Bannière du dossier encyclopédique Ringo Starr, l’artiste au-delà des Beatles : photographie, peinture et art numérique

YELLOW-SUB.NET / ENCYCLOPÉDIE RINGO STARR / CHAPITRE 14

Ringo Starr : les pochettes de 1983 à 2026, photographes et graphistes

De Mark Ryden à Henry Diltz, de Barbara Bach à Rob Shanahan : quarante-trois ans de couvertures, d’illustrations et de portraits.

← Première partie : l’art des pochettes de 1970 à 1981

Une pochette de Ringo Starr peut être à la fois un portrait, un dessin commandé à un artiste, une œuvre réalisée avec Barbara Bach ou une photographie de famille. Après 1981, son iconographie ne suit pas une ligne unique : photographie de cabine retrouvée, illustration de Mark Ryden, images peintes par le couple Starkey, portraits de Rob Shanahan, clichés de Harry Benson et Dan Winters, puis réapparition de vêtements emblématiques des Beatles dans une photographie de Henry Diltz en 2026. C’est toute une histoire de collaboration, de techniques et de mémoire.

Cette seconde partie poursuit le chapitre consacré aux pochettes de 1970 à 1981. Le point de départ est le crédit réellement publié avec chaque édition : photographie, illustration, direction artistique, design et choix iconographique sont des responsabilités distinctes. Les sources citées sont les descriptions des pressages, les crédits de livrets reproduits par les discographes, les notices AllMusic et les déclarations des artistes et éditeurs. Lorsque le nom du responsable d’un visuel reste incertain, il est préférable de signaler cette lacune que de l’attribuer par intuition à Ringo.

1983 — Old Wave : quand une photographie de cabine devient couverture

Old Wave, enregistré avec Joe Walsh et initialement publié sur le label Bellaphon dans certains pays, propose un intéressant renversement du dispositif graphique : là où les couvertures de la fin des années 1970 reposaient volontiers sur une séance de studio, le recto utilise une photographie de Ringo provenant d’une cabine de photomaton du nord de l’Angleterre. La notice associée au pressage décrit cet origine très simplement, sans fournir la ville précise ni une date à transformer abusivement en certitude.

La formule « prise dans une cabine quelque part dans le nord de l’Angleterre » est importante. Elle identifie le type d’appareil, mais ne permet pas de prouver qui a payé la séance, qui l’a choisie pour la pochette ou quel opérateur a produit le développement. Une photographie d’identité automatique peut être une image de soi fabriquée sans photographe professionnel identifiable. L’usage éditorial qui en est fait des années plus tard relève d’une seconde création : sélection de l’épreuve, cadrage, reproduction et mise en page.

Le verso est crédité au photographe Ron Slenzak. La coordination graphique revient à Jeff Alexander, tandis que la direction de couverture est attribuée à Jeff Lancaster pour Art Hotel. Il faut conserver la séparation de ces attributions : la personne qui coordonne la couverture n’est pas nécessairement l’auteur du portrait de la cabine, et le photographe du verso n’est pas automatiquement celui du recto.

L’histoire des éditions de Old Wave mérite elle aussi une note critique. Son absence de publication britannique courante à la sortie et sa circulation par l’importation compliquent l’idée d’une pochette unique familière dans tous les pays. Le travail de catalogue doit donc faire référence à un pressage identifié — notamment les versions Bellaphon — et non supposer une uniformité universelle de l’emballage.

Le 16 juin 1983 : comment dater une pochette sans inventer une sortie britannique

La documentation discographique du pressage Bellaphon 260 16 029 fixe au 16 juin 1983 la commercialisation allemande d’Old Wave. Elle précise que cet album ne bénéficia pas d’une sortie ordinaire au Royaume-Uni au moment de sa parution. Il faut donc éviter de donner cette date allemande comme une date universelle de sortie. Les exemplaires circulant par importation pouvaient être découverts dans des marchés très différents, sans qu’il existe nécessairement une édition britannique correspondante.

Le même relevé reproduit le libellé original de la photographie du recto : « taken in a photo booth somewhere in Northern England », soit une image « prise dans un photomaton quelque part dans le nord de l’Angleterre ». La citation de pochette est plus précise qu’une attribution à un photographe professionnel, mais moins précise qu’une adresse ou qu’une année de prise de vue. Elle ne démontre pas non plus que le cliché ait été pris spécialement pour l’album. Le verso fait intervenir le photographe Ron Slenzak, la coordination est créditée à Jeff Alexander et la direction graphique à Jeff Lancaster, pour Art Hotel : ces rôles sont distincts de la production automatique de l’image utilisée au recto.

Cette particularité éditoriale mérite d’être signalée au collectionneur : deux copies d’Old Wave peuvent porter une présentation visuelle comparable tout en relevant d’étiquettes, de territoires et de calendriers de sortie différents. Pour comparer les exemplaires, une notice doit enregistrer le numéro de catalogue, le pays, la maison distributrice, la date attestée et les crédits effectivement imprimés. Une date isolée dans une discographie générale ne remplace pas ces informations matérielles.

1992 — Time Takes Time : Mark Ryden et la réinvention du portrait

Après plusieurs années sans nouvel album studio, Time Takes Time paraît chez Private Music en 1992. Sa pochette constitue l’une des collaborations les plus intéressantes de l’ensemble de la carrière solo de Ringo, notamment parce qu’elle fait intervenir Mark Ryden, artiste américain connu plus tard pour ses peintures combinant références populaires et imagerie troublante. Sur les crédits du disque, Ryden est explicitement désigné comme illustrateur.

Les autres tâches sont documentées : Melanie Penny assure la direction artistique, Kurt De Munbrun le design, et le duo Catanzaro & Mahdessian la photographie. Cette répartition doit être intégralement conservée. Une illustration de Ryden ne fait pas disparaître les photographies sous-jacentes, et l’intervention du designer ne doit pas être confondue avec celle du peintre.

La pochette donne une image renouvelée du chanteur au moment d’un retour discographique. L’année 1992 joue ainsi sur plusieurs plans : de nouveaux producteurs, un label différent et un langage graphique qui n’est plus exactement celui du rock des années 1970. Dans une notice experte, les impressions relatives à l’image doivent être appuyées par son examen direct ; les noms et fonctions, eux, sont déjà étayés par les crédits reproduits de différentes éditions.

La réédition et la circulation de versions européennes et américaines demandent une comparaison. Les listes de crédits concordantes retrouvées pour le CD américain et le CD européen indiquent une base fiable. La présence d’un nouveau mastering ou d’un autre code-barres sur une version ultérieure ne prouve cependant pas qu’une nouvelle illustration ait été commandée : il faut distinguer les modifications techniques du son et celles de l’emballage.

1998 — Vertical Man : Ringo et Barbara deviennent auteurs d’images

L’histoire des pochettes prend une dimension plus personnelle avec Vertical Man, publié par Mercury en 1998. Les crédits détaillés du disque mentionnent explicitement des créations de Ringo et Barbara Bach Starkey, ainsi que des contributions de Mark Hudson et Barbara. Le point est capital : il ne s’agit plus uniquement d’un musicien qui choisit le travail d’un photographe ou qui pose pour une illustration, mais d’un projet dans lequel il est crédité pour des éléments graphiques.

L’identité des intervenants reste néanmoins plurielle. Margery Greenspan assure la direction artistique et Sandra Monteparo le design et la mise en page. La photographie de Ringo pour le visuel dit Vertical Man est attribuée à Henry Diltz, tandis qu’Adam Weiner signe la photographie utilisée pour une affiche. Le livret prend la forme d’une feuille repliée en huit parties, associant paroles, images et compositions. Il ne serait donc pas exact d’écrire que « la couverture est une peinture de Ringo » sans identifier l’élément précis auquel cette attribution se rapporte.

Le site discographique consacré au pressage Mercury précise que Henry Diltz a réalisé la photographie de Ringo à son domicile de Beverly Hills le 14 avril 1998. Cette datation mérite d’être conservée comme donnée issue de la notice, puis confrontée, si possible, aux archives du photographe. Elle crée un lien intéressant avec l’image de Diltz utilisée pour Long Long Road en 2026, près de trois décennies plus tard.

Une conséquence éditoriale découle de ces crédits : l’émergence de l’art informatique de Ringo à la fin des années 1990 n’est pas seulement une affaire de galeries futures. Une part de son vocabulaire graphique prend déjà place sur les supports de musique qu’il commercialise. Il faut toutefois éviter d’affirmer, sans preuve technique, que toutes les images du livret furent conçues sur ordinateur. « Artwork by Ringo and Barbara » renseigne les auteurs, non le logiciel ni le procédé.

1999 — I Wanna Be Santa Claus : un disque saisonnier et un atelier graphique collectif

Le disque de Noël I Wanna Be Santa Claus introduit un registre visuel qui n’a rien d’un simple portrait de presse. Les crédits rassemblés par AllMusic comprennent plusieurs contributeurs à l’artwork, notamment Ondine Bue et Allyson Spellacy. Leurs rôles sont attestés sous cette désignation générale, mais la répartition exacte entre couverture, illustrations et éléments intérieurs exige l’examen du livret Mercury.

C’est précisément pourquoi le chapitre ne leur attribue pas arbitrairement chaque image. La mention « artwork » peut recouvrir des dessins, une maquette ou des éléments de fabrication. Il faudra établir la chaîne visuelle complète à partir de l’édition de 1999, identifier les suppléments imprimés et comparer les changements d’image sur les éventuelles rééditions. L’album illustre le risque d’une recherche qui reprend seulement les crédits agrégés d’une base musicale et les transforme en attributions de couverture.

Le contexte de Noël peut encourager les clichés iconographiques familiers : couleurs saisonnières, accessoires de fête et typographie évocatrice. Une analyse savante devra cependant distinguer ce qui apparaît effectivement sur l’objet consulté et ce qui relève d’une lecture générale du genre. Les responsabilités des illustrateurs sont plus intéressantes qu’un commentaire impressionniste sur le « Ringo Père Noël ».

2003 — Ringo Rama : Mark Hudson, producteur et illustrateur

Avec Ringo Rama, paru sur Koch en 2003, un artiste déjà essentiel aux enregistrements de Ringo apparaît également dans les crédits de couverture. Le discographe britannique JPGR attribue l’illustration du recto à Mark Hudson, coproducteur du disque avec Ringo. Ce cumul de fonctions mérite examen : l’imagerie de l’album participe à une collaboration où les responsabilités musicales et graphiques se rejoignent.

Une telle collaboration ne doit pas devenir une attribution automatique de la totalité de l’emballage à Hudson. La présence d’une illustration de couverture ne permet pas de savoir, sans consultation physique, qui a réalisé les photographies de l’intérieur, la composition typographique ou les supports publicitaires. Les éditions simples et enrichies de Ringo Rama peuvent aussi comporter des éléments supplémentaires qui changent la présentation commerciale du projet.

Un intérêt particulier réside dans la comparaison avec le travail de Ringo et Barbara sur Vertical Man. Entre 1998 et 2003, l’univers visuel du musicien associe davantage ses proches collaborateurs à la conception de ses produits. Cela ne représente pas nécessairement une « école graphique » homogène : les artistes, les techniques et les objets varient. La continuité est avant tout celle de la collaboration créative.

2005 — Choose Love : Barbara Bach signe la photographie de couverture

Choose Love documente un cas d’attribution qu’il serait particulièrement dommage de réduire à « couverture de Ringo Starr ». Les crédits officiels reproduits pour l’album désignent Barbara Starkey comme l’auteure de la photographie du recto, tandis que Tyrone Drake assure la direction artistique et le design pour LOLAMAX Design. D’autres clichés des pages intérieures sont attribués à plusieurs personnes, dont Ringo lui-même, Barbara, Mark Hudson, Gary Burr et d’autres membres de l’équipe.

La contribution de Barbara occupe donc une place précise dans l’objet : ce n’est pas seulement une présence familiale mentionnée dans les remerciements, mais un crédit de photographie de couverture. Cette attribution peut être rapprochée de ses créations visuelles précédentes, sans conclure que toutes les éditions postérieures ont repris exactement les mêmes images ou les mêmes recadrages.

Le format du disque est également notable. Choose Love a été diffusé, dans certaines éditions, comme un DualDisc, associant une face CD audio et une face DVD. Cette particularité modifie l’objet éditorial par rapport au simple CD et peut influencer la place réservée aux photographies, aux crédits ou aux contenus vidéo. L’étude des jaquettes doit toujours être rapportée au format exact : vinyle, CD, DualDisc ou édition remaniée.

Photographie d’ambiance illustrant le dossier consacré aux collaborations musicales de Ringo Starr

2008 — Liverpool 8 : Brian Griffin, Tom Recchion et Paul Moore

Le retour explicite au nom de Liverpool dans le titre de 2008 s’accompagne d’une nouvelle équipe graphique. Les crédits du livret attribuent la photographie à Brian Griffin, la direction artistique à Tom Recchion et le design à Paul Moore. Ces noms sont reproduits dans les références discographiques et confirmés par des notices de crédits.

Le crédit de Brian Griffin est particulièrement intéressant dans une histoire des images du rock britannique. Son œuvre couvre plusieurs décennies de portraits de musiciens. La mention précise de son nom évite de traiter la couverture comme un simple visuel de maison de disques. Les rôles de Recchion et Moore doivent, de même, être distingués : la direction artistique donne un cadre de cohérence, tandis que le design produit et organise les éléments typographiques et visuels.

Le titre Liverpool 8 évoque le code postal des quartiers de l’enfance de Ringo. Il invite naturellement à une lecture biographique du projet. Mais un album qui parle de Liverpool n’implique pas que toutes ses photographies aient été prises sur place. Le lieu de la séance, la provenance des images et leur date doivent être établis par les crédits et les témoignages, non déduits des paroles de la chanson éponyme.

Le disque apparaît sur plusieurs supports, dont une édition contenant un dispositif USB ou numérique selon les marchés. C’est un bon rappel de la fin des années 2000 : la pochette ne désigne plus uniquement une chemise de carton ou un livret papier, elle devient aussi une miniature destinée aux lecteurs multimédias. Le même langage graphique doit conserver une lisibilité sur des surfaces de taille radicalement différente.

2010 — Y Not : Ringo crédité du concept, du design et des photographies intérieures

Le cas de Y Not est l’un des plus importants de cette seconde partie parce que les crédits sont exceptionnellement explicites sur l’intervention visuelle de Ringo. Le pressage Hip-O/UMe le mentionne pour le concept, le design et les photographies de certaines pages intérieures. D’autres images sont attribuées au photographe Rob Shanahan, notamment pour les éléments extérieurs du livret et certains visuels annexes. Vartan est crédité de la direction artistique, et Meire Murakami du design complémentaire.

Cette répartition démontre que le champ d’activité artistique de Ringo va au-delà de la simple sélection d’un cliché sur une planche-contact. Son rôle créatif est inscrit dans la documentation du disque. Il ne faut pas pour autant lui attribuer les photographies de Rob Shanahan, ni confondre sa part de conception avec les travaux d’exécution de l’équipe de graphisme.

Y Not coïncide également avec une période où Ringo s’implique davantage dans la production de ses albums. La déclaration publiée en 2010 par Genesis Publications le montre revendiquant le fait de conduire pour la première fois seul la production musicale d’un projet. Il serait trop facile de présenter la direction artistique comme une conséquence directe et automatique de cette évolution : les crédits montrent plutôt une participation personnelle parmi plusieurs collaborations distinctes.

Le cas de cet album ouvre une perspective importante pour l’histoire des œuvres numériques de Ringo : un projet de disque peut mêler photographies prises par le musicien, créations graphiques qu’il conçoit et portraits réalisés par un photographe professionnel. L’étude matérielle du livret permet de répartir ces responsabilités image par image. C’est le même principe de catalogage que pour les livres Photograph et Another Day in the Life.

2012 — Ringo 2012 : la fidélité photographique de Rob Shanahan

L’album Ringo 2012 est lui aussi relié à Rob Shanahan. Les notices de presse et les références de l’album lui attribuent la photographie du recto ainsi que plusieurs images du livret. La collaboration est ancienne : au début des années 2010, Shanahan est déjà un photographe régulièrement associé aux activités de Ringo, à ses concerts et à ses portraits de promotion.

Le titre de l’album lui-même fait explicitement écho à Ringo de 1973. La ressemblance nominale ne doit cependant pas conduire à supposer un emprunt des dessins de Tim Bruckner ou des lithographies de Klaus Voormann. Il faut séparer le clin d’œil discographique de la forme matérielle de la couverture de 2012, dont les crédits documentent une nouvelle réalisation photographique.

Le recours répété à Shanahan intéresse l’historien pour une autre raison : un photographe qui accompagne durablement un artiste constitue progressivement un fonds d’images de scène, de portraits et d’instantanés privés ou semi-publics. Toutes ces images ne sont pas interchangeables avec celles que Ringo prend lui-même. Dans un catalogue iconographique, la ligne « Rob Shanahan » doit rester clairement distincte de « photographie de Ringo Starr ».

2015 — Postcards from Paradise : un atelier graphique partagé

Le disque Postcards from Paradise propose à nouveau un ensemble de crédits détaillés. Sur les notices d’édition, le portrait de couverture est attribué à Rob Shanahan, tandis que la photographie du verso est créditée à Scott Ritchie. La direction artistique revient à Vartan, avec un design de Masaki Koike et Meire Murakami. L’existence de deux photographes pour deux faces différentes de l’emballage constitue un détail simple, mais fondamental, que de nombreuses descriptions abrégées effacent.

Le titre joue sur une expression ancienne de la culture postale et peut naturellement rappeler le livre Postcards from the Boys, publié en 2003. Il ne faut pas pour autant les confondre : ce dernier rassemble des cartes adressées à Ringo par ses anciens compagnons des Beatles, alors que Postcards from Paradise est un album studio doté d’une équipe visuelle autonome. Le partage d’un mot et d’une thématique ne transforme pas la couverture d’un disque en fac-similé du livre.

La liste des intervenants illustre aussi l’économie graphique des années 2010. La couverture, le verso, la conception de l’identité visuelle et le livret peuvent être produits par des personnes différentes travaillant pour un même label. Lorsque les fichiers numériques sont ensuite adaptés à la distribution en ligne, ces choix demeurent visibles dans la miniature de couverture, mais les crédits qui les expliquent ne sont pas toujours reproduits avec le fichier musical.

2017 — Give More Love : Scott Ritchie et le design de Meire Murakami

Les crédits du CD de Give More Love, documentés par les discographes spécialisés, attribuent les photographies du livret à Scott Ritchie, la direction artistique à Vartan et le design à Meire Murakami. Ce trio réapparaîtra pour l’album de 2019, témoignage d’une continuité graphique pendant cette période.

La contribution de Scott Ritchie ne doit pas être décrite de manière trop large. La notice précise « booklet photography » : il s’agit de photographies associées au livret, et elle ne dit pas nécessairement que Ritchie a réalisé absolument toute image utilisée dans toutes les déclinaisons commerciales. La différence peut paraître minime, mais elle est essentielle lorsqu’on veut produire un catalogue reproductible et vérifiable.

Le disque comporte une série de nouvelles chansons et, dans son édition enrichie, de réenregistrements de titres du répertoire Beatles. L’emballage accompagne donc à la fois une création contemporaine et un regard sur le passé. On peut étudier la manière dont le portrait actuel du musicien participe à ce dialogue, mais les intentions doivent être corroborées par des déclarations de l’équipe graphique avant de devenir un fait historique.

2019 — What’s My Name : crédits photographiques distincts de la maquette

Pour What’s My Name, les crédits détaillés associent Scott Ritchie à la photographie et Vartan ainsi que Meire Murakami à la direction artistique. Une autre entrée de crédits identifie le studio Suspended in Light pour le design et la mise en page. AllMusic répertorie par ailleurs une contribution photographique de Ringo Starr lui-même. Ces données permettent de distinguer plusieurs intervenants, mais pas de distribuer automatiquement chaque crédit à une image précise sans voir l’édition physique.

Cela illustre un problème fréquent : les bases musicales recueillent des crédits d’ensemble, tandis que le chercheur souhaite savoir qui a pris la photographie de première page, qui a dessiné les lettres et qui a réalisé le portrait du verso. L’approche rigoureuse exige un rapprochement avec l’emballage original. Un crédit collectif n’est pas une preuve suffisante pour identifier une image isolée.

Le projet de 2019 se situe également dans la période où Ringo publie des livres et des estampes de son propre travail photographique et graphique. La proximité chronologique ouvre des comparaisons intéressantes, mais le fait qu’il soit photographe et artiste numérique ne signifie pas qu’il ait pris ou dessiné l’intégralité des éléments de cet album.

2024 — Crooked Boy : Harry Benson, Kii Arens et la réutilisation d’une image de 1964

L’EP Crooked Boy, réalisé avec Linda Perry, offre l’un des cas les plus documentables de la période récente. Le site officiel de Ringo indique qu’une présentation du projet organisée en avril 2024 à la Morrison Hotel Gallery du Sunset Marquis à Los Angeles a été accompagnée d’une exposition de photographies construites autour de l’image de couverture, prise par Harry Benson. Le disque physique paraît le 31 mai 2024, après une première édition limitée du Record Store Day.

Le visuel utilise un portrait en noir et blanc de Ringo réalisé lors du premier voyage des Beatles aux États-Unis, en février 1964. Des présentations de l’EP attribuent le choix de cette photo à Linda Perry, productrice des quatre chansons. Le graphisme de la pochette est crédité à Kii Arens. Cette répartition doit être retenue sans ambiguïté : Benson est le photographe de la scène historique, Perry intervient dans le choix iconographique, Arens dans le traitement graphique du produit moderne.

Le décalage temporel mérite une analyse. L’image a soixante ans au moment de sa nouvelle publication musicale, mais elle n’a pas été prise pour ce disque. On peut parler de réemploi d’un portrait historique dans un emballage contemporain, non d’une séance de Ringo en 2024. Le cas ressemble aux photographies anciennes reproduites dans le livre Photograph, avec une différence de fonction : ici, l’image devient l’identité graphique d’une œuvre musicale récente.

Les variantes commerciales sont elles aussi à cataloguer. L’EP sort d’abord dans une édition en vinyle coloré pour le Record Store Day du 20 avril 2024, puis en formats vinyle et CD courants à partir du 31 mai. Les numéros de catalogue et le conditionnement changent selon la version. Il n’est donc pas prudent de décrire un livret CD à partir de la seule photographie d’une pochette vinyle particulière.

2025 — Look Up : Dan Winters et le retour à la photographie de portrait

Pour Look Up, paru le 10 janvier 2025 et produit par T Bone Burnett, la pochette revient à la force d’un portrait photographique. Le photographe Dan Winters est crédité pour les photographies du livret dans la documentation du disque. Un entretien consacré au projet rapporte que Burnett a personnellement défendu l’image sélectionnée pour la couverture, qu’il jugeait à la fois profonde et émouvante. L’intervention du producteur dans le choix est distincte de l’auteur de la photographie.

La couverture s’inscrit dans une direction musicale country, mais il serait réducteur de lire chaque élément comme une simple décoration de genre. La photographie de Ringo avec un chapeau et des lunettes noires insiste sur le visage et la personnalité du musicien tout en l’inscrivant dans les codes visuels de la musique américaine. L’image ne reproduit pas une archive de Nashville en 1970 : elle présente l’artiste à l’époque de ce nouvel album.

Les notices mentionnent Karen Naff à la production de l’artwork. Cette désignation ne doit pas être traduite abusivement par « photographe de couverture ». Le crédit signale une responsabilité de production graphique, qui peut couvrir la coordination des fichiers et des formats imprimés. Pour distinguer la couverture, les photographies du livret et le design final, il faut conserver ces termes de métier.

Le projet donne aussi un exemple contemporain de déclinaisons sur plusieurs formats : CD et différentes variantes de vinyle disponibles auprès du label et de la boutique officielle. Leurs couleurs de disque peuvent changer sans que la photographie de couverture change. Une discographie visuelle doit identifier séparément les variations iconographiques et les variantes de support.

2026 — Long Long Road : Henry Diltz et le retour des vêtements des Beatles

Publié le 24 avril 2026, Long Long Road poursuit la collaboration musicale de Ringo avec T Bone Burnett. L’image de couverture est due à Henry Diltz, un photographe qui avait déjà réalisé le portrait utilisé dans l’univers de Vertical Man en 1998. Le rapprochement est établi explicitement par Genesis Publications, qui a consacré un article à cette collaboration renouvelée entre le musicien et le photographe.

Mais l’intérêt de l’image de 2026 ne tient pas seulement au nom de son auteur. Genesis souligne que Ringo y porte la veste associée à la photographie d’Abbey Road et une chemise violette à jabot remontant à la période du White Album et de Get Back. Un portrait réalisé aujourd’hui réunit ainsi des vêtements qui furent des objets de scène et de vie durant les années Beatles. L’effet est puissant : le présent de Ringo s’habille littéralement d’une matière conservée du passé.

La source de Genesis fournit même un élément de comparaison : cette même chemise violette apparaît dans la photographie George in Cannes publiée parmi les tirages de 2024, image que Ringo avait prise en 1968. On peut donc suivre l’objet vestimentaire dans une archive ancienne et dans une photographie contemporaine, sans affirmer que les deux prises de vue eurent lieu dans le même contexte.

Des bases de crédits indiquent également Lawrence Azerrad pour la conception de la pochette. Cette attribution de design doit être conservée comme un crédit de seconde source tant que le livret original n’a pas été collationné dans son entier. La photographie de Diltz, en revanche, est explicitement confirmée par Genesis dans une notice consacrée à cette collaboration.

Le disque existe en CD, vinyle noir et édition colorée. Le clip de la chanson Long Long Road, réalisé par Francesca Gregorini, belle-fille de Ringo, utilise par ailleurs des images d’archives de sa vie. Ce film promotionnel et la pochette constituent deux objets visuels distincts : les crédits de réalisation du clip ne doivent pas être transférés à la couverture, même lorsque les deux projets partagent un thème de mémoire.

Tableau de synthèse : crédits visuels des parutions étudiées

Les désignations ci-dessous s’appliquent aux éditions et notices citées. « Artwork » n’implique pas, à lui seul, que l’intervenant a réalisé exclusivement la couverture. Lorsqu’une source est moins détaillée, le tableau conserve ce degré de précision.

Année Parution Photographie, illustration et direction artistique documentées
1983 Old Wave Recto : photomaton anonyme ; verso : Ron Slenzak ; Jeff Alexander et Jeff Lancaster / Art Hotel : coordination et direction.
1992 Time Takes Time Mark Ryden : illustration ; Catanzaro & Mahdessian : photographies ; Melanie Penny : direction artistique ; Kurt De Munbrun : design.
1998 Vertical Man Ringo et Barbara Starkey, Mark Hudson : éléments graphiques ; Henry Diltz et Adam Weiner : photographies ; Margery Greenspan et Sandra Monteparo : direction et design.
1999 I Wanna Be Santa Claus Ondine Bue, Allyson Spellacy : crédit « artwork » dans les données de l’album ; répartition matérielle à compléter.
2003 Ringo Rama Mark Hudson : illustration de couverture.
2005 Choose Love Barbara Starkey : photographie du recto ; Tyrone Drake / LOLAMAX : direction artistique et design ; photographies complémentaires de plusieurs contributeurs.
2008 Liverpool 8 Brian Griffin : photographie ; Tom Recchion : direction artistique ; Paul Moore : design.
2010 Y Not Ringo Starr : concept, design et photos intérieures ; Rob Shanahan : autres photos ; Vartan : direction artistique ; Meire Murakami : design complémentaire.
2012 Ringo 2012 Rob Shanahan : photographie de couverture et autres images.
2015 Postcards from Paradise Rob Shanahan : recto ; Scott Ritchie : verso ; Vartan : direction ; Masaki Koike et Meire Murakami : design.
2017 Give More Love Scott Ritchie : photographies du livret ; Vartan : direction ; Meire Murakami : design.
2019 What’s My Name Scott Ritchie et Ringo Starr : photographies créditées ; Vartan et Meire Murakami : direction ; Suspended in Light : design et mise en page.
2024 Crooked Boy Harry Benson : photographie de 1964 ; Linda Perry : choix iconographique rapporté ; Kii Arens : graphisme.
2025 Look Up Dan Winters : photographies ; Karen Naff : production graphique ; choix de l’image défendu par T Bone Burnett.
2026 Long Long Road Henry Diltz : photo de couverture ; Lawrence Azerrad : conception de couverture mentionnée par certaines notices, vérification matérielle souhaitable.

De 1983 à 2026 : cinq mutations de l’image de Ringo Starr

1. Le retour de la photographie ordinaire

Old Wave montre qu’une image de cabine photographique peut être transformée en identité commerciale par une équipe de graphistes. Le caractère banal du dispositif ne retire rien à sa puissance mémorielle. La photographie ne dépend pas toujours d’une séance spectaculaire ; son statut change lorsque le musicien et le label la sélectionnent pour représenter un disque.

2. L’illustration et la création partagée

Time Takes Time introduit le travail de Mark Ryden dans le dossier. Vertical Man fait apparaître Ringo et Barbara Starkey comme auteurs d’images au sein de l’emballage. Ringo Rama donne une place d’illustrateur à Mark Hudson. Ces projets témoignent d’un déplacement du rôle du musicien : il peut recevoir des illustrations, en inspirer ou en produire certaines lui-même, tout en continuant à collaborer avec des directeurs artistiques spécialisés.

3. Les contributions de Barbara et les photographes attitrés

Avec Choose Love, le crédit photographique de Barbara est explicite. Les années suivantes voient revenir plusieurs professionnels, notamment Rob Shanahan et Scott Ritchie, à différents postes de l’image du disque. La continuité d’un photographe est une donnée historique ; elle ne doit pas faire disparaître les autres intervenants, de la retouche au graphisme.

4. Les images anciennes rééditées dans des œuvres nouvelles

Crooked Boy en 2024 exploite une photographie de Harry Benson prise soixante ans plus tôt, et Long Long Road fait réapparaître des vêtements de la période Beatles sur un portrait contemporain. La mémoire visuelle de Ringo cesse ici d’être un simple décor nostalgique. Elle devient une matière iconographique précise, parfois reliée à des pièces d’archive identifiables.

5. Le livret physique face à la miniature numérique

Les disques récents doivent fonctionner simultanément dans un grand format vinyle, un livret de CD et une vignette sur un service musical. Ces supports ne racontent pas nécessairement toute la même histoire. Les crédits de photographes peuvent disparaître des interfaces numériques alors qu’ils figurent encore dans le livret. Une histoire sérieuse des pochettes doit donc conserver le conditionnement physique et les métadonnées originales avant qu’elles ne deviennent difficiles à retrouver.

La méthode de vérification pour les pochettes récentes

Édition étudiée
Année, pays, label, format, référence et caractéristiques particulières de l’exemplaire.
Photographie de couverture
Nom de l’opérateur, date et circonstances lorsque ces informations sont vérifiables.
Autres photographies
Auteurs du verso, du livret, des affiches et des supports publicitaires, en distinguant les fonctions.
Illustration et création graphique
Peinture, dessin, photomontage, composition numérique et signature des auteurs.
Direction artistique / design
Professionnels ou studios responsables de la coordination et de la maquette.
Contribution directe de Ringo
Idée du concept, photographie prise par lui, création graphique ou validation, uniquement si le crédit le confirme.
Variantes de pressage
Différence entre vinyle, CD, DualDisc, édition japonaise, pressages colorés et formats dématérialisés.
Sources documentaires
Livret ou pochette d’origine, catalogue du photographe, notice de presse contemporaine, crédit de label ou entretien de l’artiste.

Les crédits ci-dessus constituent une base substantielle, mais non le relevé absolu de toute la production de Ringo. Les enregistrements live du All-Starr Band, les compilations, les singles, les EP et les variantes promotionnelles méritent leurs propres notices visuelles. Ce travail devra être conduit référence par référence pour ne pas remplacer un manque d’information par une attribution trop sûre d’elle.

Le résultat montre déjà une chose : Ringo Starr n’a jamais confié son image à un seul créateur ni à une seule formule. Il l’a construite dans le temps avec des photographes, des illustrateurs, ses proches et des professionnels de l’édition musicale. La diversité de leurs signatures raconte l’évolution des objets sonores autant que celle du musicien.

2026 : les portraits ukiyo-e de Universal Music Japan sont-ils des pochettes ?

Deux images japonaises supplémentaires sont apparues à l’occasion de l’album Long Long Road : des portraits de Ringo Starr inspirés de Kuniyoshi, annoncés par Universal Music Japan les 22 et 29 juin 2026. Leur existence et leurs crédits sont documentés dans notre étude des ukiyo-e japonais de Ringo Starr. Il faut les considérer comme des visuels promotionnels en ligne, et non comme des variantes de la pochette du CD japonais, tant qu’un exemplaire physique ou une fiche de production ne démontre pas leur présence sur une édition discographique. Un portrait numérique, une estampe tirée sur papier et un emballage de disque sont trois supports distincts. Cette nuance évite de créer artificiellement une variante de pressage.

Sources et références documentaires

Ces références servent à identifier les crédits de chaque édition. Les notices de presse et catalogues d’éditeurs attestent les réalisations annoncées ; les crédits d’exemplaires physiques prévalent pour distinguer les différentes surfaces de l’emballage.

  1. Old Wave, pressage Bellaphon et crédits photographiques — https://www.jpgr.co.uk/t229675.html
  2. Time Takes Time, crédits complets de 1992 — https://www.connollyco.com/discography/ringo_starr/time.html
  3. Time Takes Time, crédits de pressage identifiés — https://readdork.com/album/ringo-starr-time-takes-time/pressing/2141979
  4. Vertical Man, photographie et direction artistique — https://www.jpgr.co.uk/m5585982.html
  5. Vertical Man, détail des crédits visuels — https://www.connollyco.com/discography/ringo_starr/vertical.html
  6. I Wanna Be Santa Claus, crédits de l’artwork — https://www.allmusic.com/album/i-wanna-be-santa-claus-mw0000671038
  7. Ringo Rama, crédit de Mark Hudson — https://jpgr.co.uk/ringolp_koccd8429.html
  8. Choose Love, crédits de Tyrone Drake et des photographes — https://jpgr.co.uk/cnr22998798.html
  9. Choose Love, base de crédits AllMusic — https://www.allmusic.com/album/choose-love-mw0000211120
  10. Liverpool 8, crédits du livret Capitol — https://www.muzyczneabc.pl/plyty/album.php?id=7885
  11. Y Not, description de l’édition et de ses crédits — https://www.jpgr.co.uk/ringolp_2727380.html
  12. Ringo 2012, documentation photographique — https://en.wikipedia.org/wiki/Ringo_2012
  13. Postcards from Paradise, crédits photographiques — https://www.jpgr.co.uk/ringolp_4723644.html
  14. Give More Love, crédits du livret — https://www.jpgr.co.uk/ringolp_5780416.html
  15. What’s My Name, photographes et graphistes — https://www.allmusic.com/album/whats-my-name-mw0003320221
  16. Crooked Boy, annonce officielle et exposition Harry Benson — https://www.ringostarr.com/ringo-starrs-crooked-boy-now-available-digitally/
  17. Crooked Boy, crédits de Kii Arens — https://www.jpgr.co.uk/u6515000.html
  18. Look Up, crédits de Dan Winters et production graphique — https://www.jpgr.co.uk/ringolp_7520108.html
  19. Look Up, entretien sur l’image choisie par T Bone Burnett — https://cultfollowing.co.uk/2025/01/15/theres-always-a-need-for-music-and-theres-always-a-need-for-joy-ringo-starr-talks-look-up-country-roots-and-working-with-t-bone-burnett/
  20. Long Long Road, communiqué de sortie du 24 avril 2026 — https://www.ringostarr.com/ringo-starr-brings-us-along-on-his-musical-journey-on-long-long-road/
  21. Genesis Publications, Henry Diltz, les vêtements et la couverture de 2026 — https://www.genesis-publications.com/news/celebrating-ringo-starr-henry-diltzs-latest-collaboration
  22. Long Long Road, crédits d’art et de photographie — https://www.allmusic.com/album/long-long-road-mw0004777885

Yellow-Sub · Encyclopédie Ringo Starr

L’artiste au-delà des Beatles

← Présentation du dossier

  1. 01Présentation du dossier
  2. 02Photographe des Beatles
  3. 03Archives photographiques
  4. 04Postcards from the Boys
  5. 05Photograph (2013–2015)
  6. 06Another Day in the Life
  7. 07Peintre et artiste numérique
  8. 08Art numérique et NFT
  9. 09Starr Art : expositions
  10. 10Tirages et collection
  11. 11Lotus Foundation
  12. 12Catalogue des œuvres
  13. 13Pochettes (1970–1981)
  14. 14Pochettes (1983–2026)
  15. 15My Faces : les œuvres de 2005
  16. 16Les douze peintures originales de 2025
  17. 17Sculptures : Drums for Peace et Peace and Love
  18. 18Estampes et œuvres graphiques (2007–2024)
  19. 19Peaux de batterie, guitares et objets signés
  20. 20Painting Is My Madness : les livres d’art
  21. 21Photographie : expositions et réception critique
  22. 22Catalogue des 32 tirages photographiques
  23. 23Photograph Portfolio 2018
  24. 24Photograph Portfolio 2017 : les douze clichés
  25. 25Tobago 1966 : photographies et archives
  26. 26Lifted (2022) : photographies retrouvées
  27. 27Beats & Threads (2023) : instruments et costumes
  28. 28Catalogue raisonné : 52 références (2013–2024)
  29. 29Ringo cinéaste : Born to Boogie (1972)
  30. 30Ringo et Barbara Bach : vente Julien’s Auctions (2015)
  31. 31Octopus’s Garden : livre illustré (2013–2014)
  32. 32Clips et films promotionnels (1970–2026)
  33. 33Ringo: Peace & Love, GRAMMY Museum (2013–2014)
  34. 34Ringo en ukiyo-e au Japon (2026)
  35. 35Ringo photographié : les grands portraitistes
  36. 36Cinq NFT et vingt lots : 2022
  37. 37Ringo animé : de 1965 à Rock Band (2009)