YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / ESTAMPES 2008 · NOTICE 263
Green Man (2008) : Ringo Starr, une sérigraphie verte limitée à trente exemplaires
Catalogue critique : supports, techniques, exemplaires et titres.
Green Man est une œuvre graphique de Ringo Starr répertoriée en 2008. Elle possède une histoire éditoriale à distinguer de sa composition numérique initiale : sérigraphie sur papier, format 21 × 26 pouces, édition 30 exemplaires. L’analyse rassemble les informations vérifiables et traite explicitement les conflits de notices lorsqu’ils existent.
Sommaire de cette étude (6 sections)
Identifier l’œuvre et son année de catalogue
Green Man est répertorié par Animazing dans la sélection des estampes de Ringo Starr comme une sérigraphie sur papier de 2008, mesurant 21 × 26 pouces, signée au marqueur et numérotée au crayon. Son édition déclarée compte trente exemplaires. Cette quantité est sensiblement inférieure aux cinquante annoncés pour plusieurs œuvres voisines de même format.
Ringo Starr commence ses compositions sur ordinateur à la fin des années 1990, puis organise une première visibilité publique avec l’exposition My Faces en 2005. Le classement d’une œuvre dans une rubrique annuelle de galerie ne résout pas automatiquement la date de conception du fichier ou le jour de fabrication du tirage. Le rôle du catalogue raisonné est précisément de conserver ces niveaux documentaires distincts.
Décrire le titre sans inventer le modèle
Le titre désigne littéralement un homme vert. Il ne permet pas d’en faire un hommage au personnage folklorique du Green Man ni à un acteur de cinéma maquillé en vert sans justification. La notion de portrait stylisé est cohérente avec le langage visuel de Ringo, mais il faut distinguer le personnage imaginé d’un modèle identifiable. Le titre est ici une vedette bibliographique, pas un certificat d’intention.
Dans son entretien publié le 7 juin 2007 par la Harvard Gazette, Ringo décrit la manière dont des titres peuvent naître lorsqu’il sauvegarde un fichier. Le nom d’une œuvre offre ainsi un point d’entrée, mais ne remplace pas une déclaration explicite sur son sujet. La ressemblance supposée avec une célébrité doit toujours être validée ; le cas du faux portrait de Zak Starkey l’a déjà montré.
La technique exacte de l’impression
Une particularité doit être soulignée : la liste des œuvres de l’année 2008 reproduite dans certains relevés de la galerie officielle ne mentionne pas nécessairement Green Man, tandis qu’Animazing le date clairement de 2008. Cette différence de corpus est tout aussi intéressante qu’une variation de technique. Il ne faut pas inventer une date différente pour résoudre l’absence d’un titre dans un sommaire : une galerie peut présenter une sélection tandis qu’une autre vend des éditions supplémentaires.
Une estampe n’est pas un tableau unique : elle résulte d’un procédé de reproduction dont les feuilles peuvent recevoir une signature et une numérotation individuelle. Sérigraphie et giclée sont deux techniques distinctes. À défaut de certificat d’atelier ou d’examen de l’objet, la fiche doit présenter le procédé comme une attribution documentée plutôt qu’une certitude indépendante de toute source.
Dimensions et numérotation de l’édition
Le format 21 × 26 pouces fait de Green Man un voisin matériel de Eye Lidded Man, Big Close Up et Good Guy One. La limite déclarée de trente épreuves montre cependant que le nombre d’exemplaires varie au sein d’une même famille de formats. Une esthétique proche n’implique ni une édition homogène ni une politique de rareté unique pour toute une année.
Pour cette composition, les indications disponibles sont : sérigraphie sur papier ; 21 × 26 pouces ; édition déclarée de 30 exemplaires. Ces données doivent être rapportées au support désigné par la notice de l’éditeur. Une photographie en ligne ne suffit pas à distinguer l’image imprimée des marges du papier. Le nombre annoncé est une limite de l’édition, non la preuve d’un recensement de tous les exemplaires.
Comparaisons et archives commerciales
Pour individualiser Green Man, il conviendrait de retrouver plusieurs feuilles numérotées, leur certificat et leurs photographies de marge. Les données de galerie sont suffisantes pour une entrée d’édition, mais pas pour dresser la liste des trente propriétaires ou vérifier que toute la série a été entièrement imprimée. La numérotation ne doit pas être confondue avec une provenance complète.
Un résultat d’enchères peut dater la présence d’un objet sur le marché et documenter une signature ou une numérotation. Il ne démontre pas que la transaction a été conclue, ni le parcours complet de l’estampe depuis 2008. Les certificats cités par les vendeurs méritent un examen contradictoire ; l’encyclopédie ne doit pas confondre une description commerciale avec une expertise autonome.
Construire une fiche vérifiable pour l’avenir
Cette pièce conclut utilement le passage des premières giclées My Faces aux sérigraphies de 2008. Les différences de technique et de limite d’édition rappellent que le catalogue de Ringo Starr n’est pas un simple recueil d’images : c’est une histoire des objets, des impressions et des lieux de circulation.
L’enjeu est de faire apparaître l’œuvre visuelle de Ringo comme une activité créative avec ses propres techniques, catalogues, variantes et archives. Les références de supports matériels offrent une précision qu’un récit centré uniquement sur les Beatles ne fournirait pas. La place de la Lotus Foundation dans la diffusion des œuvres participe de leur contexte historique, sans transformer automatiquement les reventes privées en dons de l’artiste.
Sources et vérifications
- Ringo Starr Art, galerie 2008
- Animazing Gallery, Starr Art
- Harvard Gazette, entretien du 7 juin 2007
- Yellow-Sub, catalogue d’éditions
La datation, le fichier, le tirage et les exemplaires ne sont pas confondus. Une photographie et un certificat seraient nécessaires pour confirmer chaque numéro matériel.












