Ringo Starr : encyclopédie des collaborations artistiques et musicales sur Yellow-Sub.net

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Ringo Starr, coauteur et producteur : de Doris Troy à Ring O’ Records

À lire dans le dossier : Les rôles de coauteur et producteur de Gary Burr, Bruce Sugar et Daniel Tashian analysés dans 75 portraits.

Les chansons écrites pour d’autres artistes, les crédits de composition et l’histoire du label Ring O’ Records : une dimension méconnue de la carrière de Richard Starkey.

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Ring O’ Records : la collaboration commence parfois avant le studio

À travers Ring O’ Records, Ringo Starr intervient dans une dimension de la vie musicale que la batterie ne peut résumer : accompagner des artistes, choisir ou soutenir des publications et donner une visibilité nouvelle à certains projets. Le nom de Ringo associé à un 45 tours n’implique pourtant ni sa présence comme musicien ni une participation à l’écriture. Les crédits doivent donc séparer l’artiste publié, les compositeurs, le producteur du phonogramme et l’entreprise qui assure sa diffusion. Cette distinction est fondamentale pour comprendre le label comme une aventure éditoriale, plutôt qu’une discographie cachée de Ringo.

Le problème se retrouve dans ses propres compositions. Une chanson conçue avec Vini Poncia ou un autre partenaire peut changer d’arrangement, de support et d’interprète tout en conservant ses auteurs. À l’inverse, l’enregistrement d’une composition écrite par Harrison, Lennon ou McCartney ne transforme pas automatiquement Ringo en coauteur. C’est en suivant la chaîne entre composition, séance, master et publication que l’on mesure la véritable diversité de son travail après les Beatles. L’histoire de Ring O’ Records apporte ainsi au dossier un angle économique et artistique, complémentaire de la sessionographie.

Registre complémentaire : 1970–1979 : compositions et crédits d’œuvre

La signature d’une œuvre avec Doris Troy ou George Harrison n’est pas une partie de batterie supplémentaire. Consulter les enregistrements individualisés → · Voir les contrôles de crédits et de versions →.

Ringo Starr au-delà de sa batterie : écrire, éditer, produire

La plupart des inventaires des collaborations musicales de Ringo Starr sont construits autour d’un mot : « batterie ». Ce critère est nécessaire, mais il est beaucoup trop étroit pour décrire sa participation à la musique des autres. Richard Starkey a signé des œuvres avec plusieurs artistes, soutenu des enregistrements auxquels il n’a pas forcément joué, fondé un label destiné à publier d’autres musiciens et pris part à la production d’un film musical. Ces activités possèdent des logiques très différentes. Les réunir sous la formule vague « Ringo producteur » reviendrait à perdre les distinctions qui rendent l’histoire intéressante.

Le présent chapitre propose donc une enquête sur quatre statuts : le coauteur crédité sur une chanson ; le musicien qui contribue à l’écriture mais dont le crédit ne reflète pas nécessairement toutes les étapes du travail ; le fondateur d’une structure de production ou de distribution ; et le producteur d’une œuvre audiovisuelle dans laquelle la musique joue un rôle important. Nous séparerons systématiquement ces fonctions du rôle d’interprète. Une signature de composition ne prouve pas une présence à la batterie ; la propriété d’un label ne signifie pas que son fondateur a enregistré ou produit tous ses disques.

Avant 1970 : ce que signifient les premiers crédits de composition de Ringo

Chez les Beatles, Ringo est principalement connu comme interprète et chanteur occasionnel. Le répertoire collectif comporte cependant des œuvres dont les crédits mentionnent Richard Starkey. « What Goes On » est signé Lennon–McCartney–Starkey ; « Flying », « Dig It » et certaines pièces improvisées portent des attributions collectives. « Don’t Pass Me By » et « Octopus’s Garden » illustrent son travail personnel de compositeur. Ces crédits montrent qu’il ne faut jamais réduire le musicien à un rôle d’exécutant, mais ils appartiennent d’abord au catalogue des Beatles.

Le dossier consacré aux collaborations extérieures ne reproduira donc pas une analyse complète de ces chansons. Elles servent de contexte pour comprendre ce qui change lorsqu’un artiste tiers publie une composition cosignée par Ringo. La différence n’est pas seulement commerciale. Sur un disque des Beatles, l’écriture peut se développer au sein d’un environnement collectif stable ; sur une séance extérieure, elle s’inscrit dans un projet dont l’auteur principal et les interprètes ne sont pas les mêmes.

Complément documentaire : les notes Apple de 2010 reproduisent les crédits des deux compositions « Gonna Get My Baby Back » et « You Give Me Joy Joy » (Troy, Harrison, Starkey, Stills). Une critique contemporaine de juin 1970 identifie en plus Ringo à la batterie sur « Gonna Get My Baby Back ». Il importe donc de séparer le crédit d’auteur commun aux deux chansons de l’attribution instrumentale individuellement confirmée sur la première. Lire la confrontation des notes Apple et de la presse de 1970.

1970 : Doris Troy, George Harrison, Stephen Stills et Richard Starkey

L’une des collaborations d’écriture les plus instructives date de l’album Doris Troy, publié par Apple Records en 1970. La chanteuse américaine travaille avec George Harrison dans un environnement où passent également Stephen Stills, Billy Preston, Klaus Voormann, Eric Clapton et d’autres musiciens. Les crédits de composition de deux chansons identifient explicitement Doris Troy, George Harrison, Stephen Stills et Richard Starkey. Il s’agit de « Gonna Get My Baby Back » et de « You Give Me Joy Joy ».

L’importance de cette cosignature est souvent négligée. Ringo ne se contente pas d’être un nom prestigieux dans une liste d’instrumentistes associés au catalogue Apple. Il figure parmi les auteurs de deux œuvres attribuées à une autre interprète. Les relevés de MusicBrainz et les métadonnées commerciales de « Gonna Get My Baby Back » donnent clairement son nom civil, Richard Starkey. Le crédit d’auteur constitue ici une preuve distincte du détail instrumental de chaque session.

« Gonna Get My Baby Back » : quatre coauteurs pour une chanson de soul

La composition s’inscrit dans une esthétique de soul et de rhythm and blues, avec Doris Troy comme interprète principale. La présence de George Harrison et de Stephen Stills témoigne de l’étendue des collaborations artistiques organisées autour d’Apple. L’apport de Richard Starkey ne doit cependant pas être inventé rétrospectivement : les métadonnées d’auteur attestent sa participation à la création, mais elles ne détaillent pas le nombre de vers, d’accords ou d’idées rythmiques proposés par chacun des quatre signataires.

C’est ici qu’une encyclopédie doit se montrer rigoureuse. Un crédit peut être juridiquement partagé pour des raisons liées à une écriture collective ; il ne permet pas de raconter, sans témoignage, que Ringo aurait trouvé un refrain tandis que Harrison aurait composé la mélodie. De même, les relevés de session suggèrent que Ringo intervient à la batterie dans l’environnement de l’album, mais la participation à chaque prise doit être vérifiée indépendamment de la composition. Notre fiche future conservera donc deux rubriques : auteurs et interprètes du master.

Étude complémentaire : la fiche de « Gonna Get My Baby Back » isole les quatre coauteurs et distingue le crédit d’écriture de l’attribution instrumentale.

« You Give Me Joy Joy » : une deuxième cosignature, pas un titre interchangeable

La chanson « You Give Me Joy Joy » possède les mêmes quatre noms d’auteurs, mais elle est une œuvre différente. Le fait que deux titres aient été écrits par une équipe commune ne prouve pas qu’ils ont été enregistrés le même jour, ni que leurs arrangements possèdent exactement les mêmes musiciens. L’histoire des albums Apple regorge d’équipes variables et de prises réalisées sur plusieurs semaines. Pour retrouver le travail de Ringo, il faut distinguer les informations d’édition des données de studio.

Le cas est d’autant plus précieux que les archives discographiques utilisent parfois des intitulés abrégés ou légèrement modifiés. Nous conserverons le titre tel qu’il figure sur l’édition consultée, puis les variantes comme points d’accès secondaires. Ainsi, « You Give Me Joy Joy » ne deviendra pas une œuvre différente simplement parce qu’une base l’enregistre sous la forme « You Give Me Joy ».

Un petit réseau d’auteurs qui dépasse les Beatles

Ces deux chansons rassemblent autour de Doris Troy un ancien Beatle, un autre membre du groupe et un musicien américain lié à Buffalo Springfield et à Crosby, Stills, Nash & Young. L’écriture ne circule donc plus dans le seul cadre Beatles. Elle relève d’un laboratoire artistique, situé au moment où Apple cherchait à devenir un espace de création pour des personnalités variées. L’histoire de la collaboration est aussi celle d’une chanteuse dont la voix et le répertoire demeurent au cœur du projet, malgré la célébrité ultérieure de certains coauteurs.

Le chapitre consacré au blues et à la soul approfondit déjà le contexte de l’album. La nouvelle branche apportera les crédits d’écriture et les questions de production. Ce partage éditorial évitera de produire deux articles quasi identiques pour une même chanson.

Starkey et Vini Poncia, 1973 : deux études rétablissent les crédits de « Oh My My » et « Devil Woman », coécrites par Ringo Starr et Vini Poncia, avec le détail des batteries et des autres musiciens. Oh My My → · Devil Woman →.

Les compositions de Ringo en 1974 : Oo-Wee, coécrite avec Vini Poncia →, All By Myself, également cosignée Poncia →, et Call Me, chanson composée par Richard Starkey seul →.

1971–1973 : le travail d’auteur de Ringo dans sa propre carrière

Les titres « It Don’t Come Easy », « Back Off Boogaloo » et « Photograph » appartiennent à une autre catégorie. Ils sont publiés sous le nom de Ringo ; le dernier est cosigné avec George Harrison. Les témoignages du batteur indiquent que Harrison l’a aidé à finaliser plusieurs compositions, parfois sans apparaître officiellement dans le crédit d’auteur. Cette différence entre aide créative rapportée et signature légale doit être conservée. On ne peut pas réécrire les droits d’une chanson uniquement à partir d’un souvenir, pas plus qu’on ne peut ignorer ce témoignage lorsqu’on raconte son élaboration.

Dans Photograph, publié en 1973, la mention Starkey–Harrison constitue un véritable crédit partagé, tandis que la première attribution d’« It Don’t Come Easy » demeure au nom de Richard Starkey. Les deux situations racontent une collaboration entre amis, mais pas exactement la même configuration juridique. Elles seront documentées dans la discographie de Ringo et reliées au présent chapitre, car ce dossier s’intéresse d’abord aux œuvres publiées par d’autres artistes.

1977 — six coécritures Starkey–Poncia sur Ringo The 4th : les enquêtes sur Gave It All Up, Out on the Streets, It’s No Secret, Gypsies in Flight et Simple Love Song complètent l’index existant de Wings. Les auteurs sont séparés des instrumentistes.

Deux coécritures Starkey–Poncia sur Bad Boy : Who Needs a Heart → et Old Time Relovin’ →. La seconde possède un fondu plus court dans une édition 45 tours, à distinguer du master d’album. Les huit autres titres du LP sont des reprises d’auteurs externes.

1976 : « Band of Steel », une composition de Ringo confiée à Guthrie Thomas

La chanson « Band of Steel », troisième plage de Lies and Alibis (Capitol ST-11519, 1976), est créditée à Ringo Starr comme compositeur. Il intervient également à la batterie avec Jim Keltner et aux chœurs sur l’enregistrement de Guthrie Thomas. Ce cas distingue nettement la qualité d’auteur de celle d’interprète principal : la chanson demeure publiée sur le disque de Guthrie Thomas, et non comme un single solo de Ringo. Lire l’étude sur les trois titres enregistrés pour Guthrie Thomas.

1980 : Ringo Starr et Harry Nilsson cosignent « How Long Can Disco On »

La chanson « How Long Can Disco On », neuvième titre de Flash Harry (1980), porte le crédit de composition Harry Nilsson–Ringo Starr. Ce crédit n’identifie pas, à lui seul, la répartition des instruments sur le master : il s’agit d’une contribution distincte de la batterie. Consulter l’étude dédiée à cette coécriture et au programme du disque.

1997 : « Really Love You », une chanson de Paul McCartney cosignée Starkey

Lorsque Paul McCartney publie Flaming Pie en 1997, la chanson « Really Love You » porte les noms de Paul McCartney et Richard Starkey. Le catalogue officiel de McCartney confirme cette cosignature. La collaboration ne se limite donc pas à une invitation de batterie : Ringo participe aussi à la création de l’œuvre. Les deux musiciens se retrouvent dans un cadre différent de celui des Beatles, puisque Paul est l’artiste principal et le maître d’œuvre de l’album.

Les faits de session doivent être distingués des données d’édition. Une œuvre cosignée ne prouve pas à elle seule la méthode exacte de composition, le moment où chaque idée est née ni le nombre de prises nécessaires. Les éditions d’archives de Flaming Pie permettent d’approfondir cette histoire, mais une reconstitution détaillée exige les crédits des versions concernées.

2005 : la chanson réapparaît dans un contexte de remix

La reprise de « Really Love You » dans le projet Twin Freaks de McCartney, publié en 2005 avec le producteur et DJ Freelance Hellraiser, illustre parfaitement la distinction entre œuvre, master et nouvelle version. Le site officiel de McCartney précise qu’il s’agit d’un remix du titre de Flaming Pie et conserve la cosignature McCartney–Starkey. Cela ne prouve pas que Ringo a enregistré une nouvelle partie de batterie en 2004 ou en 2005.

La participation de Ringo existe à l’origine de l’œuvre et de la bande utilisée, mais le nouveau travail de production doit être attribué à ceux qui ont réalisé le remix. On peut donc trouver son nom dans des crédits d’auteur d’une sortie contemporaine sans que cette date corresponde à une nouvelle séance de Ringo. C’est un cas d’école pour une base de données destinée aux collectionneurs.

Looking for You : une improvisation ne garantit pas la cosignature

La journée du 14 mai 1996 à Hog Hill Mill produit à la fois « Really Love You », cosignée McCartney–Starkey, et « Looking for You », enregistrée avec Ringo à la batterie et aux congas mais attribuée à Paul McCartney seul comme auteur. Cette différence est un exemple concret de la distinction entre contribution d’interprète et crédit d’édition musicale. Voir les informations de session et les éditions de Looking for You.

2008–2014 : For Love avec Mark Hudson, œuvre et interprétations à distinguer

« For Love », coécrite par Richard Starkey et Mark Hudson, est publiée sur Liverpool 8 en 2008 : Ringo en assure le chant et la batterie. La chanson réapparaît chez Hudson sur The Hooligan en 2014, mais les sources disponibles ne permettent pas de prouver qu’une nouvelle prise de Ringo ait été réalisée pour cette édition. Lire l’étude des crédits d’auteur et de la question des masters. Une nouvelle date d’édition ne doit pas être prise pour une date de composition ou de studio.

2000 : John Wetton et Ringo composent Real World

Un crédit d’écriture rare hors des disques de Ringo mérite sa place dans cette histoire : « Real World » de John Wetton, coécrite avec Richard Starkey. Publiée le 16 décembre 2000 sur l’édition japonaise de Welcome to Heaven, puis en 2001 sur Sinister, elle porte les noms de Wetton et de Ringo à la composition, mais n’attribue pas de batterie à ce dernier sur le master initial. Wetton en a raconté la naissance lors d’un moment partagé autour d’une guitare acoustique. Le coffret An Extraordinary Life (2023) révèle par ailleurs « Real World – John and Ringo », prise de travail où la voix de Ringo est plus présente : une archive et non une composition créée en 2023.

2011 : Ben Harper et une nouvelle équipe de coauteurs

Avec Give Till It’s Gone, Ben Harper offre un exemple de collaboration qui dépasse largement le cadre nostalgique des anciens Beatles. Sur « Spilling Faith », son site officiel identifie les auteurs Harper, Starkey, Ingalls, Mozersky et Richardson. Il s’agit donc d’une composition née de la collaboration entre Ringo et plusieurs musiciens liés à l’univers de Harper. Les crédits officiels de l’album font aussi apparaître l’éditeur Startling Music Ltd. sur « Spilling Faith » et « Get There From Here ».

Ce double indice est précieux : la mention du nom Starkey et celle de la société d’édition permettent de documenter une contribution créative, indépendamment de la reconnaissance immédiate du son de la batterie. Ringo rejoint une équipe plus jeune qui travaille dans un langage rock très différent de l’orchestre des Beatles ou des productions Phil Spector des années 1970. La signature de l’œuvre montre que la collaboration se produit au niveau de la composition autant qu’à celui de l’interprétation.

« Spilling Faith » : plusieurs auteurs, un seul morceau

Le catalogue officiel de Ben Harper donne les noms de cinq coauteurs. Notre fiche conservera ces cinq identités sans faire de Richard Starkey un auteur principal supérieur aux autres. Elle expliquera la provenance de son crédit et distinguera l’enregistrement de studio des performances en concert ultérieures, dont certaines figurent dans les archives de tournées publiées sur le site de Harper. Une répétition live de 2012 constitue un enregistrement différent de la version d’album, même si la chanson est la même.

La place de Ringo sur le disque, à la batterie, relève d’une autre ligne documentaire. Il faut enregistrer la formation effective, les dates de la prise lorsqu’elles seront confirmées et le mixage de référence. L’écriture et la prestation s’éclairent mutuellement, mais l’une ne vaut pas preuve automatique de l’autre.

« Get There From Here » : la question des crédits d’édition

Le second titre est associé dans les notes officielles à EMI/Three Chord Symphony Music et Startling Music Ltd. L’édition musicale confirme un lien entre le catalogue de Ringo et l’œuvre enregistrée pour Harper. Pour identifier précisément les auteurs dans l’ordre original, la référence de droits devra être confrontée aux crédits du disque et des registres d’édition. La publication de 2011 est établie ; les détails de la contribution créative ne doivent pas être enrichis de dialogues de studio imaginaires.

Le travail de Danny Kalb à l’enregistrement et au mixage, mentionné dans le livret officiel, rappelle que les décisions de réalisation restent celles de l’équipe de Ben Harper. Ringo ne devient pas producteur de l’album parce qu’il signe deux morceaux ou apporte une prestation instrumentale. Ce partage des fonctions est le cœur de notre méthode.

Dark Horse Records : la contribution de Ringo à un disque qui n’est pas produit par Harrison

Le LP Good News d’Attitudes (Dark Horse, 1977) accueille la batterie de Ringo sur le titre conclusif. Il est produit par le groupe et Jay Lewis, et non par George Harrison personnellement : il faut distinguer l’appartenance au label d’un crédit de production. Lire la fiche « Good News » et les crédits de la plage B5.

Ring O’ Records : le fondateur d’un label n’est pas le producteur de tous ses artistes

En 1974, Ringo fonde Ring O’ Records, dont les premières sorties arrivent en 1975. L’entreprise naît à une période où l’organisation d’Apple Records se transforme et où les anciens Beatles cherchent chacun leur manière de soutenir des projets extérieurs. Son objectif est de permettre à des artistes de publier de la musique sous une marque associée à Ringo. Mais le soutien d’un fondateur, l’action d’un directeur artistique, la production du master et la distribution commerciale sont quatre responsabilités différentes.

Les recherches sur le label indiquent que Barry Anthony assure une part importante de son fonctionnement quotidien. Les contrats de distribution passent notamment par Polydor et, selon les territoires et les périodes, par Capitol ou Mercury. Il serait donc trompeur d’imprimer « produit par Ringo Starr » sur toute la discographie Ring O’. Les pochettes individuelles doivent préciser qui a réellement produit, arrangé et enregistré chaque album ou single.

David Hentschel et « Sta*rtling Music » : un disque presque conceptuel

L’un des premiers projets du label est Sta*rtling Music, publié en 1975 par David Hentschel. L’album reprend instrumentalement les chansons du LP Ringo de 1973, en les réinventant avec des synthétiseurs et des arrangements de rock progressif. Le projet est d’autant plus amusant qu’il prend un disque solo de Ringo pour le transformer en terrain d’expérimentation instrumentale. Les titres « Devil Woman », « Oh My My », « Photograph » et « I’m the Greatest » peuvent y être reconnus, mais leur environnement musical change profondément.

La fiche AllMusic attribue la production à David Hentschel et à John Gilbert et recense notamment Phil Collins à la batterie ainsi que Ronnie Caryl aux guitares. Ringo apparaît comme auteur de certaines compositions et comme fondateur du label, non comme producteur exécutant automatiquement toutes les pistes. La confusion serait facile à commettre puisque son prénom figure indirectement dans la marque et dans le répertoire repris.

Pour une encyclopédie des collaborations, ce disque est intéressant à deux titres : il témoigne de la circulation des œuvres composées par Ringo et de son activité d’éditeur phonographique. Il ne doit pourtant pas être ajouté à sa sessionographie instrumentale tant qu’une participation effectivement enregistrée n’est pas identifiée par des crédits individuels fiables.

Bobby Keys, Graham Bonnet et les autres artistes de Ring O’

Le label publie ou annonce des projets associés au saxophoniste Bobby Keys, au chanteur Graham Bonnet, à Rab Noakes, Carl Groszmann, Colonel Doug Bogie, Johnny Warman et d’autres interprètes. Le catalogue n’est pas homogène : singles, albums, reprises, productions très modestes et projets expérimentaux coexistent. Une étude détaillée devra relever les références et les variantes des pressages, avec une attention particulière aux pays de distribution.

La présence du saxophoniste Bobby Keys offre une passerelle vers l’univers des collaborations de Ringo, puisque Keys a joué sur de nombreux disques de son entourage. Mais on ne peut pas attribuer à Ringo la batterie d’un single de Keys simplement parce que l’artiste a signé chez Ring O’. Les deux hommes ont pu collaborer sur des séances distinctes ; le label et la séance doivent demeurer deux catégories séparées.

Pourquoi cette histoire mérite presque un dossier autonome

Ring O’ Records existe pendant quelques années et ne rencontre pas le succès commercial espéré. Les bilans discographiques évoquent environ une quinzaine de singles et plusieurs albums. Les chiffres varient selon que l’on compte les numéros de catalogue, les variantes territoriales ou les rééditions : un décompte rigoureux doit rapprocher chaque référence de l’artiste, du titre et du pays de publication.

Cette activité constitue un pan distinct de l’histoire musicale de Ringo Starr : soutien à des artistes, entrepreneur et fondateur de label. Elle ne doit pas être confondue avec une intervention à la batterie, une coproduction ou une composition sur chaque disque de Ring O’ Records.

Startling Studios : du patrimoine Lennon à un outil d’enregistrement

L’histoire de Ring O’ Records se croise avec celle de Startling Studios, la structure installée à Tittenhurst Park, propriété de John Lennon rachetée par Ringo en 1973. Le studio, auparavant associé à l’activité de Lennon et de Yoko Ono, change de gestion et de nom. Il devient un lieu où d’autres artistes peuvent enregistrer, indépendamment de la présence personnelle du nouveau propriétaire.

Cette situation ressemble à celle du label : posséder un studio n’est pas équivalent à jouer sur les bandes qui y sont produites. Une discographie ne doit donc pas transformer « recorded at Startling Studios » en crédit instrumental de Ringo Starr. L’étude historique du site et des installations techniques apportera au contraire une perspective nouvelle sur son activité entrepreneuriale, sans brouiller le relevé de ses prestations.

« Son of Dracula » : producteur de film, pas automatiquement producteur de chaque chanson

Le film musical Son of Dracula, tourné au début des années 1970 et sorti en 1974, réunit Ringo et son ami Harry Nilsson. Ringo y apparaît comme acteur et fait partie de l’équipe de production. Le film est réalisé par Freddie Francis ; Nilsson y tient le rôle principal, tandis que Ringo apparaît sous les traits de Merlin l’Enchanteur. Le projet relie cinéma, humour, chanson pop et réseau de musiciens déjà associés à leurs albums personnels.

Mais les crédits de la bande sonore indiquent que les morceaux repris d’albums précédents possèdent leurs propres producteurs, dont Richard Perry ; « Daybreak » est lié à une réalisation de Harry Nilsson. Il faut donc éviter de conclure que Ringo aurait produit toutes les chansons parce qu’il a produit le film. Une œuvre audiovisuelle peut contenir plusieurs enregistrements plus anciens et des morceaux conçus spécialement, chacun avec sa propre histoire de studio.

« Daybreak » : un crédit de batterie distinct du travail de production

Sur « Daybreak », le personnel disponible comprend Harry Nilsson au chant, Klaus Voormann à la basse, Peter Frampton et Chris Spedding à différents instruments, Bobby Keys au saxophone, George Harrison à la cloche et Ringo Starr à la batterie. La session appartient au catalogue de Nilsson ; elle doit recevoir une fiche de participation instrumentale, distincte du rôle de Ringo dans la production du film.

Cette différence entre deux formes de collaboration apparaît rarement dans les textes consacrés aux Beatles. Elle est pourtant essentielle pour comprendre le cinéma musical des années 1970 : un producteur de film choisit des artistes et un dispositif de fabrication, mais n’a pas nécessairement enregistré ou produit les masters de chacune des chansons utilisées.

Pourquoi les crédits de « producteur » sont si souvent confondus

Dans le langage courant, « produire » peut signifier financer, organiser, réserver un studio, choisir un réalisateur, décider d’un label ou superviser des prises. Dans une discographie, le mot correspond généralement à une fonction de réalisation sonore créditée sur un master ou un album. Pour Ringo, il faut donc enregistrer séparément son rôle de coproducteur de ses propres disques, sa responsabilité dans une société discographique, sa fonction dans un film et une éventuelle production réellement attestée pour un autre artiste.

La distinction importe aussi pour les ingénieurs. Le travail de David Hentschel, d’Andy Johns ou d’autres réalisateurs sonores ne doit pas disparaître derrière la célébrité du fondateur d’un label. L’histoire des enregistrements est collective jusque dans sa fabrication technique ; respecter les crédits, c’est aussi restituer les métiers que les biographies de vedettes laissent dans l’ombre.

Œuvres cosignées, production et activités discographiques

Les compositions cosignées comprennent notamment « Gonna Get My Baby Back » et « You Give Me Joy Joy » de Doris Troy, « Really Love You » de Paul McCartney et des collaborations avec Ben Harper en 2011. Les références à confronter sont les coauteurs, le nom de l’éditeur lorsqu’il est connu, l’artiste principal, les enregistrements publiés et les éventuelles variantes de titre. Les œuvres personnelles de Ringo relèvent de sa discographie et ne doivent pas être présentées comme des productions réalisées pour autrui.

Ring O’ Records et Startling Studios appartiennent à deux histoires voisines mais distinctes : celle d’un label et celle d’infrastructures de travail. Il faut séparer la propriété des installations, les artistes publiés et les crédits des producteurs des disques. Son of Dracula relève à la fois de l’histoire du cinéma musical et de celle des chansons de Harry Nilsson ; ces deux perspectives sont complémentaires, non interchangeables.

Un musicien qui participe aussi à la circulation des œuvres

Ringo Starr apparaît alors sous un jour moins visible que celui de l’ancien Beatle souriant derrière sa batterie. Il écrit avec Doris Troy et Stephen Stills, cosigne une chanson avec Paul McCartney, contribue aux œuvres de Ben Harper et soutient la publication de disques d’autres artistes. Ces formes de collaboration ne se mesurent ni au nombre de coups de caisse claire ni aux photographies de sessions. Elles concernent la création, l’édition, la mise à disposition de studios et la fabrication des œuvres.

L’enjeu pour Yellow-Sub est de bâtir un inventaire capable de dire, pour chaque projet, ce qui est réellement établi. C’est en refusant de confondre coauteur, batteur, fondateur de label et producteur phonographique que l’on pourra découvrir la véritable ampleur du travail de Richard Starkey auprès des autres musiciens.

Photographie d’ambiance de la photothèque Yellow-Sub.net. Illustration générale, sans identification d’une séance précise.

Ringo Starr : image d'ambiance pour le chapitre coauteur et Ring O' Records

Les fiches détaillées de cette collaboration

Les études suivantes complètent ce chapitre général avec les crédits, les sessions, les éditions et les informations vérifiées pour chaque enregistrement.

2025–2026 : les coécritures avec Bruce Sugar et le retour de Choose Love

Look Up (2025) et Long Long Road (2026), produits par T Bone Burnett, prolongent l’activité de Ringo comme auteur. « Thankful » (2025), « You and I (Wave of Love) » et « Long Long Road » (2026) sont coécrites avec Bruce Sugar. « Choose Love » avec St. Vincent en 2026 est une nouvelle version d’une chanson signée Starkey, Mark Hudson et Gary Burr en 2005 : Ringo a confirmé avoir réenregistré sa batterie. Les auteurs restent les mêmes, mais les masters sont distincts.

Mal Evans et George Harrison : distinguer coécriture et présence en studio

La dernière piste de Ringo (1973) offre un cas d’école : « You and Me (Babe) », écrit par George Harrison avec Mal Evans, bénéficie aussi des guitares électriques de Harrison, tandis que Ringo assure la voix et la batterie. À l’inverse, « I’ll Still Love You » (1976) est écrite par Harrison, sans participation instrumentale de celui-ci au master produit par Arif Mardin. Ces deux attributions, très différentes, doivent rester séparées dans les crédits d’auteur, de musicien et de producteur.

Deux nouvelles coécritures de 1976

Les crédits de « Las Brisas » donnent à Nancy Lee Andrews la qualité de coauteure auprès de Richard Starkey ; la chanson est ensuite interprétée par un mariachi recruté pour les sessions de 1976. « Lady Gaye » associe Starkey, Vini Poncia et Clifford T. Ward en raison d’une parenté documentée avec « Birmingham » de Ward. Ces deux œuvres illustrent des catégories de contribution distinctes : création commune d’un côté, adaptation d’un matériau antérieur de l’autre.

Vini Poncia et Ringo : six chansons sur Ringo The 4th

Le travail de coécriture se prolonge sur Ringo The 4th (1977), dont six titres sont signés Richard Starkey et Vini Poncia : « Wings », « Gave It All Up », « Out On The Streets », « It’s No Secret », « Gypsies In Flight » et « Simple Love Song ». La fiche « Wings » suit cette composition jusqu’à son nouvel enregistrement de 2012 et à une captation live publiée au bénéfice de victimes de l’ouragan Sandy. Un auteur commun n’implique pas des masters ni des équipes de studio identiques.

Bad Boy (1978) : Vini Poncia devient producteur principal

Sur Bad Boy, Vini Poncia assure la production de l’album avec Bob Schaper à l’ingénierie. Il cosigne seulement deux des dix chansons avec Richard Starkey, « Who Needs A Heart » et « Old Time Relovin’ ». Le disque impose une distinction rigoureuse entre auteur, producteur et musicien. La fiche des pseudonymes instrumentaux conserve les noms imprimés sur les pochettes et les identifications proposées par des sources tardives.

1982 : Ringo Starr coécrit avec Joe Walsh, qui produit Old Wave

Sur Old Wave, Richard Starkey cosigne « Hopeless », « Alibi » et « Going Down » avec Joe Walsh, également producteur principal et guitariste du disque. « In My Car » réunit quatre auteurs, Starr, Walsh, Mo Foster et Kim Goody, tandis que « Everybody’s In A Hurry But Me » crédite cinq musiciens, dont Eric Clapton et John Entwistle. Les crédits collectifs de l’improvisation ne doivent pas être étendus au reste de l’album. Le chantier de « As Far As We Can Go » distingue la composition de Russ Ballard et les nouveaux arrangements Walsh–Vitale.

1999 : Starr, Hudson et la composition des nouvelles chansons de Noël

Sur I Wanna Be Santa Claus, Ringo coécrit plusieurs titres avec Mark Hudson, parfois avec Dean Grakal, Dick Monda, Jim Cox, Steve Dudas ou Scott Gordon. Ces signatures originales doivent être séparées des reprises de Bernard, Berlin ou Johnny Marks, comme de « Christmas Time (Is Here Again) », œuvre des quatre Beatles interprétée de nouveau en 1999.

2003 : la coproduction Ringo–Mark Hudson et les auteurs de Ringo Rama

Dans Ringo Rama, la production appartient à Ringo Starr et Mark Hudson. Les coauteurs varient suivant les pistes : Gary Nicholson sur « Never Without You », Gary Burr sur plusieurs chansons et Paul Santo sur « I Think Therefore I Rock And Roll ». Willie Nelson et Shawn Colvin apportent leurs voix sans être les auteurs des deux morceaux interprétés. La citation de « Let ‘Em In » sur « English Garden » ne constitue pas une présence de Paul McCartney au studio.

2005–2012 : nouveaux auteurs et nouvelles méthodes de production

Les compositions de Choose Love portent encore les signatures des Roundheads et de Mark Hudson. Liverpool 8 fait ensuite entrer David A. Stewart dans la « re-production », alors que Y Not est réalisé par Ringo et Bruce Sugar. Ringo 2012 conserve cette dernière organisation avec des œuvres écrites notamment avec Glen Ballard, Van Dyke Parks et Joe Walsh. Ces changements de crédits démontrent une évolution de réseau, pas l’effacement rétroactif des collaborateurs précédents.

Long Long Road (2026) : les dix œuvres, leurs auteurs et leurs voix invitées

La sortie du 24 avril 2026 permet de comparer précisément trois métiers souvent regroupés sous le terme de collaboration : l’écriture d’une œuvre, l’interprétation enregistrée et la production d’un master. Sur les dix chansons de Long Long Road, T Bone Burnett est auteur ou coauteur de six titres ; Richard Starkey et Bruce Sugar en cosignent deux ; la reprise de « Choose Love » conserve les auteurs de la composition de 2005, tandis que « I Don’t See Me in Your Eyes Anymore » reprend le standard de Bennie Benjamin et George David Weiss. Les invités vocaux n’acquièrent pas automatiquement un crédit de composition.

Table des crédits par chanson — auteurs et voix distincts
Chanson Auteurs Voix complémentaires
1. Returning Without Tears Joe Henry ; T Bone Burnett Molly Tuttle : harmonies
2. Baby Don’t Go T Bone Burnett Billy Strings : harmonies
3. I Don’t See Me in Your Eyes Anymore Bennie Benjamin ; George David Weiss Daniel Tashian : chœurs
4. It’s Been Too Long Daniel Tashian ; T Bone Burnett Sarah Jarosz et Molly Tuttle : chœurs ; Daniel Tashian : harmonies
5. Why T Bone Burnett Billy Strings : harmonies ; Daniel Tashian : chœurs
6. You and I (Wave of Love) Richard Starkey ; Bruce Sugar Molly Tuttle : chant principal et harmonies ; Daniel Tashian : chœurs
7. My Baby Don’t Want Nothing T Bone Burnett Billy Strings : harmonies ; Daniel Tashian : chœurs
8. Choose Love Richard Starkey ; Mark Hudson ; Gary Burr St. Vincent (Annie Clark) : harmonies
9. She’s Gone Paul Kennerley ; Daniel Tashian ; T Bone Burnett Molly Tuttle : harmonies
10. Long Long Road Richard Starkey ; Bruce Sugar Sheryl Crow : harmonies ; Daniel Tashian : chœurs

Ringo Starr assure le chant principal et la batterie sur les dix masters. La production est confiée à T Bone Burnett, avec Daniel Tashian et Bruce Sugar à la coproduction. Les prises vocales et de batterie de Ringo ont été réalisées à Roccabella West, à Los Angeles, tandis que d’autres séances se sont déroulées dans plusieurs studios de Nashville et de Los Angeles. Le mixage est attribué à Michael Piersante ; le mastering à Gavin Lurssen et Reuben Cohen. Cette géographie des opérations explique pourquoi une distribution de musiciens ne doit pas être présentée comme une photographie d’un groupe réuni dans une seule pièce.

La reprise de « Choose Love » mérite une attention particulière. Son titre figure déjà dans la discographie de 2005, avec Richard Starkey, Mark Hudson et Gary Burr à l’écriture ; la version de 2026 est un enregistrement différent, avec les harmonies de St. Vincent, un autre personnel et une autre réalisation. L’œuvre reste la même, mais le master change. À l’inverse, les contributions de Sarah Jarosz et Molly Tuttle à « It’s Been Too Long » sont des parties vocales et non des cosignatures de la composition, attribuée à Daniel Tashian et T Bone Burnett.

Ces distinctions correspondent au relevé piste par piste publié officiellement le 24 avril 2026 par l’équipe de Ringo Starr. Pour replacer les dix morceaux dans leurs dates et leurs studios, consulter la sessionographie ; pour les voix, voir l’étude des collaborations vocales.

Sources et vérification des fonctions

Les signatures des œuvres, les crédits des enregistrements et les responsabilités de sociétés ou de films sont séparés. Un album publié par un label fondé par Ringo ne vaut pas preuve d’une production musicale signée par lui.

  1. Doris Troy, Gonna Get My Baby Back : coauteurs dans les crédits éditoriaux.
  2. MusicBrainz, Doris Troy : crédits d’écriture de Gonna Get My Baby Back et You Give Me Joy Joy.
  3. Ben Harper, Spilling Faith : auteurs officiels.
  4. Ben Harper, Give Till It’s Gone : crédits d’édition et de production.
  5. Paul McCartney, Flaming Pie : informations sur Really Love You.
  6. Paul McCartney, Twin Freaks : remix et attribution à Starkey.
  7. Beatles Bible, Photograph : Ringo et George Harrison au travail.
  8. AllMusic, Sta*rtling Music de David Hentschel : personnel et production.
  9. Ring O’ Records : histoire du catalogue et de la distribution.
  10. Ring O’ Records, relevé de labels et références britanniques.
  11. Son of Dracula : film, crédits de production et historique.
  12. Son of Dracula : crédits des chansons de la bande sonore.

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Écrire, enregistrer, produire : les trois métiers ne se recouvrent pas

Le nom Richard Starkey peut apparaître comme auteur alors que « Ringo Starr » figure dans le personnel d’un même disque : l’identité de la personne ne dispense pas de distinguer les fonctions. Écrire ou cosigner une composition, jouer de la batterie pendant une séance, coproduire un master ou soutenir la publication sur un label sont autant de formes de collaboration. Le catalogue de Ring O’ Records doit lui aussi être décrit comme une aventure éditoriale et discographique, plutôt que comme la preuve que Ringo joue sur toutes les productions diffusées par le label.

La méthode la plus utile consiste à partir d’un objet datable : un single et sa face B, un album original ou une bande de concert. On vérifie ensuite l’auteur de l’œuvre, l’équipe de réalisation, la prise publiée et les responsabilités de production. Cette démarche permet de reconnaître les nombreuses initiatives artistiques de Ringo sans créer de fausses sessions instrumentales, ni assimiler la gestion d’un catalogue à l’exécution d’une partie musicale.

Ringo auteur, producteur et fondateur de label : trois activités différentes

Un morceau cosigné « Richard Starkey » implique-t-il la présence de Ringo à la batterie ?

Non. La signature Starkey documente une contribution à l’œuvre musicale ou à ses paroles, pas automatiquement à son exécution. « Really Love You », cosignée avec Paul McCartney, illustre la collaboration d’écriture et d’interprétation, tandis que d’autres œuvres peuvent être enregistrées par des artistes tiers. Les droits d’auteur, le personnel du master et les éditions forment autant de renseignements distincts.

Ringo produisait-il tous les disques publiés par « Ring O’ Records » ?

La direction et la propriété d’un label ne sont pas des crédits de production sonore. Ring O’ Records a accueilli des artistes, des singles et des albums dont les équipes techniques étaient variées. Pour chaque disque, le nom figurant sous « producer » doit être lu séparément de la marque du label et de l’implication personnelle de Ringo dans sa carrière.