Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

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Yellow-Sub.net · Ringo Starr · Sessions 1980–1999

Ringo Starr et les autres artistes de 1980 à 1999 : Dylan, Harrison, Lofgren, Petty

Des toms de « Heart of Mine » à la batterie de Tom Petty, vingt ans de collaborations vérifiées et de crédits parfois trompeurs.

Collaborateurs des années 1980–1990 : sessions et crédits croisés

Les nouvelles études comparatives traversent les arrangements de 1970, les studios Apple, Old Wave, Time Takes Time, les Roundheads et Nashville. Elles sont intégrées aux pages existantes pour préserver les monographies historiques et éviter la création de pages concurrentes.

Accéder aux 45 monographies via le répertoire des 75 collaborateurs et métiers du studio → · Sources et méthode →

À découvrir dans les collaborations de 1982–1983 : Jim Nipar, ingénieur de l’album Old Wave, entre Startling Studios et Santa Barbara.

1980–1999 : 49 références individualisées

Les reprises d’archives de Bob Dylan, les batteries de Tom Petty, les collaborations avec Nils Lofgren et les bandes Anthology sont réunies avec leurs statuts documentaires. Ouvrir le registre des crédits → · Vérifier les attributions délicates →.

1980–1999 : vingt années de collaborations derrière les noms célèbres

Dans la mémoire collective, les années 1980 et 1990 de Ringo Starr sont dominées par sa carrière personnelle, ses apparitions publiques et la naissance du All-Starr Band, dont la première tournée date de 1989. Une autre histoire se déroule pourtant dans les studios : le batteur apparaît sur des enregistrements de Bob Dylan, George Harrison, Paul McCartney, Nils Lofgren et Tom Petty. Les rencontres avec Carl Perkins se prolongent également jusqu’aux années 1990. Cette période oblige à renouveler les méthodes d’inventaire, parce que le disque, le clip vidéo, la bande sonore d’un film et les rééditions d’archives créent parfois des attributions divergentes.

Le présent chapitre ne répétera pas les études déjà consacrées à Harrison et McCartney. Il montrera comment leurs collaborations s’inscrivent dans une chronologie plus large, puis approfondira les crédits précisément vérifiés chez Dylan, Lofgren et Petty. Là où les sources manquent de précision, les questions resteront ouvertes. Une encyclopédie sérieuse ne se mesure pas au nombre d’albums sur lesquels on parvient à ajouter le nom de Ringo, mais à la fiabilité de chaque ligne.

1980 : les séances reprennent avec d’autres formations

Trois nouveaux dossiers sur les bandes de 1980 : « Brandy », la reprise des O’Jays produite par Starr et Ronnie Wood, retirée de l’album puis publiée en 1994 ; « You Can’t Fight Lightning », Paul McCartney à la batterie, Ringo à la guitare et Barbara Bach aux maracas, puis Alberta Cross en 2017 ; « Stop And Take The Time To Smell The Roses », coécriture Nilsson–Starr et version vocale alternative de 1994.

Trois nouvelles enquêtes de 1980 : « You’ve Got A Nice Way », Stephen Stills et Michael Stergis, sessions d’août ; « Dead Giveaway », Ringo et Ronnie Wood à Cherokee, septembre, avec saxophone de Wood et montages alternatifs ; « Drumming Is My Madness », Harry Nilsson, Ringo et Jim Keltner aux batteries en novembre. Chaque étude distingue les crédits instrumentaux par titre, les dates d’enregistrement et les éditions de 1981.

Les séances de Friar Park et l’album de 1981 : « Wrack My Brain » : George compose et produit pour Ringo ; « You Belong to Me » : le standard de 1952 enregistré avec Harrison, Herbie Flowers et Ray Cooper ; « All Those Years Ago » : la batterie de Ringo sur l’hommage de George à Lennon ; Stop And Smell The Roses, dix titres, cinq producteurs et six bonus du CD de 1994.

Les huit nouvelles études des séances de 1980–1981 : Peter Henderson, Stephen Lipson et l’ingénierie ; Laurence Juber, les guitares ; Howie Casey, les saxophones et les maquettes ; Linda, Sheila Casey et Lezlee Livrano, les chœurs ; Phil McDonald et Ray Cooper, Friar Park ; Rick Riccio et Van Dyke Parks, Nilsson ; Dee et Bruce Robb, Cherokee ; Stanley Johnston et Steve Gursky, Stills. Ce nouveau parcours permet d’identifier les métiers techniques, les guitaristes, saxophonistes et choristes de l’album Stop and Smell the Roses sans multiplier les fiches de chansons. Les cinq ateliers de production conservent leurs responsabilités et leurs équipes distinctes.

Sur Flash Harry, Ringo Starr cosigne avec Harry Nilsson « How Long Can Disco On ». Il est aussi cité parmi les batteurs du disque, sans que les catalogues courants répartissent systématiquement les prises. Lire la nouvelle étude « Flash Harry » et la fiche de coécriture.

Les années qui suivent la deuxième moitié de la décennie 1970 ne constituent pas une rupture complète de ses relations musicales. Harry Nilsson demeure l’une des figures de son entourage artistique, tandis que plusieurs anciens collaborateurs des Beatles travaillent désormais avec des producteurs, des chanteurs et des musiciens américains. Dans les discographies, Flash Harry de Nilsson apparaît parmi les disques auxquels Ringo contribue en 1980. Ce crédit général est une piste de recherche solide, mais il ne permet pas encore de dresser une liste définitive de chansons sur lesquelles il joue.

Le contexte explique le déplacement progressif de l’activité de Ringo. Les studios de Los Angeles deviennent un lieu de rencontre avec des musiciens tels que Jim Keltner, et les albums ne sont plus nécessairement enregistrés en un seul bloc par un groupe stable. Une production peut être montée en plusieurs mois et réunir plusieurs batteurs. Le premier travail consiste donc à identifier la version utilisée sur chaque disque, avant de lui attribuer un musicien précis.

1981 : Bob Dylan et « Heart of Mine », un crédit souvent simplifié

L’un des enregistrements les plus intéressants de cette période figure sur Shot of Love, album de Bob Dylan paru en août 1981. Ringo y est régulièrement annoncé comme batteur invité. Pourtant, le livret reproduit sur le site officiel de Bob Dylan donne une information plus subtile. Pour la chanson « Heart of Mine », il distingue Jim Keltner et Chuck Plotkin à la batterie, tandis que Ringo Starr est crédité aux toms, avec l’indication « Tom Tom ». Ronnie Wood joue de la guitare, Donald « Duck » Dunn de la basse, William « Smitty » Smith de l’orgue et Dylan chante tout en jouant du piano.

Cette précision change le sens du crédit. Il serait erroné de substituer Ringo à Keltner comme batteur principal du titre, ou de présenter « Heart of Mine » comme un duo de deux batteries sans autres indications. Ringo apporte une partie percussive distincte ; les crédits officiels identifient les instruments. La différence peut paraître mince à qui dresse une liste de participations, mais elle est essentielle pour un site qui ambitionne de servir de référence discographique.

Une liste de musiciens qui ne peut pas être copiée sur toutes les pistes

Le même livret distingue les équipes de « Shot of Love », « Property of Jesus », « Dead Man, Dead Man », « In the Summertime » et « Every Grain of Sand ». Jim Keltner assure la batterie sur de nombreux morceaux, mais Ringo n’est pas crédité de manière identique à chaque chanson. Il faut donc éviter de transformer la mention « Ringo Starr — Drums, Tom Tom » imprimée dans la liste générale de l’album en preuve d’une batterie de Ringo sur toutes ses plages.

La place de Dylan dans l’histoire des Beatles donne évidemment de l’intérêt à l’épisode. Les musiciens s’étaient rencontrés bien avant 1981, et le répertoire de Dylan avait influencé leurs compositions. Mais la rencontre culturelle ne constitue pas la preuve instrumentale : seule la documentation de « Heart of Mine » permet de préciser la contribution réellement attestée de Ringo. Notre fiche future reproduira donc le libellé de son crédit original et expliquera la présence parallèle de Keltner et Plotkin.

Les rééditions et les prises alternatives de Dylan

La collection d’archives de Dylan, notamment Springtime in New York, apporte des informations détaillées sur plusieurs séances du début des années 1980. Elle montre l’utilité d’une comparaison entre masters, prises non retenues et versions publiées des décennies plus tard. Une prise de travail datée du printemps 1981 n’a pas nécessairement la même distribution que celle de l’album. Pour établir les participations de Ringo, nous ne réutiliserons pas le personnel de « Heart of Mine » lorsque les notes d’archives désignent une autre équipe.

Cette règle vaut également pour l’apparition ultérieure du titre en concert. Le site de Dylan possède une chronologie de ses interprétations publiques, mais Ringo n’en est pas nécessairement membre à ces dates. Une fiche d’œuvre doit pouvoir relier les différentes performances sans transporter le crédit du disque original sur les versions live.

1981 : Mystery Train et une prise alternative de Watered-Down Love

Les archives officielles de Dylan dévoilent deux autres prestations de Ringo enregistrées le 15 mai 1981 à Clover Recorders, Los Angeles : « Mystery Train », avec Jim Keltner à la batterie (publié seulement en 2021), et une prise alternative de « Watered-Down Love », également avec les deux batteurs (éditée en 2017). Le master de Watered-Down Love paru en 1981 ne mentionne pas Ringo. Lire l’enquête sur ces trois versions et leurs dates de publication.

1981 : « All Those Years Ago », George Harrison réunit trois anciens Beatles

L’enregistrement de « All Those Years Ago » occupe une place particulière dans l’histoire musicale des anciens Beatles. Le morceau commence par être travaillé à Friar Park en novembre 1980, dans un contexte où Ringo est envisagé comme interprète de la chanson. La mort de John Lennon en décembre conduit George Harrison à réécrire les paroles et à enregistrer sa propre voix. Le disque paraît en mai 1981 sur Somewhere in England et en single. La partie de batterie enregistrée par Ringo est conservée, tandis que Paul McCartney, Linda McCartney et Denny Laine ajoutent des chœurs.

Le personnel documenté comprend George Harrison au chant et aux guitares, Herbie Flowers à la basse, Al Kooper au piano électrique, Ray Cooper aux percussions et Ringo Starr à la batterie. Le relevé des séances fourni par The Paul McCartney Project date la prise de base du 19 au 25 novembre 1980, avec des ajouts au printemps 1981. Cette chronologie permet de ne pas confondre les journées de prise de son avec la publication du morceau et l’évolution de son texte.

Une émotion collective, plusieurs étapes techniques

Il serait facile de présenter « All Those Years Ago » comme une réunion spontanée née immédiatement après l’assassinat de Lennon. L’histoire des bandes montre quelque chose de plus intéressant : un morceau existait déjà et a été transformé. La batterie de Ringo appartient à la phase initiale ; les chœurs de Paul, Linda et Denny sont ajoutés dans un second temps. La collaboration des anciens Beatles est donc véritable, mais elle ne signifie pas qu’ils se trouvaient tous ensemble dans la même pièce pour la prise rythmique.

Cette nuance constitue un élément majeur de notre méthode. Les artistes peuvent contribuer au même disque sans partager une séance simultanée. Une sessionographie doit alors garder deux événements distincts, reliés au même master. Elle permet de restituer la fabrication collective d’une œuvre, et non de créer une photographie imaginaire de la réunion.

1982–1983 : Paul McCartney, George Martin et les sessions de Tug of War

Le début des années 1980 voit Ringo retrouver Paul McCartney dans une autre formation de studio. Tug of War, paru en 1982 et produit par George Martin, fait appel à de nombreux interprètes. Le titre « Take It Away » comprend un crédit de batterie associant Ringo Starr et Steve Gadd. Ces deux noms doivent être conservés : la présence de Ringo ne permet pas d’effacer Gadd du morceau, pas plus qu’elle n’autorise à attribuer à l’un ou à l’autre chaque frappe sans consulter les documents de session.

En 1983, le disque Pipes of Peace prolonge certaines de ces collaborations. « So Bad » est régulièrement attribué à Ringo dans les relevés spécialisés, avec une séance documentée à AIR Studios. Les autres chansons de l’album mobilisent différentes équipes et nécessitent une vérification individualisée. Ces enregistrements sont approfondis dans le chapitre consacré à Paul McCartney ; ici, ils replacent les retrouvailles des deux anciens Beatles dans la continuité d’une décennie où Ringo travaille également pour d’autres auteurs.

1983–1984 : deux suites de collaborations avec Paul McCartney

La période comporte deux projets discographiques différents : Pipes of Peace (1983) : « So Bad » et « Average Person », deux prises de batterie enregistrées en 1982 et 1981, puis Give My Regards to Broad Street (1984), où Ringo participe à plusieurs nouveaux masters de chansons anciennes et nouvelles. Il faut distinguer les disques et leurs enregistrements de la présence de Ringo au cinéma. Le personnel de « Silly Love Songs » et de « No More Lonely Nights », notamment, n’est pas le sien.

1983–1999 : Guthrie Thomas, Hobo Eagle Thief, Like No Other et Ghost Towns

Après les enregistrements bien documentés de Lies and Alibis en 1976, Guthrie Thomas réemploie le réseau de musiciens comprenant Ringo Starr et Jim Keltner dans des disques diffusés sur plusieurs territoires. Le LP Hobo Eagle Thief, Eagle SM4182 (1983), est crédité à Ringo, mais la répartition exacte des batteries demeure à identifier.

La véritable avancée documentaire concerne Like No Other, Stetson SR 8301, Italie, 1983 : ses huit titres et son personnel sont désormais décrits à partir d’une fiche détaillée d’exemplaire physique. Le revendeur japonais indique que le programme reprend largement celui du LP Eagle, avec un titre de moins, à partir de matériaux enregistrés entre 1976 et 1982. Le Ghost Towns de 1999, Mainstreet CD MS-1952, cite encore Ringo et Keltner à la batterie et contient deux titres déjà nommés dans l’édition italienne : « Captain Jack » et « Melissa/Melisa ». L’identité de ces masters n’a pas encore été démontrée.

Il serait donc injustifié de transformer les années 1983 et 1999 en dates de nouvelles séances distinctes. Les crédits généraux de ces trois supports sont bien attestés, mais l’exacte part de Ringo et le recyclage éventuel des bandes réclament une comparaison des livrets et des enregistrements. Consulter l’enquête complète sur les trois éditions, les huit chansons de Like No Other et les sources du personnel.

1984 : Back in the U.S.S.R. avec les Beach Boys, une prestation publiée en 1986

Le 4 juillet 1984, Ringo rejoint les Beach Boys à la batterie devant le Washington Monument. La prestation live de « Back in the U.S.S.R. » paraît deux ans plus tard sur le LP Fourth of July: A Rockin’ Celebration of America, Love Foundation PLAT-86, en première plage. Les archives UPI du jour même confirment Ringo à la batterie. Il joue ainsi sur scène une chanson des Beatles dont il n’avait pas tenu la batterie de l’enregistrement initial de 1968. Lire l’enquête sur le concert, le LP de 1986 et les dates à distinguer.

1985 : les grandes formations et les séances collectives

La rencontre avec les Beach Boys : sur « California Calling », sixième morceau de leur album de 1985, Ringo joue de la batterie et des timbales. Les notes de réédition donnent les musiciens par instrument, dont Brian Wilson au piano et Al Jardine et Mike Love au chant principal. Lire la nouvelle étude piste par piste sur California Calling.

Au milieu des années 1980, plusieurs projets réunissent de nombreux musiciens célèbres. Ringo apparaît dans certaines discographies liées aux Beach Boys, à des manifestations caritatives ou à des bandes originales. Mais le nombre de noms au générique ne doit pas être utilisé comme mesure de la participation individuelle de chacun. Le morceau « California Calling » de l’album The Beach Boys (1985), notamment, est associé à des crédits de batterie et de timbales pour Ringo dans plusieurs inventaires. Cette indication devra être confrontée aux notes d’édition avant la mise en ligne d’une fiche de session définitive.

Il en va de même pour les grands enregistrements collectifs à visée politique ou humanitaire. La présence d’un artiste à une séance ou dans une vidéo peut correspondre à une voix de chœur, un passage instrumental, une intervention filmée ou une simple apparition promotionnelle. Nous réserverons une branche spécifique aux contributions dont les crédits indiquent clairement le rôle, plutôt que de supposer que Ringo tient la batterie dès qu’il figure parmi les invités.

1985 : Water, une scène filmée et le disque « Freedom »

Ringo joue le rôle d’un batteur dans le concert fictif du film Water, aux côtés de George Harrison, Eric Clapton, Jon Lord et Ray Cooper. La bande originale comporte « Freedom », interprété par The Singing Rebel’s Band. Une nouvelle étude distingue la présence filmée confirmée et le personnel du master commercial encore à recouper sur les documents originaux.

1986 : l’Anti-Heroin Project, entre allocution et batterie

Ringo figure deux fois sur It’s a Live-In World, double LP caritatif britannique : « You Know It Makes Sense » est une intervention parlée sur la face B, tandis que « Naughty Atom Bomb » associe l’ancien Beatle à la batterie et aux chœurs sur la face C. Les éditions 45-tours, maxi et double LP ont des programmes distincts. Consulter la nouvelle étude des crédits de 1986.

5 juin 1987 : Stand by Me avec Ben E. King au Prince’s Trust

Au premier soir du Prince’s Trust Rock Gala de Wembley, Ben E. King interprète « Stand by Me » avec le concours vocal de George Harrison et Ringo Starr, selon les archives filmiques de Beatles on Film. Les instruments de Ringo sont décrits différemment selon les relevés : tambourin et chœurs pour certains, batterie pour d’autres, tandis que la formation régulière compte notamment Phil Collins à la batterie. La participation scénique est confirmée, mais pas l’instrument précis. La chanson est publiée sur les éditions A&M de 1987. Lire l’enquête sur la prestation, les deux dates et les différentes éditions.

1987 : Cloud Nine et le retour de George Harrison

En 1987, George Harrison publie Cloud Nine, réalisé avec Jeff Lynne. Le site officiel de Harrison confirme la participation de Ringo Starr parmi les musiciens de cet album, aux côtés d’Eric Clapton, Elton John et Gary Wright. Pour l’ancien Beatle, le disque représente une nouvelle phase de travail après plusieurs années consacrées à d’autres activités. Les arrangements adoptent une production plus contemporaine, tout en rappelant par endroits des sonorités qui avaient marqué les années 1960.

Une information de portée générale ne suffit cependant pas à placer Ringo sur les onze chansons du LP. Le relevé détaillé de MusicBrainz crédite explicitement Ringo à la batterie sur « When We Was Fab », titre cosigné par Harrison et Lynne. MusicBrainz donne aussi Jeff Lynne à la basse, Elton John au piano, Ray Cooper aux percussions et George Harrison aux guitares et au sitar. Attention : George Harrison lui-même, dans un entretien publié en 1988, attribue le piano de « When We Was Fab » à Gary Wright ; cette source directe contredit la fiche MusicBrainz sur ce point. Il y précise également que Ringo a joué sur environ quatre chansons de l’album, alors que les crédits individualisés accessibles n’en établissent pas toutes la liste. Témoignage de Harrison. Le titre est enregistré dans la période de janvier à août 1987 au studio personnel de Harrison, Friar Park Studio, Henley-on-Thames.

Nouvelles études : enquête critique sur les batteries de Cloud Nine, titre par titre et étude du master « When We Was Fab », de son 45-tours de 1988 et de son clip. La première relève notamment la contradiction entre Jim Keltner et Ringo sur la chanson « Cloud 9 » dans les catalogues consultés.

« When We Was Fab » : souvenir sonore et travail de studio

Le morceau joue ouvertement avec la mémoire de l’époque Beatles. Son titre est une allusion humoristique à la période où les quatre musiciens étaient désignés comme les « Fab Four ». L’arrangement intègre des références à la pop psychédélique, au sitar et à une production superposée. La batterie de Ringo intervient dans un environnement où Lynne et Harrison assument une direction sonore très précise. Il serait donc trompeur d’y entendre la simple reconstitution d’un enregistrement de 1967 : c’est une production de 1987 qui choisit volontairement de citer des couleurs anciennes.

La documentation des instruments mérite également une attention critique. Certains relevés spécialisés discutent la répartition des batteries ou des percussions sur les bandes, tandis que MusicBrainz identifie Ringo sur la prise du titre. L’existence d’autres percussionnistes dans les crédits d’album ne permet pas d’attribuer tel coup ou tel roulement sans preuve. Notre fiche mentionnera la source utilisée pour chaque crédit et conservera les attributions divergentes lorsqu’elles seront suffisamment documentées.

Un clip ne vaut pas une feuille de présence

« When We Was Fab » est accompagné d’un clip dans lequel apparaissent des invités et des références à l’histoire des Beatles. Dans la mémoire des spectateurs, l’image peut sembler confirmer toutes les associations instrumentales. Pourtant, une vidéo musicale possède ses propres choix de mise en scène. L’intervention réelle de Ringo sur l’enregistrement est établie par les crédits discographiques ; sa présence visuelle ne serait pas suffisante pour l’affirmer. Cette distinction deviendra essentielle deux ans plus tard avec Tom Petty.

1987 : Ringo et Bob Dylan lors des sessions inédites de Memphis

Le 14 avril 1987, selon la sessionographie d’Olof Björner, Bob Dylan enregistre chant et harmonica pour Ringo à Three Alarm Studio, Memphis, sur une chanson dont le titre circule sous plusieurs graphies. Les bandes du projet produit par Chips Moman ne sont jamais sorties officiellement ; la présence de Dylan a été confirmée dans la presse lors du procès de 1989. Consulter la nouvelle étude fondée sur les archives et la presse judiciaire.

20 janvier 1988 : Ringo à la batterie lors de l’intronisation des Beatles

Au Waldorf-Astoria de New York, George Harrison et Ringo Starr représentent les Beatles à leur entrée au Rock & Roll Hall of Fame. La jam finale réunit Mick Jagger, Bruce Springsteen, Billy Joel, Bob Dylan, Jeff Beck, John Fogerty et d’autres musiciens autour de « I Saw Her Standing There » : Ringo tient la batterie, selon la captation officielle et les archives filmiques. Il ne s’agit pas d’une reformation du groupe, Paul McCartney étant absent et John Lennon mort depuis 1980. Lire la fiche de la prestation historique du 20 janvier 1988.

1988 : When You Wish Upon a Star, Ringo au chant et Jim Keltner à la batterie

Sur Stay Awake (A&M, 1988), album Disney produit par Hal Willner, Ringo interprète « When You Wish Upon a Star » avec Herb Alpert à la trompette, Harry Nilsson au sifflement et Jim Keltner à la batterie. L’arrangement orchestral réunit notamment Bill Frisell, Fred Tackett, Dennis Budimir et Terry Adams. Le morceau conclut le Pinocchio Medley dans l’édition numérique ; il est individualisé dans certains index du vinyle. Lire la session vocale de Ringo, son personnel et les éditions de Stay Awake.

1989 : Act Naturally, le duo vocal avec Buck Owens

Enregistré le 27 mars 1989 à Abbey Road, « Act Naturally » réunit Buck Owens et Ringo au chant, sur une batterie de Jim McCarty. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle prise de batterie de Ringo. Le master est republié dans le coffret Rhino de 1992 et la compilation de duos de Buck Owens de 1996 ; ces éditions ne doivent pas devenir de nouvelles séances. Lire la fiche discographique et les références de pressage.

1989 : « I Won’t Back Down », le contre-exemple indispensable

En 1989, Tom Petty publie Full Moon Fever, produit avec Jeff Lynne et Mike Campbell. Le clip de « I Won’t Back Down » réunit Petty, Campbell, George Harrison, Lynne et Ringo Starr derrière une batterie. L’image a contribué à installer dans les mémoires l’idée d’un enregistrement collectif où le batteur des Beatles aurait accompagné les membres de l’entourage des Traveling Wilburys.

Or une dépêche de l’agence UPI datée du 31 mars 1989 signale explicitement que Ringo a été sollicité pour le tournage du clip parce qu’il manquait un batteur à l’image, tout en précisant qu’il ne joue pas sur le single. Les crédits de l’enregistrement attribuent la percussion à Phil Jones et ne mentionnent pas Ringo comme instrumentiste. Ce cas est suffisamment clair pour figurer dans l’encyclopédie non comme une prestation de batterie, mais comme une apparition dans un clip sans participation instrumentale au master.

Pourquoi conserver une fiche pour une absence ?

Parce qu’une erreur largement répétée risque de contaminer toute la sessionographie. Si nous nous contentions de supprimer « I Won’t Back Down » de la liste, le lecteur ne comprendrait pas pourquoi tant de vidéos montrent Ringo en train de frapper une batterie. La fiche expliquera précisément cette différence entre performance filmée et enregistrement sonore. Elle donnera le crédit réel et renverra à la vidéo comme objet distinct. Une encyclopédie doit parfois documenter une confusion pour empêcher qu’elle ne se reproduise.

1990 : I Call Your Name, l’hommage de Ringo à John Lennon

Pour les commémorations de Lennon en 1990, Ringo enregistre une nouvelle version de « I Call Your Name », au chant et à la batterie, avec Jeff Lynne, Tom Petty, Joe Walsh et Jim Keltner. Une annonce du Los Angeles Times d’avril 1990 confirme la réalisation d’une vidéo pour l’hommage de Liverpool. Lire la nouvelle étude, ses crédits et sa chronologie.

1990 : Under the Red Sky de Bob Dylan, un crédit à exclure

L’album Under the Red Sky de Bob Dylan, paru en septembre 1990, réunit plusieurs invités associés à l’entourage des Beatles : George Harrison joue de la guitare slide sur la chanson titre, et Elton John tient le piano de « 2 X 2 ». Cette proximité de réseaux ne signifie pas que Ringo Starr ait participé à l’enregistrement. Les crédits officiels de Bob Dylan donnent Kenny Aronoff à la batterie sur les dix chansons, avec notamment Slash, Stevie Ray Vaughan, David Crosby et Al Kooper sur des plages distinctes.

Le rapprochement documentaire correct est donc le suivant : Ringo joue pour Dylan sur « Heart of Mine » et plusieurs prises enregistrées en mai 1981 ; Dylan participe ensuite aux sessions inédites de Ringo à Memphis en avril 1987. En revanche, Under the Red Sky (1990) n’apporte aucun nouveau crédit de batterie de Ringo. Cette exclusion explicite protège la sessionographie contre les attributions par simple proximité des artistes.

1991 : You Never Know, une chanson de Ringo dans Curly Sue

Le film Curly Sue de John Hughes (1991) accueille « You Never Know », chantée par Ringo Starr, écrite par Steve Dorff et John Bettis et produite par Dorff. Le catalogue de l’American Film Institute confirme ces crédits, sans attribuer la batterie à Ringo. Lire l’étude de la bande originale et de son édition.

1991 : Nils Lofgren et Silver Lining

Étude complémentaire : les crédits individualisés de Rykodisc et MusicBrainz établissent Ringo à la batterie sur « Walkin’ Nerve » (piste 3) et au chant sur « Bein’ Angry » (piste 8). Lire les dix titres, le personnel et la comparaison critique des éditions.

En 1991, Nils Lofgren publie Silver Lining, disque enregistré notamment à Ocean Way, Los Angeles, avec une équipe de musiciens parmi lesquels figurent Billy Preston, Clarence Clemons, Levon Helm, Bruce Springsteen et Ringo Starr. Le catalogue AllMusic confirme Ringo comme invité à la batterie et au chant. Le détail du personnel par piste, repris dans plusieurs éditions, permet de préciser sa contribution : Ringo joue de la batterie sur « Walkin’ Nerve » et figure au chant sur « Bein’ Angry ».

Cette double fonction est intéressante. L’artiste connu comme batteur participe ici à l’accompagnement d’une chanson, puis à l’expression vocale d’une autre. Une fiche globale « Ringo : batterie sur Silver Lining » manquerait la seconde contribution ; une fiche le présentant comme batteur de « Valentine » confondrait les pistes. Il faut donc préserver l’ordre original des chansons, vérifier leur personnel et enregistrer séparément les fonctions musicales.

« Walkin’ Nerve » : avant les liens avec le All-Starr Band

La chanson occupe la troisième place sur Silver Lining. Les relevés de personnel distinguent Ringo à la batterie de la section rythmique habituellement assurée sur l’album par Andy Newmark. La présence de musiciens aussi différents au fil du programme témoigne d’une production qui ne cherche pas à conserver une formation unique pour tous les titres. La fiche « Walkin’ Nerve » devra préserver cette singularité, et non attribuer à Ringo les chansons voisines.

Le morceau occupe également une place dans la carrière scénique de Lofgren, qui participera plus tard au All-Starr Band. Mais la version de studio de 1991 appartient d’abord au catalogue personnel du guitariste. Les reprises jouées au cours des concerts de Ringo devront renvoyer vers les pages de tournée et leurs setlists déjà en préparation sur Yellow-Sub, sans produire une seconde fiche d’enregistrement fictive.

« Bein’ Angry » : une contribution vocale à reconnaître

Le huitième titre de l’album montre une autre facette du rôle de Ringo. Les crédits lui attribuent une contribution vocale ; la batterie est documentée séparément. L’information rappelle que les collaborations extérieures de Starr ne se limitent pas au nombre de prises où son nom apparaît après la mention « drums ». Sur d’autres disques, il peut assurer des percussions, chanter quelques phrases, tenir une partie parlée ou participer à un chœur. Notre catalogue distinguera systématiquement ces fonctions, afin de ne pas forcer toutes les participations dans la catégorie « batteur invité ».

6 avril 1992 : Ringo rejoint George Harrison au Royal Albert Hall

L’archive officielle du Royal Albert Hall documente le concert de George Harrison du 6 avril 1992. Ringo intervient à la batterie sur « While My Guitar Gently Weeps » avec Gary Moore, puis participe au rappel « Roll Over Beethoven » et à une improvisation rythmique avec d’autres musiciens, dont Joe Walsh, Dhani Harrison et Zak Starkey. Il ne faut pas le confondre avec Steve Ferrone, batteur du groupe régulier pendant le programme initial. Lire l’étude de l’événement et du personnel des rappels.

1993 : Farm Aid VI, la batterie de Ringo avec The New Maroons

Le 24 avril 1993 à Ames, Ringo Starr participe réellement à Farm Aid VI comme batteur de The New Maroons, formation née autour de Don Was. Les archives officielles du festival confirment l’apparition, et le Los Angeles Times le situe sur « Farther Down the Line » avec Lyle Lovett et Willie Nelson. Lire l’étude des New Maroons, des vidéos et du projet avec Merle Haggard.

1994 : My Little Grass Shack, le duo vocal de Leon Redbone

Sur Whistling in the Wind (Private Music, 1994), Ringo chante « My Little Grass Shack » avec Leon Redbone. Leurs deux voix sont attestées par la presse de l’époque ; aucun crédit de batterie n’est établi sur cette chanson. Consulter le chapitre détaillé sur la session et les reprises.

1993 : Paul Shaffer, une apparition parlée et non une batterie confirmée

Dans The World’s Most Dangerous Party, double CD de Paul Shaffer produit par Todd Rundgren en 1993, Ringo apparaît comme invité parlé. Une analyse critique documente sa brève intervention au passage de « Burning Down the House » vers « Mysterious Ways ». Le catalogue AllMusic le crédite comme Guest Artist, mais ne lui attribue pas la batterie. La fiction d’une fête de musiciens réunis ne doit donc pas être convertie en une séance instrumentale. Lire la fiche critique des crédits et du dialogue avec Shaffer.

The World’s Most Dangerous Party, publié en 1993 sous le nom de Paul Shaffer and the Party Boys of Rock ‘n’ Roll, est construit comme une fête musicale enregistrée avec des interventions parlées d’invités célèbres. Il s’agit pourtant d’un album de studio mis en scène, produit par Todd Rundgren, et non du document brut d’une soirée où tous les invités joueraient avec l’orchestre. Les discographies générales associent parfois Ringo Starr au titre « Burning Down the House », tandis qu’une analyse détaillée du disque décrit surtout une intervention parlée entre cette chanson et « Mysterious Ways », sans lui attribuer une prestation instrumentale confirmée.

État documentaire : en l’absence du livret physique vérifié avec les minutages de chaque intervention, cette apparition doit rester dans les crédits à examiner, sans être inscrite comme batterie de Ringo sur « Burning Down the House » ou « Mysterious Ways ». C’est le même principe que pour les scènes de cinéma : une célébrité audible au milieu d’un montage ne devient pas automatiquement membre de la formation qui joue derrière elle. No Recess Magazine, analyse du montage et des interventions parlées.

1994 : Tom Petty l’invite véritablement sur Wildflowers

Cinq ans après le clip de « I Won’t Back Down », Ringo participe cette fois effectivement à l’enregistrement de Tom Petty. Sur Wildflowers, paru en 1994, il est crédité à la batterie sur « To Find a Friend ». Le disque, produit notamment par Rick Rubin, comporte par ailleurs de nombreuses prestations de Steve Ferrone et quelques contributions d’autres batteurs. La présence de Ringo sur une piste particulière doit donc être mise en évidence sans l’étendre aux quinze chansons de l’album original.

La sessionographie est rendue plus complexe par les éditions enrichies publiées après la mort de Petty. Les documents rassemblés sous le titre Wildflowers & All the Rest et les versions alternatives de Finding Wildflowers présentent un corpus plus large que celui commercialisé en 1994. Certaines listes de personnel créditent Ringo également sur des versions ou des prises qui ne figurent pas dans le programme original. Ces enregistrements doivent recevoir leur statut exact : il ne s’agit pas de nouvelles collaborations des années 2020, mais de bandes anciennes rendues accessibles plus tard.

« To Find a Friend » : une interprétation dans un album personnel

La chanson de Petty s’inscrit dans l’esthétique dépouillée et introspective de Wildflowers. L’intervention de Ringo ne cherche pas à transformer la composition en événement nostalgique. Elle vient plutôt soutenir une écriture personnelle, dans un environnement sonore où l’arrangement privilégie la clarté de la voix et la relation entre les instruments. Notre analyse musicale pourra décrire la stabilité de la pulsation, mais elle s’appuiera avant tout sur les crédits de la piste pour identifier le batteur.

La future fiche réunira la version de l’album de 1994, les références aux sessions et les variantes publiées ultérieurement. Elle devra également citer les ingénieurs du son et les producteurs lorsque ceux-ci sont documentés, car l’image sonore du disque dépend autant de la prise de batterie que du montage et du mixage.

1994–1995 : Free As A Bird et Real Love, les nouveaux masters de l’Anthology

Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr complètent deux maquettes de John Lennon : « Free As A Bird », travaillée dès février 1994, et « Real Love », enregistrée en février 1995. Ringo joue de la batterie et participe aux voix, ainsi qu’aux percussions du second titre. Les singles sortent respectivement en 1995 et 1996 ; les mixages de Jeff Lynne publiés en 2025 ne constituent pas de nouvelles performances. Lire l’étude des prises, des dates et des éditions Anthology.

1995 : un hommage à Harry Nilsson avec Stevie Nicks

Sur « Lay Down Your Arms », Ringo et Stevie Nicks chantent ensemble une composition de Harry Nilsson, enregistrée le 17 janvier 1995 avec Don Was et publiée le 9 mai dans l’album collectif For the Love of Harry. La participation de Ringo à la préparation de la base rythmique est évoquée dans son témoignage, sans établir une prestation supplémentaire de batterie acoustique. Consulter la séance et les crédits de la chanson.

1996–1997 : Looking for You, le titre McCartney absent du LP original

Le 14 mai 1996, Ringo joue de la batterie et des congas sur « Looking for You », enregistré avec McCartney et Jeff Lynne à Hog Hill Mill. Le morceau est publié en 1997 sur des singles et ne figure pas dans le programme original de Flaming Pie. Nouvelle étude de cette face B et de ses éditions.

1996 : « Hung Up and Overdue » et la bande originale She’s the One

La collaboration avec Petty se prolonge avec « Hung Up and Overdue », publiée sur Songs and Music from She’s the One en 1996. Les crédits de l’album identifient Ringo Starr à la batterie sur ce titre, tandis que Carl Wilson, membre des Beach Boys, participe aux harmonies vocales. Le reste du programme comprend plusieurs autres batteurs, notamment Curt Bisquera et Steve Ferrone. La répartition instrumentale doit donc être maintenue avec précision.

Il faut également distinguer la chanson et le film auquel l’album est associé. Une bande originale peut reprendre des enregistrements préparés pour un autre projet, et « Hung Up and Overdue » se retrouve dans l’histoire éditoriale complexe des bandes de Wildflowers. Les rééditions de 2020 et de 2021 permettent de revoir la chronologie des sessions. Elles ne changent pas la nature du crédit original : Ringo participe à une piste de Tom Petty, indépendamment des différentes façons dont cette piste a été ensuite distribuée.

Les années 1990 de Ringo ne se réduisent pas aux retrouvailles Beatles

L’exemple Petty montre que la carrière du batteur se poursuit au sein d’une musique américaine contemporaine, loin de la seule célébration de son passé avec Lennon ou Harrison. Le lien personnel facilite naturellement certaines invitations, mais la valeur musicale d’une séance ne se mesure pas à la célébrité des convives. Une contribution discrète à une chanson introspective peut être plus instructive que la présence de Ringo dans un clip saturé de clins d’œil aux Beatles.

1996 : Go Cat Go! et Carl Perkins

Le dernier grand album de Carl Perkins publié de son vivant, Go Cat Go!, rassemble de nombreux invités. Le disque contient « Honey Don’t » avec Ringo Starr, mais aussi des interventions de Paul McCartney, George Harrison, John Fogerty, Johnny Cash, Willie Nelson, Bono et Tom Petty. John Lennon et Jimi Hendrix y figurent au travers de documents d’archives plutôt que d’une séance contemporaine. Il s’agit donc d’une compilation de collaborations et de performances de provenances diverses, non d’une grande réunion de tous les artistes dans un même studio.

Les crédits détaillés de « Honey Don’t » associent Carl Perkins et Ringo au chant, avec plusieurs membres du All-Starr Band, dont Joe Walsh, Nils Lofgren, Billy Preston, Rick Danko, Levon Helm et Jim Keltner. Ringo est identifié comme chanteur ; les lignes de batterie sont attribuées à d’autres musiciens pour cette interprétation. Cette différence est importante : le titre constitue bien une collaboration musicale de Ringo avec Perkins, mais elle ne doit pas être enregistrée automatiquement dans la catégorie « batterie ».

La fiche devra aussi établir l’origine exacte de la version retenue sur le CD de 1996. Les différentes sources recensent des performances live et des prises réalisées spécialement pour le projet ; il serait imprudent de leur attribuer une date unique à partir de la seule année de sortie. La branche « country et rockabilly » du dossier fournira le contexte historique, tandis que l’inventaire des sessions détaillera la prise effectivement publiée.

1997 : Flaming Pie, les retrouvailles avec Paul McCartney

La décennie se termine par une contribution essentielle à Flaming Pie. Paul McCartney invite Ringo sur « Beautiful Night » et cosigne avec lui « Really Love You » sous leurs noms d’auteurs. La première chanson possède une histoire d’enregistrement remontant aux années 1980 ; la seconde témoigne d’une collaboration créative qui ne se limite pas à un rôle d’exécutant. Le site officiel de McCartney permet de distinguer ces crédits, tandis que les éditions d’archives apportent des documents de prise supplémentaires.

Les chansons sont déjà analysées dans le chapitre « Ringo Starr et Paul McCartney ». Leur présence ici sert de point de repère chronologique : près de trente ans après les premiers projets extérieurs de Ringo, les retrouvailles avec ses anciens partenaires s’insèrent dans un réseau de sessions beaucoup plus vaste. Un lecteur ne doit pas être conduit à croire que chaque année de la carrière de Starr se résume aux Beatles simplement parce que les noms de Lennon, Harrison et McCartney attirent naturellement l’attention.

Quatre erreurs de méthode à éviter pour cette période

La première consiste à écrire « Ringo à la batterie » sur « Heart of Mine » alors que le relevé détaillé de Dylan l’identifie aux toms et nomme Keltner et Plotkin comme batteurs. La deuxième est de confondre le tournage de « I Won’t Back Down » avec la prise sonore de Full Moon Fever. La troisième serait de placer Ringo à la batterie sur tout Silver Lining, alors que les crédits identifient une prestation instrumentale sur « Walkin’ Nerve » et une contribution vocale sur « Bein’ Angry ». La quatrième consisterait à présenter le disque Go Cat Go! comme une unique séance réunissant tous les anciens Beatles et leurs invités.

Ces erreurs ont une origine commune : le mélange des documents. Les photographies de tournage, les pochettes qui vantent une liste de collaborateurs et les bases de données récapitulatives sont des indices utiles, mais ils ne remplacent pas un relevé de personnel par titre, une date de session et une identification de la version publiée. Le dossier doit maintenir ces distinctions à chaque niveau de navigation.

La suite du travail : vers une sessionographie des années 1980 et 1990

Les fiches prioritaires seront « Heart of Mine », « All Those Years Ago », « Take It Away », « When We Was Fab », « Walkin’ Nerve », « Bein’ Angry », « To Find a Friend », « Hung Up and Overdue », « Honey Don’t » et les deux chansons importantes de Flaming Pie. Nous créerons aussi une fiche documentaire particulière pour « I Won’t Back Down » afin de signaler qu’une apparition filmée ne constitue pas un crédit instrumental sur le disque.

Les autres collaborations présentes dans les discographies générales — Beach Boys, projets caritatifs, certaines bandes originales, prestations collectives — ne peuvent être intégrées au registre comme performances certaines sans vérification des crédits individuels. Cette méthode donnera aux lecteurs une vision complète de la période sans sacrifier l’exactitude historique. Le but n’est pas de rendre Ringo omniprésent dans la musique populaire, mais de montrer les endroits précis où il a réellement contribué à son histoire.

Une nouvelle maturité musicale, sans récit artificiel de renaissance

Le parcours de Ringo entre 1980 et 1999 ne suit pas un itinéraire simple allant d’une période difficile à une victoire finale. Il comporte des travaux de studio discrets, des retrouvailles avec d’anciens amis, des participations à des clips, des concerts et des projets personnels très différents. Certains enregistrements attirent aujourd’hui surtout les collectionneurs ; d’autres appartiennent aux grands disques de Dylan ou de Petty. Tous gagnent à être considérés dans leur contexte propre.

La valeur de cette sessionographie tient à la possibilité de retrouver, derrière la silhouette familière du batteur des Beatles, un professionnel de la musique dont les rôles varient. Parfois il tient les toms, parfois la batterie d’une chanson de rock, parfois il chante devant Carl Perkins ; ailleurs il participe seulement à une mise en scène vidéo. C’est cette précision, plutôt qu’une légende simplifiée des retrouvailles, qui permet d’écrire l’histoire complète de ses collaborations.

Ringo Starr — photographie d’ambiance issue de la photothèque Yellow-Sub.net.

Ringo Starr — photographie d'ambiance pour le dossier sur ses collaborations musicales

Bob Dylan : la fiche « Heart of Mine »

Lire la notice principale sur « Heart of Mine » (1981) : Ringo Starr joue les toms, Jim Keltner et Chuck Plotkin sont crédités à la batterie. La fiche détaille les autres musiciens, les sessions de Los Angeles et les différentes éditions.

Étude complémentaire : Tom Petty en studio avec Ringo

Notre dossier sur les sessions de Tom Petty compare « To Find a Friend » (1994) et « Hung Up and Overdue » (1996), deux véritables crédits de batterie, avec l’apparition de Ringo dans le clip de « I Won’t Back Down » en 1989, qui ne doit pas être prise pour une prestation sur le master.

John Lennon et Ringo Starr : deux chansons données, aucune session aboutie

Une étude examine « Nobody Told Me » et « Life Begins At 40 », proposées par Lennon à Ringo en novembre 1980. La séance prévue pour le 14 janvier 1981 n’a pas eu lieu et les versions connues sont des enregistrements de Lennon, sans partie de Starr. La distinction entre cadeau d’auteur, production envisagée et présence sur un master empêche de transformer ce projet en collaboration instrumentale réalisée.

Super Bear Studios : Paul et Linda McCartney avec Ringo (juillet 1980)

Une nouvelle fiche consacrée aux séances des 11–21 juillet 1980 distingue les chansons composées par Paul pour Ringo, la reprise de Carl Perkins, l’archive « You Can’t Fight Lightning » et l’enregistrement « Love’s Full Glory » destiné à Linda. Une cassette préparatoire passée aux enchères et un mix long promotionnel de « Private Property » enrichissent la documentation pour collectionneurs.

Old Wave (1983) : les dix pistes, Joe Walsh et trois enquêtes sur les bandes

Les six nouvelles enquêtes sur les instrumentistes et choristes de 1982 : Waddy Wachtel, les guitares de deux masters ; Kenny Edwards, la basse ajoutée en juillet ; Freebo et Peter Bunetta, la section rythmique ; Steve Hess, Mark Easterling et Patrick Maroshek, les chœurs ; Sherwood Ball et Kal David, les guitares ; Zak Starkey et Russell Kunkel, deux états de batterie. Les portraits sont désormais rattachés au chapitre des années 1980–1999 et à l’atlas des dix chansons. Ils distinguent la basse fretless de Mo Foster de l’ajout de Kenny Edwards, les guitares de Waddy Wachtel et celles de Sherwood Ball et Kal David, ainsi que les prises de batterie de Zak Starkey et Russell Kunkel.

Sur « She’s About a Mover », l’accompagnement est fixé avant la voix de Ringo, avec Freebo à la basse et au tuba et Peter Bunetta à la batterie. Les trois chanteurs arrivés dans le réseau de Waddy Wachtel sont suivis dans une étude collective pour éviter trois pages presque identiques. La méthode retenue consiste à préserver les crédits propres à chaque master, puis à relier les personnes aux œuvres et aux éditions sans créer de doublons.

Le nouveau dossier encyclopédique d’Old Wave, piste par piste, compare les séances anglaises et californiennes de 1982, les contributions de Joe Walsh et les éditions non publiées initialement au Royaume-Uni ou aux États-Unis. Trois études abordent les cas les plus singuliers : la jam avec Eric Clapton et John Entwistle enregistrée le 14 mars 1982, la batterie initiale de Zak Starkey remplacée par Russell Kunkel sur « I Keep Forgettin’ » et la reconstruction de « As Far As We Can Go » à partir de la bande de 1978. Un guide des pressages de 1983 à 2026 complète le dossier.

1985–1988 : trois enquêtes complémentaires sur les éditions

La chronologie se complète par l’inventaire des versions de « Sun City », les programmes vinyle, cassette et CD du Prince’s Trust 1987 et les éditions de Stay Awake (1988), où Ringo chante avec la trompette de Herb Alpert et la batterie de Jim Keltner. Trois cas différents pour distinguer enregistrement, programme commercial et support physique.

1989 : Ringo filmé chez Tom Petty, puis véritable duo avec Buck Owens

Deux enquêtes complémentaires montrent la différence entre un rôle à l’image et une voix enregistrée : dans « I Won’t Back Down » de Tom Petty, Ringo paraît à la batterie sans jouer sur le disque ; sur « Act Naturally » de Buck Owens, il chante réellement en duo sur une nouvelle prise commercialisée chez Capitol en 1989. L’index distingue le 45-tours commercial de sa version promotionnelle à double face identique. Voir aussi les travaux sur « Sun City », Wembley 1987 et Stay Awake.

Time Takes Time (1992) : les dix chansons et six études complémentaires

Un nouveau chapitre encyclopédique étudie les dix titres, les quatre producteurs et les équipes de Time Takes Time. Les dossiers associés approfondissent « Golden Blunders » et les Posies, « Runaways » avec Harry Nilsson et Mark Hudson, « In A Heartbeat » avec Brian Wilson et les membres de Jellyfish, l’inédit McCartney–Starkey « Angel In Disguise », les cinq maquettes Jellyfish attestées dans le coffret Fan Club et les pressages internationaux et bonus japonais.

Vertical Man (1998) : treize chansons et cinq études spécialisées

Le nouveau dossier encyclopédique des treize chansons est complété par les guitares de George Harrison enregistrées à Friar Park, la session de Paul McCartney à Hog Hill Mill, l’enquête sur « Drift Away », Steven Tyler et Tom Petty, la répartition des voix d’Ozzy Osbourne, Alanis Morissette et Brian Wilson et l’inventaire des pressages Mercury et des singles. Les invités ne sont pas automatiquement attribués à toutes les plages d’album.

1998 : VH1 Storytellers, les Roundheads enregistrés devant le public

Le chapitre VH1 Storytellers (1998) rassemble les quatorze plages du CD, les dix membres de la formation élargie avec Simon Kirke, Joe Walsh, Gary Burr, Mark Hudson et Jack Blades, les différences entre bande et disque et une divergence de source concernant les studios new-yorkais. Cette rencontre n’est pas un concert d’All-Starr Band : les crédits de spectacle restent propres aux Roundheads.

1999 : I Wanna Be Santa Claus, douze titres et plusieurs invités authentifiés

L’étude des douze chansons de Noël détaille Joe Perry, Jeff Lynne, Timothy B. Schmit, Jaydee Maness et les cornemuses. La nouvelle version de « Christmas Time (Is Here Again) » est séparée de l’enregistrement des Beatles de 1967. Un catalogue des CD Mercury de 1999 à 2008 complète ces fiches.

2005–2012 : cinq approfondissements supplémentaires des collaborations

La période des productions de Mark Hudson à Bruce Sugar est désormais analysée à travers Choose Love (2005), Liverpool 8 (2008), Y Not (2010) et Ringo 2012. Les études spécialisées concernent Billy Preston et Chrissie Hynde, la transition Mark Hudson–Dave Stewart et les deux prestations de Paul McCartney en 2009. Les sources, les rôles et les supports sont distingués chanson par chanson.

Méthode de lecture des collaborations de 1980 à 1999

Les crédits d’un disque doivent être attribués au niveau des chansons et des enregistrements réellement documentés. Un nom présent dans la distribution générale d’un album ne prouve pas une participation à chacune de ses pistes, ni un engagement dans toutes les séances de la période. Il convient de séparer les compositions proposées, les bandes enregistrées, les masters conservés, les montages alternatifs et les nouvelles éditions. L’identification d’un instrumentiste exige la confrontation des crédits de master avec la chronologie des prises, particulièrement lorsqu’un disque réunit plusieurs producteurs. Les notices de ce chapitre privilégient la responsabilité précise de chaque participant : auteur, interprète, producteur, ingénieur, arrangeur ou choriste.

La période de Stop and Smell the Roses illustre cette méthode grâce à ses cinq ateliers : les chansons de Paul McCartney à Super Bear, celles de Harrison à Friar Park, les productions de Nilsson, les séances de Ronnie Wood à Cherokee et le titre réalisé par Stephen Stills. Les huit monographies complémentaires suivent les personnes et leurs métiers ; les fiches de chansons conservent l’histoire des œuvres. Les incertitudes documentaires restent signalées sans leur substituer des crédits inventés.

1982–1992 : du studio collectif de Joe Walsh aux quatre ateliers de Time Takes Time

La nouvelle confrontation des crédits du 29 octobre 2026 enrichit deux ensembles importants de cette période : 17 notices sur Old Wave et 22 notices sur Time Takes Time, parmi lesquelles figurent des profils de musiciens, de producteurs et trois études de chansons. La reprise de « She’s About a Mover » réunit une formation rythmique distincte ; « I Keep Forgettin’ » révèle un remplacement de la batterie de Zak Starkey par Russell Kunkel ; « As Far as We Can Go » relie une bande de 1978 à un nouveau master de 1982 ; « Going Down » conserve deux basses superposées.

En 1992, le disque fait appel à Don Was, Jeff Lynne, Peter Asher et Phil Ramone. Les crédits détaillés montrent comment le réseau vocal d’Andy Sturmer et Roger Manning accompagne plusieurs titres, comment Andrew Gold traverse deux configurations de production, et comment les ingénieurs et mixeurs travaillent parfois sur des phases différentes. Il faut résister au récit d’une simple « reformation du groupe d’amis de Ringo » : chaque master possède ses propres auteurs, exécutants, décisions de production et supports de publication.

Les deux entrées documentaires centrales sont l’atlas d’Old Wave (1983) et l’atlas de Time Takes Time (1992). Les liens internes conduisent aux notices individuelles et aux variantes d’éditions plutôt que vers des pages redondantes.

1998 : treize vérifications sur l’intégralité de Vertical Man

Les treize monographies des treize plages ont été enrichies d’une relecture critique du personnel, des auteurs et des éditions. L’album produit par Ringo Starr et Mark Hudson réunit, selon les titres, George Harrison à la guitare, Joe Walsh au solo, Steven Tyler à l’harmonica, Alanis Morissette aux chœurs, Tom Petty au chant, Brian Wilson aux voix et George Martin aux cordes. Ces noms ne composent pas une formation permanente ; leur participation est attachée à des enregistrements particuliers.

La liste des auteurs varie aussi selon les pistes : le tandem Lennon–McCartney signe « Love Me Do », Mentor Williams « Drift Away », et Mark Nevin cosigne « I’m Yours ». Le programme standard Mercury comporte treize plages en 1998, tandis que l’édition japonaise ajoute des bonus distincts. Voir l’atlas des 13 chansons de Vertical Man, désormais relié aux monographies spécialisées.