YELLOW-SUB.NET / ENCYCLOPÉDIE RINGO STARR / CHAPITRE 42
Ringo Starr et Barbara Bach, collectionneurs d’art : catalogue critique des lots 1 à 50 de 2015
Quarante-neuf notices vérifiables, de Peter Le Vasseur à Roy Lichtenstein : prix, attributions, graphies divergentes et redécouverte d’une œuvre en 2026.
← Retour au sommaire du dossier
Ringo Starr a créé des peintures, des photographies et des œuvres numériques ; avec Barbara Bach, il a également vécu entouré d’objets réalisés par d’autres artistes. La dispersion d’une partie de leur patrimoine chez Julien’s Auctions en décembre 2015 ouvre une fenêtre documentaire exceptionnelle sur ce second aspect de son existence. La maison de ventes conserve un index de 1 337 résultats couvrant bien davantage que la carrière musicale. Les premières dizaines de lots concernent notamment les beaux-arts, les estampes, les tableaux, les sculptures et des objets religieux. Cette organisation invite à considérer la collection comme une histoire du goût et du quotidien du couple.
Le présent chapitre propose un catalogue critique de quarante-neuf entrées visibles, comprises entre les numéros 1 et 50. Il recopie les numéros de lots sous une forme normalisée, restitue l’auteur ou la désignation enregistrés par Julien’s, relève l’estimation et le montant de vente affiché, et précise lorsqu’une deuxième base identifie un titre. L’absence du numéro 47 dans le texte consultable est explicitement signalée. Cette sélection ne prétend pas couvrir l’intégralité des 1 337 références et encore moins établir que le couple ait possédé chacune d’elles de la même manière ou pendant la même durée.
Il existe déjà dans notre encyclopédie un chapitre général sur la vente Starr–Bach de 2015, qui traite les instruments, les souvenirs des Beatles, la provenance et la Lotus Foundation. Le propos diffère ici : on étudie les œuvres et artistes présents dans le tout premier bloc du catalogue, les prix précis et le devenir identifiable de certains exemplaires. C’est un instrument de recherche réservé à la collection d’art, et non un résumé de la vacation.
Une vente de couple, pas un musée personnel du seul Ringo Starr
Les documents contemporains sont explicites : la collection présentée provenait des résidences de Ringo Starr et Barbara Bach, notamment dans l’environnement de Beverly Hills, de Londres et de Monaco. La vente associe des biens acquis séparément, des objets vécus ensemble et des souvenirs historiques de la carrière de Ringo. Une œuvre mise en vente sous l’intitulé Property from the Collection of Ringo Starr and Barbara Bach porte donc une provenance de collection commune au sens de la maison de ventes. Elle ne certifie pas que Ringo en ait personnellement choisi l’acquisition, payé le prix ou décidé seul de l’accrocher.
Il s’agit d’une distinction particulièrement importante lorsque les articles grand public résument la manifestation à la « vente du batteur des Beatles ». En matière d’histoire de l’art, cette simplification ferait disparaître Barbara Bach du champ des collectionneurs, alors qu’elle est nommément associée à toute l’opération. Il faut donc écrire « collection Ringo Starr et Barbara Bach » tant qu’une preuve complémentaire ne permet pas d’attribuer une propriété particulière à l’un ou à l’autre.
Les reportages de 2015 rapportent que le couple souhaitait réduire l’ampleur de ses possessions et dégager des ressources pour la Lotus Foundation. Ce projet éclaire le contexte de l’aliénation sans faire de tous les objets des donations à valeur identique. Les catalogues de ventes aux enchères sont des documents professionnels de commercialisation : ils livrent des provenances, des estimations, des désignations et parfois des descriptions techniques. Ils ne se substituent ni au registre privé des acquisitions ni à l’inventaire patrimonial exhaustif d’un foyer.
2015 : 1 337 résultats en ligne, mais un inventaire privé plus complexe
La page historique Julien’s présente 1 337 résultats. Les articles de presse préparatoires évoquaient, eux, plus de 800 pièces ou objets destinés à la vente. Cette différence n’implique pas une contradiction à corriger arbitrairement : les lots catalogués, les unités matérielles incluses dans un groupe, les numéros de catalogue et les résultats informatiques ne mesurent pas toujours le même corpus. Un numéro peut rassembler deux estampes, quatre collages ou trois icônes ; à l’inverse, plusieurs numéros peuvent concerner des créations différentes d’un même artiste.
Pour ce chantier, nous retenons 49 fiches à numéros distincts : les lots 1 à 46 puis 48 à 50 de l’extrait accessible. Le 47 n’est pas visible dans la restitution publique utilisée pour vérifier les valeurs et ne reçoit donc aucune entrée inventée. On ne peut en déduire ni le nombre d’œuvres individuelles que représentaient ces 49 numéros ni un sous-total officiel des ventes d’art sans connaître les conditions exactes de présentation, les frais et les éventuels lots réunis.
L’identité des artistes oscille entre une désignation complète, une simple initiale, un pseudonyme et la catégorie « artiste non identifié ». Le cas de Burt Shonberg, orthographié également Schonberg dans l’index, montre qu’une base officielle peut elle-même comporter des variantes. Nos notices conservent les graphies telles qu’elles apparaissent sur les documents, avec une explication, plutôt que d’effacer silencieusement les différences.
Que signifie « sold price » sur l’index Julien’s ?
Pour chaque numéro, Julien’s affiche un prix en dollars, étiqueté Sold Price, et une fourchette d’estimation préalable. Nous conservons exactement ces deux catégories, sans rebaptiser le montant final « prix marteau » : l’interface consultable ne fournit pas ici la ventilation entre enchère, commission de l’acheteur, taxes éventuelles et autres composantes. Cette précaution est essentielle à toute comparaison de marché. La différence entre le haut de la fourchette et le montant affiché ne mesure pas directement la performance nette d’un artiste.
Une estimation renseigne le point de départ commercial prévu par la maison de ventes, et non la valeur patrimoniale de l’objet ni son prix d’acquisition par Starr ou Bach. Un tableau acquis depuis plusieurs décennies peut être présenté à un niveau différent des attentes du marché de son époque. Le montant affiché après vente décrit une transaction historique particulière, pas une cote actuelle. Pour établir une évolution de valeur, il faut retrouver le même exemplaire, sa condition, son numéro d’édition et d’autres ventes réellement comparables.
De Le Vasseur à Nall : quarante-neuf notices de beaux-arts et objets décoratifs (lots 1–50)
Les notices qui suivent sont volontairement sobres. Les noms, désignations générales, fourchettes et montants publiés sont tirés de l’index officiel de Julien’s Auctions pour la vente Starr–Bach de décembre 2015. Les titres ajoutés à certaines entrées proviennent de la base spécialisée askART. Chaque titre secondaire est signalé ; il ne remplace pas la photographie ni la notice complète du lot. Les montants sont reproduits en dollars tels que présentés dans le système de consultation de la maison de ventes.
Lots 01 à 10 — Le premier noyau : artistes britanniques, français et collages
JUL-2015-ART-01 — Lot 01, Peter Le Vasseur. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 024 dollars. Peinture cataloguée sous le titre The Helmet, datée de 1964 dans la base askART.
JUL-2015-ART-02 — Lot 02, Elsworth. Estimation publiée : 800–1 200 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 640 dollars. Nom enregistré sans prénom dans l’index public : identification à confirmer par la fiche de lot complète.
JUL-2015-ART-03 — Lot 03, James McNaught. Estimation publiée : 1 000–2 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 768 dollars. L’œuvre est répertoriée par askART comme Ice Cream Sundae.
JUL-2015-ART-04 — Lot 04, Richard Humphry. Estimation publiée : 2 000–3 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 600 dollars. La source askART donne le titre The Missing Feather et orthographie le nom Humphrey ; divergence à conserver.
JUL-2015-ART-05 — Lot 05, Artiste non identifié. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 576 dollars. Attribution ouverte : ni nom ni technique certaine ne peuvent être restitués à partir du seul index.
JUL-2015-ART-06 — Lot 06, Cornelia (Clarissa) Dibble. Estimation publiée : 800–1 200 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 512 dollars. Une première occurrence sous les deux prénoms employés par la maison de ventes.
JUL-2015-ART-07 — Lot 07, Robert Howe. Estimation publiée : 2 000–3 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 280 dollars. askART identifie l’œuvre sous le titre Arcadia.
JUL-2015-ART-08 — Lot 08, Fred Aris. Estimation publiée : 800–1 200 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 600 dollars. askART mentionne Flying Pigs ; ce titre ne prouve pas à lui seul le support ou la technique.
JUL-2015-ART-09 — Lot 09, Frances Broomfield. Estimation publiée : 1 000–2 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 640 dollars. askART donne Tarot: Wheel of Fortune, référence iconographique à vérifier sur l’objet.
JUL-2015-ART-10 — Lot 10, Graham Ward. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 280 dollars. askART enregistre Tarifa-Santo Samana ; l’orthographe est conservée dans la notice d’archive.
Lots 11 à 20 — Les noms européens et les débuts de l’art contemporain
JUL-2015-ART-11 — Lot 11, Lizzie Richards. Estimation publiée : 1 500–2 500 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 960 dollars. Titre Juggler selon askART.
JUL-2015-ART-12 — Lot 12, Jeanne Lorioz. Estimation publiée : 1 000–2 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 4 480 dollars. Une artiste française représentée dans la collection commune ; aucune conclusion sur l’acquéreur initial.
JUL-2015-ART-13 — Lot 13, C. Foskett. Estimation publiée : 800–1 200 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 152 dollars. Une initiale et un patronyme seulement dans l’index : attribution à approfondir.
JUL-2015-ART-14 — Lot 14, Cornelia (Clarissa) Dibble. Estimation publiée : 800–1 200 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 563 dollars. Deuxième lot distinct de l’artiste, à ne pas fusionner avec le numéro 6.
JUL-2015-ART-15 — Lot 15, Quatre collages de Dominicis. Estimation publiée : 800–1 200 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 512 dollars. Ensemble de quatre pièces : un lot ne correspond pas nécessairement à une œuvre unique.
JUL-2015-ART-16 — Lot 16, Artiste non identifié. Estimation publiée : 2 500–3 500 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 920 dollars. Une estimation relativement élevée ne remplace pas une identification d’auteur.
JUL-2015-ART-17 — Lot 17, Roberto Fantini. Estimation publiée : 1 200–1 800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 875 dollars. askART fournit le titre E.M. ; l’index Julien’s ne donne ici que le nom de l’artiste.
JUL-2015-ART-18 — Lot 18, Miguel Berrocal. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 384 dollars. askART mentionne trois petites sculptures-puzzles, ce qui explique une catégorie tridimensionnelle distincte des peintures.
JUL-2015-ART-19 — Lot 19, Artiste non identifié. Estimation publiée : 1 000–2 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 640 dollars. Attribution non établie ; ne pas supposer une œuvre de Ringo Starr.
JUL-2015-ART-20 — Lot 20, David Hockney. Estimation publiée : 2 000–3 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 2 560 dollars. Le communiqué de Julien’s annonce une estampe de Hockney ; une telle œuvre n’est pas automatiquement une peinture unique.
Lots 21 à 30 — Les estampes, Cocteau, Haring, Hirst et Lichtenstein
JUL-2015-ART-21 — Lot 21, Deux estampes décoratives. Estimation publiée : 1 000–2 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 280 dollars. Deux objets sous un seul numéro, à décrire individuellement si l’on obtient la fiche complète.
JUL-2015-ART-22 — Lot 22, Jean Cocteau. Estimation publiée : 1 500–2 500 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 3 200 dollars. Une référence à la création française ; technique et titre précis à vérifier sur la fiche de lot.
JUL-2015-ART-23 — Lot 23, Affiche Keith Haring / Shafrazi. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 250 dollars. Le mot poster figure dans la désignation Julien’s : l’affiche ne doit pas devenir une sérigraphie originale par raccourci.
JUL-2015-ART-24 — Lot 24, Damien Hirst. Estimation publiée : 6 000–8 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 5 625 dollars. Lot estimé au-dessus du résultat affiché ; nature et état de l’œuvre à retrouver dans les pièces de vente.
JUL-2015-ART-25 — Lot 25, Roy Lichtenstein. Estimation publiée : 20 000–25 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 31 250 dollars. Explosion (from Portfolio 9), lithographie couleur de 1967, identifiée avec provenance 2015 dans le catalogue de Rago en 2026.
JUL-2015-ART-26 — Lot 26, Roy Lichtenstein. Estimation publiée : 4 000–6 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 7 680 dollars. Deuxième lot Lichtenstein ; aucune raison de l’assimiler à Explosion.
JUL-2015-ART-27 — Lot 27, Fred Nall Hollis (Nall). Estimation publiée : 1 000–2 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 768 dollars. askART identifie Chez Claudia.
JUL-2015-ART-28 — Lot 28, Jeu de cartes Nall. Estimation publiée : 100–150 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 448 dollars. Objet éditorial multiple et non peinture autonome ; ne pas comparer les prix sans distinguer sa nature.
JUL-2015-ART-29 — Lot 29, Fred Nall Hollis (Nall). Estimation publiée : 3 000–5 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 896 dollars. askART donne Untitled ; troisième occurrence du nom Nall dans le bloc.
JUL-2015-ART-30 — Lot 30, Œuvre signée Xander. Estimation publiée : 800–1 200 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 512 dollars. L’index déclare une signature, sans démontrer à lui seul une attribution à un artiste précisément identifié.
Lots 31 à 39 — L’iconographie religieuse et les objets décoratifs
JUL-2015-ART-31 — Lot 31, Statue peinte de la Vierge Marie. Estimation publiée : 1 500–2 500 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 750 dollars. Art religieux décoratif ; la seule présence dans la vente ne permet pas d’en déterminer l’origine géographique.
JUL-2015-ART-32 — Lot 32, Trois icônes russes. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 875 dollars. Trois objets réunis en lot ; datation et écoles picturales à vérifier pièce par pièce.
JUL-2015-ART-33 — Lot 33, Icône russe ancienne et tardive. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 512 dollars. La désignation signale une possible pluralité d’époques ; refuser une datation unique supposée.
JUL-2015-ART-34 — Lot 34, Crucifix et anges. Estimation publiée : 300–500 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 152 dollars. Ensemble dévotionnel, catégorie différente de la peinture sur toile contemporaine.
JUL-2015-ART-35 — Lot 35, Croix décorative ancienne en fer. Estimation publiée : 1 000–2 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 563 dollars. Objet de ferronnerie : l’histoire du collectionnisme dépasse les seuls tableaux.
JUL-2015-ART-36 — Lot 36, Deux plaques murales dorées. Estimation publiée : 300–500 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 896 dollars. Deux objets dans le même lot, à garder associés tant qu’aucune fiche séparée n’est consultée.
JUL-2015-ART-37 — Lot 37, Trois œuvres anciennes de la Vierge. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 280 dollars. Un ensemble de trois pièces ; le mot « vintage » dans le catalogue ne livre pas une datation précise.
JUL-2015-ART-38 — Lot 38, Deux peintures religieuses. Estimation publiée : 800–1 200 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 625 dollars. Deux tableaux, sans attribution documentée par le sommaire accessible.
JUL-2015-ART-39 — Lot 39, Artiste non identifié. Estimation publiée : 2 000–3 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 768 dollars. Dernière occurrence anonyme de cette séquence, sans conclusion stylistique possible.
Lots 40 à 50 — Des avant-gardes à Burt Shonberg : la fin du bloc de cinquante numéros
JUL-2015-ART-40 — Lot 40, Walter Gluck, dit Viktor IV. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 448 dollars. askART catalogue une œuvre sous le titre Untitled (2) ; l’appellation Viktor IV doit rester associée au nom de Walter Gluck.
JUL-2015-ART-41 — Lot 41, Vera Mikhaïlovna Ermolaeva. Estimation publiée : 2 000–3 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 920 dollars. La base askART donne Russian Stage Design Costume ; la graphie différente du nom dans l’index Julien’s est à conserver.
JUL-2015-ART-42 — Lot 42, Mino Maccari. Estimation publiée : 2 000–3 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 896 dollars. askART donne Three Figures ; titre documentaire, non preuve du procédé.
JUL-2015-ART-43 — Lot 43, Burt Schonberg. Estimation publiée : 1 000–2 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 1 563 dollars. Première entrée de quatre sous un patronyme dont le catalogue alterne les graphies Schonberg et Shonberg.
JUL-2015-ART-44 — Lot 44, Burt Shonberg. Estimation publiée : 800–1 200 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 768 dollars. Graphie sans « c » telle qu’elle apparaît dans la liste de ventes ; non harmonisée artificiellement.
JUL-2015-ART-45 — Lot 45, Burt Shonberg. Estimation publiée : 3 000–5 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 2 500 dollars. Troisième entrée, estimation plus élevée, mais titre et support non établis dans le sommaire.
JUL-2015-ART-46 — Lot 46, Burt Shonberg. Estimation publiée : 300–500 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 256 dollars. Quatrième entrée distincte ; ne pas l’additionner comme s’il s’agissait d’un lot unique.
JUL-2015-ART-48 — Lot 48, Doris Vartan-La Frenais. Estimation publiée : 1 000–2 000 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 3 438 dollars. Nouvelle référence après le saut de numéro 47 constaté dans l’index public.
JUL-2015-ART-49 — Lot 49, Slobodan Ivicevic. Estimation publiée : 600–800 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 896 dollars. Artiste serbe identifié par le sommaire ; identification de l’œuvre encore à approfondir.
JUL-2015-ART-50 — Lot 50, Artiste non identifié. Estimation publiée : 300–500 dollars ; montant affiché comme « sold price » par Julien’s : 2 240 dollars. Un montant affiché nettement au-dessus de l’estimation ; la rareté supposée ne suffit pas à expliquer cette différence.
Numéro 47 : le résultat n’apparaît pas dans l’extrait textuel actuellement consultable de l’index officiel. Le présent catalogue ne fabrique donc ni attribution ni montant pour ce numéro. Il ne conclut pas pour autant à l’inexistence historique d’un lot 47.
Des noms célèbres, des écarts de prix qui n’autorisent pas un classement esthétique
Les numéros 20 à 26 réunissent plusieurs figures majeures du XXe siècle : David Hockney, Jean Cocteau, Keith Haring, Damien Hirst et Roy Lichtenstein. Ils illustrent la diversité d’une collection ouverte à l’image imprimée, à la littérature visuelle, au pop art et à l’art contemporain. Mais il serait erroné d’en déduire que Starr et Bach ne collectionnaient que des œuvres de ces vedettes. Les premiers lots, souvent moins médiatisés, comprennent des artistes britanniques et européens dont la cote peut être beaucoup plus modeste.
Le lot 25, affiché à 31 250 dollars par Julien’s pour une estimation comprise entre 20 000 et 25 000 dollars, constitue le point haut de la sélection examinée. Il s’agit d’une création de Roy Lichtenstein, mais ce prix ne dit rien de la valeur relative de sa contribution à l’histoire de l’art par rapport aux œuvres d’autres artistes du catalogue. La valeur à l’enchère reflète une édition, un état, une demande, une provenance et un contexte commercial. Elle n’est pas une note artistique.
Le lot 24 de Damien Hirst apparaît à 5 625 dollars malgré une estimation de 6 000 à 8 000 dollars. Le lot 12 de Jeanne Lorioz affiche au contraire 4 480 dollars pour une estimation de 1 000 à 2 000 dollars. Il serait tentant de raconter que la première était « démodée » et que la seconde était « redécouverte ». Ce seraient des interprétations spéculatives sans documentation de la salle, des enchérisseurs, de l’état des objets et des règles de vente. Les chiffres décrivent des résultats, pas leurs causes.
Le lot 25 retrouvé en 2026 : « Explosion » de Roy Lichtenstein
Un recoupement exceptionnel permet de dépasser le simple relevé de prix : le lot 25 figure explicitement dans une vente postérieure. La maison Rago a présenté le 3 juin 2026 une lithographie en couleurs de Roy Lichtenstein, Explosion (from Portfolio 9), datée de 1967. Son catalogue donne une provenance comprenant la collection de Ringo Starr et Barbara Bach, la vente Julien’s tenue du 3 au 6 décembre 2015 et le numéro exact du lot : 25. L’œuvre est identifiée dans la littérature spécialisée sous les références Corlett 49 et Bianchini 24.
Selon Rago, l’épreuve porte une signature et la marque « T/P », désignant une épreuve d’essai distincte du tirage normal de cent exemplaires. La fiche donne comme support une lithographie couleur sur papier BFK Rives, mesurant environ 56 × 43 cm. Il s’agit donc d’un multiple graphique, pas d’une peinture originale unique de Lichtenstein. Cette précision change fondamentalement la manière de comparer le lot à une toile ou à une autre édition de la même composition.
Le cas est remarquable pour une seconde raison : l’œuvre réapparaît publiquement dans un catalogue onze ans après la dispersion de la collection Starr–Bach. Le vendeur de 2026 mentionne l’ancien numéro de Julien’s et l’étiquette de vente conservée avec l’œuvre. La chaîne de provenance devient donc vérifiable au-delà de la seule assertion d’appartenance à une célébrité. En revanche, le catalogue consulté n’établit pas l’identité personnelle du propriétaire intervenu entre les deux enchères.
Rago annonce pour sa vente du 3 juin 2026 un résultat de 38 400 dollars pour Explosion (from Portfolio 9), contre l’estimation de 15 000 à 25 000 dollars. Julien’s affichait 31 250 dollars en 2015. L’écart nominal entre ces deux montants ne correspond pas automatiquement à une plus-value nette. Il faudrait déterminer les frais exacts des deux opérations, les coûts de transaction, les impôts, la restauration éventuelle, l’inflation et le parcours de propriété pour en conclure quoi que ce soit de ce genre. Cette prudence permet d’utiliser les chiffres comme des repères historiques fiables sans fabriquer une performance financière.
Cette redécouverte fait du lot 25 une notice de référence prioritaire dans le catalogue : titre, artiste, année, technique, édition, dimension, références bibliographiques, provenance et deux résultats de vente sont désormais documentés. Les quarante-huit autres lots demandent des niveaux de recoupement comparables avant de recevoir le statut de fiches complètes.
Keith Haring : une affiche Shafrazi n’est pas automatiquement une œuvre unique
La désignation du lot 23 est explicite : Keith Haring Shafrazi Poster. Une affiche peut être une pièce recherchée et même signée, mais le mot poster ne doit pas être remplacé sans preuve par « sérigraphie originale » ou « peinture ». Les œuvres de Haring ont circulé sous de nombreux formats, notamment des affiches d’exposition et de diffusion. Pour identifier l’objet précis du lot 23, il faudrait vérifier le texte imprimé, la date, les dimensions, les mentions d’éditeur et l’existence éventuelle d’une signature.
Cette nuance s’applique aussi à la référence Hockney du lot 20. Le communiqué de Julien’s cite un tirage de David Hockney, mais une page de résultats mentionnant seulement l’artiste ne suffit pas à établir s’il s’agit d’une lithographie, d’une eau-forte ou d’un autre procédé. Une collection peut contenir plusieurs catégories d’œuvres d’un auteur, de valeurs très différentes. En matière de patrimoine, le nom célèbre n’est qu’une colonne parmi les autres.
Les œuvres anonymes : un véritable chapitre de l’histoire du goût
Les lots 5, 16, 19, 39 et 50 sont désignés par la maison de ventes comme attribuables à un artiste non identifié. Cette répétition n’est pas une anomalie à masquer. Une maison habitée pendant de longues années accumule tableaux, dessins et objets dont les propriétaires apprécient la composition ou la couleur sans conserver la biographie de chaque auteur. Lorsque ces pièces passent en vente, l’identification incomplète devient une donnée patrimoniale en soi.
L’existence d’un prix élevé pour un objet anonyme ne prouve pas qu’une signature prestigieuse serait cachée dessous. De même, l’estimation d’un artiste connu peut se situer dans une fourchette modeste si l’objet est une reproduction décorative. Il est donc plus rigoureux de distinguer les lacunes d’attribution plutôt que de transformer chaque inconnue en énigme sensationnelle autour de Ringo Starr.
Dans l’inventaire informatisé, il faudrait conserver un champ d’auteur avec statut « non identifié », un champ de désignation tel que Julien’s l’a donné et un lien vers la source. Si une expertise ultérieure attribue une œuvre, la notice pourra enregistrer la nouvelle identification sans faire disparaître son intitulé d’origine.
Les icônes, crucifix et objets religieux : un univers visuel moins attendu
Les lots 31 à 38 constituent un noyau d’iconographie religieuse : Vierge Marie, icônes russes, crucifix, croix ancienne et plaques dorées. Il serait excessif d’en tirer une confession religieuse certaine de Ringo ou de Barbara, ou d’en inférer une collection spirituelle organisée selon un programme précis. Les objets pourraient provenir d’acquisitions décoratives, familiales ou d’intérêts esthétiques variés. Le catalogue témoigne de leur présence dans la vente ; il ne révèle pas leur signification intime.
Ces lots invitent néanmoins à reconsidérer l’image simpliste d’une collection constituée exclusivement de pop art et de memorabilia. Les propriétaires associaient des décorations traditionnelles à des œuvres modernes, des sculptures et des tableaux de créateurs contemporains. L’environnement domestique est donc plus éclectique que le décor monolithique imaginé à partir d’une seule photographie promotionnelle du musicien.
Pour ces pièces, les principales questions portent sur les techniques, les pays d’origine, les dates de fabrication et le nombre d’objets physiques. Le numéro 32 réunit trois icônes, le 37 trois œuvres de la Vierge, le 38 deux peintures. Les compter chacun comme une seule œuvre ferait sous-estimer le nombre de pièces mises en circulation ; inversement, les répartir sans fiche distincte ferait perdre leur provenance de lot collectif.
Un nom, quatre graphies ? Le cas Burt Schonberg–Shonberg
La série des numéros 43 à 46 appelle une vigilance particulière. L’index Julien’s donne d’abord Burt Schonberg, puis Burt Shonberg sur trois lignes successives. Ce n’est pas une raison pour inventer quatre artistes différents. La variation doit être conservée comme un problème de normalisation d’une base commerciale, avec la graphie attribuée à chaque entrée et une vérification des signatures réelles.
L’intérêt de ce cas dépasse la correction typographique. Les archives de ventes sont souvent indexées à partir de catalogues imprimés, de champs informatiques et de documents historiques. Si l’on fusionne trop rapidement les noms, on risque de perdre des numéros distincts ; si l’on ne les rapproche pas, on disperse artificiellement l’œuvre d’un même créateur. La solution consiste à conserver deux champs : le nom tel que publié et l’autorité d’identification choisie par le catalogue raisonné après vérification.
La même méthode vaut pour Richard Humphry / Humphrey et Vera Mikhaïlovna Ermolaeva, dont l’index et la base askART ne restituent pas toujours la même graphie. Ces divergences ne justifient pas d’ignorer les pièces ; elles doivent devenir des notes d’attribution traçables.
Les intérêts de Barbara Bach : pourquoi l’histoire ne peut rester centrée sur le seul Beatle
L’enquête pourrait être biaisée par un réflexe fréquent : lorsqu’une œuvre représente un ancien Beatle, elle est rapprochée de Ringo ; lorsqu’elle relève des arts décoratifs, elle disparaît dans une rubrique « divers ». Pourtant, les sources contemporaines soulignent que les demeures du couple mêlaient objets de scène, antiquités britanniques, meubles peints sur mesure, miroirs européens et œuvres modernes. Cette variété oblige à poser une question de collectionneur plutôt que de vedette : quels choix d’aménagement, quels styles et quels objets les deux propriétaires ont-ils souhaité associer dans leur environnement ?
Les documents publics actuellement accessibles ne permettent pas d’attribuer avec certitude le tableau de Jeanne Lorioz, une icône russe ou l’affiche Keith Haring à une décision de Barbara plutôt qu’à celle de Ringo. Nous n’inventons donc pas de préférence individuelle. Une étude future devrait rechercher les inventaires de résidence, les factures de galerie, les anciennes photographies d’intérieurs et les témoignages circonstanciés. Cette démarche serait plus utile qu’une attribution fondée sur des stéréotypes concernant les goûts respectifs d’un musicien et d’une actrice.
De l’archive de vente à une fiche d’œuvre vérifiable
Les notices de cette page ne sont pas des expertises d’authenticité et ne fournissent pas un état de conservation complet. Elles constituent une première concordance de données primaires. Pour chaque lot, la future fiche définitive devra distinguer le numéro Julien’s, le titre exact, le support, la technique, la signature, l’édition, la date de l’œuvre, ses dimensions, la provenance déclarée, l’estimation, le montant de vente affiché, et ses réapparitions éventuelles chez d’autres marchands ou maisons de ventes.
Les lots collectifs doivent recevoir une fiche-mère avec, lorsque des documents complémentaires le justifient, des sous-notices d’objets matériels. Le jeu de cartes Nall du numéro 28 et l’affiche Haring du numéro 23 réclament des catégories différentes de celle d’une peinture originale. Les quatre collages du lot 15, les trois icônes du lot 32 et les quatre œuvres associées au nom Shonberg illustrent autant de pièges dans les calculs d’inventaire.
Pour une recherche sérieuse sur la valeur, les montants doivent toujours être associés à leur date, devise, mode de publication et conditions de vente. Une vente de 2026 ne se compare pas directement à une vente de 2015 sans vérifier le même exemplaire et les frais. Le lot 25 fournit précisément le premier exemple de concordance approfondie ; il serait trompeur d’étendre d’office cette double provenance à d’autres lots de Lichtenstein ou aux tableaux de Hirst.
Le collectionneur et l’artiste : deux histoires qui se rencontrent sans se confondre
L’homme qui fait circuler ses photographies et ses œuvres numériques est également, avec Barbara Bach, le détenteur d’une collection où coexistent Hockney, Cocteau, Hirst, Lichtenstein et des artistes moins connus. Il est tentant de chercher des influences directes entre chaque œuvre de leur salon et les compositions graphiques de Ringo. La simple cohabitation ne prouve pas une influence. On peut seulement dire que son environnement visuel documenté était diversifié et que certaines références appartenaient à des familles stylistiques proches de celles discutées à propos de son art.
La vente de 2015 rappelle finalement que l’art de Ringo Starr ne se résume pas aux œuvres signées de son nom. Il existe aussi un Ringo amateur, propriétaire, donateur et passeur d’objets, dont le rôle doit être étudié aux côtés de Barbara Bach. Le catalogue des premiers lots fournit un socle contrôlable pour cette histoire, et le réemploi du lot Lichtenstein chez Rago en juin 2026 montre qu’une provenance peut continuer de s’écrire longtemps après la sortie d’une collection.
Sources historiques et bibliographie de contrôle
Julien’s Auctions, Property From The Collection of Ringo Starr and Barbara Bach, Beverly Hills, 3–6 décembre 2015 : index public de 1 337 résultats, désignation des lots, estimation et prix affichés. Source primaire de la concordance des numéros 1–46 et 48–50. Adresse de référence : juliensauctions.com/en/auctions/property-from-the-collection-of-ringo-starr-and-barbara-bach-163.
askART, Ringo Starr & Barbara Bach Auction, décembre 2015. Base de suivi des enchères et titres complémentaires, dont The Helmet, Ice Cream Sundae, The Missing Feather, Flying Pigs, Juggler, plusieurs œuvres de Nall, Viktor IV et Vera Ermolaeva. Les variantes de graphie sont conservées : askart.com/auction/Juliens_Auctions/Ringo_Starr_and_Barbara_Bach_Auction/94145.
Julien’s Auctions, communiqué du 14 septembre 2015, Property From The Collection of Ringo Starr and Barbara Bach. Description des résidences, des styles d’ameublement, de la collection d’art et du soutien prévu à la Lotus Foundation. Version reprise par Journal of Antiques, octobre 2015.
Rago, Prints & Multiples, 3 juin 2026. Catalogue et résultat publié pour Roy Lichtenstein, Explosion (from Portfolio 9), 1967, avec provenance Julien’s Auctions décembre 2015, lot 25 ; résultat annoncé de 38 400 dollars. ragoarts.com/auctions/2026/06/prints-multiples/info.
Rago / Rago Lambertville, notice de lot de Roy Lichtenstein, Explosion (from Portfolio 9). Technique lithographique, papier BFK Rives, dimensions, épreuve d’essai « T/P », références Corlett 49 et Bianchini 24, et provenance de la collection Starr–Bach. Notice relayée par la plateforme Lot-Art lors de la vente de juin 2026.
Los Angeles Times, 2 décembre 2015, reportage de Randy Lewis sur l’ampleur du catalogue, les intentions du couple, les œuvres et la dispersion des objets ; The Art Newspaper, Dan Duray, 1er novembre 2015, présentation de la vente et de son contexte.
État des preuves : les montants sont ceux affichés par l’index officiel consulté ; ils ne sont pas présentés comme des prix marteau certifiés hors frais. Les identifications secondaires d’œuvres sont attribuées à askART ou Rago. Aucun visuel soumis à des droits de reproduction tiers n’est ajouté à la page.
Poursuivre la lecture












