Ringo Starr au-delà des Beatles : cinéma promotionnel, 1970

YELLOW-SUB / RINGO STARR AU-DELÀ DES BEATLES / NOTICE 523

The Point (1984) : le contrat de narration de Ringo Starr, son image et 15 000 dollars d’engagement

Cinéma d’animation · contrats et droits à l’image · archives 2026

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Un contrat daté du 1er août 1984, signé « R. Starkey », permet de documenter avec une rare précision la participation de Ringo Starr à une version narrée du film d’animation The Point. Vendu 605 dollars, frais compris, chez RR Auction le 18 juin 2026, ce document de deux pages prévoit une rémunération contractuelle de 15 000 dollars et encadre l’usage promotionnel du nom et de l’image de Ringo. Il éclaire la frontière entre contribution vocale, exploitation d’un film et contrôle de l’identité visuelle de l’artiste.

1er août 1984 : une convention avec Murakami-Wolf-Swenson

Le lot 7086 de RR Auction correspond à un document signé de deux pages, au format 8,5 × 11 pouces, conclu entre Murakami-Wolf-Swenson, Inc. et Ringo Starr. Le texte désigne le musicien sous son nom civil, Richard Starkey, et précise qu’il intervient comme narrateur du film d’animation intitulé The Point. La somme contractuelle mentionnée est de 15 000 dollars. Cette valeur se rapporte à la prestation telle qu’elle est stipulée dans le document ; elle ne constitue ni une preuve bancaire du versement complet, ni un budget global de production, ni les recettes futures de l’exploitation du programme.

Un rôle de narrateur plutôt que de dessinateur

Le fait d’associer Ringo au film ne doit pas faire de lui l’illustrateur, le réalisateur ou le concepteur graphique de The Point. Son rôle documenté ici est celui de la voix qui raconte. La narration participe pourtant pleinement de l’expérience audiovisuelle : elle accompagne le montage et oriente la réception des images. Dans une encyclopédie consacrée à la création visuelle de Ringo après les Beatles, cet objet figure parmi les collaborations à l’écran, non parmi les peintures originales ou les estampes issues de son ordinateur.

Le droit de dire « Narrated by Ringo Starr »

Une clause signalée par RR Auction autorise l’usage de la formule anglaise « Narrated by Ringo Starr » pour la commercialisation du film. Le contrat prévoit également l’utilisation du portrait et de l’apparence de Richard Starkey, mais seulement sous réserve d’une approbation écrite préalable, selon le passage reproduit dans le catalogue. Le texte relie ainsi la prestation sonore à l’exploitation visuelle : affiches, bandes-annonces et autres supports de promotion peuvent mobiliser la notoriété du chanteur, sous des conditions explicites.

La signature « R. Starkey » et l’authentification de l’objet

Ringo signe d’après le descriptif en stylo-bille noir, à la fin du contrat, avec son initiale et son patronyme. Ce type d’écriture n’est pas la signature « Love Ringo » que l’on peut trouver sur des estampes graphiques. Les deux sont rattachées à la même personne, mais à des circonstances juridiques et matérielles différentes. La maison de vente mentionne une précertification de signature par un service tiers. Il faut séparer cette validation graphique de l’interprétation des clauses, qui relève de l’analyse documentaire et non de la graphologie.

Sept pages de correspondance jointes au contrat

La description de vente annonce sept pages de documents et de courriers complémentaires entre représentants, au sujet d’un différend relatif aux redevances. Ce renseignement est important sans autoriser une histoire complète du litige. Une divergence comptable évoquée dans une notice d’enchères ne démontre pas à elle seule une condamnation, un procès, un paiement manquant ou la conclusion d’un accord. Il faudrait disposer des textes intégralement lisibles et de leur chronologie pour établir précisément les prétentions et la suite des échanges.

Le lot 7086 vendu le 18 juin 2026

La vente Marvels of Modern Music, numéro 744 de RR Auction, s’est terminée le 18 juin 2026. Le résultat publié pour le contrat est de 605 dollars, prime d’acheteur comprise, pour une estimation ouverte à partir de 400 dollars. La valeur marchande de cet ensemble documentaire en 2026 n’a aucun rapport direct avec la rémunération prévue en 1984. La première concerne la vente de papiers historiques ; la seconde, une prestation d’artiste négociée quarante-deux ans auparavant.

Ce qu’apporte ce contrat à l’histoire des images de Ringo

Les crédits d’un programme audiovisuel ne disent pas toujours comment l’image d’une célébrité a pu être employée dans sa publicité. Le contrat de 1984 permet d’observer simultanément la fonction narrative, le nom civil, la somme négociée et une clause d’autorisation du portrait. Il rappelle que les arts visuels de Ringo ne se réduisent pas aux objets qu’il peint ou photographie : ils englobent aussi les collaborations où son corps, son visage, sa voix et son nom deviennent des éléments de la création d’autrui. Un objet juridique précisément daté devient alors une source iconographique de premier ordre.

Source

RR Auction, lot 7086, « Ringo Starr Document Signed for The Point », vente du 18 juin 2026. À distinguer des études générales du dossier consacrées aux voix, aux films et aux représentations de Ringo Starr à l’écran.

YELLOW-SUB / ENCYCLOPÉDIE

Ringo Starr, artiste visuel

  1. 01Sommaire
  2. 02Art graphique
  3. 03Catalogue des estampes
  4. 04Conservation
  5. 05Tirages et authenticité
  6. 06Bibliographie