Ringo Starr au-delà des Beatles : cinéma promotionnel, 1970
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YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / MY FACES 2005 · NOTICE 239

Krayzee 101 (2005) : Ringo Starr, les titres instables et la mémoire des ventes

Une enquête sur les œuvres graphiques, les tirages signés et leurs archives.

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Krayzee 101, recensée sous l’année 2005, appartient au premier ensemble de créations graphiques de Ringo Starr présenté publiquement à l’époque de My Faces. La notice examine sa place dans l’itinéraire du musicien devenu artiste numérique, les informations vérifiables sur les éditions et les problèmes d’attribution qui peuvent naître lorsque les catalogues utilisent des titres ou des formats différents.

Sommaire de cette étude (5 sections)
  1. Identifier l’œuvre dans la première série de 2005
  2. Le titre comme document, non comme preuve d’intention
  3. Technique, contexte et culture visuelle
  4. L’exemplaire, la numérotation et les archives
  5. Une histoire de l’art de Ringo à construire sur des objets

Identifier l’œuvre dans la première série de 2005

Ringo Starr pratique l’art sur ordinateur depuis la fin des années 1990, bien avant les projets de livres photographiques qui feront ensuite connaître son regard de photographe. Il présente publiquement en 2005 une première série d’images sous l’enseigne My Faces. Le catalogue annuel de l’artiste répertorie Krayzee 101 dans ce corpus. Ce point de départ fixe l’année de référence, mais ne donne pas, à lui seul, la date de conception du premier fichier ou celle de chaque impression numérotée.

La galerie de 2005 et le tableau critique de My Faces retiennent l’intitulé « Krayzee 101 ». L’archive d’enchères de décembre 2005 l’abrège sous la forme « Krazee ». Il n’est pas prudent d’en déduire une seconde œuvre : l’identification devra être fondée sur les reproductions, signatures et numéros, plutôt que sur la transcription seule.

Le titre comme document, non comme preuve d’intention

« Krayzee » relève d’un anglais volontairement déformé, qui semble chercher le son du mot « crazy ». La présence du nombre 101 ajoute un signe dont la fonction n’est pas établie par les sources. Il pourrait évoquer un numéro de personnage, un code ou une plaisanterie, mais ces suppositions ne doivent pas figurer dans la partie factuelle d’une notice. Le rapport entre un mot et un dessin est souvent polysémique ; un catalogueur a le devoir de préserver cette ouverture.

Technique, contexte et culture visuelle

Cette souplesse de langage est cohérente avec l’esthétique pop que Ringo développe dans sa pratique informatique. L’artiste revendique le plaisir de composer sur ordinateur, loin des contraintes strictes de la peinture académique. Pourtant, la spontanéité apparente ne signifie pas l’absence de travail éditorial : le passage au tirage signé suppose préparation de fichiers, impression, numérotation et commercialisation. Une œuvre ludique peut ainsi posséder une histoire technique complexe.

Les images de cette période sont associées à la création numérique et à l’édition de giclées. Ce vocabulaire ne doit pas être aplati : le fichier d’origine, une éventuelle peinture préparatoire, l’épreuve d’artiste et le papier numéroté correspondent à des objets différents. Décrire une feuille signée comme « peinture unique de 2005 » serait une erreur si la documentation disponible mentionne précisément une édition imprimée.

L’exemplaire, la numérotation et les archives

Fiche provisoire de récolement : Krayzee 101 ; année de catalogue : 2005 ; support ou format : 17 × 21 pouces ; édition : 100 exemplaires annoncés. Ces données concernent les références et états indiqués par les documents consultés, non tous les papiers conservés dans le monde.

La graphie « Krazee » dans l’archive commerciale est un signal pour les chercheurs. Un moteur de recherche qui interrogerait seulement « Krayzee 101 » pourrait ne pas retrouver tous les exemplaires documentés. Il faut donc établir un champ de titres alternatifs avec la source de chaque variante, sans corriger silencieusement les archives anciennes. Une date de vente en 2005 a une valeur probante particulière pour la chronologie du corpus, même si la fiche ne donne pas toutes les dimensions.

Une histoire de l’art de Ringo à construire sur des objets

La carrière de Ringo Starr après les Beatles s’est souvent racontée à travers les disques, ses partenaires et ses tournées. Ses images invitent à une autre enquête : comment un musicien utilise-t-il des moyens numériques pour créer des personnages et les transformer en œuvres susceptibles d’être exposées, signées et collectionnées ? En 2005, ce transfert du travail intime vers le monde des galeries constitue un moment identifiable de son parcours. L’œuvre étudiée apporte une pièce à ce récit, à condition de ne pas la détacher de son édition concrète.

L’artiste rattache la vente de ses créations à l’action de la Lotus Foundation. Cette orientation philanthropique est documentée à l’échelle de son activité artistique ; pour un exemplaire isolé, elle ne remplace ni un certificat de vente ni une chaîne de provenance. Le catalogue Yellow-Sub doit donc rapprocher histoire culturelle, technologie de l’image et description matérielle. C’est seulement à cette condition que l’on peut offrir aux fans et aux spécialistes un inventaire réutilisable.

Sources, bibliographie et concordances

Les titres, limites d’édition et dates d’exposition ne sont pas confondus avec une attribution de modèle, une date de création du fichier ou une chaîne de propriété.