YELLOW-SUB.NET / RINGO ARTISTE / MY FACES 2005 · NOTICE 235
Oky Doky (2005) : Ringo Starr et le cas d’école des dimensions contradictoires
Catalogue raisonné : création graphique, histoire de l’édition, identification matérielle et lecture critique.
← Sommaire de l’encyclopédie visuelle
Oky Doky est une œuvre graphique datée de 2005 dans la galerie de Ringo Starr et rattachée à sa première période publique de création visuelle, My Faces. Plus de trente ans après la séparation des Beatles, le musicien travaille un langage indépendant des pochettes de disques : figures, humour, mots et possibilités de l’impression numérique. Cette étude examine l’œuvre comme objet d’histoire de l’art, en distinguant les faits attestés des rapprochements interprétatifs et des divergences entre catalogues.
Sommaire de cette notice (5 sections)
Repères historiques et identification
En 2005, l’exposition My Faces fait apparaître publiquement une facette du travail visuel de Ringo Starr. Sa pratique de l’image sur ordinateur remonte à la fin des années 1990, alors qu’il parcourt les routes et séjourne souvent à l’hôtel. Il ne s’agit pas d’un album de photographies des Beatles : ce sont des créations graphiques à part entière. Oky Doky figure dans la galerie annuelle de l’artiste sous la datation de 2005. Ce premier repère permet de l’inscrire dans une série sans extrapoler le jour, le logiciel ou les conditions exactes de sa création.
Le tableau de référence de My Faces recense « Oky Doky » à 17 × 21 pouces, tout en signalant une autre notice commerciale à 14 × 17 pouces. Il juxtapose également la numérotation habituelle de cent exemplaires et une fiche portant la mention d’épreuve d’artiste avec un autre plafond d’édition.
Lecture critique du titre et de l’image
« Oky Doky » joue sur l’expression populaire « okey-dokey ». L’orthographe proposée par Ringo prend la liberté qui caractérise plusieurs titres de la série. Il ne faut pourtant pas réduire cette œuvre à une plaisanterie linguistique : dans un ensemble de portraits numériques, le titre participe à une économie d’effets immédiats, comparable à une formule musicale courte. La comparaison peut éclairer le style sans que l’on invente une équivalence précise avec une chanson.
Une création personnelle à l’âge de l’estampe numérique
La contradiction des formats est un meilleur sujet d’enquête que toute interprétation hâtive. Quatre explications au moins sont possibles : une erreur de transcription, une inversion de mesure, une zone imprimée donnée à la place du papier entier, ou une véritable variante d’édition. Aucune ne peut être déclarée établie sans un exemplaire identifié. Le métier de catalogueur consiste précisément à laisser ces hypothèses ouvertes, à décrire le document d’où chacune provient et à éviter un chiffre unique trompeur dans les résultats de recherche.
Le vocabulaire mérite d’être précis. Une giclée est un mode d’impression numérique ; elle ne prouve pas qu’une image a d’abord existé comme peinture sur toile. Lorsqu’un catalogue emploie le mot « original », il peut désigner la composition et non chaque feuille de l’édition. L’exemplaire signé, l’image-source et la reproduction publiée sur Internet constituent trois états matériels différents qu’il serait erroné de confondre.
Édition, signature et conservation
Les données retenues dans cet inventaire sont les suivantes : titre : Oky Doky ; datation de catalogue : 2005 ; format : 17 × 21 ou 14 × 17 pouces selon les fiches ; état éditorial : tirage de 100 dans une source, autre mention d’édition et A.P.. Chaque renseignement renvoie à des sources nommées. Un chiffre de tirage ne représente ni un recensement physique complet ni un historique des ventes.
Une comparaison des marges et de l’image entière, à partir de deux exemplaires authentifiés, serait la vérification décisive. On notera également la signature, le numéro, les inscriptions au dos et tout certificat ou facture ancienne. La cote marchande et les mentions de stock n’apportent pas de preuve supplémentaire sur la genèse du dessin. Cette notice est donc un exemple de critique des sources appliquée à une œuvre visuelle d’un ancien Beatle.
La place de l’œuvre dans l’histoire visuelle de Ringo
Les premiers travaux publics de Ringo en tant que plasticien déplacent le regard au-delà de ses fonctions de batteur, chanteur ou personnage des films des Beatles. Le public découvre une pratique fondée sur l’expérimentation de la composition et sur l’usage d’outils accessibles au-delà de l’atelier traditionnel. La comparaison avec le pop art peut être éclairante sur le plan culturel, mais elle ne dispense jamais de décrire les pièces elles-mêmes : composition, support, édition et archives d’exposition.
Ringo indique que les recettes de ses œuvres soutiennent la Lotus Foundation, dont les activités concernent différentes causes sociales et sanitaires. Cette destination philanthropique appartient à la politique générale de diffusion de l’artiste ; elle ne transforme pas automatiquement tout exemplaire passé en vente publique en don documenté. Pour Oky Doky, la qualité de la notice dépend ainsi autant de la séparation des faits et des interprétations que de la capacité à replacer un dessin dans la carrière du musicien.
Sources documentaires et contrôles
- Catalogue de l’artiste, œuvres 2005
- Ringo Starr Art, histoire de la démarche graphique
- Catalogue critique Yellow-Sub : My Faces (2005)
- C. Parker Gallery, Oky Doky
- Yellow-Sub, tableau des dimensions contradictoires
Note méthodologique : la datation de catalogue, le support, la numérotation, les épreuves d’artiste et la provenance sont des champs distincts. Les interprétations non confirmées sont explicitement présentées comme telles.
RINGO AU-DELÀ DES BEATLES
Notice 235 / 335
Œuvres graphiques de la période My Faces, 2005.












