Ringo Starr, artiste au-delà des Beatles : photographie, peinture, cinéma et design
Explorer le corpus photographique

YELLOW-SUB / ENCYCLOPÉDIE VISUELLE / NOTICE 379

George : photographie de Ringo Starr dans le portfolio Genesis 2018

La mention de 2023 confirme une édition de 2018, mais pas son négatif

← Retour au catalogue critique du portfolio 2018

George est l’un des quatre titres dont l’appartenance au Photograph Portfolio 2018 de Genesis Publications peut être attestée par un communiqué signé de l’éditeur, en l’absence d’accès à une fiche individuelle inchangée. Cette étude sépare les références commerciales, les photographies historiques susceptibles de leur correspondre et les informations qui manquent encore sur l’exemplaire physique.

George, un prénom qui traverse plusieurs éditions photographiques

Le prénom George est un intitulé récurrent dans les archives photographiques de Ringo Starr, parce que le musicien a souvent photographié son ami Harrison dans des contextes privés, sur scène ou en déplacement. Une simple correspondance de titre entre deux fiches Genesis n’autorise toutefois pas à identifier leurs négatifs. Un portrait américain de 1964, une image de coulisses et une photographie de voyage peuvent recevoir des légendes voisines sans représenter la même composition. Le bon critère est la concordance entre l’image publiée, le numéro de série et les caractéristiques matérielles.

Cette prudence concerne tout particulièrement le rapprochement des portfolios 2015 et 2018. Les tirages de 2015 possèdent leurs propres sujets numérotés et leurs légendes, tandis que l’édition de 2018 demande encore une reconstitution partielle. Réemployer les données d’une précédente série pour compléter la suivante reviendrait à mélanger deux objets commerciaux. Une nomenclature rigoureuse conserve le titre exact dans chaque campagne et signale les identifications qui restent à établir.

George : un intitulé bref et plusieurs scènes possibles

Un portrait appelé simplement George est particulièrement exposé aux confusions bibliographiques. Genesis a employé ce titre à différentes dates, notamment pour un portrait de George Harrison dans le portfolio 2013. Le titre court n’est pas une empreinte photographique : des scènes prises dans des lieux, sur des films et à des moments différents peuvent circuler sous cette même légende.

Une référence au portfolio 2018 doit donc être étayée par un document propre à cette édition : fiche de tirage, certificat, photographie de la feuille, légende de catalogue ou annonce de l’éditeur. L’existence d’un exemplaire signé en 2013 n’autorise pas à lui attribuer rétrospectivement un numéro d’édition de 2018.

Le changement de présentation, de date ou de support est par ailleurs distinct de la création d’un nouveau négatif. La comparaison critique des tirages vise d’abord à reconnaître la scène et les détails qui l’individualisent avant de rapprocher les séries éditoriales.

La photographie et son édition

Entrée Yellow-Sub : notice 379, référence documentaire autonome. Titre certifié comme référence de 2018 : George. Date de la photographie : date du cliché non établie à partir de l’annonce de 2023. Éditeur : Genesis Publications. Catégorie : tirage photographique de collection, programme 2018. La déclaration officielle disponible n’indique pas à elle seule le numéro d’un exemplaire détenu, la chaîne de propriétaires ou les caractéristiques de son encadrement.

Une preuve rétroactive de première main

Le 25 février 2023, Genesis Publications publie un communiqué d’hommage à George Harrison, accompagné d’une opération commerciale. Sous les éditions photographiques, il énumère explicitement « ‘George’ & ‘George in Miami’ — The Photograph Portfolio 2018 ». Cette citation documentaire permet de fixer l’appartenance d’un titre George au corpus de 2018. Elle ne donne pourtant ni la date exacte du négatif ni une reproduction complète de la fiche de 2018.

Le portrait au tee-shirt Murray the K

Le portfolio 2013 contient un sujet George, daté 1964, où Harrison porte un tee-shirt associé au disc-jockey américain Murray the K. L’éditeur y donne une présentation en portrait de 30 × 20 pouces. Il est tentant de considérer qu’une photographie homonyme en 2018 serait une réédition de la même scène. En l’absence d’image certifiée de l’épreuve 2018, ce rapprochement reste une hypothèse et non une identité démontrée.

Un George pensif et un George en coulisses

En 2015, Genesis publie un autre George, portrait d’un Harrison pensif dans un lourd vêtement pendant le premier voyage américain des Beatles, en février 1964. En 2024, une image appelée George est attribuée aux coulisses du Hippodrome Theatre de Birmingham en novembre 1963. Un catalogue fondé sur une recherche textuelle pourrait fusionner ces titres. La bonne clé comporte le nom, l’édition, la photographie de référence, la date et le contexte documenté. Il est interdit de choisir à la place de l’éditeur un portrait « probablement » utilisé en 2018.

Revenir au certificat, pas à l’apparence générale

Une édition signée doit pouvoir être identifiée par la numérotation, la déclaration de l’éditeur, un certificat individuel et des dimensions correspondant à la fiche originale. La mention « George » de février 2023 n’établit pas si le tirage 2018 reproduit une image déjà sélectionnée en 2013 ou 2015, ni si un recadrage a été opéré. Le nombre de vingt-cinq rencontré dans les autres catalogues Genesis ne doit pas être automatiquement transféré à cette référence sans sa notice propre.

2017–2018 : calendrier précis de publication et d’exposition

Le programme de 2018 est mentionné par Genesis dès le 5 décembre 2017, date à laquelle deux titres sont annoncés entièrement souscrits. Le 11 janvier 2018, l’éditeur programme une présentation de sa collection à Genesis House, à Guildford, accessible sur rendez-vous les jours ouvrables à partir du 5 février 2018. Les trois jalons à distinguer sont donc la date des photographies originelles, les annonces commerciales de 2017 et la présentation publique de février 2018. Les trois ne se remplacent pas.

Les quatre titres encore inconnus

Le portefeuille de 2018 est décrit comme un ensemble de huit références. Seuls les titres Abbey Road, John and Paul, George et George in Miami sont retrouvés avec certitude dans les documents officiels consultés. Il manque encore quatre intitulés : leur absence ne doit pas être dissimulée par une liste tirée d’une galerie de presse parue à une autre date. Dans un catalogue raisonné, une position sans titre documenté demeure une lacune explicite, pas une invitation à inventer un titre plausible.

Consulter les 52 occurrences du catalogue photographique · Dossier source consacré à 2018.

Un prénom commun à plusieurs portraits de George Harrison

Dans les archives personnelles des Beatles, le titre George pourrait désigner de nombreux portraits de George Harrison. Le danger serait de réunir sous une même fiche toutes les images du guitariste prises par Ringo Starr, alors que leurs cadrages, leurs dates et leurs éditions peuvent différer. Un titre très court doit donc être accompagné de caractéristiques iconographiques et matérielles précises.

La comparaison entre les portfolios Genesis 2013, 2015 et 2018 montre pourquoi ce principe est utile. Une image peut être rééditée, mais une autre photographie du même sujet peut aussi être choisie dans une nouvelle série. Le nom de George ne permet pas de trancher. Les légendes, les numéros de tirage et les reproductions d’éditeur deviennent les éléments décisifs.

Cette méthode évite également de confondre les portraits pris par Ringo avec des images professionnelles de George signées ou diffusées ultérieurement.

Un prénom seul ne suffit pas à reconnaître un négatif

Dans les portfolios Genesis, plusieurs tirages photographiques peuvent s’intituler simplement George. Le prénom de George Harrison est un repère commode pour les collectionneurs, mais il ne démontre pas que toutes les éditions portant ce mot reproduisent le même cliché. Les vêtements, l’arrière-plan, la position du visage et le format de l’image sont des éléments de comparaison indispensables.

Le statut de photographie réalisée par Ringo Starr relève de l’attribution du négatif. Son statut d’estampe signée, en revanche, relève d’une opération d’édition. La distinction de ces deux niveaux permet de rapprocher les portraits sans fusionner les références de 2013, 2018 ou 2024.