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Don’t Pass Me By (2015) : Ringo Starr transforme sa première chanson des Beatles en titre d’estampe
Don’t Pass Me By : récolement des images, des éditions et de leurs dates.
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Don’t Pass Me By est une référence visuelle classée en 2015 par les galeries de Ringo Starr. La présente étude détaille les données documentées, giclée sur papier ; 14 × 20 pouces ; 60 exemplaires annoncés ; numérotation par tampon citée, et distingue les variantes de titre, les supports et les étapes de diffusion.
Sommaire de cette étude (6 sections)
Identification et chronologie
Don’t Pass Me By figure dans la galerie 2015 de Ringo Starr, parfois orthographié « Dont Pass Me By » sans apostrophe dans les menus commerciaux. Le titre est celui de la première composition de Ringo publiée par les Beatles, sur l’Album blanc de 1968. Cette correspondance est indiscutable au niveau des mots ; elle ne démontre pas que l’œuvre graphique représente directement une scène du disque ou qu’elle soit une illustration commandée pour une édition musicale.
Le catalogue des images de Ringo Starr requiert une méthode distincte de la discographie : une année de galerie identifie une référence publique et n’établit pas nécessairement le jour où le fichier ou le dessin initial fut achevé. La carrière visuelle du musicien se développe sur ordinateur à partir de la fin des années 1990, avant sa première exposition connue en 2005. L’historien doit relever séparément la création, la première présentation et l’édition matérielle.
Sens du titre et contexte culturel
Animazing décrit une giclée sur papier de quatorze par vingt pouces, dans une édition annoncée de soixante. Particularité notable, la numérotation est décrite comme exécutée avec un tampon, et non simplement inscrite au crayon. Ce détail constitue un indice matériel concret pour le récolement des feuilles ; un catalogue ne doit pas le remplacer par une formule standard qui effacerait la différence.
Dans un entretien publié par la Harvard Gazette en juin 2007, Ringo expliquait qu’il nommait souvent les œuvres en enregistrant leurs fichiers informatiques, parfois sans intention narrative élaborée. Cette remarque protège contre les attributions imaginaires : un nom semblable à celui d’une chanson, d’un proche ou d’un personnage de film n’authentifie pas une référence. L’interprétation esthétique doit rester distincte des paroles documentées de l’artiste.
Composition et statut technique
L’histoire de la chanson accompagne naturellement la réception de l’estampe. Ringo écrivit et chanta Don’t Pass Me By dans une période où ses contributions d’auteur restaient moins nombreuses que celles de Lennon et McCartney. Quarante-sept ans plus tard, reprendre ce titre dans une œuvre visuelle peut évoquer une revendication créative. Mais aucun témoignage consulté ne permet d’attribuer une intention précise au dessin ; le rapprochement demeure une analyse culturelle.
Il faut distinguer une œuvre-source, son fichier numérique et son édition sur un support matériel. Les giclées reposent sur l’impression numérique ; les sérigraphies nécessitent des écrans préparés ; une œuvre apparemment peinte peut en réalité être une impression sur toile. Aucun support ne permet à lui seul de déduire une date, un imprimeur ou une technique d’élaboration du motif.
Dimensions, édition et signatures
Le support de papier imprimé exige des précautions différentes de celles d’une toile tendue. Le format de quatorze par vingt pouces doit être contrôlé sur la feuille entière. Si le numéro a été tamponné, il faudra en étudier la position, la forme et son éventuelle association à une signature manuscrite.
Le nombre annoncé par une galerie désigne une limite ou une taille déclarée d’édition, et non le dénombrement des feuilles actuellement localisées. Les épreuves d’artiste, le cas échéant, constituent des états documentaires à examiner plutôt qu’une quantité à ajouter arbitrairement. Il faut relever sur chaque objet les dimensions de la feuille ou de la toile, le numéro, la signature et les mentions éventuelles au verso.
Circulation, photographie et provenance
La variation d’orthographe « Dont » / « Don’t » appartient aux accidents de catalogue. L’index doit renvoyer les deux formes au même point d’enquête jusqu’à preuve d’une distinction de versions, sans créer des doublons de pages. Une recherche au seul titre musical peut aussi faire remonter des partitions et des disques étrangers à l’estampe : la technique de giclée constitue un filtre de repérage.
Un résultat d’enchères, une page de boutique et un catalogue d’exposition sont des sources de nature différente. Le premier permet parfois de tracer un exemplaire numéroté, le deuxième décrit une offre éditoriale et le troisième atteste un contexte public. Les prix affichés ou estimés ne prouvent pas qu’une transaction a eu lieu ; la mention « épuisé » ne garantit pas que tous les numéros prévus ont été effectivement imprimés.
Questions ouvertes et histoire de la création
Don’t Pass Me By illustre l’une des rencontres les plus directes entre les deux vies créatives de Ringo, celle du musicien et celle du plasticien. Le résultat doit pourtant être étudié comme objet d’art matériel, avec son édition et ses signatures, et non comme document de 1968.
Ces recherches doivent éviter de ramener chaque composition à la seule renommée des Beatles. Le travail visuel de Ringo possède ses propres pratiques, ses éditions et ses mutations de support, tout en conservant des liens culturels avec son métier de batteur et son message de paix. Les ventes primaires soutiennent la Lotus Foundation selon la communication officielle ; cette vocation philanthropique n’est toutefois pas l’histoire matérielle complète de chaque exemplaire.
Sources historiques et documents d’édition
- Ringo Starr Art, galerie 2015 — Don’t Pass Me By
- Ringo Starr Art, galerie 2010
- Ringo Starr Art, galerie 2012
- Animazing Gallery, éditions de Ringo Starr
- Ringo Starr, provenance et projet philanthropique
- Yellow-Sub, catalogue des estampes 2007–2024
Notice critique : les dates d’édition et de conception, le statut d’épreuve d’artiste et les provenances des exemplaires sont distingués. Les lacunes matérielles ne sont pas comblées par déduction.












