Ringo Starr au-delà des Beatles : cinéma promotionnel, 1970

YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / MY FACES 2005 · NOTICE 238

No No No (2005) : le langage des chansons dans les créations graphiques de Ringo Starr

Une enquête sur les œuvres graphiques, les tirages signés et leurs archives.

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No No No, recensée sous l’année 2005, appartient au premier ensemble de créations graphiques de Ringo Starr présenté publiquement à l’époque de My Faces. La notice examine sa place dans l’itinéraire du musicien devenu artiste numérique, les informations vérifiables sur les éditions et les problèmes d’attribution qui peuvent naître lorsque les catalogues utilisent des titres ou des formats différents.

Sommaire de cette étude (5 sections)
  1. Identifier l’œuvre dans la première série de 2005
  2. Le titre comme document, non comme preuve d’intention
  3. Technique, contexte et culture visuelle
  4. L’exemplaire, la numérotation et les archives
  5. Une histoire de l’art de Ringo à construire sur des objets

Identifier l’œuvre dans la première série de 2005

Ringo Starr pratique l’art sur ordinateur depuis la fin des années 1990, bien avant les projets de livres photographiques qui feront ensuite connaître son regard de photographe. Il présente publiquement en 2005 une première série d’images sous l’enseigne My Faces. Le catalogue annuel de l’artiste répertorie No No No dans ce corpus. Ce point de départ fixe l’année de référence, mais ne donne pas, à lui seul, la date de conception du premier fichier ou celle de chaque impression numérotée.

Le catalogue My Faces répertorie une giclée sur papier de 17 × 21 pouces dans une édition déclarée de cent exemplaires. Une vente américaine organisée dès décembre 2005 mentionne également une œuvre sous la graphie « No No No ». L’écart éventuel entre cette orthographe et la forme « No, No, No » utilisée par d’autres répertoires est avant tout un problème de normalisation bibliographique.

Le titre comme document, non comme preuve d’intention

La répétition de « No » peut rappeler aux amateurs de Ringo le succès solo The No No Song, enregistré dans les années 1970. Cette proximité est digne d’être signalée, pas d’être érigée en interprétation officielle. Un titre commun peut circuler entre la chanson, la plaisanterie et le dessin sans que les œuvres partagent la même origine. La comparaison révèle surtout une constante de son langage public : goût de la formule courte, du refrain et de la répétition.

Technique, contexte et culture visuelle

Dans une œuvre visuelle, la répétition d’un mot n’a pas le même statut que dans un enregistrement. Elle peut orienter le regard ou devenir une simple étiquette. Si l’on veut savoir si « No No No » est inspiré par un texte musical précis, il faut chercher une déclaration contemporaine, non inférer le contenu du dessin à partir d’une discographie. C’est un terrain où l’enquête sur l’art de Ringo doit résister à la tentation d’expliquer chaque détail par les Beatles.

Les images de cette période sont associées à la création numérique et à l’édition de giclées. Ce vocabulaire ne doit pas être aplati : le fichier d’origine, une éventuelle peinture préparatoire, l’épreuve d’artiste et le papier numéroté correspondent à des objets différents. Décrire une feuille signée comme « peinture unique de 2005 » serait une erreur si la documentation disponible mentionne précisément une édition imprimée.

L’exemplaire, la numérotation et les archives

Fiche provisoire de récolement : No No No ; année de catalogue : 2005 ; support ou format : 17 × 21 pouces ; édition : 100 exemplaires annoncés. Ces données concernent les références et états indiqués par les documents consultés, non tous les papiers conservés dans le monde.

L’archive de vente de décembre 2005 constitue une preuve intéressante de circulation très précoce d’une estampe signée et numérotée. Le prix indiqué pour le lot reflète une transaction précise, non une cote stable. Il ne permet pas non plus d’établir le nombre total de feuilles imprimées. Pour créer un registre d’exemplaires, les éléments utiles sont le nom, les inscriptions, la technique, la dimension, le numéro, la date et la présence éventuelle d’une documentation de provenance.

Une histoire de l’art de Ringo à construire sur des objets

La carrière de Ringo Starr après les Beatles s’est souvent racontée à travers les disques, ses partenaires et ses tournées. Ses images invitent à une autre enquête : comment un musicien utilise-t-il des moyens numériques pour créer des personnages et les transformer en œuvres susceptibles d’être exposées, signées et collectionnées ? En 2005, ce transfert du travail intime vers le monde des galeries constitue un moment identifiable de son parcours. L’œuvre étudiée apporte une pièce à ce récit, à condition de ne pas la détacher de son édition concrète.

L’artiste rattache la vente de ses créations à l’action de la Lotus Foundation. Cette orientation philanthropique est documentée à l’échelle de son activité artistique ; pour un exemplaire isolé, elle ne remplace ni un certificat de vente ni une chaîne de provenance. Le catalogue Yellow-Sub doit donc rapprocher histoire culturelle, technologie de l’image et description matérielle. C’est seulement à cette condition que l’on peut offrir aux fans et aux spécialistes un inventaire réutilisable.

Sources, bibliographie et concordances

Les titres, limites d’édition et dates d’exposition ne sont pas confondus avec une attribution de modèle, une date de création du fichier ou une chaîne de propriété.