Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

← Chapitre 01 · Méthode et sources · Arts visuels

YELLOW-SUB.NET · ENCYCLOPÉDIE RINGO STARR · 28 OCTOBRE 2026

Ringo Starr : 14 collaborations à l’image, crédits et chronologies (1967–2026)

Quatorze études de concordance entre disques, tournages, vidéos, archives et rééditions : distinguer ce que Ringo Starr a chanté, joué, réalisé ou simplement incarné à l’écran.

Une même personne, plusieurs métiers et plusieurs documents

Une discographie seule ne peut rendre compte des collaborations artistiques de Ringo Starr. L’ancien Beatle devient acteur, réalisateur, producteur, interprète de vidéoclips, collaborateur de photographes et partenaire de projets collectifs. Une chanson peut avoir été composée, enregistrée, filmée puis rééditée à des dates différentes. Il faut donc décrire séparément l’œuvre musicale, son master sonore, l’objet audiovisuel, la séance ou le tournage, et le support effectivement consulté.

Cette passe de quatorze contrôles complète le registre précédent de neuf attributions. Elle correspond au chapitre 01 « Sources et méthode » du plan en dix-huit chapitres, tout en reliant les chapitres 11, 13, 15 et 18 au catalogue des arts visuels. Chaque fiche indique une décision de catalogage, les documents qui la soutiennent et le point d’archive encore ouvert. Les notices spécialisées conservent la discussion détaillée : les quatorze lignes qui suivent ne représentent ni quatorze nouvelles séances ni quatorze nouveaux masters.

Tableau de concordance des quatorze cas

Événements, fonctions et preuve documentaire
Période Œuvre et notice Type de collaboration Niveau de contrôle
1967 / 1968 Candy Cinéma — interprétation A (film) / B (chronologie du tournage)
15 mars 1970 Sentimental Journey Film musical — promotion B (chronologie) / C (pistes de son à vérifier)
1972 Born to Boogie Cinéma — réalisation et production A (crédit institutionnel)
1973 / 1978 / 2007 You’re Sixteen Téléfilm — réédition vidéo B (chaîne de publication)
1981 Wrack My Brain Clip — cinéma de genre B (œuvre publiée) / C (chaîne de copies)
1985 Sun City Engagement collectif — vidéo B (témoignage contemporain)
1989 Act Naturally Duo — clip narratif B (versions publiées)
1998 La De Da Clip — archives et montage B (film) / C (provenance des plans)
2003 Never Without You Clip — mémoire et hommage B (identités des collaborateurs)
2007–2008 Liverpool 8 Clip — archives biographiques B (réalisation et sortie)
1977 / 2012 Wings Clip — création participative A (concours et lauréate)
15 décembre 2021 My Sweet Lord Cinéma musical — apparition A (générique officiel)
28 septembre 2021 Let’s Change the World Vidéo participative — action sociale A (communiqué officiel et témoins)
24 / 30 avril 2026 Long Long Road Film — archives et effets visuels A (communiqué officiel) / B (making-of)

Lecture des preuves : A = document de production, publication ou catalogue institutionnel identifié ; B = concordance raisonnable de notices et de chronologies publiées ; C = pièce originale manquante pour trancher un détail. Ces niveaux portent sur l’affirmation précise, non sur la qualité générale d’un artiste ou d’un livre.

01. Candy : l’année du tournage et celle de l’exploitation

Période : 1967 / 1968 · Fonction : Cinéma — interprétation · Niveau : A (film) / B (chronologie du tournage).

Le film Candy est une production internationale réalisée par Christian Marquand. Ringo Starr y interprète Emmanuel, personnage à distinguer de sa propre identité publique de musicien. Le catalogue de l’American Film Institute fixe la première exploitation américaine au 17 décembre 1968 et identifie Marquand, Buck Henry, les principaux responsables artistiques et la distribution. Il fournit ainsi une date de sortie et un générique pour l’œuvre cinématographique.

Le travail d’acteur de Starr appartient, selon la reconstitution chronologique du dossier spécialisé, à un séjour de tournage à Rome en décembre 1967. Une filmographie qui ne conserverait que « 1968 » serait juste pour le film mais trompeuse si elle prétendait dater la présence de Ringo sur le plateau. Les images publicitaires, portraits de personnage et photogrammes doivent être décrits séparément.

Décision : une apparition d’acteur, un tournage de 1967 et une sortie de 1968 ; aucune prestation musicale sur la bande-son ne doit être inférée du seul casting. Pièce encore souhaitable : continuité de production et dossiers photographiques originaux.

Dossier YSN : Candy (1968) : Ringo Starr en Emmanuel, le tournage de 1967 et les archives du film. Pièce externe : AFI Catalog, Candy (1968)

02. Sentimental Journey : un film promotionnel n’est pas la séance du disque

Période : 15 mars 1970 · Fonction : Film musical — promotion · Niveau : B (chronologie) / C (pistes de son à vérifier).

Le film promotionnel de « Sentimental Journey » est tourné au Talk of the Town de Londres en mars 1970, avant l’arrivée en magasins de l’album solo. Neil Aspinall intervient dans la réalisation, tandis que George Martin, producteur du microsillon, conduit l’orchestre à l’image. Doris Troy, Madeline Bell et Marsha Hunt appartiennent au dispositif vocal présenté dans cette séquence. Ce réseau de collaborateurs rassemble des métiers qu’un simple crédit de « chanteur » ne ferait pas apparaître.

Une représentation filmée dans un cabaret ne démontre ni la prise en direct de tous les instruments entendus ni l’identité du mix utilisé par le montage. Une piste album, une bande de diffusion et une captation visuelle sont trois objets susceptibles d’avoir des génériques différents. Les dates de tournage et de sortie du disque ne doivent pas être fusionnées.

Décision : maintenir deux entrées coordonnées : album de standards et film promotionnel. Pièce encore souhaitable : feuille de montage sonore ou bande de diffusion identifiée.

Dossier YSN : Sentimental Journey (1970) : Neil Aspinall, George Martin et le film promotionnel qui fait entrer Ringo Starr dans l’après-Beatles. Pièce externe : The Beatles Bible, tournage du 15 mars 1970

03. Born to Boogie : Ringo derrière la caméra et devant les musiciens

Période : 1972 · Fonction : Cinéma — réalisation et production · Niveau : A (crédit institutionnel).

Dans Born to Boogie, Marc Bolan et T. Rex fournissent le centre musical du film ; Ringo Starr en est aussi l’auteur de cinéma. Le British Film Institute le nomme explicitement réalisateur et producteur, en partageant le crédit de production avec Tim Van Rellim. Cette source institutionnelle règle le statut de sa fonction créatrice sans transformer le réalisateur en auteur de chacune des chansons entendues.

L’œuvre assemble captation de scène, séquences musicales spécialement filmées et fantaisies visuelles. Ses versions ultérieures, éditions vidéo et nouvelles classifications ne constituent pas des films historiques supplémentaires. Les performances avec Elton John ou les morceaux où Ringo tient un instrument réclament, quant à eux, une notice sonore propre au master et à la séquence retenue.

Décision : crédit principal de réalisateur-producteur confirmé, distinct des éventuelles participations instrumentales. Pièce à contrôler : liste des éléments musicaux et identification des montages de distribution.

Dossier YSN : Ringo Starr cinéaste : Born to Boogie et le regard du réalisateur (1972). Pièce externe : British Film Institute, fiche du film

04. You’re Sixteen : une chanson de 1973 filmée avec Carrie Fisher en 1978

Période : 1973 / 1978 / 2007 · Fonction : Téléfilm — réédition vidéo · Niveau : B (chaîne de publication).

« You’re Sixteen » est enregistré pour l’album Ringo, publié en 1973 sous la production de Richard Perry. Le film où apparaît Carrie Fisher, en revanche, est extrait du programme télévisé américain Ringo, diffusé en 1978 et associé à Jeff Margolis. Le personnage, le décor et la mise en scène appartiennent à cette seconde période, non à la séance originale du single.

La compilation Photograph: The Very Best of Ringo Starr et son DVD de 2007 ont contribué à redonner une autonomie à cette séquence. Les compilations peuvent ranger un clip sous l’année d’une chanson, ce qui est utile pour la discographie mais ne renseigne pas sur la prise de vues. Le rôle de Carrie Fisher ne prouve rien sur le personnel musical de 1973.

Décision : trois jalons liés, mais non équivalents : phonogramme 1973, téléfilm 1978, édition vidéo 2007. À vérifier : générique NBC complet et provenance du master vidéo diffusé.

Dossier YSN : You’re Sixteen (1978) : Carrie Fisher, Jeff Margolis et le vrai millésime du clip de Ringo Starr. Pièce externe : Boutique officielle Ringo, compilation Photograph

05. Wrack My Brain : Harrison à l’écriture, Ringo au jeu filmé

Période : 1981 · Fonction : Clip — cinéma de genre · Niveau : B (œuvre publiée) / C (chaîne de copies).

« Wrack My Brain » appartient à Stop and Smell the Roses et porte une signature de George Harrison. Son film promotionnel prend le parti d’un pastiche d’horreur, dans lequel Ringo Starr et Barbara Bach jouent avec des codes de château hanté et d’étrangeté comique. Une collaboration musicale Lennon-McCartney ou Harrison-Starr ne peut pas être assimilée au générique complet de l’équipe ayant construit la vidéo.

L’image et le son doivent faire l’objet de relevés distincts : Harrison est associé à la composition et aux séances du disque ; les interprètes à l’écran, la société de production et les techniciens du film relèvent du dossier audiovisuel. Les exemplaires disponibles peuvent être des copies de diffusion ou des transferts plus tardifs. Un recadrage ou un habillage de chaîne ne suffit pas à déclarer une nouvelle version autorisée.

Décision : classer le clip comme réalisation audiovisuelle autonome accompagnant une chanson produite auparavant. À vérifier : feuille de tournage Keef & Co., première copie de diffusion et montage de référence.

Dossier YSN : « Wrack My Brain » (1981) : Ringo Starr, George Harrison et le clip d’horreur que la télévision n’a pas sauvé.

06. Sun City : une coalition filmée, et non un disque solo

Période : 1985 · Fonction : Engagement collectif — vidéo · Niveau : B (témoignage contemporain).

Le projet Artists United Against Apartheid est lancé autour de « Sun City » par Steven Van Zandt. Ringo Starr et Zak Starkey figurent dans ce vaste rassemblement. Le film de Jonathan Demme circule dans le contexte d’une mobilisation contre l’apartheid et contre les prestations au complexe Sun City. Ringo y participe au sein d’un chœur de célébrités et d’intervenants aux responsabilités différentes.

La présence d’un artiste dans un clip collectif n’autorise pas à présumer sa présence sur toutes les pistes d’un album caritatif. La même prudence vaut pour Zak : l’identité familiale des participants ne renseigne pas sur leur instrument, leur nombre de prises ou leur place dans le mix. La presse d’octobre 1985 documente l’initiative comme événement public, mais un livret propre à l’édition examinée reste nécessaire pour le détail des contributions enregistrées.

Décision : contribution à un film et à une campagne collective documentée ; pas de généralisation à l’ensemble des enregistrements. À vérifier : génériques du clip original et du maxi ou album choisi.

Dossier YSN : Sun City (1985) : Ringo et Zak Starkey filmés par Jonathan Demme contre l’apartheid. Pièce externe : Washington Post, compte rendu contemporain (1985)

07. Act Naturally : trois générations d’une même chanson

Période : 1989 · Fonction : Duo — clip narratif · Niveau : B (versions publiées).

En 1963, Buck Owens fait de « Act Naturally » un succès de country ; en 1965, les Beatles en publient une reprise chantée par Ringo. En 1989, Owens et Starr enregistrent ensemble un nouveau duo, accompagné d’un film jouant littéralement avec les paroles sur l’idée du cinéma. L’allusion western n’est pas un simple décor : elle fait écho à la trajectoire de Ringo acteur et à la fiction que la chanson racontait déjà vingt-six ans plus tôt.

Ces trois enregistrements ne représentent pas trois collaborations entre Owens et Starr. Le titre, les auteurs de l’œuvre et la parenté musicale les rapprochent ; les interprètes et les masters les distinguent. La collaboration directe du duo et son vidéoclip appartiennent à 1989. Le fait que Ringo ait chanté ce standard avec les Beatles en 1965 ne transforme pas Buck Owens en musicien de cette séance.

Décision : deux versions antérieures à indexer comme généalogie de l’œuvre ; une collaboration Buck Owens–Ringo réelle en 1989, et son film associé. À vérifier : générique de réalisation du clip et master de la diffusion initiale.

Dossier YSN : « Act Naturally » (1989) : Buck Owens, Ringo Starr et le western qui referme une boucle de vingt-quatre ans.

08. La De Da : Paul McCartney dans un montage qui n’est pas une séance commune

Période : 1998 · Fonction : Clip — archives et montage · Niveau : B (film) / C (provenance des plans).

Le film de « La De Da », réalisé par Nancy Brewer autour de la sortie de Vertical Man, réunit Ringo Starr, des musiciens, les frères Hanson et des séquences où apparaît Paul McCartney. Le projet initial prévoyait une mise en scène au Shea Stadium, mais le tournage fut réorienté, selon le dossier documentaire, par une météo défavorable. Le résultat juxtapose plusieurs lieux, générations et moments.

Un spectateur peut comprendre ce montage comme la preuve d’une grande répétition où toutes les vedettes auraient joué en même temps. Or les images de McCartney et celles des autres intervenants ont des provenances distinctes ; les contributions sonores au disque ne se déduisent pas de l’ordre des plans. Pour l’historien, il faut consigner au moins l’enregistrement de base, les overdubs, la production du clip et les éventuels emprunts d’archives.

Décision : Nancy Brewer au film, Ringo à l’interprétation et au projet collectif ; ne pas créer une session commune McCartney–Hanson–Starr sans documents. À vérifier : journal de tournage, feuilles d’édition et sources des plans d’archives.

Dossier YSN : « La De Da » (1998) : Nancy Brewer, Paul McCartney, les Hanson et le clip de Ringo Starr sauvé par la pluie.

09. Never Without You : Clapton sur le disque, Carpenter à la réalisation

Période : 2003 · Fonction : Clip — mémoire et hommage · Niveau : B (identités des collaborateurs).

« Never Without You » est une chanson-hommage de Ringo Starr à George Harrison, publiée sur Ringo Rama. Le guitariste Eric Clapton participe à l’enregistrement sonore ; Brent Carpenter signe le vidéoclip, qui associe des images contemporaines de Starr à des archives des Beatles et de Harrison. Chaque nom se rapporte donc à un geste professionnel différent : composition, interprétation, réalisation, montage et sélection d’archives.

Une archive de Harrison insérée dans le film ne doit pas être traitée comme une apparition nouvelle de ce dernier sur la chanson de 2003. De même, une image de Clapton ne permettrait pas d’identifier à elle seule la prise de guitare conservée sur l’album. La bande-son a sa propre sessionographie, alors que le clip assemble des sources visuelles d’âges différents pour construire un récit du souvenir.

Décision : conserver distinctement la collaboration musicale de Clapton et celle, audiovisuelle, de Carpenter. À vérifier : liste des archives utilisées et génériques exacts des éditions vidéo commercialisées.

Dossier YSN : Never Without You (2003) : Brent Carpenter, Eric Clapton et les images d’un hommage de Ringo Starr à George Harrison.

10. Liverpool 8 : Dave Stewart, Seth Dalton et la mémoire reconstruite

Période : 2007–2008 · Fonction : Clip — archives biographiques · Niveau : B (réalisation et sortie).

Autour de la chanson « Liverpool 8 », Ringo Starr et Dave Stewart prolongent leur collaboration musicale par un dispositif d’images. Le vidéoclip réalisé par Stewart avec Seth Dalton met en scène un enfant qui traverse un kaléidoscope de documents et de symboles de Liverpool. Le film est préparé en 2007 puis accompagne la sortie de l’album en 2008 : le tournage, la distribution du single et la mise en vente de l’album doivent rester des repères indépendants.

Le kaléidoscope associe des images d’archives et des scènes contemporaines, sans chercher à reproduire chaque étape des années Beatles comme un reportage. La présence des collaborateurs dans ce film n’établit pas leur rôle sur les douze titres de l’album. À l’inverse, être auteur ou producteur d’une chanson ne suffit pas à s’attribuer la photographie, le montage ou la direction artistique de son adaptation vidéo.

Décision : indexer Stewart et Dalton comme collaborateurs audiovisuels du film, en les distinguant des crédits musicaux par titre. À vérifier : master officiel du clip et générique complet.

Dossier YSN : Liverpool 8 (2008) : Dave Stewart, Seth Dalton et le kaléidoscope filmé de Ringo Starr. Pièce externe : USC School of Cinematic Arts, actualité de production

11. Wings : le même titre, deux bandes et un film issu d’un concours

Période : 1977 / 2012 · Fonction : Clip — création participative · Niveau : A (concours et lauréate).

Ringo avait déjà publié « Wings », coécrite avec Vini Poncia, en 1977 sur Ringo the 4th. Il enregistre une nouvelle interprétation pour Ringo 2012. Universal Music Enterprises et Genero ouvrent alors aux cinéastes la possibilité de concevoir le clip officiel de cette version. L’archive de la plateforme précise la clôture du concours au 8 mars 2012 et identifie la cinéaste canadienne Jem Garrard comme gagnante choisie par Ringo.

Le statut du clip ne provient pas de son seul succès auprès du public : il découle de la sélection documentée par la plateforme qui organisait le concours. Son existence ne crée pas un troisième enregistrement studio de « Wings ». L’ancienne bande, la nouvelle prise sonore et le film de Garrard sont trois entités liées par l’œuvre, mais dotées de dates, de génériques et de supports différents.

Décision : création participative et réalisation Jem Garrard confirmées ; ne pas confondre clip 2012 et master 1977. À vérifier : livrable vidéo original et éventuelles variantes territoriales.

Dossier YSN : Wings (2012) : Jem Garrard, Genero et le concours qui a donné le clip officiel de Ringo Starr. Pièce externe : Genero, appel à films et résultat du concours

12. My Sweet Lord : Lance Bangs dirige un film autour du disque de Harrison

Période : 15 décembre 2021 · Fonction : Cinéma musical — apparition · Niveau : A (générique officiel).

Le site officiel de George Harrison date du 15 décembre 2021 la publication du premier vidéoclip officiel de « My Sweet Lord ». Lance Bangs l’écrit et le réalise ; Dhani Harrison et David Zonshine assurent la production exécutive. Le générique ordonné mentionne Ringo Starr immédiatement avant Joe Walsh parmi les apparitions, aux côtés de Fred Armisen, Vanessa Bayer, Mark Hamill et de nombreux autres participants.

Le film habille une œuvre musicale de 1970 et non une chanson nouvellement enregistrée par Ringo. Sa brève scène avec Walsh relève du jeu filmé et de l’hommage, pas d’une batterie supplémentaire ajoutée au master original. Le fait que l’enregistrement ait été proposé dans un nouveau mix à l’occasion du cinquantenaire de All Things Must Pass ne déplace ni la composition ni la séance historique de 1970.

Décision : Ringo crédité comme interprète à l’écran en 2021 ; aucune nouvelle séance musicale déduite de cette apparition. À vérifier : spécification du mix sonore employé pour la version vidéo précise.

Dossier YSN : My Sweet Lord (2021) : Ringo Starr, Joe Walsh et le cinéma burlesque de Lance Bangs pour George Harrison. Pièce externe : George Harrison, publication et générique officiels

13. Let’s Change the World : les jeunes participants deviennent collaborateurs identifiables

Période : 28 septembre 2021 · Fonction : Vidéo participative — action sociale · Niveau : A (communiqué officiel et témoins).

Le clip de « Let’s Change the World » est publié le 28 septembre 2021. Un communiqué de Ringo Starr en nomme le réalisateur, David Mahmoudieh, et présente la participation de Kids In The Spotlight, association qui permet à des jeunes passés par le système américain de placement de pratiquer l’écriture et les métiers du cinéma. Le document décrit des réunions préparatoires, des idées de décors et des présences sur les tournages de Beverly Hills et de Glendale.

Il ne faut pas réduire ces participants à des figurants anonymes ni leur attribuer indistinctement toutes les fonctions du film. Le communiqué nomme notamment Santiago Chavez, qui accompagne le réalisateur, et Rodney Jackson-Brown, intervenu dans la conceptualisation et devant la caméra. Le même texte distingue le disque, composé par Joseph Williams et Steve Lukather, de cette création visuelle collective. La précision des fonctions rend justice à l’expérience de formation tout en évitant d’inventer des coécritures musicales.

Décision : collaboration audiovisuelle et pédagogique attestée ; lister les contributions nominales documentées. À vérifier : générique final du master vidéo et autorisations de diffusion des images.

Dossier YSN : Let’s Change the World (2021) : Ringo Starr, David Mahmoudieh et les jeunes cinéastes de Kids In The Spotlight. Pièce externe : Ringo Starr, communiqué de production et témoignages

14. Long Long Road : la chanson, le clip et son making-of

Période : 24 / 30 avril 2026 · Fonction : Film — archives et effets visuels · Niveau : A (communiqué officiel) / B (making-of).

Le 24 avril 2026, Ringo Starr publie Long Long Road, album produit par T Bone Burnett. Le titre homonyme, coécrit par Richard Starkey et Bruce Sugar, comporte au chant Ringo et Sheryl Crow ; le communiqué officiel en détaille les instrumentistes et les studios. La vidéo de la chanson est réalisée par Francesca Gregorini et présente un parcours à travers des images personnelles, dont certaines inédites. Le document de production et le film ne sont pas des listes de crédits interchangeables.

Une seconde vidéo, Long Long Road (Behind the Scenes), apparaît le 30 avril. Elle documente la création du clip, l’emploi d’archives et les interventions techniques, notamment celles du montage et des effets visuels. Un clip, son making-of et les autres visualizers publiés pour la campagne de l’album peuvent partager des images, mais ne sont pas des copies d’un unique objet. Ils exigent des fiches de version distinctes.

Décision : trois niveaux répertoriés sans doublon : master musical, vidéo de Gregorini et film de coulisses. À vérifier : provenance image par image, liste des sources Super 8 et crédits d’effets de chaque export.

Dossier YSN : Long Long Road Behind the Scenes (2026) : Francesca Gregorini, le Super 8 et les effets visuels. Pièce externe : Ringo Starr/UMe, communiqué du 24 avril 2026

Protocole de vérification et questions encore ouvertes

  1. Établir le titre d’œuvre, les titres alternatifs et la première publication de chaque master audio.
  2. Identifier l’objet filmé : promotion originale, extrait de téléfilm, captation de concert, clip conçu ultérieurement, visualizer ou making-of.
  3. Consigner séparément la date d’enregistrement, le tournage, le montage, la diffusion initiale et les rééditions.
  4. Ne transformer aucun nom figurant au casting, au générique d’un album ou sur une pochette en crédit instrumental par simple rapprochement.
  5. Conserver la nature de chaque preuve : générique officiel, institution patrimoniale, témoignage direct, presse contemporaine ou source secondaire.
  6. Refuser le double comptage : un titre sonore, son clip et une republication du même clip ne deviennent pas trois collaborations musicales.

Les contrôles les plus solides de cette passe concernent le crédit cinématographique de Born to Boogie (BFI), le concours de « Wings » (Genero), le film de « My Sweet Lord » (site de Harrison), la participation de Kids In The Spotlight (communiqué de Starr) et le clip de « Long Long Road » (communiqué de 2026). Le tournage de Candy doit être confronté à la chronologie de production de l’AFI. Les films de 1981, 1989 et 1998 demandent davantage de documents techniques d’époque pour préciser leurs équipes et leurs copies de référence.

Sources principales et accès au plan

Mise à jour documentaire du 28 octobre 2026. Ce registre synthétise des notices existantes et ajoute une méthode de concordance : il ne reproduit pas leurs textes intégraux. Les hypothèses et les archives non consultées sont signalées comme telles.