Ringo Starr au-delà des Beatles : cinéma promotionnel, 1970
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YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / MY FACES 2005 · NOTICE 237

Yer Baby (2005) : le grand format des visages numériques de Ringo Starr

Une enquête sur les œuvres graphiques, les tirages signés et leurs archives.

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Yer Baby, recensée sous l’année 2005, appartient au premier ensemble de créations graphiques de Ringo Starr présenté publiquement à l’époque de My Faces. La notice examine sa place dans l’itinéraire du musicien devenu artiste numérique, les informations vérifiables sur les éditions et les problèmes d’attribution qui peuvent naître lorsque les catalogues utilisent des titres ou des formats différents.

Sommaire de cette étude (5 sections)
  1. Identifier l’œuvre dans la première série de 2005
  2. Le titre comme document, non comme preuve d’intention
  3. Technique, contexte et culture visuelle
  4. L’exemplaire, la numérotation et les archives
  5. Une histoire de l’art de Ringo à construire sur des objets

Identifier l’œuvre dans la première série de 2005

Ringo Starr pratique l’art sur ordinateur depuis la fin des années 1990, bien avant les projets de livres photographiques qui feront ensuite connaître son regard de photographe. Il présente publiquement en 2005 une première série d’images sous l’enseigne My Faces. Le catalogue annuel de l’artiste répertorie Yer Baby dans ce corpus. Ce point de départ fixe l’année de référence, mais ne donne pas, à lui seul, la date de conception du premier fichier ou celle de chaque impression numérotée.

L’œuvre est décrite dans la boutique de l’artiste comme une giclée sur papier de 36 × 48 pouces, signée et datée au marqueur, numérotée au crayon, dans une édition annoncée de cent exemplaires. Le format est particulièrement imposant par comparaison avec les feuilles de 17 × 21 pouces de plusieurs compagnons de la première période.

Le titre comme document, non comme preuve d’intention

« Yer Baby » réunit une formule orale, familière et presque musicale avec une image présentée dans le corpus des portraits de Ringo. L’étrangeté du titre est une composante de la signature culturelle de l’artiste. On pourrait le rapprocher de l’anglais parlé à Liverpool, mais un catalogue ne doit pas transformer cette intuition en étymologie certifiée. Les œuvres de My Faces existent par leurs images et leurs légendes ; elles ne sont pas des illustrations automatiques de sa biographie.

Technique, contexte et culture visuelle

La différence d’échelle mérite une étude matérielle. Une feuille de 36 × 48 pouces impose d’autres conditions d’impression, d’encadrement, de transport et de conservation qu’un format inférieur. L’augmentation de la taille ne signifie pas que l’œuvre serait une toile peinte. La fiche officielle mentionne explicitement du papier. Cette distinction est précieuse pour le lecteur qui découvre l’art numérique : une composition peut être monumentale tout en appartenant à une édition imprimée.

Les images de cette période sont associées à la création numérique et à l’édition de giclées. Ce vocabulaire ne doit pas être aplati : le fichier d’origine, une éventuelle peinture préparatoire, l’épreuve d’artiste et le papier numéroté correspondent à des objets différents. Décrire une feuille signée comme « peinture unique de 2005 » serait une erreur si la documentation disponible mentionne précisément une édition imprimée.

L’exemplaire, la numérotation et les archives

Fiche provisoire de récolement : Yer Baby ; année de catalogue : 2005 ; support ou format : 36 × 48 pouces ; édition : 100 exemplaires annoncés. Ces données concernent les références et états indiqués par les documents consultés, non tous les papiers conservés dans le monde.

Les photographies de salles d’exposition sont souvent trompeuses pour établir la dimension, car le cadre, la passe-partout et l’accrochage modifient l’impression d’échelle. Ici, la fiche de l’éditeur donne un repère explicite : le format du support annoncé. Il faut toujours préciser si les 36 × 48 pouces décrivent la feuille ou l’image seule, puis contrôler les inscriptions manuscrites. Le prix actuellement affiché par une boutique ne représente ni le prix de lancement en 2005 ni la valeur de tous les exemplaires de la série.

Une histoire de l’art de Ringo à construire sur des objets

La carrière de Ringo Starr après les Beatles s’est souvent racontée à travers les disques, ses partenaires et ses tournées. Ses images invitent à une autre enquête : comment un musicien utilise-t-il des moyens numériques pour créer des personnages et les transformer en œuvres susceptibles d’être exposées, signées et collectionnées ? En 2005, ce transfert du travail intime vers le monde des galeries constitue un moment identifiable de son parcours. L’œuvre étudiée apporte une pièce à ce récit, à condition de ne pas la détacher de son édition concrète.

L’artiste rattache la vente de ses créations à l’action de la Lotus Foundation. Cette orientation philanthropique est documentée à l’échelle de son activité artistique ; pour un exemplaire isolé, elle ne remplace ni un certificat de vente ni une chaîne de provenance. Le catalogue Yellow-Sub doit donc rapprocher histoire culturelle, technologie de l’image et description matérielle. C’est seulement à cette condition que l’on peut offrir aux fans et aux spécialistes un inventaire réutilisable.

Sources, bibliographie et concordances

Les titres, limites d’édition et dates d’exposition ne sont pas confondus avec une attribution de modèle, une date de création du fichier ou une chaîne de propriété.