’atelier, un certificat ou un exemplaire complet n’ont pas été examinés.
VI. Jalons de création, d’édition et de restauration : objets dont le millésime peut tromper (1966–2025)
Plusieurs découvertes récentes imposent de compléter la chronologie par des dates qui ne sont pas celles de la création première des œuvres. Les cinq cas suivants illustrent une difficulté récurrente du patrimoine de Ringo : une chanson enregistrée pendant les Beatles peut être illustrée par un film plus tardif et par un clip bien plus récent ; un volume de correspondance peut être publié des décennies après l’écriture de ses cartes ; un dessin ancien peut n’être accessible qu’après une restauration ; une narration enregistrée pour un pilote peut rester inédite pendant quarante ans. La chronologie doit donc toujours indiquer à quoi se rapporte exactement le millésime.
1966, 1968, 2012 et 2015 : Yellow Submarine, un titre qui désigne quatre histoires
1966 est l’année d’enregistrement de la chanson Yellow Submarine, sur laquelle Ringo tient la partie vocale principale. 1968 marque la sortie du film animé de George Dunning, dessiné sous la direction artistique d’Heinz Edelmann ; Paul Angelis prête sa voix parlée au personnage de Ringo. 2012 voit paraître la restauration supervisée par Paul Rutan Jr., avec des suppléments présentant notamment vingt-neuf reproductions de dessins au crayon et trente photographies de fabrication. 2015 correspond enfin à une nouvelle vidéo promotionnelle montée par Matthew Longfellow à partir des images du film. Le même titre peut ainsi désigner un enregistrement sonore, un long métrage, une édition restaurée et un montage musical. Il serait artificiel de les inventorier comme un seul objet « réalisé par Ringo ».
1991 : un Ringo parlant dans les Simpson, entre mémoire des Beatles et peinture
Le 11 avril 1991, la télévision américaine diffuse Brush with Greatness, épisode des Simpson dans lequel Ringo Starr prête sa propre voix à son personnage. L’intrigue voit ressurgir les peintures de jeunesse que Marge Simpson consacrait au batteur et relance sa propre vocation d’artiste. Ce jalon appartient à la réception de l’image de Ringo, pas à sa production graphique personnelle : les portraits de Ringo dessinés fictivement par Marge sont des objets animés produits pour une série télévisuelle. Le contraste avec Yellow Submarine, où la voix parlée de Ringo était jouée par Paul Angelis, rend l’épisode utile pour comprendre le passage de l’avatar doublé par un acteur à l’autoportrait vocal d’une célébrité.
2003 : les cartes postales anciennes deviennent un livre signé à 2 500 exemplaires
La publication Postcards from the Boys par Genesis Publications en 2003 réunit cinquante-trois cartes adressées à Ringo par ses anciens partenaires. L’éditeur annonce 2 150 exemplaires Collector et 350 Deluxe, soit un tirage total de 2 500. Les livres possèdent des pages noires à texte argenté, un coffret métallique rouge inspiré des boîtes postales et des accessoires. La date de l’envoi d’une carte n’est pas la date de son fac-similé relié. Les numéros « /2500 » observés sur les exemplaires Collector et « /350 » rapportés pour les Deluxe doivent être conservés tels qu’ils apparaissent sur chaque page de limitation, sans présumer que tous les exemplaires utilisent le même dénominateur. Le chapitre bibliographique comporte désormais des exemplaires individualisés de ventes Christie’s et Heritage, dont deux transactions de 2015 et 2025. Ces dates sont celles de la circulation des volumes sur le marché secondaire, pas celles de leur édition originale.
2009 : le jeu The Beatles: Rock Band et la représentation virtuelle de Ringo
Le jeu musical The Beatles: Rock Band paraît en 2009. La séquence animée d’ouverture est réalisée par Pete Candeland chez Passion Pictures, avec Robert Valley à la direction de l’animation et une équipe de plus de cinquante artistes et techniciens selon la notice D&AD. Le studio MK12 fournit d’autres interludes animés, distincts des modèles de personnages employés par Harmonix à l’intérieur du jeu. La création nécessite des recherches iconographiques sur les scènes et vêtements des Beatles, mais un avatar jouable n’est ni une photographie d’archives ni une captation nouvelle du geste du batteur. La remise en circulation séparée de l’introduction sur des plateformes vidéo ne change pas son origine dans la production de 2009.
1983 et 2025 : la voix de Ringo à Thomas échappe à quarante-deux années de silence
En 1983, Britt Allcroft et Clearwater Films tournent une première adaptation de l’histoire Down the Mine, épisode-test des locomotives de Thomas the Tank Engine. Les bobines de pellicule conservées à l’état de fragments et les pistes audio retrouvées chez Mattel permettent de reconstruire une version présentée au public le 9 mai 2025. La narration de Ringo Starr provient d’un enregistrement ancien ; la musique a été spécialement composée pour cette diffusion moderne par Mike O’Donnell et des effets sonores supplémentaires ont été créés. Ce jalon de 2025 est donc une première publication restaurée, non la date de la performance originelle de Ringo. Il ne permet pas non plus de conclure qu’une copie montée et complète du pilote de 1983 aurait été retrouvée intacte.
Ces jalons ne sont pas des doublons : ils décrivent cinq transformations d’œuvres
Les scénarios sont différents : Yellow Submarine circule de la chanson au cinéma puis au support vidéo ; Postcards from the Boys transforme des lettres privées en fac-similés d’art ; The Beatles: Rock Band recrée en animation des personnages historiques ; le pilote de Thomas réunit après coup des fragments de film et une prestation vocale retrouvée ; l’épisode des Simpson met la notoriété du chanteur au service d’une fiction sur la peinture. Ensemble, ils montrent pourquoi une histoire de l’art visuel de Ringo ne doit jamais réduire sa carrière à une liste de produits portant son nom. Elle doit séparer la personne représentée, l’auteur graphique, le rôle du musicien, le support historique et l’acte de réédition.
2016 — Eight Days a Week : les images des tournées revisitées
Le 15 septembre 2016, le documentaire de Ron Howard, The Beatles: Eight Days a Week – The Touring Years, est présenté dans des salles françaises lors d’un événement spécial comprenant des archives du Shea Stadium ; sa sortie américaine en salles est annoncée pour le 16 septembre 2016. Les images qu’il utilise proviennent majoritairement des années 1962 à 1966 et sont associées à de nouveaux entretiens avec Ringo Starr et Paul McCartney. Il faut donc distinguer la date de la captation, celle de l’entretien et celle du montage documentaire. Lire le chapitre dédié au travail de Ron Howard et aux archives des tournées.
2021–2024 — Get Back et Let It Be : trois dates pour les mêmes archives originelles
Le 30 janvier 1969, les Beatles donnent leur concert sur le toit d’Apple, sous les caméras engagées pour le projet de Michael Lindsay-Hogg. En mai 1970, le film Let It Be est présenté au public. Du 25 au 27 novembre 2021, Peter Jackson diffuse une série documentaire nouvelle, The Beatles: Get Back, réalisée à partir des prises de vues conservées. Le 8 mai 2024, Let It Be revient en version restaurée par Park Road Post Production, à partir du négatif original 16 mm. La chronologie doit inscrire séparément la captation historique, la sortie du film, l’œuvre documentaire de 2021 et la restauration de 2024. Ces quatre repères renvoient à deux chapitres distincts : Get Back, les archives filmées et Let It Be, histoire et restauration. Ils documentent Ringo comme personne filmée, non comme auteur du tournage.
Ce que la chronologie nous apprend sur les métiers de Ringo Starr
Sur cette longue durée, la trajectoire ne va pas d’un métier ancien vers un métier qui le remplacerait définitivement. Ringo continue à faire rééditer des photographies argentiques alors qu’il présente des créations numériques ; il donne à publier des images personnelles après avoir joué devant les caméras de télévision ; il conçoit des signes de paix pour l’espace public au moment où d’autres artistes transforment son visage dans des formes graphiques nouvelles. La chronologie révèle des chevauchements plutôt qu’une succession simple.
Elle permet également de comprendre la place de Barbara Bach. En 2013, Ringo explique au GRAMMY Museum que leur travail d’archivage commun a fait redécouvrir des boîtes de négatifs et de souvenirs. En 2015, ils dispersent ensemble une partie de leur collection matérielle. Ces deux moments apparaissent comme des changements dans la gestion du patrimoine privé, et non seulement comme des épisodes médiatiques de la vie de l’ancien Beatle.
Un autre fil rejoint le cinéma et la télévision : le personnage animé de 1965, la fiction des locomotives de 1983–1984, l’apparition de Mr. Conductor en 1989 et le pilote reconstitué en 2025 montrent que la fabrication d’une image peut dépendre d’une voix, d’un montage et de supports qui n’ont rien d’un tableau. L’ancienne opposition entre « musicien » et « artiste plastique » devient trop étroite pour rendre compte de l’œuvre et des activités documentées.
La question principale reste celle des crédits. La couverture dessinée par Klaus Voormann, les photographies de Barry Feinstein, les illustrations de Ben Cort et les portraits japonais de 2026 ne sont pas des œuvres créées par Ringo au seul motif qu’elles le concernent. À l’inverse, les négatifs pris par Ringo et les peintures signées exigent que l’on reconnaisse sa responsabilité propre dans l’image. L’attribution est le fondement de l’encyclopédie, pas une note secondaire.
1970 et 1972 : deux jalons documentaires à conserver séparés. La séance de couverture de Beaucoups of Blues à Nashville appartient à l’histoire de la photographie éditoriale de 1970 ; le court film de Back Off Boogaloo tourné le 20 mars 1972 relève de la télévision et du cinéma promotionnel. Leur intégration dans la chronologie ne doit pas produire une date quotidienne inventée pour les photographies de Nashville.
Comment utiliser cet atlas pour retrouver une œuvre précise
Le lecteur qui souhaite identifier une photographie des années Beatles doit commencer par la date présumée de la prise de vue, puis par le nom de son photographe avant d’examiner les tirages contemporains. Celui qui cherche une estampe récente doit privilégier la notice d’édition, le numéro, la technique et la signature. Pour un livre, l’ISBN, l’éditeur, l’édition et le crédit de couverture sont déterminants. Pour une œuvre mise aux enchères, le numéro de lot et la provenance peuvent relier plusieurs catalogues. Enfin, pour un film restauré, il faut noter le support original, les éléments retrouvés, la version consultée et les interventions nouvelles.
Ces principes d’identification sont détaillés dans le catalogue et bibliographie critique de Ringo Starr artiste visuel, qui regroupe les sources et les renvois par nature d’objet. La présente chronologie complète ce répertoire : elle cherche des dates, là où le catalogue cherche des œuvres et des exemplaires. Les deux instruments sont utiles, mais ne doivent pas être confondus.
VII. Repères nouveaux : Ringo designer, ROR et la sculpture de collection (1968–2026)
Le dossier consacré aux arts visuels de Ringo Starr gagne à être lu comme une histoire des créations, des supports et des métiers, et non comme une progression allant linéairement de la photographie à la peinture numérique. Les sources récemment confrontées montrent que le musicien participait déjà à la conception de mobilier métallique plusieurs décennies avant ses premières estampes informatiques. Elles permettent aussi de compléter la réception contemporaine de ses sculptures grâce à une vente précisément documentée chez Christie’s en mars 2026.
1968–1969 : Apple, Robin Cruikshank et le début du projet ROR
En 1968, la société de Robin Cruikshank commence à travailler avec Apple, selon les archives historiques publiées par ROR International. L’année suivante, Ringo aménage une maison à Londres et sollicite Robin pour réaliser des projets souhaités avec Maureen Starkey. La société baptisée ROR — pour Ringo or Robin — est décrite comme formée en 1969, avec une participation de Ringo de 51 % et de Robin de 49 %. Ces proportions proviennent du récit de l’entreprise et non de l’examen de statuts juridiques originaux. Le point essentiel est la réalité d’une coopération entre un artiste célèbre et un designer disposant d’un atelier professionnel.
La cheminée en acier inoxydable est citée parmi les premiers projets domestiques. L’évolution vers des tables utilisant verre, acier, chrome et pièces d’automobile transforme ensuite des idées d’intérieur privé en objets susceptibles d’être commercialisés. Cette activité modifie la chronologie généralement proposée de l’artiste : l’intérêt de Ringo pour la création visuelle n’est pas né du programme de peinture découvert dans une chambre d’hôtel au tournant des années 2000. Il est attesté au moins trente ans auparavant, dans la fabrication d’objets de design et d’architecture intérieure.
16 septembre 1971 : Ringo présente son mobilier métallique dans Blue Peter
La date de diffusion sur BBC1 est attestée par les relevés télévisuels et l’inventaire de la saison 1971–1972. L’extrait avec John Noakes, rediffusé par BBC Archive en 2023, présente plusieurs familles d’objets ROR : mobilier métallique, objets en Perspex, sculpture cinétique et table Rolls-Royce. Étude détaillée des objets et de la diffusion.
Le passage de Ringo à l’émission britannique Blue Peter en 1971, aux côtés de John Noakes, fournit un jalon audiovisuel indépendant des souvenirs de ROR. La BBC en a rediffusé un extrait via ses archives en septembre 2023. On y retrouve le musicien expliquant ses activités de conception de meubles en acier, au contact d’objets contemporains du lancement de l’entreprise. Une telle image doit être identifiée comme document télévisuel historique et distinguée des clichés publicitaires réalisés pour ROR.
Une archive de télévision ne constitue pas en elle-même un catalogue d’atelier : elle peut prouver l’existence d’un modèle, le geste d’un démonstrateur et certaines caractéristiques visibles, sans fixer nécessairement son numéro de série, son lieu de fabrication ou le nombre d’exemplaires produits. Ce jalon permet toutefois d’établir que Ringo revendiquait publiquement cette activité de design dès les premières années suivant les Beatles.
1972–1975 : campagnes publicitaires et témoignage direct de TIME
Le photographe Peter Falkner situe aux alentours de 1972 une campagne ROR où il photographie Ringo déguisé en Batman auprès de Robin Cruikshank en Robin. L’affiche est conçue par John Kosh, preuve que la fabrication de l’image commerciale est un travail collectif. Falkner conserve également la trace d’une publicité de novembre 1972 pour une table en verre. Ces documents, qui appartiennent à la promotion d’un mobilier, ne doivent pas être rangés parmi les œuvres photographiques prises par Ringo, puisqu’il en est le sujet et non l’auteur de la prise de vue.
Le 9 juin 1975, TIME décrit une table assemblée à partir de deux calandres Rolls-Royce, une cheminée circulaire, un ensemble de meubles modulables et des prix publics annoncés pour certains produits. Le magazine constitue une source contemporaine, plus proche du lancement des modèles que les reprises de presse du XXIe siècle. La table Rolls-Royce est présentée à 4 600 dollars, prix annoncé à cette date qui ne doit pas devenir une adjudication ou une valeur de marché actuelle.
1986 : fin de l’association avec Ringo, continuité d’un nom voisin
ROR International situe en 1986 la séparation de Ringo Starr et Robin Cruikshank comme associés. Robin continue par la suite ses projets sous une dénomination proche avec l’accord de Ringo. Cette différence est essentielle pour les catalogues modernes : une étiquette ROR International ne suffit pas à démontrer la participation personnelle du batteur à la conception d’un objet produit après cette date. Les archives de projets d’aménagement à Abou Dhabi entre 1979 et le milieu des années 1980 concernent l’histoire de l’entreprise et de ses collaborateurs ; une attribution de chaque meuble à Ringo demanderait un document technique propre à la création considérée.
29 novembre 2023 : un exemplaire de la table Rolls-Royce apparaît chez Bonhams
Bonhams propose en 2023 une table ROR à deux calandres Rolls-Royce, plateau en bois d’amboine et livret promotionnel, accompagnée d’un Polaroid lié à Hilary Gerrard, collaborateur de longue date du batteur. Les dimensions publiées sont d’environ 167,5 × 66 × 59,5 cm et l’estimation de 1 000 à 2 000 livres. Ce jalon apporte un objet individualisable au catalogue, sans prouver que le modèle commercialisé en 1975 sous une description d’acier inoxydable soit identique à cette variante à deux niveaux en bois. La comparaison des photographies et des étiquettes est nécessaire pour confirmer les liens de fabrication.
13 mars 2026 : Peace and Love Hand 2/12 atteint 260 350 dollars
Christie’s vend à New York, dans la collection Jim Irsay, une sculpture monumentale de Ringo Peace and Love Hand exécutée en 2023. La pièce, haute de 257 cm, est réalisée en acier inoxydable et porte au revers du socle « Ringo 2/12 ». Elle constitue donc le deuxième exemplaire annoncé d’une édition de douze. Son prix réalisé de 260 350 dollars le 13 mars 2026 est un fait documenté par la maison de vente, avec une estimation préalable de 40 000 à 60 000 dollars.
Cette sculpture doit rester distincte du monument inauguré à Beverly Hills en 2019, malgré leur motif commun. L’objet de collection numéroté possède une provenance directe déclarée de l’artiste à Jim Irsay, une numérotation et une transaction enregistrée ; le monument public appartient à un autre régime de circulation. Le résultat de Christie’s n’est pas le prix des statuettes de cent exemplaires ni la valeur abstraite du signe de paix. Il identifie un exemplaire, une vente et un contexte précis.
2026 : tables ROR et circulation internationale des objets
Les catalogues de 2026 mentionnent une table circulaire ROR au plateau en verre de 153 cm de diamètre proposée à Londres en mars, puis une table Trilobi à deux supports concaves en acier nickelé et plateau en verre figurant dans des archives Dreweatts du printemps et de l’automne. Une page d’agrégateur rapporte 600 livres pour une vente Trilobi, mais les fiches d’avril et d’octobre doivent être rapprochées matériellement avant de considérer qu’il s’agit du même meuble passé à plusieurs reprises sous le marteau. L’étude de provenance, et non le seul titre d’objet, détermine les concordances.
Ces découvertes élargissent le champ de la chronologie : le parcours de Ringo dans les arts visuels passe par la création industrielle collective, la publicité, les objets domestiques, les expositions, l’art numérique et la sculpture. Chacune de ces activités possède ses propres formes de preuve. C’est précisément en gardant cette diversité que l’on peut comprendre l’artiste au-delà de l’image familière du batteur des Beatles.
VIII. Créations, éditions et ventes d’œuvres entre 2005 et 2026
La chronologie encyclopédique doit désormais intégrer une série de documents commerciaux et institutionnels qui précisent l’histoire des œuvres de Ringo Starr sans créer artificiellement de nouvelles périodes de création. En 2005, ses visages numériques sont montrés en public ; le livre Painting Is My Madness paraît en 2008, dans une édition ArtCelebs de 3 000 exemplaires dont des états signés à 200 pièces sont documentés par des ventes ultérieures. La date d’un livre n’est pas celle de l’ensemble des dessins qu’il reproduit.
En 2013, Photograph constitue une édition à 2 500 exemplaires signés chez Genesis ; une photographie autoportrait réalisée par Ringo au Japon en 1966 est reprise sur la couverture du livre et adaptée plus tard par Shepard Fairey. Les estampes des portfolios 2013, 2015 et 2018 constituent des éditions modernes numérotées de photographies bien plus anciennes. En décembre 2017, deux tirages présentés comme nouveaux pour 2018 étaient déjà entièrement souscrits.
Comparaison des sources
En 2022, Lifted rassemble des images des Beatles et des commentaires de Ringo avec David Wild ; la maison RR Auction a décrit ultérieurement un exemplaire signé portant le numéro 1323. En 2023, Beats & Threads, conçu avec les travaux de Gary Astridge, apporte une approche matérielle de ses batteries et costumes, dans un ouvrage de 312 pages et près de 300 illustrations selon le communiqué officiel.
Les années suivantes apportent des preuves de vente de plus en plus précises. En 2025, Animazing Gallery expose douze tableaux originaux et plusieurs familles d’estampes, certaines réalisées bien avant cette date. En mars 2026, Christie’s documente deux objets à des statuts différents : la peau de grosse caisse historique du premier Ed Sullivan Show, adjugée 2 881 000 dollars le 12 mars, et la sculpture monumentale Peace and Love Hand de 2023, exemplaire 2/12 vendu le lendemain pour 260 350 dollars.
La comparaison de ces deux ventes démontre pourquoi il faut séparer patrimoine musical, création artistique personnelle et reproduction autorisée. La peau portant le logo des Beatles fut peinte par Eddie Stokes d’après un dessin d’Ivor Arbiter et utilisée par Ringo ; la sculpture de 2023 est créditée comme œuvre de Ringo. Leur proximité dans une vente ne leur donne pas le même auteur, le même type de support ni la même histoire.
La meilleure chronologie est donc double : une colonne pour la date de création de l’objet ou de l’image et une pour ses éditions, expositions, ventes et restaurations. Cela permet de préserver le temps de la musique et celui du patrimoine au lieu de transformer chaque réédition et chaque adjudication en « nouvelle œuvre » de Ringo Starr.
Sources documentaires complémentaires
- Genesis Publications, Photograph 2013 et édition limitée — https://www.genesis-publications.com/books/9781905662302/photograph
- Ringo Starr, annonce de Beats & Threads, novembre 2023 — https://www.ringostarr.com/ringo-starrs-landmark-photography-retrospective-hardcover-beats-threads-chronicling-over-70-years-of-his-legendary-drum-kits-and-era-defining-fashions-announced/
- Animazing Gallery, Starr Art 2025, tableaux et estampes antérieures — https://www.animazing.com/starr-art
- Christie’s, peau historique Ed Sullivan de février 1964 — https://www.christies.com/en/lot/lot-6573386
- Christie’s, Peace and Love Hand 2/12, mars 2026 — https://www.christies.com/en/lot/lot-6572888
Création et diffusion : deux chronologies à distinguer
Le dossier Ringo artiste se développe sur des activités qui se chevauchent : photographie privée, mobilier ROR, cinéma, dessin numérique, éditions de luxe, sculpture et communication caritative. Les dates de parution d’un livre et celles de prise de vue de ses photographies ne sont pas le même type d’événement.
Un catalogue raisonné doit construire pour chaque objet au moins deux séquences : la naissance ou la fabrication et ses diffusions ultérieures. L’autoportrait japonais de 1966, imprimé en 2013 et adapté graphiquement ensuite, l’illustre parfaitement.
La preuve matérielle et sa portée
De même, une œuvre numérique des années 2000 peut être exposée plusieurs fois puis rééditée en tirage signé ; un tableau original de 2025 peut être photographié pour des affiches sans créer d’autres tableaux. Chaque manifestation reçoit son identifiant lié, sans modifier l’identité de l’œuvre-source.
La vente publique d’un objet de 1964 en 2026 ne transforme pas cet objet en création contemporaine. L’histoire de la peau du Ed Sullivan Show est celle d’un instrument utilisé puis conservé et restauré ; celle de la sculpture Peace and Love exécutée en 2023 est une autre chronologie et une autre attribution.
2024–2026 : chronologie des albums country et de leurs images
Contexte et dates
Ringo annonce Look Up en octobre 2024 pour une parution le 10 janvier 2025. Produit et largement composé avec T Bone Burnett, l’album marque un retour de Ringo à un format country de longue durée. Les photographies et clips de sa promotion possèdent leurs propres équipes.
Attributions et limites
Le 3 mars 2026, It’s Been Too Long prépare Long Long Road, paru le 24 avril 2026. Le film de la chanson-titre, réalisé par Francesca Gregorini, réutilise des images biographiques ; Universal Music Japan publie ensuite en juin deux hommages graphiques inspirés de l’ukiyo-e.
Procédure de catalogage
Une chronologie artistique rigoureuse conserve séparément la date d’enregistrement, celle de publication du disque, la réalisation du film promotionnel, la date des photographies originales et l’annonce des images japonaises. Le fait qu’elles accompagnent un seul projet musical n’en fait pas un même objet historique.
Sources : https://www.ringostarr.com/ringo-starr-announces-long-long-road-his-second-album-with-t-bone-burnett/ ; https://www.ringostarr.com/ringo-starr-brings-us-along-on-his-musical-journey-on-long-long-road/ ; https://www.universal-music.co.jp/ringo-starr/ ; https://shop.abbeyroad.com/products/long-long-road-cd .
IX. Une chronologie croisée désormais documentée : photographie, arts appliqués, cinéma et édition
La chronologie générale des arts visuels de Ringo doit confronter les événements de création aux documents contemporains qui les attestent. Une date de naissance d’une œuvre, une première photographie, un lancement commercial et une réapparition aux enchères ne constituent pas des jalons interchangeables. Les repères qui suivent complètent les étapes déjà recensées en privilégiant des dates appuyées sur des sources nommées, plutôt qu’une simple année tirée d’un catalogue marchand secondaire. Cette hiérarchie donne au dossier une véritable valeur de calendrier documentaire.
1962–1963 : Ringo photographié avant de devenir photographe reconnu
La National Portrait Gallery conserve une photographie des quatre Beatles prise par Astrid Kirchherr en novembre 1962 (NPG x128620) ainsi qu’une carte photographique attribuée à Les Chadwick en septembre 1962 (NPG x199158). Trois images de Michael Ward en février 1963 sont conservées sous les numéros x128563 à x128565 ; Fiona Adams et Norman Parkinson disposent eux aussi de notices de 1963. Ces dates se rapportent à des photographies représentant Ringo, et non nécessairement à des prises de vue personnelles du musicien. Dans la chronologie de l’artiste, elles doivent alimenter la ligne « image de Ringo par autrui », distincte de la ligne « œuvre photographique de Ringo ».
1966 : deux ensembles de mémoire privée à ne pas confondre
Le 12 janvier 1966, Ringo et Maureen Starkey partent avec John et Cynthia Lennon pour des vacances à Trinidad et Tobago. Le 15 janvier, une lettre conservée et vendue en 2025 témoigne de la préparation d’une rencontre avec le Premier ministre Eric Williams, envisagée pour le 20 janvier au Crown Point Hotel. Un reportage publié le 22 janvier décrit une excursion avec Williams à Tobago, tandis que des photographies situent aussi les voyageurs à Saint-Vincent et Young Island vers la fin du séjour. Le 23 janvier, les quatre rentrent en Grande-Bretagne selon la chronologie de John C. Winn. Ce voyage forme plusieurs séquences visuelles, non une unique photographie intitulée « Tobago ».
Dans un autre domaine, Ringo situe également en 1966 la réalisation d’une vidéo domestique avec John Lennon, dont il racontera la perte lors d’un entretien du 28 avril 2026. La découverte, lors d’un transfert, d’un concert de Pink Floyd à la place des images privées rend la bande particulièrement importante pour l’histoire de la conservation. Elle ne doit pas être cataloguée comme film conservé en salle d’archives ni être attribuée à un opérateur certain en l’absence du support visionnable.
1969–1972 : ROR, la création du mobilier et sa campagne photographique
En 1969, Ringo et Robin Cruikshank fondent ROR, société de design. Le photographe Peter Falkner documente le mobilier dans plusieurs lieux du West End londonien, notamment Liberty’s, et conserve un poster de présentation daté approximativement de 1972. Le graphisme et le logo de ce document sont crédités à John Kosh, tandis que Falkner photographie Ringo déguisé en Batman et Robin Cruikshank en Robin sur le toit de leurs locaux de St James’s Street. En novembre 1972, les publicités photographiées pour ROR apparaissent également dans une promotion du Sunday Times. Ce sont des événements graphiques datables, différents de la fabrication des premières tables.
1972 : Born to Boogie, réalisation cinématographique
Le 17 novembre 1972, le British Board of Film Classification enregistre une version cinématographique de Born to Boogie, réalisé par Ringo. Cette date désigne un acte de classification et non le début exact du tournage. Le film rassemble des concerts de T. Rex, des moments musicaux réunissant Marc Bolan, Ringo et Elton John, ainsi que des séquences fantaisistes. Les éditions vidéo publiées des décennies plus tard n’appartiennent pas à la même ligne de création de 1972 ; elles constituent des états de conservation, de restauration et de distribution.
1973 : Ringo, l’album illustré par Klaus Voormann
Le livre graphique accompagnant l’album Ringo de 1973 résulte, selon le témoignage de Klaus Voormann, d’une idée de Ringo : associer une illustration à chaque chanson. Voormann réalise à Los Angeles des dessins lithographiques directement sur pierre, avec pinceau et craie grasse. La chronologie doit donc distinguer l’idée éditoriale proposée par le musicien, l’exécution plastique de Voormann et la reproduction sur des milliers de livrets industriels. Le disque devient un jalon de direction artistique sans que l’on attribue matériellement les dessins à Ringo.
2005–2008 : des compositions numériques aux livres signés
My Faces donne lieu à une présentation publique des images numériques de Ringo en 2005. Painting Is My Madness paraît en 2008, dans une édition annoncée à trois mille livres, comprenant deux cents volumes signés et numérotés associés à une estampe. Une date de création d’image antérieure à 2005 peut donc coexister avec une édition graphique imprimée ou un livre publié plus tard. Les catalogues d’exemplaires doivent conserver ces trois stades afin que l’histoire de la publication n’efface pas l’histoire de la composition.
2013–2018 : Photograph, portfolio et exposition
En 2013, Genesis publie le livre limité Photograph et une première sélection de douze tirages photographiques. Une série de huit images suit en 2015. Le 5 décembre 2017, Genesis signale que des tirages Abbey Road et John and Paul du portfolio suivant sont déjà épuisés ; une présentation publique de l’ensemble 2013–2015–2018 commence à Genesis House à Guildford à partir du 5 février 2018. Il faut distinguer l’année nominale du portfolio de la première date de commande. Une photographie prise dans les années 1960 peut encore recevoir un tirage signé en 2018.
2023–2026 : de la main monumentale à la vente d’une pièce numérotée
Une sculpture Peace and Love Hand en acier inoxydable est décrite par Christie’s comme exécutée en 2023, numérotée 2/12 et vendue le 13 mars 2026 pour 260 350 dollars. Cette pièce appartient à une édition monumentale qui ne doit pas être amalgamée avec les quatre tailles de Drums for Peace en résine peinte à la main, proposées par le Non-Violence Project. Les prix d’enchères concernent des exemplaires localisés et ne constituent pas la date de conception de l’ensemble de la série.
2024–2026 : les catalogues photographiques et le problème des pages commerciales révisées
Genesis annonce en février 2024 de nouvelles épreuves signées de Ringo, puis met en vente en juillet des images sélectionnées dans ses archives. La page de vente actuelle présente douze titres mais conserve une ancienne formulation parlant de sept favoris ; l’entrée John in Tokyo annonce même vingt-six épreuves dans un cartouche alors que l’en-tête général de la collection dit vingt-cinq. Ces divergences commerciales doivent être conservées avec leurs dates de consultation : elles ne permettent pas d’affirmer que vingt-six feuilles ont été réellement tirées sans avoir consulté les certificats individuels.
Au printemps 2026, les enchères des collections de Jim Irsay font revenir sur le marché des instruments et sculptures ayant joué un rôle dans l’histoire visuelle de Ringo. En avril 2026, une table Trilobi de ROR, décrite comme acier nickelé, verre et deux bases triangulaires, est également présentée dans une vente de design chez Dreweatts. L’objet conçu autour de 1970 reçoit ainsi une nouvelle fiche matérielle plus d’un demi-siècle après son apparition dans l’histoire du studio. Le registre doit associer l’année du modèle, celle de l’exemplaire si elle est établie et celle de sa réapparition publique.
X. Une chronologie fondée sur les statuts plutôt que sur une succession de noms
Chaque événement doit être qualifié : prise de vue, commande, création, fabrication, première édition, première exposition, prêt, restauration, vente et publication documentaire. Les sources consultées permettent de classer plusieurs dates de façon solide, mais ne fournissent pas une chronologie complète de tous les gestes créatifs de Ringo. Cette chronologie ne comble donc pas artificiellement les années silencieuses. Une date demeure absente lorsqu’aucun document suffisamment précis ne permet de l’établir ; de nouveaux journaux de studio, dossiers de graphistes, négatifs, certificats ou programmes peuvent ensuite éclairer ces périodes.
XI. Chronologie resserrée par documents d’époque : 1965–2026
Une chronologie encyclopédique ne doit pas juxtaposer uniquement les années de création ou les dates de parution des livres. Elle doit aussi enregistrer l’apparition des photographies dans des archives, les documents qui prouvent une commande, les éditions matérielles et les ventes attestant la circulation des objets. De nouveaux recoupements permettent d’ajouter des jalons datés et vérifiables à l’histoire visuelle de Ringo Starr, en conservant les limites de ce que chaque source démontre. L’un des intérêts de cette méthode est de séparer ce qui est arrivé à l’artiste d’une part et ce qui est arrivé aux documents le représentant d’autre part.
1965 : un cliché de tournage entre dans les fonds de l’armée britannique
Le National Army Museum conserve une photographie de 1965 intitulée Bootle Girl meets The Beatles, aujourd’hui enregistrée sous la cote NAM 1994-07-326-130. Elle représente Ringo, ses trois partenaires et Brenda Hore, militaire du Women’s Royal Army Corps, pendant le tournage de Help! sur Salisbury Plain. Le fonds crédite les relations publiques du Southern Command. Le jalon 1965 correspond à la scène photographiée ; la cote du musée renvoie à sa gestion patrimoniale, non à une accession attestée en 1965. L’opérateur individuel n’est pas identifié et ne doit pas être assimilé à Ringo.
12–23 janvier 1966 : vacances de Ringo, Maureen, John et Cynthia aux Caraïbes
La documentation du séjour fixe le départ de Grande-Bretagne au 12 janvier 1966 et le retour autour du 23 janvier. Une lettre du bureau du Premier ministre Eric Williams, datée du 15 janvier, invite les deux couples à déjeuner au Crown Point Hotel à Tobago le 20 janvier. Le compte rendu de Reuters diffusé le 22 janvier évoque ensuite le déjeuner et une excursion comprenant Bloody Bay. Ces deux témoins doivent être reliés mais non confondus : la date annoncée dans la lettre et le jour effectif du parcours rapporté dans la presse ne se superposent pas nécessairement.
Une autre série de clichés relève de Geoffrey Nanton, identifié pour un portrait pris à Young Island, au large de Saint-Vincent. Le photographe et son diffuseur décrivent des rencontres avec Ringo et Lennon ainsi que des épreuves signées. Cette provenance démontre que les vacances de janvier 1966 ne constituent pas un seul dossier de prises de vue réalisé à Tobago. Elle oblige à distinguer l’île de Tobago, l’île de Trinité et Young Island dans les légendes.
1969–1972 : la naissance de ROR et ses premières photographies de publicité
Le studio de mobilier Ringo or Robin, associé à Robin Cruikshank, est actif à la charnière des années 1960 et 1970. Le photographe Peter Falkner attribue à son travail plusieurs photographies commerciales réalisées pour l’entreprise, dont des meubles montrés chez Liberty et une composition où Ringo se présente en Batman tandis que Cruikshank joue Robin. Le logo et l’affiche sont attribués à John Kosh ; l’affiche est datée par Falkner des environs de 1972. Le jalon historique n’est pas seulement l’invention d’un meuble : c’est la construction d’une image de marque par des photographes et graphistes distincts des fondateurs.
9 juin 1975 : TIME cite deux prix de mobilier et des idées de Ringo
La revue TIME consacre un passage à l’entreprise ROR, évoquant une table construite autour de calandres de Rolls-Royce affichée à 4 600 dollars et un canapé à structure tubulaire annoncé à 1 380 dollars. Le reportage cite Cruikshank décrivant des idées non conventionnelles de son associé, dont une cheminée en forme de beignet et une table à pétales. Ces données constituent des témoignages commerciaux contemporains, non des résultats de ventes aux enchères. Leur date précise permet de situer l’activité du studio dans le marché international du design au milieu de la décennie.
2003–2005 : Postcards from the Boys passe de l’édition signée aux librairies
Genesis Publications publie en 2003 une édition limitée signée de Postcards from the Boys, reproduisant 53 cartes postales envoyées à Ringo par les trois autres Beatles. Le volume de 112 pages est annoncé à 2 500 exemplaires, dont 350 Deluxe. L’ouvrage est ensuite diffusé dans des éditions de librairie en 2004 et 2005, chez Chronicle Books aux États-Unis et Cassell au Royaume-Uni, sous des ISBN distincts. Cette étape marque la transformation d’archives privées originales en fac-similés destinés au grand public ; les cartes envoyées à Ringo restent des documents distincts des reproductions imprimées.
18 mai 2012 : Ringo déclare une partie de ses photographies introuvable
Genesis rapporte la difficulté de Ringo à localiser de nombreux clichés pris au temps des Beatles, à la suite de déménagements successifs. L’éditeur établit un parallèle avec la boîte de cartes postales autrefois retrouvée dans ses archives. Cette déclaration n’est pas un acte de destruction du fonds photographique : elle marque un état de connaissance de Ringo en 2012. Des clichés conservés par des agences ou des proches peuvent subsister, même lorsque l’artiste n’en possède plus les négatifs ou ignore leur localisation.
29 mai 2013 : Photograph existe comme publication numérique avant son volume signé
Genesis annonce son premier livre numérique interactif, proposé sur l’iBookstore pour introduire Photograph, et prévoit une édition imprimée limitée signée pour Noël 2013. Le premier portfolio de douze tirages photographiques appartient également à cette séquence éditoriale. Il faut donc distinguer la date de publication de l’eBook, celle des livres et celles des épreuves numérotées, sans dater les négatifs originaux d’après leur édition commerciale. Une même photographie peut apparaître sous plusieurs supports sans devenir plusieurs clichés historiques.
Septembre 2021 : Genesis remet en vente une épreuve Liverpool et quatre Postcards
L’opération Rare Editions de l’éditeur propose un tirage Liverpool de la série 2013 et annonce quatre exemplaires de Postcards from the Boys provenant des archives de la maison. Ces nombres reflètent la quantité disponible dans l’opération de septembre 2021, non le tirage total des œuvres. Ils attestent que le retour d’un exemplaire sur le marché plusieurs années après l’épuisement officiel de la série ne signifie pas nécessairement qu’une édition nouvelle ait été imprimée.
Mai–juin 2022 : cinq œuvres numériques en quatre exemplaires chacune
Le 24 mai 2022, Ringo et Julien’s Auctions annoncent The Creative Mind of a Beatle : cinq compositions animées accompagnées de rythmes de batterie, chacune déclinée en quatre unités NFT, soit vingt jetons annoncés. La vente du 13 juin associe une toile signée de 25 × 25 pouces à chaque lot numérique. Cette étape élargit le marché artistique de Ringo sans constituer vingt tableaux originaux matériels ni vingt compositions visuelles indépendantes.
5 septembre – 15 octobre 2025 : douze tableaux originaux à Las Vegas
Le communiqué officiel de Starr Art présente à Animazing Gallery une sélection de douze œuvres originales sur panneau accompagnées d’estampes anciennes et de nouvelles éditions. Les recettes annoncées concernent 100 % de la part revenant à l’artiste au profit de la Lotus Foundation. Ce modèle philanthropique est distinct de la formule de la vente NFT de 2022, qui annonçait seulement une partie du produit de la vente. Le catalogue des tableaux doit également rester séparé de celui des giclées de galerie, dont les éditions comptent plusieurs exemplaires.
2026 : le retour d’objets anciennement exposés ou vendus
La dispersion de la collection Jim Irsay en mars 2026 remet en circulation une batterie Ludwig de 1963, une peau de grosse caisse du passage américain de février 1964 et d’autres accessoires de Ringo. La chronologie de ces objets a commencé bien avant cette transaction et ne s’achève pas avec elle. Le résultat aux enchères date une nouvelle étape de propriété, non la création des objets. De même, les nouvelles images japonaises inspirées de l’ukiyo-e et les clips accompagnant Long Long Road sont des créations promotionnelles datées de 2026, dont les crédits et supports doivent être distingués des photographies anciennes réutilisées.
XII. Les dates ne valent que si leur nature est précisée
Une même année peut désigner la conception d’une œuvre, sa fabrication, sa première publication, son entrée dans une collection, sa première exposition ou sa revente. Ce tableau documentaire fournit des dates plus solides en indiquant à quoi elles s’appliquent exactement. Une véritable encyclopédie ne gagne pas en fiabilité en ajoutant des dates sans preuve : elle gagne en précision lorsqu’elle sépare la date de l’événement photographié, la date de l’objet imprimé et la date à laquelle cet objet réapparaît dans les archives.
Archives photographiques, archives musicales et éditions de collection
Le communiqué publié par Genesis Publications le 30 mai 2025 sur Photo Pass apporte un témoin extérieur essentiel à l’histoire photographique de Ringo Starr. Il attribue à Brian Roylance, fondateur de la maison, des images réalisées au cours de ses rencontres avec des artistes entre 1975 et 2005. Ringo fait expressément partie des musiciens mentionnés dans ce fonds. L’annonce ne fournit toutefois pas l’inventaire des négatifs qui le concernent, leurs dates individuelles, leur procédé ou les conditions de leur exposition. Elle permet donc d’ouvrir une piste de recherche documentée, pas de créer des dizaines de nouvelles photographies attribuées sans vérification.
Trois relations documentaires différentes
Une photographie prise par Ringo peut représenter un Beatle ou une scène de voyage ; une photographie prise par Roylance peut représenter Ringo au travail ; une photographie publiée dans un livre signé par Ringo peut provenir d’un fonds familial ou d’un photographe tiers. Ces trois relations sont indépendantes. Le titre de la publication ou la présence de la signature de Ringo ne remplace ni le crédit d’opérateur ni le nom du détenteur de l’archive d’origine.
Comparer les tirages sans fabriquer de nouvelles œuvres
Pour chaque image future issue de Photo Pass, la fiche devra consigner l’auteur, la date et le lieu de prise de vue, le support d’origine, les personnes présentes, la première reproduction connue et les éditions éventuellement signées. Une nouvelle publication en 2025 ou après ne change pas la date de l’image captée entre 1975 et 2005. De même, une photographie réimprimée dans deux ouvrages n’est pas automatiquement deux négatifs distincts. La véritable nouveauté bibliographique peut être le commentaire ajouté, le format, le papier ou le tirage, sans nouvelle scène photographique.
XIII. 2004, 2013 et 2025 : trois dates essentielles pour les archives photographiques éditées
2004 : l’édition Genesis de Postcards from the Boys donne un cadre bibliophilique aux cartes reçues par Ringo de John, Paul et George. Elle contient 53 cartes et 108 images selon sa fiche officielle, avec deux états signés totalisant 2 500 exemplaires. Cette date concerne la transformation d’une correspondance ancienne en livre, non l’envoi historique des cartes. 2013 : Photograph paraît chez le même éditeur sous la forme d’une autobiographie photographique, avec des souvenirs d’enfance et des clichés des Beatles ; la publication des portfolios de collection ouvre parallèlement une autre histoire matérielle. 30 mai 2025 : Genesis annonce Photo Pass, monographie en préparation à partir des photographies de Brian Roylance réalisées entre 1975 et 2005, dont des images de Ringo.
Une chronologie d’œuvres et une chronologie de publications
Ces trois repères sont des jalons éditoriaux. Les cartes postales proviennent de correspondances plus anciennes, les photos de Ringo remontent notamment aux années Beatles, et les images de Roylance couvrent les trois dernières décennies du XXe siècle. Pour éviter les erreurs, la chronologie doit comporter une date de création du document, une date de constitution ou de redécouverte du fonds, et une date de publication. Une exposition ou une vente postérieure forme un événement supplémentaire, non une date de création rétroactive.
XIV. Chronologie vérifiée par les objets : de la photographie du Cavern en 1959 à la dispersion du fonds Terry Southern en 2025
La chronologie des arts visuels de Ringo Starr ne doit pas confondre les années pendant lesquelles une scène s’est déroulée, celles où un tirage a été réalisé, les dates de publication d’une image et les dates de vente de l’objet. Les deux corpus rapprochés en octobre 2026 — le PHOTOGRAPH Portfolio de Genesis Publications et les lots de la collection Terry Southern dispersés par Heritage Auctions — permettent d’établir une série de jalons vérifiables avec, pour chacun, la nature de la date. Il s’agit d’une chronologie de pièces ou d’événements documentés, non d’une liste intégrale de tous les déplacements du musicien.
| Date ou période | Événement / document | Nature exacte de la date | État de la preuve |
|---|---|---|---|
| 20 novembre 1959 | Ringo derrière une batterie au Cavern Club, Liverpool, scène de Ringo at the Cavern | Date de la scène publiée en légende en 2024 | Genesis ; photographe de l’image d’origine non établi |
| Novembre 1963 | George Harrison à l’Hippodrome Theatre, Birmingham, image George | Datation du portrait | Genesis 2024 ; préciser le jour uniquement avec une source additionnelle |
| Janvier 1964 | John Lennon au George V, Paris, portrait John in Paris | Datation et localisation de la scène | Genesis 2024 |
| Février 1964 | Premier voyage américain : First US Visit, Old Hickory et Miami | Dates des prises de vue relatives aux déplacements | Genesis 2024 ; séries à confronter aux éditions de 2013 |
| 1964 | John et Paul avec les paroles de chansons aux studios Abbey Road, Studio 2 | Datation approximative de la scène | Genesis 2024 ; aucune séance particulière attribuée par défaut |
| Vers 1966 | George Harrison avec une guitare espagnole, George with Guitar | Datation approximative de la scène | Genesis 2024 |
| 29 juin – 3 juillet 1966 | Séjour japonais des Beatles auquel se rattache John in Tokyo | Période de prise de vue indiquée par l’éditeur | Genesis 2024 ; modèle exact du boîtier non établi |
| Juillet 1967 | Image de voyage publiée sous le titre Greece | Mois et pays de prise de vue, sans ville certifiée | Genesis 2024 |
| Mai 1968 | George Harrison sur un yacht à Cannes | Datation de la scène | Genesis 2024, commentaire de Ringo |
| Vers 1969 | Ringo Self-Portrait réalisé sur film infrarouge | Datation approximative et technique de la photographie | Genesis 2024 |
| 1969 | Tournage de The Magic Christian ; photographies de McBroom et Claxton ; dessin privé pour Terry Southern | Contexte de production et datation générale des objets | Heritage 2025 ; ne pas transformer la date du film en jour précis de dessin |
| Mai 1969 (inscription) | Deux tirages de Ringo portant une date sur le recto dans le lot 89268 | Inscription photographique, pas jour de prise de vue vérifié | Heritage 89268 |
| Juin 1969 (marque Kodacolor) | Photographies de plage aux Bahamas avec Terry et Nile Southern | Marquage au verso du papier | Heritage 89268 ; photographe non identifié |
| 15 novembre 1974 | Sortie de Goodnight Vienna, auquel Heritage relie des lunettes à étoiles offertes à Southern | Date de publication de l’album, non de fabrication des lunettes | Apple Music et discographie officielle ; rectifie « 1973 » dans Heritage |
| 1976 | Publication de How to Speak Southern, exemplaire annoté par Ringo | Date imprimée de l’ouvrage ; envoi non précisément daté | Heritage 89284 |
| 22 février 2024 | Genesis annonce que Ringo vérifie et signe de nouveaux tirages photographiques à Londres | Date du communiqué d’éditeur | Genesis Publications |
| Juillet 2024 | Publication du portfolio de nouvelles estampes photographiques Genesis | Date d’édition des tirages, pas des scènes anciennes | Genesis Publications, douze positions commerciales visibles |
| 16 juillet 2025 | Dispersion de lots de la collection Terry Southern, dont les objets liés à Ringo | Date de la vente publique | Heritage Auctions, résultats individualisés |
| 20 octobre 2026 | Récolement critique par Yellow-Sub : auteurs des images, objets, millésimes et exemplaires distingués | Date du travail documentaire, pas d’une nouvelle œuvre | Registres et pages de cette encyclopédie |
Une date de laboratoire peut être postérieure à la prise de vue
Le marquage Kodacolor June 1969 des photographies privées avec Terry et Nile Southern décrit un témoin matériel daté. Il ne prouve pas sans autre document que toutes les poses ont été réalisées exactement en juin, ni que les exemplaires ont été imprimés par la même personne. Il faut conserver un champ « inscription observée » distinct de « date de l’événement ». Les tirages gélatino-argentiques marqués mai 1969 possèdent également leurs propres inscriptions et leur propre origine de négatif, à rechercher.
Une année d’édition ne peut dater une œuvre de plusieurs décennies antérieure
Le cas le plus net reste la photographie Ringo at the Cavern : son événement date de novembre 1959 selon Genesis, son édition sous forme de giclée signée remonte à 2024. Dire que Ringo « a photographié le Cavern en 2024 » reviendrait à transférer à l’image la date de fabrication d’une feuille de collection. Même prudence pour John in Tokyo, scène liée au séjour japonais de 1966 et estampes proposées en 2024. Les usages historiques des photographies ne peuvent se documenter correctement sans ce double calendrier.
Les enchères de 2025 reconstituent des provenances, pas les dates de création
La vente du dessin pour Terry Southern et des lunettes à étoiles permet de localiser ces objets dans un fonds puis dans un catalogue public, avec résultat de vente et documentation iconographique. Elle n’autorise pas à les dater automatiquement de juillet 2025 : la vente correspond à leur circulation patrimoniale, non à leur fabrication. Les résultats « vendu » ou « non vendu » doivent également être enregistrés indépendamment de toute hypothèse de changement de propriétaire. Enfin, Blue Movie demeure un projet scénaristique de Terry Southern attesté par le fonds, sans qu’on puisse attribuer à Ringo une contribution à la rédaction du scénario proposé dans la même vente.
Sources de concordance : Genesis Publications, The PHOTOGRAPH Portfolio (douze fiches de juillet 2024) et communiqué du 22 février 2024 ; Heritage Auctions, vente 7392, lots 89263–89269, 89281 et 89284, 16 juillet 2025 ; discographie officielle de Ringo Starr et Apple Music pour Goodnight Vienna (1974). Contrôle du 20 octobre 2026.
XV. Chronologie éditoriale Genesis : 2013–2024, précommande, livre, portfolio, exposition et photographie d’époque
Les catalogues de Genesis Publications et les annonces d’Apple Corps permettent de fixer plusieurs jalons documentaires supplémentaires. Ils rappellent qu’un fonds photographique possède sa propre vie après le déclenchement de l’appareil : enregistrements de commentaires, fabrication de livres, impression d’estampes, présentation en exposition, circulation commerciale et nouveaux tirages. Les dates suivantes correspondent à des événements éditoriaux effectivement annoncés, et non à des dates de conception supposées pour chaque image.
| Événement | Date vérifiable | Nature documentaire | Prudence nécessaire |
|---|---|---|---|
| Précommande de Photograph pour iBookstore | 31 mai 2013 | Communication Apple Corps | Ne pas confondre précommande et sortie officielle. |
| Sortie prévue de l’ebook Photograph | 12 juin 2013 | Publication numérique avec 140 photographies, 69 séquences audio et 11 vidéos | Médias sonores et visuels à dater séparément. |
| Portfolio Genesis 2013 | À partir d’octobre 2013 | Douze estampes photographiques proposées en éditions numérotées | Ce ne sont pas douze prises de vue réalisées en 2013. |
| Portfolio Genesis 2015 | À partir de juin 2015 | Huit estampes photographiques, chacune annoncée à vingt-cinq tirages | Différencier artiste signataire et auteur du négatif. |
| Galerie de douze photographies dans People | 17 octobre 2017 | Sélection médiatique avec commentaires de Ringo | Douze images de presse ne prouvent pas douze nouvelles éditions. |
| Premières souscriptions complètes de la série 2018 | 5 décembre 2017 | Annonce Genesis pour Abbey Road et John and Paul | Souscription antérieure à l’année de millésime. |
| Annonce de l’exposition à Genesis House | 11 janvier 2018 | Communication de l’éditeur | L’annonce établit le projet d’exposition ; elle ne prouve pas à elle seule sa tenue effective. |
| Ouverture prévue à Guildford | 5 février 2018 | Présentations sur rendez-vous des portfolios 2013, 2015 et 2018 | Ne pas qualifier par défaut de rétrospective muséale. |
| Commandes annoncées pour Another Day in the Life | Juin 2018 | Ouverture de l’offre du livre signé | Date distincte de la publication bibliographique. |
| Publication bibliographique de Another Day in the Life | Octobre 2019 | Genesis Publications, ISBN 9781905662586 | 176 pages selon prose, 184 selon fiches techniques. |
| Relevé d’une édition 2018 à huit tirages | Juillet 2020 | Offre Genesis associée aux 80 ans de Ringo | Le nombre de huit ne fournit pas les huit titres. |
| Signature de nouveaux tirages | 22 février 2024 | Communiqué Genesis sur les épreuves signées par Ringo | Concerne la production d’estampes et non les prises de vue anciennes. |
| Catalogue photographique 2024 | Juillet 2024 | Nouvelle offre de tirages, vitrine à douze entrées malgré texte mentionnant sept images favorites | Conserver l’écart entre présentation et nombre d’entrées visibles. |
Une chronologie d’objets doit garder les quatre temporalités
La datation d’un cliché de George Harrison en novembre 1963, sa reproduction dans un article de 2017, sa réapparition dans une vitrine de 2024 et l’achat d’un exemplaire signé constituent quatre événements différents. Aucun ne remplace les autres. Pour la documentation future, il convient de donner une clé de négatif, une clé de publication, une clé d’édition et une clé d’exemplaire, avec les dates associées quand elles sont vérifiables.
Sources : Apple Corps, annonce officielle de l’ebook Photograph (2013) ; Genesis Publications, catalogues de tirages de 2013, 2015 et 2024, communiqués 2017, janvier 2018 et février 2024, fiche d’Another Day in the Life ; People, 17 octobre 2017.
XVI. Arts appliqués et expositions : jalons vérifiables de ROR (1968–1986) à Starr Art (2025)
Le parcours de Ringo comme artiste visuel ne suit pas une simple ligne allant de la musique à la peinture informatique. Dès la fin des années 1960, il intervient dans la conception de mobilier avec Robin Cruikshank ; plusieurs décennies plus tard, il expose en galerie des œuvres originales sur panneau et des éditions graphiques. Pour éviter les raccourcis, cette chronologie distingue la fondation d’une société, la réalisation d’un objet, la publication d’un tarif, l’ouverture d’une exposition et la commercialisation d’une édition. Les faits proviennent des archives de l’entreprise ROR, de la presse d’époque et des communications officielles de l’exposition de 2025.
| Date | Événement ou objet | Qualification documentaire |
|---|---|---|
| 1968 | La société de design de Robin Cruikshank commence à travailler pour Apple Corps. | Récit d’entreprise rétrospectif ; activité précédant la fondation de ROR |
| 1969 | À l’occasion de l’installation de Ringo et Maureen à Hampstead, Cruikshank travaille sur des aménagements intérieurs, dont une cheminée en acier inoxydable. | Projet de commande domestique ayant favorisé le partenariat |
| 1969 | Création de ROR, participation de Ringo annoncée à 51 % et de Robin à 49 %. | Récit de Cruikshank, à distinguer de la date légale d’immatriculation non contrôlée ici |
| 1971 | Ringo présente des meubles de l’entreprise dans l’émission britannique Blue Peter. | Jalon de diffusion télévisuelle et de présentation publique |
| 1972 | ROR quitte son implantation Apple de Savile Row pour 54 St James’s Street ; les photographies promotionnelles de Peter Falkner comprennent une offre du Sunday Times de novembre 1972. | Localisation et promotion imprimée, non datation universelle des meubles |
| 1974 | Ouverture d’un showroom ROR à Francis Wharf, près de la Tate Gallery, au bord de la Tamise. | Chronologie rétrospective de l’entreprise |
| 9 juin 1975 | TIME présente la table Rolls-Royce annoncée à 4 600 dollars et un canapé à structure tubulaire annoncé à 1 380 dollars. | Preuve de mise en avant et de prix proposés dans la presse ; non résultats de vente |
| 1976–1977 | Transfert des salles d’exposition vers Rathbone Place, dans le West End. | Itinéraire professionnel déclaré par ROR |
| 1979–1980 | Prospection pour une grande commande de décoration intérieure à Abou Dhabi, avec présentation du projet en 1980. | Étapes de candidature et de négociation d’un contrat d’entreprise |
| 1982 | ROR apprend avoir remporté une importante commande liée au palais d’accueil de Sheikh Zayed à Abou Dhabi. | Chronologie du récit de Cruikshank ; ne pas présenter Ringo comme auteur de chaque meuble du projet |
| 1986 | Fin du partenariat Ringo–Robin dans la société historique ; Robin continue ensuite sous une dénomination voisine. | Séparation juridique et créative à distinguer de l’activité ultérieure de ROR International |
| 26 août 2025 | Annonce officielle de Starr Art à Las Vegas, présentation annoncée de peintures originales. | Date du communiqué officiel de Ringo Starr |
| 5 septembre – 15 octobre 2025 | Exposition et vente Starr Art, Animazing Gallery, Las Vegas. | Période annoncée par la galerie et par le site officiel de Ringo |
| 21 septembre 2025 (publication) | Le Las Vegas Review-Journal rapporte l’achat d’une peinture attribuée à Ringo Starr pour 110 000 dollars par Cheryl Williams. | Publication d’une information de transaction ; tableau, date de paiement, support exact et montant reversé à Lotus non confirmés |
| 2025 | Douze peintures originales présentées sur panneau et cinq éditions exclusives giclées sur toile. | Deux catégories commerciales distinctes dans le catalogue Animazing |
Le nom ROR doit être étudié avant et après 1986 avec prudence
Robin Cruikshank explique qu’après la séparation de 1986, il a poursuivi des projets sous une dénomination apparentée, ROR International. Il serait donc incorrect d’attribuer automatiquement à Ringo tous les objets ou programmes d’aménagement proposés ultérieurement sous ce nom. Pour chaque notice, le chercheur doit établir l’entreprise contractante, la date du dessin, celle de la fabrication et le niveau de participation de Ringo. Un meuble fabriqué plus tard d’après un dessin ancien ne signifie pas que Ringo a personnellement supervisé l’exécution.
2025 n’est pas la première exposition de Ringo : c’est la première présentation publique revendiquée de ses peintures originales
Le communiqué officiel situe Starr Art comme le premier événement d’exposition de Ringo depuis 2019 et souligne que les peintures originales y sont montrées pour la première fois aux côtés des œuvres imprimées et signées. Le public avait déjà vu des œuvres numériques et des estampes de Ringo depuis My Faces, en 2005. L’expression « premières peintures originales » concerne donc le statut matériel des œuvres exposées, pas la naissance de son intérêt pour l’image et les arts plastiques.
Sources : archives historiques ROR International, témoignage de Robin Cruikshank ; photographies professionnelles de Peter Falkner ; TIME, 9 juin 1975 ; communiqué officiel de Ringo Starr du 26 août 2025 ; Animazing Gallery, catalogue de l’exposition Starr Art. Contrôle documentaire d’octobre 2026.
XVII. Une chronologie transversale de l’image destinée à la jeunesse : 1965–2025
Les contributions de Ringo Starr aux productions destinées aux enfants ou à un public familial dessinent une histoire qui dépasse de loin son activité de chanteur. Le dossier peut désormais relier ses apparitions dans les dessins animés de 1965, ses narrations télévisuelles britanniques de 1984, sa présence filmée dans une série américaine à partir de 1989, son personnage des Simpson en 1991 et un album illustré publié en 2013. L’enjeu chronologique est de donner pour chaque objet la date de conception, de diffusion et de réédition sans lui attribuer des responsabilités qu’il n’a pas assumées.
| Date ou période | Objet culturel | Rôle et limite de l’attribution | Source documentaire |
|---|---|---|---|
| 1965–1967 | The Beatles, série télévisée animée | Ringo caricaturé ; la voix parlée du personnage est interprétée par Lance Percival, non par Ringo | Crédits de production et distributions télévisuelles |
| 1983 | Pilote Down the Mine de Thomas the Tank Engine | Ringo enregistre une narration, retrouvée ultérieurement sur bande ; tournage sur 35 mm | Fonic, compte rendu technique de juillet 2025 |
| 1984–1986 | Premières séries britanniques Thomas the Tank Engine & Friends | Voix du narrateur ; ne pas confondre avec Mr. Conductor incarné à l’écran | Chronologies de diffusion du programme |
| 29 janvier 1989 | Première de Shining Time Station sur PBS, A Place Unlike Any Other | Ringo incarne Mr. Conductor, petit personnage magique dans un programme américain composite | PBS, TV Guide, Television Academy |
| 11 juin 1989 | Fin de la première série régulière de vingt épisodes de Shining Time Station | Apparitions filmées de Ringo dans le rôle de Mr. Conductor | Guide des épisodes 1989 |
| Décembre 1990 | Spécial de Noël ‘Tis a Gift | Retour à l’écran de la première distribution ; distinguer ce spécial des vingt épisodes réguliers | Index de diffusion des programmes PBS |
| 11 avril 1991 | Brush with Greatness, Les Simpson, saison 2, épisode 18 | Ringo interprète vocalement son propre personnage animé, dans une fiction sur la peinture de Marge | Apple TV, crédits de l’épisode 7F18 |
| 11 juin 2013 | Annonce mondiale de l’album illustré Octopus’s Garden | Texte adapté des paroles de Ringo ; illustrations confiées à Ben Cort | Communiqué original Simon & Schuster |
| 10 septembre 2013 | Présentation des illustrations du livre sur le site des Beatles | Ringo annonce aussi une lecture de l’histoire et une version musicale inédite | TheBeatles.com, communiqué d’annonce |
| 24 octobre 2013 | Publication britannique du livre avec CD | Enregistrement audio associé, images de Ben Cort ; ISBN 9781471120077 | Simon & Schuster Children’s UK |
| 4 février 2014 | Album américain avec CD et ebook enrichi, Aladdin | Deux supports éditoriaux possédant des ISBN différents | Simon & Schuster, ISBN 9781481403627 et 9781481403634 |
| 2 juillet 2015 | Édition souple britannique de Octopus’s Garden | Accès audio par téléchargement ; ISBN 9781471120220 | Catalogue officiel Simon & Schuster |
| 9 mai 2025 | Mise à disposition publique du pilote restauré Down the Mine | Ringo n’enregistre pas de voix nouvelle : sa narration historique est réutilisée | Communiqués Mattel/Fonic et presse audiovisuelle |
| 3 juillet 2025 | Fonic détaille la restauration | Compte rendu des fragments de pellicule, de la piste d’effets, de la voix originale et de la nouvelle musique | Fonic Post Production, 3 juillet 2025 |
Une trajectoire de production, pas une progression linéaire d’auteur graphique
Dans The Beatles en 1965, le musicien est le modèle d’une caricature interprétée vocalement par un acteur. Dans Shining Time Station, il devient un interprète en prises de vues réelles ; dans Les Simpson, il joue vocalement son propre personnage animé. Avec Octopus’s Garden, il fournit la chanson-source et des interventions enregistrées, mais les dessins sont réalisés par Ben Cort. Ces situations ne doivent pas être écrasées sous une catégorie générale « Ringo dessinateur », qui ne correspondrait pas aux crédits de ces productions.
Pourquoi cette branche doit rester reliée au catalogue des œuvres visuelles
La carrière audiovisuelle du batteur explique aussi la façon dont son image a été reproduite, stylisée et commercialisée à travers plusieurs générations. Le corpus ne se limite pas aux objets qu’il a matériellement peints ou photographiés : il comprend des apparitions, des narrations et des créations collectives. Le catalogue central doit toutefois isoler ses propres œuvres des documents dont il est interprète, commanditaire, auteur du texte ou modèle représenté. La diversité de ses fonctions devient plus visible lorsqu’on la respecte plutôt que lorsqu’on fusionne les crédits.
Sources de concordance : Television Academy, présentation de Shining Time Station ; PBS et TV Guide, 1989–1990 ; Fonic, restauration de Down the Mine, 3 juillet 2025 ; Apple TV, Brush with Greatness, 1991 ; Simon & Schuster, contrat et éditions Octopus’s Garden, 2013–2015. Contrôle du 20 octobre 2026.
XVIII. Histoire des sculptures éditées et monuments publics : sept jalons supplémentaires (2011–2026)
La chronologie de Ringo Starr sculpteur ne doit pas se limiter à l’inauguration d’un monument ou à la date inscrite dans un catalogue de galerie. Chaque intervention publique s’appuie sur un objet à la matérialité précise : résine peinte, bronze, acier inoxydable, moulage de main, certificat ou ouvrage de promotion. Sept jalons issus des communications des partenaires permettent de mieux séparer la création, les offres d’édition et la vie publique des installations.
| Date | Document / événement | Ce que cela établit |
|---|---|---|
| 2011 | Présentation d’une interprétation de Knotted Gun par Ringo au Gibson Guitar Studio à Londres | Contexte initial du projet Drums for Peace, lié à Non-Violence |
| 22 novembre 2022 | Présentation de cinq cents statuettes de la main Peace & Love, commercialisées avec Julien’s Auctions | Deux familles annoncées, 250 en bronze et 250 en acier ; non un ensemble de cinq cents monuments |
| Octobre 2023 | Inauguration de la sculpture autorisée à Daemen University, Amherst, État de New York | Installation documentée par une institution distincte du monument de Beverly Hills |
| 7 juillet 2024 | Réunion annuelle d’une soixantaine de personnes autour de la sculpture du campus de Daemen | Usage public et cérémoniel décrit ensuite par Daemen Voice le 23 juillet |
| 2024 | Peace Tower, giclée sur papier, dix-huit exemplaires selon Animazing | Un titre lié au symbole de paix mais relevant de l’impression, non d’un nouveau monument |
| Mai 2024 | Signature par Ringo des toiles Peace App., d’après la fiche de la galerie | Jalon d’authentification des huit exemplaires annoncés, pas datation de l’image-source |
| Octobre 2026 (état de catalogue) | Astridge International présente trois matériaux monumentaux à 25 000, 270 000 et 300 000 dollars | Prix commerciaux alors affichés, non résultats de vente ni montants de donation |
Le langage des sources est important : exposition, signature et acquisition sont des actes distincts
L’installation de Daemen en 2023 est un événement de mise en place ; la réunion du 7 juillet 2024 est une manifestation qui utilise l’œuvre devenue repère du campus ; l’offre Astridge de 2026 représente un programme de commande proposé à d’autres établissements. Ces trois états ne prouvent pas que les œuvres vues dans les photographies de lieux divers sont toutes installées définitivement ni qu’elles ont été acquises au prix publié en ligne.
Un certificat de 2022 est distinct d’une étiquette de monument
Les mains de collection vendues avec Julien’s reposent sur un programme d’édition numérotée et un certificat présenté comme signé par Ringo. Les statuettes Astridge à cent exemplaires portent, selon l’organisateur, la signature de Ringo reproduite sur le certificat et la signature manuscrite de Gary Astridge. La valeur documentaire de ces deux inscriptions est différente et ne saurait être transformée, dans la chronologie, en une signature autographe apposée par Ringo sur tous les objets.
Sources : Non-Violence Project, programme Ringo Starr (2011 et séries de résine) ; Julien’s Auctions, lancement des cinq cents mains (novembre 2022) ; Daemen University, communications 2023 et 23 juillet 2024 ; Animazing Gallery, « Beyond the Stage » (fiches 2017 et 2024) ; Astridge International, « Options & Opportunities » et programme des statuettes, consultation octobre 2026.
XIX. Chronologie des métiers et de la conservation cinématographique : Blindman et Born to Boogie (1971–2024)
La carrière cinématographique de Ringo Starr se documente au moins sous trois angles : la participation d’acteur, la création d’un film comme réalisateur et la survie de l’œuvre dans les archives et les rééditions. Les notices de l’American Film Institute, de la Biennale de Venise, du British Film Institute et de Demon Music Group permettent désormais de construire une chronologie différenciée pour deux films importants, Blindman et Born to Boogie.
| Jalon | Document vérifié | Rôle de Ringo | Nature de la date |
|---|---|---|---|
| Début juin – mi-août 1971 | Tournage de Blindman à Almería et aux studios Elios à Rome | Acteur incarnant Candy | Période de production selon l’AFI |
| 1971 | Blindman / Il pistolero cieco, film de Ferdinando Baldi | Acteur | Millésime retenu par les archives italiennes |
| 12 janvier 1972 | Blindman à Chicago | Acteur dans le film distribué | Ouverture américaine relevée par l’AFI |
| 15 mars 1972 | ABKCO Films, dépôt de copyright LP41085 | Acteur dans l’œuvre déposée | Date d’enregistrement juridique selon AFI |
| 1972 | Born to Boogie consacré à Marc Bolan et T. Rex | Réalisateur et producteur | Millésime du film selon BFI |
| 1972 | Travail de montage de Graham Gilding sur Born to Boogie | Ringo réalisateur, distinct du monteur | Crédit professionnel recoupé par un témoignage rétrospectif |
| 2004 | Blindman, section Italian Kings of the ‘Bs, 61e Mostra de Venise | Acteur dans le film restauré ou présenté | Jalon de conservation et de programmation, restauration HD annoncée |
| 27 septembre 2024 | Blu-ray Born to Boogie, Edsel DEMBD004 | Œuvre originale de Ringo rééditée | Date de commercialisation de l’édition vidéo, pas de création du film |
Ce que l’AFI a véritablement visionné
Le catalogue américain signale explicitement que la copie de Blindman dont disposaient ses rédacteurs était incomplète, avec environ vingt minutes absentes de la première moitié. Certaines parties du synopsis ont été complétées au moyen de comptes rendus contemporains. L’historien ne peut donc pas utiliser l’absence d’un plan dans cette copie pour démontrer que la scène n’appartenait pas à la diffusion originale. La fiche de la Biennale cite une restauration HD en 2004, mais ne livre pas un rapport complet des négatifs et éléments restaurés : un contrôle image par image entre versions demeure à réaliser.
Ce que les crédits techniques apportent à l’histoire visuelle
Pour Blindman, Riccardo Pallottini assure la direction de la photographie, Gastone Carsetti la direction artistique, Roberto Perpignani le montage et Stelvio Cipriani la musique. Le réalisateur est Ferdinando Baldi et Ringo n’est pas crédité comme créateur des décors ou des affiches. Pour Born to Boogie, le BFI attribue la réalisation à Ringo et la production à Ringo avec Tim Van Rellim ; Graham Gilding intervient au montage. Cette symétrie éclaire un changement réel de métier entre un rôle d’acteur dans un western et la direction d’un film musical britannique.
La réédition de 2024 est un objet bibliographique autonome
La fiche Edsel précise le numéro DEMBD004, le code-barres 5014797911734, un nouvel O-card et des bonus comprenant la matinée complète de Wembley et des extraits d’Apple Studios. La date de sortie de ce disque est bien 2024, mais ses séquences ont été tournées à d’autres dates, principalement en 1972 ; une vidéo promotionnelle bonus de 2016 relève encore d’une troisième temporalité. Chaque objet possède son propre calendrier, indispensable pour reconstituer l’évolution des techniques et leur réception.
Sources : AFI Catalog, Blindman (https://catalog.afi.com/Catalog/moviedetails/54624) ; Biennale di Venezia, ASAC, Blindman (https://asac.labiennale.org/attivita/cinema/1509) ; British Film Institute, Born to Boogie (https://www.bfi.org.uk/film/f73abf99-a775-5a6b-a607-99b8746eb4a1/born-to-boogie) ; Demon Music Group, Blu-ray Edsel 2024 (https://www.demonmusicgroup.co.uk/catalogue/releases/t-rex-born-to-boogie-blu-ray/) ; Sound & Vision, entretien Graham Gilding. Contrôle octobre 2026.
XX. Éditions photographiques et médiation muséale : chronologie des objets de 2013 à 2024
La chronologie des arts visuels de Ringo Starr doit également tenir compte des livres de collection et des ressources numériques diffusées au musée. Ces œuvres documentaires ont des dates de production et de circulation distinctes de celles des photographies anciennes qu’elles reproduisent. Les sources du GRAMMY Museum, de Julien’s Auctions, de RR Auction et de RingoStarr.com fournissent onze nouveaux jalons, allant de l’exposition Ringo: Peace & Love à la commercialisation secondaire de livres signés.
| Date ou période | Événement documenté | Nature de la date et réserve |
|---|---|---|
| 12 juin 2013 | Inauguration de Ringo: Peace & Love au GRAMMY Museum de Los Angeles | Ouverture officielle d’une exposition d’instruments, costumes, photographies et archives |
| 30 mars 2014 | Rencontre du photographe Rob Shanahan au musée, de 9 h à 11 h, autour de ses méthodes de photographie | Événement annoncé par le musée, pas séance de photographie des Beatles |
| 27 avril 2014 | Fin de la présentation Ringo: Peace & Love à Los Angeles | Date de clôture donnée par le musée |
| 16 octobre 2014 | Ouverture annoncée de The British Invasion à la Beatles Story de Liverpool, avec leçon numérique de Ringo | Le texte du musée annonce cette date ; son en-tête donne le 15 octobre |
| Septembre 2016 / décembre 2017 | Deux fins différentes indiquées sur la fiche de The British Invasion | Contradiction institutionnelle à résoudre auprès de la Beatles Story |
| 16 décembre 2020 | Annonce de Ringo Rocks: 30 Years of the All Starrs chez Julien’s Auctions | Première communication commerciale retrouvée pour le volume sur les années 1989–2019 |
| 19 mars 2021 | Communication liée à Zoom In indiquant le premier tirage courant de Ringo Rocks épuisé | État de disponibilité éditoriale à cette date, pas nombre exact de volumes produits |
| Février 2022 | Publication de LIFTED avec la collaboration de David Wild | Livre de souvenirs des Beatles, distinct d’un recueil de photographies toutes prises par Ringo |
| 17 novembre 2022 | Vente RR Auction de Ringo Rocks n° 211/500 | Revente de l’exemplaire individuel, 446 dollars frais inclus |
| Novembre 2023 | Présentation de Beats & Threads, 312 pages, près de trois cents images | Annonce de prix et de variantes éditoriales, non inventaire intégral des exemplaires |
| 19 juillet 2024 | Heritage Auctions : Ringo Rocks signé n° 266/500 | Autre exemplaire avec résultat commercial de 625 dollars annoncé |
Un calendrier d’édition diffère du calendrier des images représentées
Ringo Rocks documente l’histoire scénique de 1989 à 2019 mais appartient à l’édition de 2020. LIFTED, paru en 2022, montre des photographies des Beatles bien plus anciennes ; leur inclusion dans ce livre ne modifie pas la date de leur négatif ou la paternité de chaque cliché. Beats & Threads est annoncé en 2023 et retrace plus de soixante-dix années de batteries et de costumes : la couverture d’un objet ne donne pas sa date de fabrication. Pour chaque fiche, il faut séparer la période représentée, la date du commentaire de Ringo, la date de publication et les événements de vente.
Une médiation interactive n’est pas une exposition itinérante de tous les objets
L’apparition d’une leçon de batterie avec Ringo dans le programme The British Invasion à Liverpool après la clôture de la rétrospective californienne ne suffit pas à reconstituer un transport de collections matérielles entre les musées. Seules les archives de prêts, d’assurances, de mouvements d’objets et les photographies d’accrochage pourraient démontrer quels instruments, costumes ou souvenirs furent effectivement montrés dans chaque lieu. La différence entre une œuvre physique et une ressource numérique mérite donc une ligne chronologique à elle seule.
Sources : GRAMMY Museum, fiches d’expositions Ringo: Peace & Love, The British Invasion et événement Rob Shanahan du 30 mars 2014 ; Julien’s Auctions, éditions de Ringo Rocks et LIFTED ; Universal Music, communiqué de mars 2021 ; RingoStarr.com, annonce Beats & Threads ; RR Auction et Heritage Auctions, exemplaires de Ringo Rocks numérotés. Récolement du 20 octobre 2026.
Sources et documents d’époque
Archive de référence : Genesis Publications, « PHOTO PASS », 30 mai 2025 — https://www.genesis-publications.com/news/photo-pass ; Genesis, Postcards from the Boys — https://www.genesis-publications.com/books/0904351890/postcards_from_the_boys .
Documents datés utilisés dans le récolement : National Army Museum, image NAM 1994-07-326-130 (1965) — https://collection.nam.ac.uk/detail.php?acc=1994-07-326-130 ; RR Auction, invitation du 15 janvier 1966 — https://www.rrauction.com/auctions/lot-detail/350167007189050-john-lennon-and-ringo-starr-invitation-letter-from-the-prime-minister-of-trinidad-and-tobago-1966/ ; Peter Falkner, archives photographiques ROR vers 1972 — https://www.peterfalkner.com/ringo-starr–robin-cruikshank-1970s.html ; TIME, 9 juin 1975 — https://time.com/archive/6846868/people-jun-9-1975/ ; Genesis Publications, Postcards from the Boys (2003) — https://www.genesis-publications.com/books/0904351890/postcards_from_the_boys ; Genesis, actualités de mai 2012 et mai 2013 — https://www.genesis-publications.com/news/help-ringos-lost-his-photos-981 et https://www.genesis-publications.com/news/announcing-a-new-book-by-ringo-starr-1077 ; Genesis, Rare Editions 2021 — https://www.genesis-publications.com/book/rareevent2021 ; site officiel Ringo Starr, NFT 2022 et Starr Art 2025 — https://www.ringostarr.com/juliens-auctions-presents-ringo-starr-nft-collection-the-creative-mind-of-a-beatle/ et https://www.ringostarr.com/ringo-starr-to-showcase-his-original-paintings-for-the-first-time-at-animazing-gallery-in-las-vegas/ .
Compléments de datation : National Portrait Gallery, notices de portraits de Ringo Starr — https://www.npg.org.uk/collections/search/person/mp06458/sir-ringo-starr-richard-starkey ; Penguin Random House, extrait de John C. Winn, That Magic Feeling, janvier 1966 — https://www.penguinrandomhouseretail.com/book/?isbn=9780307452399 ; Peter Falkner, archives ROR — https://www.peterfalkner.com/ringo-starr–robin-cruikshank-1970s.html ; Genesis Publications, communiqué du 22 février 2024 sur les nouvelles épreuves — https://www.genesis-publications.com/news/ringo-starr-signs-exclusive-new-prints-2236 ; Christie’s, vente du 13 mars 2026, Peace and Love Hand n° 2/12 — https://www.christies.com/en/lot/lot-6572888 ; catalogue Dreweatts d’avril 2026, lot 326 de ROR, reproduit dans la Gazette Drouot — https://www.gazette-drouot.com/ventes-aux-encheres/178503-modern-design–26-decorative-art?modeDiapo=false&page=5 .
- ROR International, récit fondateur « Once Upon a Time » : collaboration Apple en 1968, association en 1969, premiers modèles et séparation en 1986 — https://rorint.com/about.php
- BBC Archive, extrait de Blue Peter de 1971, Ringo avec John Noakes, remis en circulation en septembre 2023 ; contextualisation — https://www.thepoke.com/2023/09/18/1971-blue-peter-ringo-starr-furniture-design/
- TIME, « People », 9 juin 1975, descriptions des meubles ROR et tarifs annoncés — https://time.com/archive/6846868/people-jun-9-1975/
- Peter Falkner, photographies publicitaires ROR et affiche conçue par John Kosh, vers 1972 — https://www.peterfalkner.com/ringo-starr–robin-cruikshank-1970s.html
- Bonhams, lot 329, table Rolls-Royce ROR, 29 novembre 2023 — https://www.bonhams.com/auction/28540/lot/329/ringo-starr-an-original-ror-ringo-or-robin-ltd-rolls-royce-table-1970s/
- Christie’s, lot 202, Peace and Love Hand, résultat du 13 mars 2026 — https://www.christies.com/en/lot/lot-6572888
- Dreweatts, catalogue Trilobi du 15 avril 2026, relayé par la Gazette Drouot — https://www.gazette-drouot.com/ventes-aux-encheres/178503-modern-design–26-decorative-art?modeDiapo=false&page=5
Jalons complémentaires : Apple Corps, crédits du film Yellow Submarine et des voix (1968) — https://www.thebeatles.com/node/15 ; Apple Corps, restauration du film en 2012, 29 dessins et 30 photographies dans les suppléments — https://www.thebeatles.com/yellow-submarine-feature-film-restored-may-release-dvd-and-blu-ray ; Apple Corps, montage Yellow Submarine de 2015 par Matthew Longfellow — https://www.thebeatles.com/yellow-submarine-1 ; Genesis Publications, Postcards from the Boys, éd. de 2003, Collector 2150 et Deluxe 350 — https://www.genesis-publications.com/books/0904351890/postcards_from_the_boys ; Passion Animation, équipe du film The Beatles: Rock Band (2009) — https://www.passion-animation.com/project/harmonix-beatles-rockband-intro/ ; Fonic Post Production, pilote Thomas filmé en 1983 et reconstruit en 2025 — https://fonic.co.uk/press-releases/original-1983-thomas-the-tank-engine-pilot-restored-by-fonic-for-80th-anniversary-tribute/ ; The Simpsons, épisode Brush with Greatness, 11 avril 1991, Ringo interprète sa propre voix — https://www.simpsonsarchive.com/episodes/7F18.html .
Jalons complémentaires (1978–2026) : The Washington Post, critique et programme télévisuel du 26 avril 1978 — https://www.washingtonpost.com/archive/lifestyle/1978/04/26/tom-stoppards-party-line-dramatic-fare-professional-foul/e224c835-8574-45d4-91bc-b599def31af4/ ; Meet the Beatles for Real, transcription déclarée de Harrison Alliance de mars 1978, dates de tournage des 19 et 26 février — https://www.meetthebeatlesforreal.com/2012/10/ognir-rrats-show.html ; Film on Paper, Caveman, one-sheet de Michael Hobson et NSS 810068 — https://www.filmonpaper.com/posters/caveman-one-sheet-usa/ ; Kinoart, poster allemand A1 — https://www.kinoart.net/filmplakate-und-aushangfotos/detail-page/29136-id/Caveman_-_Der_aus_der_Hoehle_kam_Deutsches_A1_Filmplakat_59x84_cm_29136.html ; Ringo Peace and Love / Gary Astridge, statuette de cent et monuments de 2,57 m — https://www.ringopeaceandlove.com/3d-images ; The Beatles Story, annonces institutionnelles du 16 mai 2025 et du 16 juin 2026 — https://www.beatlesstory.com/news/ringo-peace-and-love-2025/ et https://www.beatlesstory.com/news/ringo-peace-and-love-2026/ . Les sources marchandes ne démontrent pas les dates de fabrication exactes ni les quantités effectivement livrées.
British Film Institute, fiche Born to Boogie (1972), réalisateur Ringo Starr — bfi.org.uk/film/f73abf99-a775-5a6b-a607-99b8746eb4a1/born-to-boogie.
GRAMMY Museum, Ringo: Peace & Love, du 12 juin 2013 au 27 avril 2014 — grammymuseum.org/exhibit/ringo-peace-love/.
Genesis Publications, The Photograph Portfolio 2013, 2015 et 2024 ; fiches techniques et légendes d’auteur — genesis-publications.com.
Simon & Schuster, fiches Octopus’s Garden, illustrations de Ben Cort, éditions britannique 2013 et américaine 2014 — simonandschuster.com.
RingoStarr.com, annonce de Starr Art à Animazing Gallery, 26 août 2025 ; exposition septembre–octobre 2025 — ringostarr.com.
Fonic Post Production, restauration du pilote Thomas the Tank Engine (1983), communiqué du 3 juillet 2025 — fonic.co.uk.
Julien’s Auctions, Property From The Collection of Ringo Starr and Barbara Bach, décembre 2015, 1 337 résultats, et catalogue des NFT en juin 2022 — juliensauctions.com.
Rago, Prints & Multiples du 3 juin 2026, Roy Lichtenstein Explosion (from Portfolio 9), ancienne provenance lot Julien’s 25 (2015) — ragoarts.com/auctions/2026/06/prints-multiples/info.
Note de méthode : cette chronologie est fondée sur les sources d’éditeur, de musée, de maisons de ventes et sur les études spécialisées déjà publiées dans le dossier. Les jalons ne constituent pas une preuve d’exhaustivité et ne supposent jamais qu’une œuvre datée d’une année a forcément été publiée ou exposée cette même année.
1967–1968 et 1973 : deux jalons nouveaux pour la chronologie des images de Ringo
1967–1968 — Richard Avedon photographie Ringo Starr. Le portrait psychédélique à la colombe blanche procède d’une séance de 1967, puis circule en poster au début de 1968 notamment par la presse américaine et britannique. Un exemplaire du portrait de Ringo est conservé à la National Portrait Gallery de Londres sous la cote NPG D43290, au format 790 × 570 mm. La photographie source, le travail de transformation graphique et les différents exemplaires imprimés représentent des étapes distinctes qu’il faut dater séparément. Voir l’étude spécifique du portrait par Avedon.
1973 — La pochette de Ringo devient un projet graphique à plusieurs auteurs. Klaus Voormann crée des lithographies pour illustrer les chansons du livret et réalise une proposition de couverture non retenue ; Tim Bruckner peint l’habillage extérieur choisi pour l’album. La direction artistique et la photographie sont créditées à Barry Feinstein. La conception artistique de l’objet doit être distinguée des enregistrements musicaux, des dates de publication territoriales et des variantes de pochettes. Voir l’étude sur Voormann et Bruckner.
Jalon cinématographique à dater : Candy, 1967–1968
Décembre 1967 : Ringo Starr travaille à Rome à sa participation au film Candy, sous la direction de Christian Marquand. Les calendriers secondaires distinguent son arrivée, les préparatifs et les journées de prises de vues. Le rôle d’Emmanuel appartient à ce tournage de 1967, malgré l’année 1968 qui figure dans le titre des catalogues cinématographiques. 17 décembre 1968 : ouverture new-yorkaise documentée par l’American Film Institute. Pour une chronologie d’art visuel, ces deux jalons doivent être conservés séparément : le premier concerne la fabrication des images, le second leur circulation publique. Voir la notice encyclopédique de Candy, Ringo Starr et Emmanuel pour les données filmographiques, les images de presse et les limites de la documentation.
Études détaillées : 1983, 1998, 2003
Les dates éditoriales ne doivent pas être confondues avec celles des photographies. Trois notices de contrôle illustrent ce principe : Old Wave (1983) : photomaton et Ron Slenzak, Vertical Man (1998) : Henry Diltz et dessins et Ringo Rama (2003) : Mark Hudson et Tyrone Drake.
Le disque comme archive visuelle : deux jalons
12 janvier 2010 : publication commerciale documentée du CD Y Not. Le livret crédite Ringo Starr pour le concept graphique et les photos intérieures, tandis que Rob Shanahan signe les images extérieures : étude documentaire de Y Not. 30–31 mars 2015 : les sources de commercialisation de Postcards from Paradise divergent d’un jour ; le recto photographié par Shanahan et le verso attribué à Scott Ritchie sont analysés dans l’enquête sur la pochette-timbre. Dates de publication et prises de vues restent des objets chronologiques distincts.
2008 : quand l’œuvre visuelle passe par un bracelet USB
14–15 janvier 2008 : Capitol/EMI publie Liverpool 8 au cours d’un lancement international associé à un bracelet USB contenant, selon la communication de l’époque, musique, photos et vidéos. Une notice autonome sur Brian Griffin, Tom Recchion, Paul Moore et le support électronique approfondit ce jalon de l’édition multimédia.
Répertoire des études d’attribution et de provenance
Trois fiches de provenance complètent désormais les jalons chronologiques : la séance de 1977, l’illustration et la photographie de 1992, puis la création de 2005. Elles distinguent date de séance, date de publication et réédition.
Ringo the 4th (1977) · Time Takes Time (1992) · Choose Love (2005)
Une chronologie à quatre dates : création, édition, exposition et redécouverte
La chronologie des arts visuels de Ringo Starr ne peut être construite comme une liste unique de « sorties » comparables aux disques. Une photographie prise en 1964 peut être découverte dans un fonds privé beaucoup plus tard, reproduite dans un livre de 2013, puis intégrée à une exposition en 2018. Ces quatre événements possèdent des dates différentes, et aucune ne doit absorber les autres. La date de création renseigne sur la scène photographiée ; celle de l’édition situe le nouvel objet matériel ; celle de la présentation publique renseigne sur sa diffusion ; celle de la redécouverte constitue parfois un épisode décisif de l’histoire des archives.
Une œuvre ancienne dans un catalogue récent
Les portraits des Beatles repris dans les portfolios contemporains offrent le cas le plus fréquent. Le millésime inscrit dans le nom de l’édition n’est pas celui de la scène. Une photographie de Paul McCartney prise pendant les tournées des années soixante peut apparaître dans une série numérotée plus d’un demi-siècle après. La notice devrait mentionner les deux dates plutôt que présenter le cliché comme une œuvre nouvelle prise à l’époque de sa publication. L’inverse est également possible : une composition graphique créée récemment peut intégrer un objet ancien, tel un vêtement ou une photographie, sans que la création entière doive être rétrodatée.
Les peintures originales exposées en 2025 possèdent une autre logique. Leur première présentation publique peut être datée avec précision sans que l’on connaisse la journée exacte où la dernière couche fut posée. Une année de galerie n’est pas nécessairement une année de réalisation. Une plage de création probable et une date d’exposition attestée peuvent coexister sans que l’incertitude soit masquée par une précision artificielle.
Publication annoncée et publication effectivement distribuée
Le calendrier des livres et estampes apporte une difficulté supplémentaire. Un éditeur peut annoncer un projet en fin d’année, ouvrir les réservations, puis expédier les exemplaires plusieurs mois plus tard. Le cas d’Another Day in the Life, avec sa communication de 2018 et ses états de diffusion ultérieurs, appelle cette distinction. Une édition japonaise peut en outre posséder sa propre date commerciale et ses accessoires, sans modifier la date de création des photographies originales. Un tableau chronologique rigoureux doit donc qualifier la nature de chaque événement au lieu de choisir arbitrairement une « date de sortie » globale.
Les films demandent une taxonomie parallèle : tournage, sortie en salle, diffusion télévisée, restauration et disponibilité numérique. La présence de Ringo dans une séance tournée en 1983, reconstituée et rendue publique en 2025, n’est pas une nouvelle apparition d’acteur filmée en 2025. Le travail de restauration appartient à l’histoire du patrimoine, non à la chronologie de jeu du comédien.
Ce cadre permet de relier le catalogue critique des œuvres à la chronologie de manière transparente, sans multiplier les fiches ni attribuer à une œuvre des dates contradictoires.
Les changements de statut : de l’image prise au monument accepté, puis au tableau mis en vente
Une chronologie des arts visuels de Ringo Starr doit enregistrer non seulement l’apparition de nouvelles œuvres, mais également les changements de statut d’objets déjà existants. Un négatif des Beatles peut devenir, en 2015, un tirage d’art signé ; une sculpture proposée à une ville en 2017 peut entrer dans l’espace public en 2019 ; une peinture conservée à l’atelier peut être présentée dans une galerie en 2025. Ces transformations sont de véritables événements historiques. Elles ne constituent pas pour autant de nouvelles créations originales à chaque étape. Pour les décrire correctement, la chronologie doit identifier l’objet, puis qualifier l’événement qui le concerne.
La séquence autour de la sculpture Peace and Love est particulièrement utile. L’examen municipal infructueux de 2017 ne doit pas disparaître derrière l’inauguration de novembre 2019. L’un et l’autre renseignent sur la réception institutionnelle de l’art de Starr. Le premier est une décision concernant l’intégration du monument, le second une cérémonie d’installation publique. Leur inclusion dans la chronologie donne un récit plus exact que la seule date de dévoilement, sans multiplier artificiellement les sculptures.
2013, 2015, 2018, 2024 : quatre millésimes de portfolio, plusieurs générations de négatifs
Les programmes photographiques Genesis possèdent des dates éditoriales clairement distinctes : lancement du premier ensemble en octobre 2013, huit nouveaux tirages annoncés en juin 2015, présentation d’un programme associé à 2018 et nouvelle sélection de sept sujets publiée en juillet 2024. Ces millésimes désignent des actes de choix, d’impression, d’édition et de diffusion. Les scènes photographiées renvoient souvent à des décennies beaucoup plus anciennes. Une chronologie qui placerait toutes les vues sous l’année de leur portfolio raconterait correctement une partie de l’histoire du marché, mais effacerait celle de la prise de vue.
Pour le programme de 2018, seules quatre des huit appellations ont été solidement identifiées dans le dossier. La chronologie peut signaler cette lacune sans ajouter des noms hypothétiques. Pour celui de 2024, la mention « sept nouvelles images choisies » permet de fixer le programme, même lorsque des pages commerciales présentent par ailleurs d’autres positions. Il faut séparer la liste publiée au moment du lancement des réorganisations ultérieures d’une interface de vente.
2022 et 2025 : œuvres numériques et peintures originales ne forment pas un même marché
La vente NFT de juin 2022 associe cinq créations numériques et vingt lots annoncés. L’exposition-vente STARR ART de 2025 présente douze entrées de peintures originales sur panneau, distinctes de cinq exclusivités en giclée sur toile. Ces chiffres relèvent de catégories différentes : œuvres, exemplaires, objets uniques et éditions multiples. Une chronologie encyclopédique doit les conserver dans leur contexte pour éviter qu’une addition de lots soit présentée comme le nombre total de créations réalisées par Starr pendant une année.
Cette lecture par changement de statut permet également d’établir un maillage interne moins répétitif. Une notice de chronologie renvoie à la fiche de l’œuvre pour la description matérielle, au dossier d’exposition pour la réception et au répertoire d’édition pour la numérotation. Elle reste un outil de liaison plutôt qu’une seconde encyclopédie parallèle qui reproduirait intégralement chaque fiche.
Ce sujet est également relié à le catalogue raisonné des œuvres et publications, pour poursuivre les vérifications d’attribution et de publication.
Quatre dates pour les collaborations visuelles : 1972, 1992, 2014, 2026
1972 : Ringo réalise Born to Boogie, œuvre cinématographique dont le BFI confirme aussi la production partagée avec Tim Van Rellim. Sur le tournage, la photographie publiée de Marc Bolan sur The Slider ouvre un débat distinct sur l’auteur du cliché. Les deux objets peuvent partager un lieu et un contexte sans attribuer au réalisateur du film tous les déclenchements photographiques.
1992 : Time Takes Time réunit Mark Ryden à l’illustration et Catanzaro & Mahdessian à la photographie, sous la direction artistique de Melanie Penny. 2014 : Ringo figure comme photographe avec Andrew Stuart sur Sonic Highways ; les pages précises qui lui reviennent demandent un contrôle matériel. 2026 : Francesca Gregorini réalise le clip « Long Long Road », intégrant des images personnelles historiques à une nouvelle narration visuelle.
Ces jalons ne représentent pas quatre étapes d’une seule discipline exercée sans interruption : Ringo est tour à tour réalisateur, sujet d’illustrations et de photographies, photographe crédité et interprète mis en scène. Leur comparaison révèle des relations de confiance et des modes de partage d’auteur différents, à décrire sans confondre archives réutilisées et nouvelles prises de vue.
Deux repères cinématographiques à rapprocher de la chronologie
Le 1er août 1971, Ringo Starr est filmé au Madison Square Garden dans les concerts de George Harrison ; le documentaire de Saul Swimmer est exploité en 1972. Le 25 novembre 1976, Ringo participe au grand final de The Last Waltz au Winterland, filmé par Martin Scorsese et sorti en 1978. Ces dates concernent quatre événements différents : deux spectacles et deux sorties cinématographiques. Lire l’étude du film The Concert for Bangladesh et l’analyse de The Last Waltz.
Notices 389–391 : trois références vérifiées dans les catalogues de Ringo Starr Art
Dans la chronologie des arts graphiques, 2005 est l’année commerciale attribuée à No, No, No, 2013 celle de Starr On et 2015 celle de Don’t Pass Me By. Le fait que cette dernière œuvre partage son titre avec la chanson des Beatles de 1968 ne déplace pas sa date d’édition. La première période d’exposition du musicien, la fabrication ultérieure d’une giclée et la rédaction d’une chanson sont trois événements différents qui doivent rester explicitement distingués.
Sources : No, No, No, Starr On et Don’t Pass Me By.












