YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / MY FACES 2005 · NOTICE 240
Is It Time (2005) : quatre visages, cent impressions et un exemplaire tracé chez Heritage
Une enquête sur les œuvres graphiques, les tirages signés et leurs archives.
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Is It Time, recensée sous l’année 2005, appartient au premier ensemble de créations graphiques de Ringo Starr présenté publiquement à l’époque de My Faces. La notice examine sa place dans l’itinéraire du musicien devenu artiste numérique, les informations vérifiables sur les éditions et les problèmes d’attribution qui peuvent naître lorsque les catalogues utilisent des titres ou des formats différents.
Sommaire de cette étude (5 sections)
Identifier l’œuvre dans la première série de 2005
Ringo Starr pratique l’art sur ordinateur depuis la fin des années 1990, bien avant les projets de livres photographiques qui feront ensuite connaître son regard de photographe. Il présente publiquement en 2005 une première série d’images sous l’enseigne My Faces. Le catalogue annuel de l’artiste répertorie Is It Time dans ce corpus. Ce point de départ fixe l’année de référence, mais ne donne pas, à lui seul, la date de conception du premier fichier ou celle de chaque impression numérotée.
L’étude bénéficie d’un témoignage matériel précis : Heritage Auctions a présenté le 10 août 2013 une giclée sur papier de 29 × 23 pouces signée « Ringo 05 » à droite et numérotée 5/100 au crayon à gauche. La fiche mentionne aussi une étiquette holographique portant le nom de l’œuvre et la référence #005/100. C’est un rare cas où l’on dispose d’une identification d’exemplaire suffisamment fine pour servir de point de comparaison.
Le titre comme document, non comme preuve d’intention
L’image décrite par le catalogue de vente montre un visage repris en quatre cases aux coloris différents, accompagné de la formule « Is It ‘Time’ ». L’interprétation temporelle paraît presque inévitable ; elle n’est pourtant pas univoque. Le catalogue lui-même évoque diverses lectures possibles, notamment les saisons, la mesure musicale ou l’heure venue pour Ringo de montrer son art. Ces propositions sont celles du commentateur de vente et non des intentions de l’artiste attestées par une déclaration de première main.
Technique, contexte et culture visuelle
L’œuvre résume plusieurs traits du premier art graphique de Ringo : un sujet immédiatement reconnaissable, une construction visuelle sérielle, des variations de couleur et un titre propice au jeu verbal. La répétition d’une même figure ne suppose pas quatre portraits distincts. Elle peut être lue comme une composition où le motif persiste à travers les changements de teinte. Un parallèle avec Warhol est possible sur un plan formel général ; il ne peut, à lui seul, prouver une influence directe sur cette image particulière.
Les images de cette période sont associées à la création numérique et à l’édition de giclées. Ce vocabulaire ne doit pas être aplati : le fichier d’origine, une éventuelle peinture préparatoire, l’épreuve d’artiste et le papier numéroté correspondent à des objets différents. Décrire une feuille signée comme « peinture unique de 2005 » serait une erreur si la documentation disponible mentionne précisément une édition imprimée.
L’exemplaire, la numérotation et les archives
Fiche provisoire de récolement : Is It Time ; année de catalogue : 2005 ; support ou format : 23 × 29 pouces ; édition : 100 exemplaires annoncés ; un n° 5/100 vendu en 2013. Ces données concernent les références et états indiqués par les documents consultés, non tous les papiers conservés dans le monde.
La provenance commerciale doit être présentée avec le même soin que l’esthétique. Le prix réalisé par Heritage en août 2013, 875 dollars selon la notice consultée, concerne l’exemplaire n° 5/100 dans les conditions d’une vente précise. Il ne reflète ni la valeur actuelle d’une feuille comparable ni le revenu de Ringo. Les indications de signature, numéro, étiquette et support permettent surtout de créer une première fiche d’exemplaire qui pourrait être recoupée avec une photographie ou un certificat.
Une histoire de l’art de Ringo à construire sur des objets
La carrière de Ringo Starr après les Beatles s’est souvent racontée à travers les disques, ses partenaires et ses tournées. Ses images invitent à une autre enquête : comment un musicien utilise-t-il des moyens numériques pour créer des personnages et les transformer en œuvres susceptibles d’être exposées, signées et collectionnées ? En 2005, ce transfert du travail intime vers le monde des galeries constitue un moment identifiable de son parcours. L’œuvre étudiée apporte une pièce à ce récit, à condition de ne pas la détacher de son édition concrète.
L’artiste rattache la vente de ses créations à l’action de la Lotus Foundation. Cette orientation philanthropique est documentée à l’échelle de son activité artistique ; pour un exemplaire isolé, elle ne remplace ni un certificat de vente ni une chaîne de provenance. Le catalogue Yellow-Sub doit donc rapprocher histoire culturelle, technologie de l’image et description matérielle. C’est seulement à cette condition que l’on peut offrir aux fans et aux spécialistes un inventaire réutilisable.
Sources, bibliographie et concordances
- Ringo Starr Art, galerie 2005
- Ringo Starr Art, genèse des peintures et de l’art informatique
- Yellow-Sub.net, première étude et récolement de My Faces
- Heritage Auctions, lot 46247, exemplaire 5/100
- C. Parker Gallery, Is it Time
Les titres, limites d’édition et dates d’exposition ne sont pas confondus avec une attribution de modèle, une date de création du fichier ou une chaîne de propriété.
RINGO AU-DELÀ DES BEATLES
Notice 240 / 335
My Faces, catalogue des créations de 2005.












