Bannière du dossier sur les collaborations musicales de Ringo Starr

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Yellow-Sub.net · Country rock · Capitol Records 1976

Ringo Starr et Guthrie Thomas : « Band of Steel », « Good Days Are Rollin’ In » et les sessions de 1976

Trois chansons, une composition de Ringo et des séances avec Jim Keltner : l’enquête discographique sur Lies and Alibis.

Une participation qui dépasse la simple batterie

Prolongement discographique : une étude distincte compare les éditions Hobo Eagle Thief (Eagle SM4182, 1983), Like No Other (Stetson SR 8301, 1983) et Ghost Towns (Mainstreet MS-1952, 1999). Ringo et Jim Keltner sont à nouveau crédités à la batterie dans leurs personnels généraux ; les chansons reprises et la répartition instrumentale exacte restent à confirmer. Les éditions tardives ne doivent pas être comptabilisées comme de nouvelles séances avant confrontation des masters.

Le nom de Ringo Starr figure sur Lies and Alibis, album de Guthrie Thomas publié en 1976 sur Capitol Records. Il ne s’agit pas d’une apparition de prestige vaguement créditée sur une pochette. Les relevés détaillés identifient la batterie de Ringo sur trois chansons précises et sa voix d’accompagnement sur l’une d’elles. Surtout, « Band of Steel » est une composition créditée à Ringo Starr : l’enregistrement cumule donc les statuts d’auteur, d’instrumentiste et de chanteur invité.

Cette collaboration s’inscrit dans la période de mutation qui suit les grands succès de Ringo et de Goodnight Vienna. Le batteur entretient un réseau d’artistes californiens et participe à des projets moins visibles que ceux de ses anciens partenaires des Beatles. Guthrie Thomas mérite cependant d’être considéré comme l’artiste principal d’un disque de chansons à forte coloration folk, country et rock, non comme un simple prétexte à une anecdote sur l’ex-Beatle.

Qui est Guthrie Thomas ?

Chanteur, guitariste et auteur-compositeur américain, Guthrie Thomas évolue dans le sillage des traditions folk et country, au croisement des circuits des auteurs-interprètes de Californie. Sa carrière discographique s’étend au-delà de Lies and Alibis ; il a déjà publié plusieurs albums avant 1976. Le disque Capitol rassemble un ensemble de chansons originales et une reprise de « Ramblin’ Cocaine Blues », morceau associé au bluesman Luke Jordan.

Son entourage de studio est particulièrement riche : David Foster, David Paich, Jim Keltner, Steve Cropper, le violoniste John Hartford, le bassiste Lyle Ritz et le guitariste Roger Johnson apparaissent dans les crédits. Ces rencontres décrivent une production collective, mais les rôles varient d’un morceau à l’autre. Il faut donc reconstituer l’album à partir des listes piste par piste plutôt que de présenter tous ces musiciens comme les membres d’un groupe permanent.

1976 : l’album Capitol ST-11519

Lies and Alibis paraît aux États-Unis sur Capitol sous la référence ST-11519, confirmée par plusieurs catalogues de disques et par une publicité professionnelle de la maison de disques. Le vinyle original contient neuf chansons réparties sur deux faces. Le pressage américain identifiable conserve la séquence : « Fifty-Five », « Good Days Are Rollin’ In », « Band of Steel » et « For a While » en face A ; « Sweet Virginia », « Yesterdays & Tomorrows », « I’ll Be Lucky », « Her Song » et « Ramblin’ Cocaine Blues » en face B.

Cette présentation matérielle est indispensable à une fiche de collectionneur : « Band of Steel » se situe en troisième position de la face A, « Good Days Are Rollin’ In » juste avant, et « Ramblin’ Cocaine Blues » clôt le LP. Les versions numérisées, les éditions importées et les compilations ultérieures peuvent faire disparaître ces repères, alors qu’ils aident à identifier précisément l’enregistrement d’origine.

« Good Days Are Rollin’ In » : deux batteries et une section rythmique complète

Le premier morceau de l’album auquel Ringo participe selon le relevé Sessiondays est « Good Days Are Rollin’ In », deuxième titre du LP, composé par Guthrie Thomas. Les crédits donnent Jim Keltner et Ringo Starr à la batterie, Lyle Ritz à la basse, Roger Johnson à la guitare, Marc Edelsen et Guthrie Thomas aux guitares acoustiques, David Paich à l’orgue et David Foster au piano. Mark Dawson, Brooks Cropper et Renee Armand interviennent aux chœurs.

Le double crédit de batterie est clair ; la répartition de leurs parties reste une question différente. Dans les productions multipistes de l’époque, deux noms peuvent correspondre à des prises jouées ensemble, à des parties ajoutées ultérieurement ou à une combinaison des deux. Il ne serait pas rigoureux de prétendre identifier à l’oreille tel remplissage de Keltner et tel accent de Ringo sans disposer des pistes isolées ni de la feuille de studio.

« Band of Steel » : Ringo auteur, batteur et choriste

Troisième plage du disque, « Band of Steel » possède une place particulière. Le relevé des compositions l’attribue à Ringo Starr. Pour l’enregistrement, Sessiondays mentionne Jim Keltner et Ringo à la batterie, Lyle Ritz à la basse, Roger Johnson à la guitare, Tom Brumley à la pedal steel, Guthrie Thomas à la guitare acoustique, David Paich au piano et John Hartford au fiddle. Ringo figure aussi parmi les voix d’accompagnement, aux côtés de Steve Cropper et Lee Montgomery.

Il faut ici séparer soigneusement la propriété de la composition, l’identité du chanteur principal et les interventions des musiciens invités. Guthrie Thomas demeure l’interprète dont le disque porte le nom. L’écriture de Ringo ne transforme pas automatiquement l’enregistrement en single solo de Ringo Starr. De même, un crédit de chœurs ne prouve pas que le morceau soit un duo alternant deux couplets principaux : la répartition vocale détaillée demanderait une source supplémentaire.

Certaines biographies rapportent que Ringo aurait conçu cette chanson pour un projet antérieur, avant de la proposer à Thomas. Cette tradition mérite une recherche sur les bandes de travail et les répertoires d’édition musicale, mais elle ne doit pas être convertie en date de composition certaine. Les preuves accessibles assurent d’abord le statut d’auteur et son intervention sur la version de 1976.

« Ramblin’ Cocaine Blues » : troisième morceau avec Ringo

Le neuvième et dernier titre de Lies and Alibis reprend « Ramblin’ Cocaine Blues », chanson historique créditée à Luke Jordan. Les relevés de personnel indiquent à nouveau Jim Keltner et Ringo Starr à la batterie. Lyle Ritz tient la basse, Roger Johnson la guitare, Guthrie Thomas la guitare acoustique, David Paich l’orgue, David Foster le piano et John Hartford le fiddle.

La chanson rassemble également une importante équipe vocale, avec notamment Lee Montgomery, Mark Dawson et Nicolette Larson. Mais il faut faire preuve de précision : dans le relevé Sessiondays, Ringo est bien crédité à la batterie sur ce titre, sans être explicitement nommé parmi les chanteurs d’accompagnement. Certaines listes de collectionneurs lui attribuent des chœurs ; en l’absence de confirmation sur le livret, cette seconde contribution demeure à contrôler.

Le crédit de composition appartient au répertoire repris et ne doit pas être confondu avec la place de Ringo comme interprète. C’est précisément l’intérêt d’un inventaire par titres : éviter qu’un même nom glisse d’une colonne à l’autre selon les résumés des bases généralistes.

Six autres plages : ne pas étendre les crédits de Ringo

L’album comprend aussi « Fifty-Five », « For a While », « Sweet Virginia », « Yesterdays & Tomorrows », « I’ll Be Lucky » et « Her Song ». Les listes détaillées accessibles n’attribuent pas la batterie à Ringo sur ces six titres. Jim Keltner apparaît seul comme batteur sur plusieurs d’entre eux ; deux chansons sont essentiellement construites autour des instruments de Guthrie Thomas et de John Hartford.

Une compilation non officielle consacrée aux collaborations des ex-Beatles attribue cependant à Ringo la batterie sur davantage de morceaux, y compris « For a While » et « Yesterdays & Tomorrows ». Ces mentions entrent en contradiction avec le relevé piste par piste utilisé ici. Il convient de les conserver dans les notes de recherche, mais non de les intégrer automatiquement comme participations confirmées. Pour les départager, il faudrait confronter les crédits physiques du LP Capitol, leurs éventuelles variantes et les bandes enregistrées.

La présence de Jim Keltner : continuité ou association ponctuelle ?

Jim Keltner intervient sur plusieurs titres de l’album et partage les crédits de batterie avec Ringo sur les trois chansons identifiées. Ce compagnonnage rappelle d’autres disques du milieu des années 1970, notamment Two Sides of the Moon de Keith Moon et les sessions de Harry Nilsson. Il montre que les deux batteurs sont régulièrement sollicités dans le même environnement professionnel.

Il ne permet pas de déduire que les deux hommes formaient une section rythmique permanente ni qu’ils étaient présents ensemble chaque jour de studio. L’album de Guthrie Thomas est produit sous la responsabilité de Thomas et de Carter selon les crédits relevés, avec des enregistrements associés aux studios Capitol et des opérations de mixage à Cherokee Recording Studios. Sans feuille quotidienne de séance, le détail du calendrier doit rester ouvert.

Les bandes, le mixage et les archives Capitol

Les informations techniques du LP mentionnent Bob Schaffer, Jay Ranelucci et Barry Rudolf parmi les ingénieurs, et Steve Cropper avec Barry Rudolf au mixage. Capitol Mastering apparaît au stade de la gravure. Le rôle de chacun ne doit pas être reconstitué artificiellement en assignant une date et un studio précis à chaque morceau : ces listes générales correspondent à plusieurs étapes de la fabrication de l’album.

Une étude archivistique future pourrait comparer les pochettes américaines, les éventuels documents promotionnels Capitol, les crédits de copyright de « Band of Steel » et les bandes originales. L’objectif serait de préciser les prises où les deux batteries figurent sur la même bande, la nature des chœurs de Ringo et le détail des sessions de chaque instrumentiste. En attendant, l’édition originale et la liste piste par piste suffisent à produire un premier dossier critique solide.

La contribution de Ringo dans l’histoire de 1976

En 1976, Ringo Starr poursuit sa carrière solo tout en apportant son aide à d’autres artistes. Le travail pour Guthrie Thomas montre qu’il peut être simultanément auteur d’une chanson, musicien de studio et voix d’accompagnement sans pour autant apparaître en tête d’affiche. La contribution est d’autant plus significative qu’elle se situe dans un milieu folk-country américain relativement éloigné de l’image médiatique des Beatles.

Pour une encyclopédie, l’enjeu est de faire ressortir ces travaux discrets et de les replacer dans leur séquence historique. Trois chansons, un disque publié chez Capitol, un réseau d’instrumentistes et des attributions vérifiées : ces éléments décrivent mieux la place de Ringo que des généralités sur ses nombreuses amitiés.

Fiche de session : informations retenues et incertitudes

Artiste principal : Guthrie Thomas. Album : Lies and Alibis, Capitol ST-11519, États-Unis, 1976. Ringo Starr à la batterie : « Good Days Are Rollin’ In » (A2), « Band of Steel » (A3), « Ramblin’ Cocaine Blues » (B5). Ringo auteur : « Band of Steel ». Ringo aux chœurs : « Band of Steel » (selon le relevé de personnel). Jim Keltner : également à la batterie sur les trois plages. Précautions : attribution des chœurs sur « Ramblin’ Cocaine Blues » et crédits divergents de compilations privées à vérifier.

Prochaine étape documentaire : consultation des crédits de la pochette Capitol et des matrices du premier pressage, puis examen des éventuelles bandes de travail de « Band of Steel ». Les dates exactes des prises restent à documenter. L’absence de cette précision ne doit pas conduire à inventer un jour de studio par analogie avec la date du LP.

Sources discographiques et crédits de référence

Sessiondays, liste détaillée des neuf titres, auteurs et musiciens de Lies and Alibis ; catalogues de disques Capitol ST-11519, édition américaine de 1976 ; Record World, publicité professionnelle Capitol du 1er mai 1976 ; inventaire de collectionneur Do You Want to Know a Secret — Volume 2, consulté uniquement pour relever les attributions contradictoires. Les crédits par plage attribuent la batterie de Ringo à trois chansons, sans exclure la nécessité d’un contrôle sur pochette.

Sessiondays : personnel des neuf morceaux · Catalogue Capitol ST-11519 · Inventaire alternatif des sessions.

Sessionographie générale de Ringo Starr · Collaborations rock des années 1970.