YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / ESTAMPES 2008 · NOTICE 262
Two Ye (2008) : Ringo Starr, une graphie énigmatique et cinquante sérigraphies
Catalogue critique : supports, techniques, exemplaires et titres.
Two Ye est une œuvre graphique de Ringo Starr répertoriée en 2008. Elle possède une histoire éditoriale à distinguer de sa composition numérique initiale : sérigraphie sur papier, format 14 × 18 pouces, édition 50 exemplaires. L’analyse rassemble les informations vérifiables et traite explicitement les conflits de notices lorsqu’ils existent.
Sommaire de cette étude (6 sections)
Identifier l’œuvre et son année de catalogue
Two Ye apparaît dans la galerie officielle consacrée à 2008. Animazing le répertorie comme sérigraphie sur papier de 14 × 18 pouces, signée et numérotée, en édition annoncée de cinquante. L’identité de titre est centrale : « Two Ye » n’est ni « Two Eyes » ni « Two Heads », deux expressions qu’un lecteur anglophone pourrait lui substituer. Il faut le conserver tel qu’il est publié.
Ringo Starr commence ses compositions sur ordinateur à la fin des années 1990, puis organise une première visibilité publique avec l’exposition My Faces en 2005. Le classement d’une œuvre dans une rubrique annuelle de galerie ne résout pas automatiquement la date de conception du fichier ou le jour de fabrication du tirage. Le rôle du catalogue raisonné est précisément de conserver ces niveaux documentaires distincts.
Décrire le titre sans inventer le modèle
Le jeu sur « two » et « ye » ouvre plusieurs lectures phonétiques possibles, mais aucune n’est démontrée par la documentation. Certains titres de Ringo sont volontairement approximatifs ou humoristiques ; d’autres reprennent simplement une description de fichier. Le témoignage recueilli par la Harvard Gazette en juin 2007 explique que l’artiste choisit souvent ces noms pour retrouver les images sauvegardées. Une interprétation ne doit donc pas corriger silencieusement la source originale.
Dans son entretien publié le 7 juin 2007 par la Harvard Gazette, Ringo décrit la manière dont des titres peuvent naître lorsqu’il sauvegarde un fichier. Le nom d’une œuvre offre ainsi un point d’entrée, mais ne remplace pas une déclaration explicite sur son sujet. La ressemblance supposée avec une célébrité doit toujours être validée ; le cas du faux portrait de Zak Starkey l’a déjà montré.
La technique exacte de l’impression
Two Ye rejoint une famille de petits formats : Why Eye, Man In Blue Hat et New Pattern utilisent, dans les catalogues de 2008, un format de 14 × 18 pouces et une limite d’édition identique de cinquante. Cette convergence facilite le classement matériel, sans apporter la preuve d’un album ou d’une suite destinée à être vendue ensemble. Aucun de ces titres ne doit être absorbé par un autre au motif que les dimensions se ressemblent.
Une estampe n’est pas un tableau unique : elle résulte d’un procédé de reproduction dont les feuilles peuvent recevoir une signature et une numérotation individuelle. Sérigraphie et giclée sont deux techniques distinctes. À défaut de certificat d’atelier ou d’examen de l’objet, la fiche doit présenter le procédé comme une attribution documentée plutôt qu’une certitude indépendante de toute source.
Dimensions et numérotation de l’édition
La sérigraphie permet de reproduire des traits et des aplats de couleur par l’usage d’écrans préparés. La description de ce procédé concerne le tirage vendu ; elle ne doit pas être transposée à la genèse du dessin sur ordinateur. Le fichier source peut servir à fabriquer une matrice, puis le produit final reçoit sa propre signature et, le cas échéant, son numéro manuscrit.
Pour cette composition, les indications disponibles sont : sérigraphie sur papier ; 14 × 18 pouces ; édition déclarée de 50 exemplaires. Ces données doivent être rapportées au support désigné par la notice de l’éditeur. Une photographie en ligne ne suffit pas à distinguer l’image imprimée des marges du papier. Le nombre annoncé est une limite de l’édition, non la preuve d’un recensement de tous les exemplaires.
Comparaisons et archives commerciales
Les variantes orthographiques sont un défi pour les inventaires automatisés. Une photographie d’estampe légendée « Two Eye » doit être confrontée à l’image officielle avant d’être versée sous cette vedette ; un titre corrigé par un vendeur ne fait pas naître une seconde création. Ce qui compte est la concordance du sujet, du support et des marques, pas la fluidité grammaticale de la fiche.
Un résultat d’enchères peut dater la présence d’un objet sur le marché et documenter une signature ou une numérotation. Il ne démontre pas que la transaction a été conclue, ni le parcours complet de l’estampe depuis 2008. Les certificats cités par les vendeurs méritent un examen contradictoire ; l’encyclopédie ne doit pas confondre une description commerciale avec une expertise autonome.
Construire une fiche vérifiable pour l’avenir
La présence de Two Ye parmi les sérigraphies de 2008 atteste la diversité du vocabulaire de Ringo, qui peut partir d’un simple titre de deux mots pour créer un objet matériel numéroté. L’historien des Beatles découvre ainsi un artiste dont le système d’édition requiert une bibliographie autonome.
L’enjeu est de faire apparaître l’œuvre visuelle de Ringo comme une activité créative avec ses propres techniques, catalogues, variantes et archives. Les références de supports matériels offrent une précision qu’un récit centré uniquement sur les Beatles ne fournirait pas. La place de la Lotus Foundation dans la diffusion des œuvres participe de leur contexte historique, sans transformer automatiquement les reventes privées en dons de l’artiste.
Sources et vérifications
- Ringo Starr Art, galerie 2008
- Animazing Gallery, Starr Art
- Harvard Gazette, entretien du 7 juin 2007
- Yellow-Sub, catalogue d’éditions
La datation, le fichier, le tirage et les exemplaires ne sont pas confondus. Une photographie et un certificat seraient nécessaires pour confirmer chaque numéro matériel.












