Ringo Starr, artiste au-delà des Beatles : photographie, peinture, cinéma et design

YELLOW-SUB.NET / RINGO PHOTOGRAPHE · GENESIS 2015 · NOTICE 376

Ringo (autoportrait, années 1970) : le tirage de Ringo Starr publié en 2015

Un portrait avec bagues et pendentif Saint François · Tirage Genesis 1/25 à 25/25 · patrimoine photographique des Beatles.

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Ringo est le sujet numéro 8 du Photograph Portfolio 2015 de Genesis Publications, composé de huit tirages photographiques signés par Ringo Starr. La fiche officielle identifie son contexte comme autoportrait, années 1970. L’étude met en relation la photographie ancienne, sa légende et le tirage signé de 2015, en distinguant la date du négatif de celle de l’édition destinée aux collectionneurs.

L’autoportrait des années 1970 : bijoux, mémoire et datation prudente

Dans ce portrait de Ringo, l’éditeur ne retient qu’une datation large : les années 1970. Le musicien reconnaît ses bagues et un pendentif de saint François offert par une tante, qu’il raconte avoir perdu lors d’un incident avec des admirateurs à New York. Les accessoires deviennent ainsi des repères biographiques, mais pas des indices suffisants pour arrêter sans autre document l’année et le lieu exacts du cliché.

L’image se distingue de Self Portrait, publié dans le portfolio Genesis de 2013 et situé au Japon en 1966. Il s’agit de deux autoportraits dont la chronologie, les accessoires et la constitution en tirages d’art doivent rester séparés. L’édition de 2015 comprend vingt-cinq exemplaires signés, chacun constituant un objet matériel postérieur à la photographie d’origine. Cette précaution évite de transformer un souvenir rétrospectif en datation artificiellement précise.

Circonstances de l’image et regard de Ringo

La huitième photographie du portfolio 2015 est intitulée simplement « Ringo », et Genesis la présente comme un autoportrait des années 1970. Ringo y évoque ses bagues et un pendentif Saint François offert par sa tante, qu’il dit avoir perdu lors d’un épisode avec des admirateurs à New York. Le témoignage relève de la mémoire personnelle ; il ne date ni le cadeau ni sa disparition à un jour identifiable.

Du musicien sujet à l’auteur de son image

L’éditeur précise une décennie, non une année. Un historien ne doit donc pas attribuer ce cliché à 1970, 1973 ou 1976 seulement en fonction de sa coiffure ou de ses accessoires. Les signes vestimentaires peuvent proposer une fourchette à examiner, mais une date précise réclame au moins une source contemporaine, un contact original ou une documentation de tournage reconnue.

L’autoportrait s’inscrit dans une succession : un Self Portrait photographié au Japon en 1966, une image sur film infrarouge vers 1969 éditée en 2024, puis ce Ringo des années 1970. Ces sujets doivent garder chacun leur identité de négatif et d’édition.

Le passage au tirage d’art de 2015

Genesis Publications annonce, pour chacun des huit sujets du portefeuille, 25 tirages numérotés et signés par Ringo Starr, mesurant 50,8 × 76,2 cm (20 × 30 pouces). L’éditeur décrit une giclée archivistique réalisée aux encres K3 Lightfast, sur papier Hahnemühle Photo Rag 320 g/m², 100 % coton. Chaque impression est accompagnée d’un certificat numéroté et signé par l’éditeur. L’encadrement proposé est un cadre de bois noir, avec passe-partout sans acide et protection anti-UV.

Ces indications appartiennent à l’objet de 2015. Elles ne documentent ni le format du négatif original ni la marque de l’appareil lors de la prise de vue. Pour identifier un exemplaire physique, le numéro manuscrit, l’autographe de Ringo, le certificat et les dimensions de l’image doivent être vérifiés ensemble. Une photographie reproduite dans un livre, même signé, n’est pas automatiquement un des vingt-cinq tirages de cette édition.

Un album d’archives, mais aussi une décision éditoriale

Le portfolio transforme des scènes privées de la trajectoire des Beatles en objets de galerie. Cette opération suppose une sélection, des choix de reproduction et une présentation matérielle qui n’étaient pas ceux de la prise de vue. Même lorsqu’un cliché paraît spontané, sa nouvelle publication en 2015 modifie son public et son contexte d’interprétation. Le regard de Ringo est celui d’un protagoniste de cette histoire, mais les souvenirs enregistrés des décennies plus tard doivent être lus comme une seconde couche de témoignage.

Genesis associe les ventes à la Lotus Foundation, organisation caritative soutenue par Ringo Starr et Barbara Bach. La documentation annonce le don des droits d’auteur par l’artiste et une contribution de l’éditeur par achat. Ce cadre philanthropique fait partie de l’histoire du tirage sans fournir le montant effectivement reversé pour un exemplaire numéroté précis.

Enquête de provenance et sources

Genesis Publications, The Photograph Portfolio 2015, photographie 8 — Ringo : date, description, déclaration de Ringo, procédé, nombre d’exemplaires et certificat. Dossier Yellow-Sub : National Portrait Gallery en septembre 2015. La notice conserve la précision de date réellement donnée par l’éditeur, sans introduire de jour ou de provenance matérielle non documentés.

YELLOW-SUB · RINGO AU-DELÀ DES BEATLES

Photographie et arts visuels

  1. 01Encyclopédie des arts visuels
  2. 02Photographie des Beatles
  3. 03Photograph 2013 : douze épreuves
  4. 04Photograph 2015 : huit portraits
  5. 05National Portrait Gallery 2015
  6. 06Livre et éditions Photograph
  7. 07Archives et attribution
  8. 08Catalogue raisonné

GENESIS · 2015

Photograph Portfolio 2015 : huit tirages signés

Photographie 8 / 8 : Ringo

Édition de vingt-cinq exemplaires

Sommaire de la série

PARCOURS DES 20 PHOTOGRAPHIES

Photograph Portfolio 2015 : huit tirages signés

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Source primaire Genesis

Autoportrait, prise de vue ancienne et tirage moderne

Les autoportraits des années 1970 permettent à Ringo Starr de construire une image de lui-même différente des poses promotionnelles. Le cadrage, la présence d’accessoires et le choix du moment appartiennent à son geste photographique. Ils ont une date propre, qui ne doit pas se confondre avec l’édition signée de l’image plusieurs décennies plus tard.

Lorsqu’un tirage rejoint le portfolio Photograph en 2015, la photographie devient aussi un objet de collection : support, dimensions, signature et numéro décrivent l’épreuve moderne. Cette double identité est au cœur de l’histoire de Ringo photographe. Elle explique pourquoi un autoportrait, où le sujet et l’auteur coïncident, doit être distingué d’un portrait de Ringo réalisé par un photographe extérieur.

L’autoportrait, entre souvenir privé et objet de collection

Lorsqu’il se photographie dans les années 1970, Ringo Starr devient à la fois sujet et auteur d’une image. Cette double position distingue son autoportrait des nombreux clichés promotionnels pris par des photographes professionnels. La pose, les accessoires et le cadrage ne racontent pas forcément un événement musical : ils éclairent aussi la façon dont l’artiste regarde sa propre image publique.

Le tirage diffusé en 2015 est une autre étape de cette histoire. Sa signature et sa numérotation relèvent de la fabrication du portfolio ; elles ne permettent pas de dater la prise de vue au milieu des années 2010. Le catalogue conserve ainsi deux chronologies : celle de la photographie initiale et celle de sa transformation en édition d’art.