Sources et méthode : il s’agit d’un index de contrôle relié aux études publiées, et non de monographies concurrentes. Les affirmations reprises des fiches internes demeurent soumises à la confrontation de leurs sources primaires. Les dates de disque ne valent pas automatiquement dates de session.
Ringo Rama (2003) : les identités de masters
Les interventions de David Gilmour, Eric Clapton, Willie Nelson et d’autres artistes doivent être ramenées aux masters qui les documentent.
Source documentaire : Ringo Rama — notice de référence, personnel et éditions. Les indications qui suivent sont des concordances analytiques et renvoient à cette étude pour le détail des crédits, divergences et références externes.
Ringo Rama — invités, titres supplémentaires et décalage des sources
L’album publié le 25 mars 2003 repose sur des prises de 2002 coproduites par Ringo et Mark Hudson. Eric Clapton joue sur l’hommage à George Harrison « Never Without You » ; David Gilmour, Willie Nelson et Shawn Colvin sont cités parmi les autres invités, mais pas comme participants universels du programme. La discordance entre récit promotionnel et tableaux de personnel à propos d’« Instant Amnesia » exige une formulation prudente : citer une participation hypothétique comme si elle figurait sur le livret fausserait la sessionographie.
Il faut maintenir trois niveaux d’objet : les treize chansons de l’édition standard, les titres supplémentaires de l’édition de luxe et toute plage cachée nécessitant un contrôle du support. Un titre ajouté à la réédition ne modifie pas le nombre de chansons du programme initial. La présence de Roy Orbison dans certaines données de crédit, parfois qualifiée de « mercy growl », ne peut être présentée comme une séance contemporaine : le chanteur est mort en 1988.
Documentation : The Beatles Bible, dossier discographique « ringo rama » (dates, programme, personnel et contexte), à croiser avec les livrets d’origine et la monographie Yellow-Sub reliée ci-dessus. Retour à la concordance de l’album.
Section 1/5 : notices 1 à 5
Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.
001 · Eye To Eye — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : Le morceau d’ouverture, attribué à Richard Starkey, Mark Hudson, Steve Dudas et Dean Grakal, installe le cadre collectif du disque : Ringo chante et joue de la batterie, alors que Dudas, Hudson et Gary Burr constituent le noyau des cordes et des voix. Les crédits détaillés donnent une place particulière à Dudas à la guitare solo. Les choristes issus de l’entourage des Hudson et des musiciens associés doivent être nommés par titre, et non reportés mécaniquement sur les douze chansons suivantes. Le choix de placer ce morceau en ouverture permet d’entendre une formation qui ne repose pas exclusivement sur les invités vedettes.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
La première plage établit le noyau de composition Starkey–Hudson–Dudas–Grakal, auquel s’ajoute le travail instrumental de Gary Burr. Le disque a été enregistré en 2002 et publié le 25 mars 2003 ; il ne faut pas interpréter cette dernière date comme une journée de prise. La mention d’une guitare solo de Steve Dudas doit rester attachée à cette chanson, alors que les interventions célèbres de Clapton et Gilmour concernent d’autres masters. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
002 · Missouri Loves Company — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : Ringo chante, tient batterie et percussions ; Steve Dudas accompagne à la guitare électrique, Gary Burr à l’acoustique, Mark Hudson à la basse et aux chœurs, Jim Cox au Wurlitzer et à l’orgue Hammond, Herb Pedersen au banjo et Dan Higgins au saxophone. Timothy B. Schmit figure parmi les choristes. Le solo de guitare est crédité à David Gilmour, ancien guitariste de Pink Floyd. La chanson évoque Harry Nilsson, ami de longue date de Ringo. L’intérêt des crédits est de distinguer l’hommage contenu dans le texte de l’intervention de Gilmour sur le master. Nilsson, décédé en 1994, n’a évidemment pas participé à la séance de 2002.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Le titre évoque Harry Nilsson mais ne comporte pas une voix posthume de son ami disparu. David Gilmour y tient la guitare solo, tandis que les touches de banjo de Herb Pedersen, le saxophone de Dan Higgins et les claviers de Jim Cox dessinent une instrumentation composite. La notice doit séparer la personne dont le nom apparaît dans la chanson et les interprètes identifiés sur la bande. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
003 · Instant Amnesia — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : Cette composition Starkey–Hudson–Dudas–Grakal se caractérise par les percussions de Ringo, la guitare de Steve Dudas, les claviers de Jim Cox et la basse de Mark Hudson. Charlie Haden est associé à une contrebasse et Timothy B. Schmit aux chœurs. Le saxophone de Dan Higgins fait partie de la palette sonore relevée par la discographie individuelle. La question d’un solo de David Gilmour demeure un cas de critique des sources : certains textes narratifs lui attribuent une participation à cette piste, alors que les listes de personnel du livret reproduites par des discographies matérielles ne créditent son solo que sur les pistes 2 et 7.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Ce titre pose un désaccord concret entre données narratives et crédits matériels : l’attribution d’une guitare de Gilmour sur « Instant Amnesia » circule dans certaines présentations, tandis que les listes de personnel détaillées situent ses solos sur « Missouri Loves Company » et « I Think Therefore I Rock and Roll ». Il faut écrire « participation discutée » en l’absence de feuille de séance indépendante, et non inscrire Gilmour sans réserve. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
004 · Memphis In Your Mind — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : Écrite par Starkey, Hudson, Gary Burr, Steve Dudas et Dean Grakal, la quatrième chanson utilise des références à Memphis et à une culture musicale qui précède les Beatles. Ringo est au chant et à la batterie. Les harmonies de Timothy B. Schmit appartiennent aux crédits détaillés de ce titre, comme à plusieurs autres pistes de l’album. Des fiches commerciales contemporaines et postérieures citent le nom de Roy Orbison parmi les artistes liés au disque. Orbison étant mort en 1988, aucune participation de studio nouvelle en 2002 ne doit lui être attribuée.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Les références textuelles à Memphis donnent au morceau une géographie musicale, mais n’établissent aucun enregistrement dans cette ville : l’album a été construit en 2002 dans les studios associés à Ringo et à Mark Hudson. Les chœurs de Timothy B. Schmit, présents sur certaines chansons, doivent être conservés comme crédits par titre. Roy Orbison, mort en 1988, n’a pas pu intervenir dans une séance nouvelle de 2002. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
005 · Never Without You — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : Dossier Clapton : hommage à George et Imagine Me There → La cinquième piste est signée Richard Starkey, Mark Hudson et Gary Nicholson. Nicholson joue de la guitare acoustique douze cordes, Steve Dudas de l’électrique, Mark Hudson de la basse et des voix, Gary Burr de l’acoustique, Jim Cox de l’orgue Hammond, et Ringo chante, joue de la batterie, des percussions et des claviers. Eric Clapton apporte la guitare solo. Le texte a évolué à partir d’un projet d’hommage aux amis disparus, notamment Harry Nilsson et John Lennon, avant de se concentrer sur George Harrison, mort en novembre 2001. Le rapprochement entre Ringo et Clapton n’est pas seulement symbolique : le guitariste figure sur le master commercial.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
« Never Without You » est un hommage à George Harrison, mort en novembre 2001, et compte Eric Clapton à la guitare solo. Gary Nicholson partage la signature de l’œuvre avec Richard Starkey et Mark Hudson ; le statut de Clapton demeure celui d’interprète invité et non de coauteur. La genèse de ce texte, initialement ouvert aux souvenirs de plusieurs amis disparus, doit être distinguée de sa dédicace définitive à Harrison. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
Section 2/5 : notices 6 à 10
Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.
006 · Imagine Me There — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : Écrite par Starkey, Hudson et Gary Burr, cette ballade bénéficie d’un second solo de guitare d’Eric Clapton, avec Steve Dudas à l’électrique et Gary Burr à l’acoustique. Charlie Haden est crédité à la contrebasse, Dan Higgins à la flûte, Jim Cox au piano et Mark Hudson à la basse, aux claviers et aux chœurs. Ringo assure le chant, la batterie, les percussions et une partie de guitare électrique. L’association Clapton–Ringo se limite ici à une contribution identifiée sur ce master, sans nouvelle signature de composition de Clapton.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Un second solo d’Eric Clapton apparaît sur cette ballade, en plus de « Never Without You ». Charlie Haden et Van Dyke Parks figurent dans le personnel général de l’album, mais la contrebasse de Haden, la flûte de Dan Higgins et le piano de Jim Cox ont ici une fonction spécifique. L’apparition répétée de Clapton ne transforme pas le guitariste en producteur du disque, crédit qui revient à Hudson et Starr. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
007 · I Think Therefore I Rock And Roll — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : La septième piste, cosignée par Richard Starkey, Mark Hudson, Dean Grakal et Paul Santo, dispose d’un solo de David Gilmour et de guitares supplémentaires de Santo et Hudson. Ringo chante, joue de la batterie, des percussions et de la guitare électrique. Steve Dudas contribue à la basse, Gary Burr aux guitares et aux voix, Jim Cox au piano, Dan Higgins au saxophone ; les chœurs mobilisent plusieurs membres de l’entourage du groupe. Ce titre constitue, avec « Missouri Loves Company », le deuxième crédit de guitare solo de Gilmour clairement reproduit par les listes matérielles du CD.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Les listes matérielles associent explicitement David Gilmour au solo de guitare de « I Think Therefore I Rock and Roll ». La chanson est cosignée notamment par Paul Santo, autre contributeur instrumental ; les crédits d’écriture et d’exécution doivent donc être démêlés, surtout lorsque plusieurs guitaristes jouent sur une même prise. Le rapprochement avec « Missouri Loves Company » constitue un contrôle de personne sur deux masters et non sur l’album entier. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
008 · Trippin’ On My Own Tears — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : Deux voix invitées : Shawn Colvin et Willie Nelson, personnel détaillé → La huitième chanson est signée Starkey, Hudson, Burr et Grakal. Shawn Colvin est invitée au chant, Ringo conserve la voix principale et la batterie, et l’accompagnement associe Gary Burr, Steve Dudas, Cliff Downs à la guitare acoustique, Mark Hudson à la basse et Mickey Raphael à l’harmonica. Dans un entretien de juillet 2003, Ringo explique que l’expression à l’origine du titre est née d’une conversation avec Mark Hudson. Il rejette la nécessité d’y voir une citation intentionnelle de « Day Tripper ».
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Shawn Colvin tient une intervention vocale invitée sur cette huitième piste, dont le titre aurait été imaginé au cours d’un échange entre Ringo et Mark Hudson. La présence de l’harmonica de Mickey Raphael relève des instruments, tandis que le duo avec Willie Nelson est attesté sur « Write One for Me » : toute attribution d’une même fonction de Nelson à « Trippin’ On My Own Tears » doit reposer sur le générique exact. Le jeu de mots du titre ne constitue pas une reprise de « Day Tripper ». Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
009 · Write One For Me — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : Cette chanson Starkey–Hudson–Burr se présente comme un duo vocal de Ringo avec Willie Nelson. La liste instrumentale comprend Steve Dudas à l’électrique, Gary Burr à l’acoustique, Mark Hudson à la basse, Jim Cox à l’orgue Hammond, Jay Dee Maness à la pedal steel et Mickey Raphael à l’harmonica. Timothy B. Schmit contribue également aux voix. Le générique possède une cohérence country évidente, portée par la présence de Nelson, par l’harmonica de son compagnon de longue date Mickey Raphael et par la pedal steel de Maness. Cela ne transforme pas le morceau en composition de Willie Nelson : son rôle sur cette œuvre est celui de chanteur invité, et les signatures publiées restent celles de Starr, Hudson et Burr.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Le duo vocal avec Willie Nelson s’inscrit dans une texture country renforcée par la pedal steel de Jay Dee Maness et l’harmonica de Mickey Raphael, compagnon musical de Nelson. Ringo, Mark Hudson et Gary Burr sont les auteurs de la chanson ; Nelson, invité au chant, n’en devient pas cosignataire. Cette distinction éditoriale évite de confondre l’identité culturelle d’une prestation et l’autorité juridique de l’œuvre. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
010 · What Love Wants To Be — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : Le dixième titre, signé Starr, Hudson et Gary Burr, comporte une guitare solo de Burr et un accordéon de Van Dyke Parks. Il convient de distinguer Parks comme instrumentiste de son travail, beaucoup plus large, de compositeur et d’arrangeur sur d’autres projets. Ringo conserve les fonctions vocales et rythmiques principales. La présence de Parks sur une plage de Ringo confirme les liens du batteur avec la pop orchestrale américaine, sans faire de lui le producteur de l’album. Le musicien retrouve aussi l’accordéon sur deux autres titres, ce qui offre un axe d’analyse de l’unité instrumentale de la seconde moitié du disque.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Van Dyke Parks tient l’accordéon sur « What Love Wants to Be », sans être crédité comme auteur de l’œuvre ni comme producteur de Ringo Rama. Le morceau, cosigné Starr–Hudson–Burr, documente ainsi un musicien connu pour ses arrangements mais employé ici dans un rôle instrumental. La comparaison avec les autres interventions de Parks sur le disque doit relever les chansons exactes et les fonctions, plutôt que l’étiquette générale d’« orchestration ». Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
Section 3/5 : notices 11 à 15
Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.
011 · Love First, Ask Questions Later — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : La onzième piste est attribuée à Starkey, Hudson, Gary Burr et Dean Grakal. L’accompagnement met en valeur le noyau instrumental plutôt qu’un duo avec une célébrité extérieure. Jim Cox, Gary Burr, Mark Hudson, Steve Dudas et Ringo doivent être documentés dans leurs rôles propres. Il s’agit d’une bonne illustration de ce que l’on perdrait en limitant l’histoire de Ringo Rama à quatre noms : Clapton, Gilmour, Nelson et Colvin. La continuité de l’album dépend surtout de musiciens, d’auteurs et d’ingénieurs présents sur une grande partie des sessions.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Cette chanson collective fournit un contrepoint aux solos signés Clapton ou Gilmour : le cœur du projet est constitué par les Roundheads et les collaborateurs récurrents de Mark Hudson. Dans l’analyse historique, une absence d’invité célèbre ne signifie pas absence de collaboration. La répartition des guitares, voix et claviers est à rechercher par master, en distinguant les auteurs Starkey, Hudson, Burr et Grakal des participants qui ne figurent pas nécessairement dans la signature. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
012 · Elizabeth Reigns — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : L’avant-dernière chanson associe notamment l’accordéon de Van Dyke Parks et des contributions vocales dont certaines sont présentées sous des noms familiers ou humoristiques. Ringo et les Roundheads construisent une pièce personnelle, qu’il ne faut pas interpréter comme une participation de la famille royale britannique. Une fiche de catalogue doit distinguer les noms d’artistes, les pseudonymes de pochette et les membres de la famille de Starr identifiés par des témoignages ou par les crédits. Les noms imprimés doivent être préservés tels quels avant d’être normalisés, avec renvoi aux personnes vérifiées.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Le titre « Elizabeth Reigns » joue avec la référence royale, mais la chanson ne documente pas une participation de la souveraine. Les interventions d’accordéon de Van Dyke Parks et les voix familiales ou humoristiques attribuées par des surnoms invitent à conserver deux colonnes de crédit : forme imprimée sur le livret et personne civile identifiée. Un surnom non résolu ne doit pas être transformé en nouveau musicien fictif. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
013 · English Garden — Ringo Rama (2003)
Interprétation et participants : La treizième chanson contient une référence autorisée à « Let ‘Em In » de Wings. Les notices spécialisées donnent ainsi un crédit à Paul et Linda McCartney pour les éléments empruntés, en plus des auteurs principaux. Paul ne devient pas pour autant musicien du master de 2002. Ringo chante et joue de la batterie, tandis que Dan Higgins intervient à la clarinette, Gary S. Grant à la trompette et Van Dyke Parks à l’accordéon. Ringo a expliqué en 2003 avoir demandé à Paul l’autorisation d’utiliser les paroles de la chanson des Wings. Le titre est également associé à Barbara Bach et à l’univers domestique du couple.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
La citation de « Let ’Em In », chanson des Wings, dans « English Garden » justifie la présence de Paul et Linda McCartney parmi les crédits d’auteur associés à l’emprunt. Ce lien ne prouve pas une participation de Paul aux séances de Ringo Rama. La clarinette de Dan Higgins, la trompette de Gary S. Grant et l’accordéon de Van Dyke Parks appartiennent, eux, à l’interprétation du master. Une chanson peut donc avoir des compositeurs cités et des instrumentistes complètement distincts. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
Choose Love (2005) : les identités de masters
Les collaborations de Billy Preston, Chrissie Hynde ou Robert Randolph ne constituent pas des crédits pour tout l’album.
Source documentaire : Choose Love — notice de référence, personnel et éditions. Les indications qui suivent sont des concordances analytiques et renvoient à cette étude pour le détail des crédits, divergences et références externes.
Choose Love — les voix et instruments invités, piste par piste
Le disque est enregistré en 2004–2005 et paraît en juin 2005 aux États-Unis. Chrissie Hynde partage le chant de « Don’t Hang Up » ; Billy Preston intervient au piano et à l’orgue selon les morceaux ; Robert Randolph, la chorale de Rose Stone et plusieurs membres des Roundheads appartiennent à des configurations distinctes. Une simple liste de personnalités ne suffit pas : Ringo chante et joue de la batterie, mais chaque collaboration se définit par son rôle exact et sa chanson de destination.
Les douze titres du programme de base doivent être séparés des bonus vidéo et des suppléments éditoriaux. Le DualDisc américain et les éditions européennes combinant CD et DVD sont des objets commerciaux différents. Dans une concordance, la mention d’une vidéo ou d’un support additionnel ne prouve jamais une seconde version audio enregistrée en studio.
Documentation : The Beatles Bible, dossier discographique « choose love » (dates, programme, personnel et contexte), à croiser avec les livrets d’origine et la monographie Yellow-Sub reliée ci-dessus. Retour à la concordance de l’album.
014 · Fading In Fading Out — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : La première chanson est signée Richard Starkey, Mark Hudson et Gary Burr. Les crédits donnent Ringo au chant, à la batterie et aux percussions ; Mark Hudson à la basse, aux guitares acoustique et électrique et aux voix ; Gary Burr à la guitare et aux chœurs ; Mark Mirando à l’électrique. Le guitariste Robert Randolph joue une partie de premier plan, et Dan Higgins et Gary Grant fournissent les cuivres, arrangés par Jim Cox. Le morceau bénéficie de supports promotionnels à une seule piste publiés dans plusieurs pays et d’un clip. La présence d’un disque promo n’établit pas la sortie d’un véritable single commercial au Royaume-Uni ou aux États-Unis.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Le morceau d’ouverture de Choose Love possède un crédit instrumental marquant de Robert Randolph, à côté des cuivres de Dan Higgins et Gary Grant arrangés par Jim Cox. Des CD promotionnels à une piste ont circulé dans plusieurs pays, avec un clip, mais un support de promotion ne constitue pas automatiquement un single commercial grand public. Le catalogue doit différencier marketing, publication physique et enregistrement de studio. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
015 · Give Me Back The Beat — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : Le deuxième titre est attribué à Starkey, Hudson, Gary Burr, Steve Dudas et Dean Grakal. Ringo tient le chant, la batterie et les percussions ; Hudson joue basse, guitares acoustique et électrique, et chante ; Burr et Dudas complètent les guitares, Burr rejoignant les chœurs. Ce titre illustre le fonctionnement collectif des Roundheads. Le fait que Dudas et Grakal soient coauteurs ne signifie pas que Grakal a enregistré une partie de guitare sur le master. Il faut distinguer la présence au crédit d’œuvre du personnel instrumental exact.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Ce titre rassemble plusieurs coauteurs issus du cercle des Roundheads. Le générique distingue Mark Hudson et Steve Dudas aux instruments, Gary Burr aux voix et aux guitares, tandis que Dean Grakal figure dans la composition. Un crédit de coauteur ne peut tenir lieu de preuve de présence physique en studio. L’index doit conserver les cinq noms de la signature d’origine sans multiplier les membres fictifs de la section rythmique. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
Section 4/5 : notices 16 à 20
Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.
016 · Oh My Lord — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : Dossier : prestations de Billy Preston, Chrissie Hynde et Rose Stone → « Oh My Lord » est cosignée Starkey, Hudson, Burr, Dudas et Grakal. Billy Preston intervient au piano et à l’orgue Hammond ; Robert Randolph joue de la guitare, Steve Dudas de l’électrique et de l’acoustique, Burr de l’acoustique et de la basse, Hudson des guitares et des claviers. Ringo chante et tient batterie et percussions, avec une bande de démonstration conservée au début ou à la fin de l’enregistrement selon les notes de pochette. Les chœurs sont arrangés par Rose Stone et réalisés par le Rose Stone Gospel Choir. Cette présence n’implique pas que les chanteurs gospel aient participé aux autres plages du disque.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Billy Preston intervient au piano et à l’orgue Hammond sur « Oh My Lord », Robert Randolph à la guitare et le Rose Stone Gospel Choir aux chœurs. Il s’agit d’une coexistence de trois types de collaboration : accompagnement instrumental, guitare invitée et ensemble vocal. Le fait que le chœur soit organisé par Rose Stone n’implique pas que tous les chanteurs soient présents sur les autres chansons du disque. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
017 · Hard To Be True — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : Sur « Hard To Be True », œuvre Starkey–Hudson–Burr, Billy Preston figure parmi les choristes, et non comme titulaire de l’orgue dans les crédits individuels de MusicBrainz. Ringo chante, joue des percussions et de l’orgue ; Gary Burr fournit guitares acoustique et slide et basse, Mark Hudson guitare électrique et voix. Les notices de l’album mentionnent également un ensemble de « uboo drums » réunissant Starr, Hudson et Burr. Le nom inhabituel doit être conservé tel qu’imprimé et décrit comme une participation de percussion collective, faute d’une fiche technique définissant précisément le dispositif. C’est un cas où le respect d’un crédit original est préférable à une traduction approximative.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Le personnel individuel attribue à Billy Preston un rôle vocal sur « Hard To Be True », alors qu’il joue des claviers sur d’autres pistes de Choose Love. Les « uboo drums » mentionnés aux crédits doivent être reproduits selon leur dénomination d’origine et expliqués avec prudence, sans inventer un modèle d’instrument précis. Ringo peut cumuler batterie, percussions et orgue sans que ces instruments soient joués nécessairement sur une prise simultanée. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
018 · Some People — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : « Some People » réunit Starkey, Hudson, Burr, Dudas et Grakal à l’écriture. Ringo assure chant, batterie, percussions et orgue ; Steve Dudas joue de la guitare électrique, Hudson tient la basse, guitare acoustique et chœurs, Burr guitare acoustique et voix. L’absence d’invité vedette sur ce master lui confère un intérêt particulier dans une encyclopédie des collaborations : elle renseigne l’équipe quotidienne du chanteur. Cette formation a davantage contribué à la fabrication de l’album que ne le laisserait croire une présentation construite exclusivement autour des noms de Billy Preston et de Chrissie Hynde.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
« Some People » représente le travail quotidien de Starr, Hudson, Burr et Dudas. Le morceau met en évidence la différence entre fonctionnement d’une formation stable de studio et cameo d’une star. La documentation des parties de batterie, d’orgue, de basse et de guitare est ici plus instructive que le seul palmarès des invités de l’album. Aucun nom célèbre absent du générique de ce titre ne doit être ajouté par analogie avec « Oh My Lord ». Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
019 · Wrong All The Time — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : Ce titre est signé Starkey, Hudson et Burr. Billy Preston est crédité à l’orgue, Jim Cox au piano, Burr à la guitare acoustique, Hudson à la basse et aux chœurs, et Ringo au chant et à la batterie. Contrairement à « Hard To Be True », la contribution de Preston est ici instrumentale et non simplement vocale. Les fonctions de Preston ne peuvent être copiées indistinctement sur les trois morceaux où il apparaît. Sur « Oh My Lord » il combine piano et orgue ; sur « Hard To Be True » les voix ; sur « Wrong All The Time » l’orgue Hammond. Chaque chanson mérite une ligne de sessionographie indépendante.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Les crédits de Billy Preston permettent une concordance à trois niveaux : orgue et piano sur « Oh My Lord », voix sur « Hard To Be True », orgue sur « Wrong All The Time ». Une même personne constitue ainsi plusieurs collaborations musicales différentes, à distinguer par œuvre, instrument et master. Le piano de Jim Cox sur cette dernière piste n’est pas à attribuer à Preston et le travail de Gary Burr à la guitare acoustique reste autonome. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
020 · Don’t Hang Up — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : Le duo Ringo–Chrissie Hynde, auteur, chant principal et saxophone → Étude des crédits exacts du duo et de John Amato → « Don’t Hang Up », écrite par Starkey, Hudson et Burr, associe deux voix principales : Ringo Starr et Chrissie Hynde, chanteuse des Pretenders. Ce n’est pas une simple apparition de Hynde dans un clip ni un chœur indistinct ; les relations MusicBrainz lui attribuent explicitement une interprétation vocale principale au même titre que Ringo. John Amato joue du saxophone sous la direction d’arrangement de Mark Hudson, tandis que Burr et Hudson enregistrent des guitares électriques et des chœurs, Hudson la basse. Ringo joue aussi de l’orgue.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Le duo de Ringo avec Chrissie Hynde repose sur deux voix principales, non sur un simple refrain choral. John Amato tient le saxophone et Mark Hudson participe aux arrangements ; les deux fonctions relèvent de rubriques différentes du générique. Hynde n’est pas automatiquement coauteure de « Don’t Hang Up », dont la signature est Starkey–Hudson–Burr. Il faut conserver cette distinction même lorsqu’une version abrégée des crédits ne retient que les deux chanteurs. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
Section 5/5 : notices 21 à 25
Œuvres, masters et contributions musicales, avec leurs sources et références discographiques.
021 · Choose Love — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : La chanson-titre est cosignée Starkey, Hudson, Burr, Dudas et Grakal. Son riff évoque « Day Tripper » et ses paroles mentionnent notamment « What Goes On », « Tomorrow Never Knows » et « The Long And Winding Road ». Ces allusions témoignent d’un usage conscient de la mémoire Beatles, sans transformer les anciennes compositions citées en morceaux interprétés dans leur intégralité. Ringo chante et joue de la batterie ; Steve Dudas et Gary Burr assurent les guitares, Hudson la basse et les chœurs, Dan Higgins les saxophones avec des arrangements attribués à Jim Cox. Mark Mirando intervient aux voix. Les noms des Beatles mentionnés dans le texte ne créent pas de nouveaux crédits de musiciens sur ce disque.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Concordance croisée : À ne pas confondre avec le master de 2005 — « Choose Love », nouvel enregistrement de 2026 avec St. Vincent.
Les paroles mentionnent plusieurs chansons des Beatles, tandis qu’un riff rappelle « Day Tripper ». Ce montage de références ne transforme pas Lennon ou McCartney en exécutants sur le master de 2005. Le titre conserve une signature collective propre à Choose Love, et la nouvelle version de 2026 avec St. Vincent constitue un autre master : pour les lecteurs, les deux notices doivent être reliées mais non fusionnées. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
022 · Me And You — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : La neuvième piste est écrite par Starkey, Hudson et Steve Dudas. Dan Higgins intervient aux bois et Jim Cox à leurs arrangements ; Hudson joue basse et piano, Dudas et Burr guitares acoustiques, Ringo chant et batterie, Burr, Hudson et Mirando chœurs. Cette formation souligne l’importance des collaborateurs moins visibles du public. Il serait inexact de présenter Jim Cox comme auteur parce qu’il réalise un arrangement instrumental, ou de remplacer le détail des bois par le seul mot « synthétiseur ».
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Les bois de Dan Higgins et leurs arrangements par Jim Cox donnent à « Me and You » une texture distincte des titres davantage construits sur les guitares. La fonction d’arrangeur de Cox n’est pas un crédit de composition ; la présence de Mark Hudson au piano et à la basse n’implique pas qu’il ait joué ces deux parties simultanément. La fiche doit séparer instruments, arrangements et signature Starkey–Hudson–Dudas. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
023 · Satisfied — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : « Satisfied » est signée Richard Starkey, Mark Hudson et Gary Nicholson. Ce dernier retrouve ainsi Ringo après sa participation à l’écriture de « Never Without You » sur Ringo Rama . La basse est confiée à Hudson, les guitares à Burr, Dudas et Hudson, tandis que Ringo chante, joue de la batterie et de l’orgue. Le Rose Stone Gospel Choir figure parmi les chœurs de cette chanson, aux côtés de Burr et Hudson. Cette seconde apparition du chœur doit être distinguée de « Oh My Lord » : même partenaire collectif, mais œuvre et master différents.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Gary Nicholson cosigne « Satisfied » et avait auparavant participé à « Never Without You » sur Ringo Rama. Cette continuité d’auteur relie deux albums, mais les chœurs du Rose Stone Gospel Choir constituent une contribution à la seule fixation de 2005. Le chœur intervient aussi sur « Oh My Lord » : il s’agit d’un même collectif crédité sur deux masters, sans qu’il faille les réduire à une unique séance. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
024 · The Turnaround — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : Le onzième titre est cosigné Starkey, Hudson, Burr, Dudas et Grakal. Ringo chante et tient la batterie, Burr et Dudas les guitares électriques, Hudson la basse, Dan Higgins le saxophone et Jim Cox l’arrangement des cuivres. Barbara Bach, épouse de Ringo, apparaît au générique sous l’expression « devil voice », interprétation parlée ou vocale caractéristique de cette plage. Cette contribution mérite d’être documentée sans l’exagérer : elle ne fait pas de Barbara une chanteuse principale de l’album ni une coauteure du titre. Elle constitue un crédit vocal ponctuel sur un master précis, et non une participation généralisée aux douze chansons.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Barbara Bach est identifiée par la mention « devil voice » sur « The Turnaround ». Ce crédit ponctuel est une prestation vocale parlée ou caractérisée ; il ne doit pas être requalifié en composition, production ou chant principal de tout l’album. Les saxophones de Dan Higgins et les arrangements de Jim Cox, ainsi que les guitares de Burr et Dudas, appartiennent au même master mais relèvent de fonctions indépendantes. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
025 · Free Drinks — Choose Love (2005)
Interprétation et participants : La dernière plage est signée Starkey, Hudson, Burr, Dudas et Grakal. Ringo assure chant et batterie, mais les crédits généraux font aussi état d’une boucle réalisée par lui sur « Free Drinks ». Hudson joue basse, harmonica, guitares et voix, avec Burr, Dudas et Grakal aux guitares ou aux chœurs selon les attributions détaillées. On distinguera la boucle de percussion d’un instrument supplémentaire joué par une autre personne. Les éditions CD standard comptent douze chansons ; les éventuels fragments cachés ou fins de pistes doivent être vérifiés sur la table d’indexation du support, et non inventés à partir d’un silence.
Études et références : source du master et de l’album · hiérarchie documentaire · retour à la section.
Les boucles mentionnées au nom de Ringo sur « Free Drinks » montrent que le batteur intervient aussi dans la construction de textures enregistrées. Une boucle n’est pas une preuve qu’un autre instrumentiste ait été présent en studio ; on doit conserver le nom et le rôle indiqués. La version standard de Choose Love s’achève avec cette douzième chanson : les bonus audiovisuels des éditions DualDisc ou DVD ne sont pas à décompter comme de nouveaux masters. Confronter les sources : dossier de l’album, The Beatles Bible.
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