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Wooden Man (2015) : Ringo Starr et la lithographie sur papier japonais
Wooden Man : récolement des images, des éditions et de leurs dates.
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Wooden Man est une référence visuelle classée en 2015 par les galeries de Ringo Starr. La présente étude détaille les données documentées, lithographie sur papier japonais ; 8½ × 27½ pouces ; 100 exemplaires annoncés, et distingue les variantes de titre, les supports et les étapes de diffusion.
Sommaire de cette étude (6 sections)
Identification et chronologie
Wooden Man apparaît dans la galerie officielle de 2015. Animazing le décrit comme une lithographie sur papier japonais de huit pouces et demi par vingt-sept pouces et demi, annoncée à cent exemplaires. L’extrême allongement du format est une caractéristique importante : l’image se déploie bien davantage comme un objet vertical ou panoramique que comme un portrait classique.
Le catalogue des images de Ringo Starr requiert une méthode distincte de la discographie : une année de galerie identifie une référence publique et n’établit pas nécessairement le jour où le fichier ou le dessin initial fut achevé. La carrière visuelle du musicien se développe sur ordinateur à partir de la fin des années 1990, avant sa première exposition connue en 2005. L’historien doit relever séparément la création, la première présentation et l’édition matérielle.
Sens du titre et contexte culturel
Le titre signifie « homme de bois ». Il peut évoquer un mannequin, une figure sculptée ou un personnage aux formes anguleuses. Mais la technique décrite est celle d’une lithographie sur papier, non celle d’une sculpture en bois. Le matériau nommé par le titre n’est pas nécessairement celui de l’objet commercialisé. Cette distinction préserve l’étude de la confusion entre un motif figuré et le support physique.
Dans un entretien publié par la Harvard Gazette en juin 2007, Ringo expliquait qu’il nommait souvent les œuvres en enregistrant leurs fichiers informatiques, parfois sans intention narrative élaborée. Cette remarque protège contre les attributions imaginaires : un nom semblable à celui d’une chanson, d’un proche ou d’un personnage de film n’authentifie pas une référence. L’interprétation esthétique doit rester distincte des paroles documentées de l’artiste.
Composition et statut technique
Le choix du papier japonais invite à une approche de l’estampe où la qualité et la texture du support sont essentielles. Il ne démontre pas l’emploi d’une technique traditionnelle japonaise pour la composition initiale, ni l’origine géographique exacte de l’atelier. Une notice d’impression doit distinguer la catégorie de papier, la nature des encres et les marques éventuelles de fabrication.
Il faut distinguer une œuvre-source, son fichier numérique et son édition sur un support matériel. Les giclées reposent sur l’impression numérique ; les sérigraphies nécessitent des écrans préparés ; une œuvre apparemment peinte peut en réalité être une impression sur toile. Aucun support ne permet à lui seul de déduire une date, un imprimeur ou une technique d’élaboration du motif.
Dimensions, édition et signatures
La référence Wooden Man 2, également recensée en édition sur papier, exige un classement autonome. Les chiffres d’édition de cent exemplaires peuvent se ressembler sans que les deux images soient identiques. Une filiation entre les matrices ne peut être considérée comme acquise sans comparaison des formats, du contour des personnages et des signatures.
Le nombre annoncé par une galerie désigne une limite ou une taille déclarée d’édition, et non le dénombrement des feuilles actuellement localisées. Les épreuves d’artiste, le cas échéant, constituent des états documentaires à examiner plutôt qu’une quantité à ajouter arbitrairement. Il faut relever sur chaque objet les dimensions de la feuille ou de la toile, le numéro, la signature et les mentions éventuelles au verso.
Circulation, photographie et provenance
La faible largeur de la feuille par rapport à sa hauteur a des conséquences pratiques pour la conservation. Un papier long et étroit peut être particulièrement sensible aux plis et aux contraintes d’encadrement. La photographie du recto et du verso, avec un relevé exact des marges, est indispensable pour établir les dimensions de la zone imprimée.
Un résultat d’enchères, une page de boutique et un catalogue d’exposition sont des sources de nature différente. Le premier permet parfois de tracer un exemplaire numéroté, le deuxième décrit une offre éditoriale et le troisième atteste un contexte public. Les prix affichés ou estimés ne prouvent pas qu’une transaction a eu lieu ; la mention « épuisé » ne garantit pas que tous les numéros prévus ont été effectivement imprimés.
Questions ouvertes et histoire de la création
Wooden Man montre une autre évolution du langage graphique de Ringo : l’exploration de proportions inhabituelles et de modes d’impression différents de la giclée. L’œuvre vaut comme pièce d’une histoire de l’estampe contemporaine, non comme simple illustration de la célébrité de son auteur.
Ces recherches doivent éviter de ramener chaque composition à la seule renommée des Beatles. Le travail visuel de Ringo possède ses propres pratiques, ses éditions et ses mutations de support, tout en conservant des liens culturels avec son métier de batteur et son message de paix. Les ventes primaires soutiennent la Lotus Foundation selon la communication officielle ; cette vocation philanthropique n’est toutefois pas l’histoire matérielle complète de chaque exemplaire.
Sources historiques et documents d’édition
- Ringo Starr Art, galerie 2015 — Wooden Man
- Ringo Starr Art, galerie 2010
- Ringo Starr Art, galerie 2012
- Animazing Gallery, éditions de Ringo Starr
- Ringo Starr, provenance et projet philanthropique
- Yellow-Sub, catalogue des estampes 2007–2024
Notice critique : les dates d’édition et de conception, le statut d’épreuve d’artiste et les provenances des exemplaires sont distingués. Les lacunes matérielles ne sont pas comblées par déduction.












