Ringo Starr au-delà des Beatles : cinéma promotionnel, 1970

YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / MY FACES 2005 · NOTICE 236

Zak (2005) : Ringo Starr, un titre intime et les limites de l’identification du modèle

Une enquête sur les œuvres graphiques, les tirages signés et leurs archives.

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Zak, recensée sous l’année 2005, appartient au premier ensemble de créations graphiques de Ringo Starr présenté publiquement à l’époque de My Faces. La notice examine sa place dans l’itinéraire du musicien devenu artiste numérique, les informations vérifiables sur les éditions et les problèmes d’attribution qui peuvent naître lorsque les catalogues utilisent des titres ou des formats différents.

Sommaire de cette étude (5 sections)
  1. Identifier l’œuvre dans la première série de 2005
  2. Le titre comme document, non comme preuve d’intention
  3. Technique, contexte et culture visuelle
  4. L’exemplaire, la numérotation et les archives
  5. Une histoire de l’art de Ringo à construire sur des objets

Identifier l’œuvre dans la première série de 2005

Ringo Starr pratique l’art sur ordinateur depuis la fin des années 1990, bien avant les projets de livres photographiques qui feront ensuite connaître son regard de photographe. Il présente publiquement en 2005 une première série d’images sous l’enseigne My Faces. Le catalogue annuel de l’artiste répertorie Zak dans ce corpus. Ce point de départ fixe l’année de référence, mais ne donne pas, à lui seul, la date de conception du premier fichier ou celle de chaque impression numérotée.

La galerie annuelle de Ringo Starr présente « Zak » parmi les compositions de 2005. Le catalogue My Faces attribue à son tirage sur papier un format de 17 × 21 pouces et une série de cent exemplaires. Une fiche de MutualArt fournit par ailleurs la même description générale. Les données permettent donc une identification bibliographique raisonnable ; elles ne suffisent pas à établir le contexte du dessin.

Le titre comme document, non comme preuve d’intention

Le prénom « Zak » renvoie immédiatement au fils de Ringo Starr, Zak Starkey, musicien lui aussi devenu batteur. Le rapprochement est séduisant, mais il a été explicitement démenti par Ringo lui-même. Dans un entretien publié par la Harvard Gazette le 7 juin 2007, il explique que ce personnage n’est pas son fils : il avait testé les lettres « Zak » sur le chapeau de la figure et n’avait ensuite pas su les effacer. L’anecdote, attestée par une source contemporaine, fait de ce titre un exemple précieux des hasards de création et d’enregistrement des fichiers, plutôt qu’un portrait familial.

Technique, contexte et culture visuelle

Le faux portrait familial est un cas d’école : Ringo a, parallèlement, cultivé un travail photographique de proximité, mais aucune parenté iconographique ne peut être inférée du titre « Zak ». Dans les images privées publiées plus tard dans Photograph, le témoignage intime et la représentation de proches occupent une place réelle. Une œuvre numérique de 2005 ne doit cependant pas être confondue avec ces documents photographiques : elle emploie une autre technique, une autre circulation matérielle et un autre vocabulaire formel. Un peintre peut dessiner un personnage inspiré d’un proche sans produire une effigie de référence.

Les images de cette période sont associées à la création numérique et à l’édition de giclées. Ce vocabulaire ne doit pas être aplati : le fichier d’origine, une éventuelle peinture préparatoire, l’épreuve d’artiste et le papier numéroté correspondent à des objets différents. Décrire une feuille signée comme « peinture unique de 2005 » serait une erreur si la documentation disponible mentionne précisément une édition imprimée.

L’exemplaire, la numérotation et les archives

Fiche provisoire de récolement : Zak ; année de catalogue : 2005 ; support ou format : 17 × 21 pouces ; édition : 100 exemplaires documentés. Ces données concernent les références et états indiqués par les documents consultés, non tous les papiers conservés dans le monde.

L’inventaire des exemplaires gagnerait à réunir les photographies recto-verso de feuilles signées, la position du numéro et les certificats anciens. Une vente cataloguée « Zak » ne permet pas de confirmer une relation au modèle si le dessin a été recadré ou si le titre résulte d’une traduction de vendeur. Le nom de l’œuvre, la personne éventuellement représentée et la provenance du support sont trois informations à archiver séparément.

Une histoire de l’art de Ringo à construire sur des objets

La carrière de Ringo Starr après les Beatles s’est souvent racontée à travers les disques, ses partenaires et ses tournées. Ses images invitent à une autre enquête : comment un musicien utilise-t-il des moyens numériques pour créer des personnages et les transformer en œuvres susceptibles d’être exposées, signées et collectionnées ? En 2005, ce transfert du travail intime vers le monde des galeries constitue un moment identifiable de son parcours. L’œuvre étudiée apporte une pièce à ce récit, à condition de ne pas la détacher de son édition concrète.

L’artiste rattache la vente de ses créations à l’action de la Lotus Foundation. Cette orientation philanthropique est documentée à l’échelle de son activité artistique ; pour un exemplaire isolé, elle ne remplace ni un certificat de vente ni une chaîne de provenance. Le catalogue Yellow-Sub doit donc rapprocher histoire culturelle, technologie de l’image et description matérielle. C’est seulement à cette condition que l’on peut offrir aux fans et aux spécialistes un inventaire réutilisable.

Sources, bibliographie et concordances

Les titres, limites d’édition et dates d’exposition ne sont pas confondus avec une attribution de modèle, une date de création du fichier ou une chaîne de propriété.