YELLOW-SUB.NET / RINGO PHOTOGRAPHE · GENESIS 2013 · NOTICE 368
Self Portrait : le tirage signé de Ringo Starr dans le portfolio Genesis 2013
Ringo et la photographie de soi au Japon. Prise de vue : Japon, 1966 · édition photographique : octobre 2013.
Self Portrait : auteur de la prise et éditeur du tirage
La qualification d’autoportrait ne documente pas à elle seule le dispositif de prise de vue. L’image ancienne doit être distinguée du tirage signé, produit et diffusé par Genesis Publications en 2013.
Ce douzième sujet du Photograph Portfolio est édité à 25 exemplaires numérotés et signés, au format de 50,8 × 76,2 cm, en giclée d’archive sur papier Hahnemühle Photo Rag de 320 g/m² avec encres K3 Lightfast. Le certificat numéroté signé par l’éditeur identifie l’édition, non le lieu de la prise initiale.
Source primaire Genesis Publications · Les collaborations artistiques.
← Catalogue des douze tirages de 2013
Self Portrait figure sous le numéro 12 du Photograph Portfolio 2013 édité par Genesis Publications. La photographie renvoie à Japon, 1966, mais le tirage signé est une création éditoriale d’octobre 2013. Cette étude distingue la photographie d’époque, sa légende historique et les caractéristiques du tirage signé publié en 2013.
Japon, 1966 : un autoportrait et plusieurs appareils possibles
Le titre Self Portrait place Ringo devant son propre objectif pendant l’étape japonaise de 1966. La légende de l’éditeur restitue le souvenir d’un intérêt collectif des Beatles pour les appareils photographiques et évoque l’achat probable de Pentax au Japon. Ce témoignage éclaire les pratiques d’amateurs du groupe, mais ne désigne pas avec certitude le boîtier ni l’objectif ayant servi à cette image particulière.
Dans la collection Genesis de 2013, l’autoportrait clôt la série de douze images. Il ne faut ni le confondre avec l’autoportrait de Ringo figurant dans le portfolio 2015, situé dans les années 1970, ni avec d’autres images publiées ultérieurement. Leurs légendes, leurs négatifs et leurs tirages correspondent à des objets différents. C’est cette continuité d’intérêt pour la photographie, plutôt qu’une attribution matérielle hasardeuse, qui donne son unité à l’ensemble.
Identifier le sujet avant de dater l’objet
Genesis donne le Japon, 1966, comme lieu et date de cet autoportrait. Ringo se souvient que les Beatles possédaient des appareils et pense qu’ils avaient acheté des Pentax lors de leur premier passage japonais. La prudence s’impose : cette déclaration rétrospective ne certifie pas le modèle utilisé pour l’autoportrait en question. Une silhouette d’appareil photographique ne constitue pas, sans détails, une référence de fabricant sûre.
L’autoportrait offre une perspective rarement discutée : Ringo n’est plus seulement derrière la batterie ou derrière la caméra, il fabrique lui-même son image. Dans les années suivantes, les prises de vue personnelles et les livres de photographie prolongeront cette manière d’archiver l’expérience du groupe. L’édition de 2013 transforme le cliché en objet signé et numéroté, distinct de toute reproduction de presse.
L’appareil fait partie de l’identité visuelle
Le Self Portrait de 2013 doit être séparé de la photographie Ringo Self-Portrait éditée en 2024 et annoncée comme essai sur film infrarouge vers 1969. L’intitulé semblable ne suffit pas à démontrer qu’il s’agit du même négatif.
L’intérêt patrimonial de ce cliché tient autant à ce qu’il montre qu’à la position de son auteur. Ringo Starr connaissait personnellement les protagonistes et les lieux ; pourtant un commentaire livré des décennies après la prise de vue ne constitue pas un relevé de reportage contemporain. L’édition doit conserver cette séparation entre mémoire de l’artiste, légende de l’éditeur et indices visuels réellement vérifiables.
Fiche d’édition : seulement vingt-cinq exemplaires
Genesis indique 25 tirages numérotés par photographie, tous signés par Ringo Starr ; l’image Self Portrait figure dans le portefeuille initial de douze sujets, disponible à partir d’octobre 2013. Le format annoncé pour ce sujet est 50,8 × 76,2 cm. La reproduction est une giclée archivistique utilisant des encres K3 Lightfast sur papier Hahnemühle Photo Rag, 100 % coton, 320 g/m². L’éditeur annonce un certificat distinct, numéroté et signé par Genesis, ainsi qu’une présentation encadrée en bois noir, passe-partout sans acide et verre acrylique de protection UV.
Une particularité bibliographique mérite d’être conservée : le descriptif général de Genesis parle de « Hahnemühle Photo Rag », tandis que certains encarts de vente mentionnent « Photo Rag Pearl ». Cette divergence de libellé ne doit pas être tranchée arbitrairement ; elle invite à confronter le certificat et les caractéristiques d’un exemplaire effectivement examiné. Le cadre complet peut atteindre environ 59 × 79,5 cm, dimension qui ne désigne pas celle de l’image seule.
Le tirage de 2013 ne doit pas être confondu avec une épreuve d’époque
Le tirage 2013 ne doit être ni daté du jour supposé de la prise de vue ni confondu avec un livre Photograph. Il est une œuvre éditée : sa numérotation renvoie à une édition précise et non au nombre de négatifs conservés. La présence d’une signature authentifie un tirage au sens du catalogue de Genesis ; elle ne prouve pas, à elle seule, la chaîne complète des propriétaires ou l’origine d’une photographie qui aurait été trouvée hors de son encadrement.
Le bénéfice caritatif annoncé pour la production de Genesis concerne la Lotus Foundation ; la fiche publique ne permet pas de calculer la somme réellement transférée à l’association pour un numéro déterminé, ni de connaître chaque acquéreur. La fiche de l’éditeur ne remplace pas l’examen d’un exemplaire précis : le verso, les marges, la signature, le numéro et les certificats éventuels sont les éléments permettant d’établir son état matériel et sa provenance.
Sources, provenance et limites
Genesis Publications — The Photograph Portfolio 2013, entrée 12 : Self Portrait (catalogue primaire ; date, photographie, commentaire de Ringo, tirage, format et procédé). Étude Yellow-Sub de la technique des douze tirages. Aucune date journalière supplémentaire, ni numéro d’exemplaire observé personnellement par la rédaction, n’est avancé sans source indépendante.
Self Portrait : se prendre pour sujet, puis signer un tirage
L’autoportrait occupe une place particulière dans la photographie de Ringo Starr : l’homme représenté et l’auteur de la prise de vue peuvent être la même personne. Il est donc essentiel de distinguer ce cas des images du batteur réalisées par des professionnels, même lorsque les deux types de portraits portent une signature de Ringo sur une épreuve moderne.
Le programme Genesis de 2013 propose des photographies éditées en séries limitées de vingt-cinq exemplaires, signées par l’artiste et accompagnées d’une documentation d’éditeur. Le numéro d’un tirage situe l’exemplaire dans cette édition ; il ne donne pas la date du déclenchement initial. Une photographie de jeunesse et une impression du XXIe siècle peuvent ainsi appartenir à une seule histoire visuelle tout en restant deux objets matériels distincts.
Self Portrait : une identité photographique à plusieurs dates
L’autoportrait occupe une place particulière dans l’œuvre visuelle de Ringo Starr. Il constitue un moyen de se représenter autrement que par le regard des photographes engagés auprès des Beatles. Selon le lieu et la technique de la prise de vue, l’image peut conserver la trace d’un voyage ou d’une expérimentation sans avoir été conçue pour servir immédiatement à une publication.
Une épreuve Genesis de 2013 relève d’un travail de sélection, d’impression et de signature réalisé bien après l’instant photographié. La datation de la prise de vue doit donc être justifiée indépendamment du millésime de l’édition. Ce soin évite d’aplatir plusieurs décennies d’histoire visuelle dans une seule année de publication.












