YELLOW-SUB / RINGO STARR AU-DELÀ DES BEATLES / NOTICE 489
De la main sculptée au rituel photographié : Peace and Love à Beverly Gardens Park de 2020 à 2025
Photographie d’événement · anniversaire de Ringo · mémoire publique
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Une sculpture publique possède une histoire matérielle, mais aussi une vie documentaire faite des photographies et des vidéos réalisées autour d’elle. Depuis son inauguration à Beverly Hills en 2019, Peace and Love sert régulièrement de cadre aux célébrations du 7 juillet. Les archives de Ringo et la presse locale permettent de suivre ce glissement : le monument n’est plus seulement exposé, il est aussi mis en scène et reproduit à chaque anniversaire.
L’œuvre stable et les événements répétés
Le monument de Beverly Gardens Park est inauguré le 2 novembre 2019. Les communiqués officiels d’anniversaire rappellent ensuite que Ringo y retourne régulièrement, notamment en 2021, 2022 et 2023. Chaque rencontre produit ses propres photographies, communiqués, vidéos et témoignages. Ces documents constituent une histoire de la réception de la sculpture, non de nouvelles œuvres métalliques. Le fait de compter trois campagnes audiovisuelles ne doit pas gonfler le nombre de monuments. La répétition annuelle en fait un repère urbain reconnu par ceux qui reviennent participer au rituel.
2020 : la pandémie modifie le rendez-vous
Dans un entretien de fin 2020, Ringo évoque l’impact de la pandémie sur la préparation de son quatre-vingtième anniversaire. Il rapporte s’être rendu avec Barbara, le 7 juillet, devant sa sculpture à Beverly Hills en respectant les précautions sanitaires. La principale célébration avait été transformée en émission et événement à distance. Cet épisode montre que la sculpture peut être un témoin visuel du moment historique, même lorsque le public n’est pas réuni au parc dans les conditions habituelles. Il importe de distinguer la visite du couple, les vidéos de télévision et les photographies de presse.
2021–2023 : un lieu de rassemblement pour le public et la presse
L’organisation officielle de Peace & Love présente les années 2021, 2022 et 2023 comme autant de retours à la sculpture, avec des proches, des journalistes et des célébrations organisées ailleurs dans le monde. Les images prises devant l’œuvre deviennent un signe de reconnaissance pour les fans : elles montrent à la fois le musicien âgé de plusieurs décennies de plus que lors de la Beatlemania et la matérialisation permanente de son geste. Ce dispositif d’identification ne transforme pas Ringo en auteur des photographies de ces événements.
2024 : la photographie d’un rituel mondial
Un communiqué officiel publié avant l’anniversaire de 2024 recense les principaux lieux des célébrations Peace & Love depuis 2008. Il associe Beverly Gardens Park à plusieurs années de la décennie 2020. La source montre comment le récit de l’initiative se construit par une chronologie de rassemblements, et non uniquement par la diffusion d’une sculpture. Le monument entre dans un système d’images mondial qui peut inclure réseaux sociaux, reprises de presse et messages transmis à distance. Un inventaire audiovisuel devrait conserver les dates et crédits propres à chaque production.
2025 : un point de vue local indépendant
Un article de Beverly Press publié le 24 septembre 2025 rappelle l’anniversaire du 7 juillet de la même année, célébré au parc devant la main géante. La photographie du reportage est créditée à Tabor Brewster. Ce crédit est à conserver : la photographie représente Ringo et sa sculpture, mais elle n’est pas une image prise par le batteur. La source locale décrit aussi les visiteurs attirés par l’œuvre depuis son installation. Elle fournit un contrepoint aux communications officielles, tout en demeurant un reportage dont les choix de cadrage et d’anecdotes appartiennent au journaliste.
La sculpture comme dispositif de portrait
Le V monumental fonctionne comme un arrière-plan reconnaissable. À l’approche du monument, la silhouette du visiteur paraît petite face à la main, ce qui crée une différence d’échelle immédiatement lisible en photographie. Pour Ringo, figurer devant sa propre empreinte agrandie permet une forme de double portrait : la personne actuelle et le geste fixé dans le métal. Cette lecture est une interprétation esthétique, non une intention attestée mot pour mot par l’artiste. Il serait utile de comparer les séries photographiques successives pour étudier leur évolution formelle sans confondre leurs auteurs.
Les crédits, toujours les crédits
Une histoire encyclopédique de l’objet doit articuler trois lignes d’attribution : conception de la sculpture et empreinte de Ringo, réalisation technique avec les intervenants identifiables, images des événements produites par des photographes ou vidéastes tiers. Scott Ritchie, crédité dans des documents de la période, et Tabor Brewster, identifié en 2025, illustrent cette nécessité. Un même dossier peut contenir des dizaines de portraits d’un artiste sans que ces photographies entrent dans le catalogue de ses propres prises de vue. La distinction protège la valeur documentaire de chacune.
Sources
Ringo Starr, récapitulatif des anniversaires, 2024 ; Beverly Press, 24 septembre 2025 ; Genesis Publications, inauguration de 2019.
À consulter aussi : Ringo sculpteur et bibliographie du dossier.












