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Ringo Starr et Harry Nilsson : l’histoire complète de leurs collaborations musicales
De Son of Schmilsson à Pussy Cats, les chansons, les musiciens, les sessions et les crédits qui racontent une longue complicité artistique.
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Nilsson et Ringo : une collaboration qui change de forme selon les œuvres
Parler d’une collaboration suivie entre Harry Nilsson et Ringo Starr ne signifie pas qu’ils ont toujours travaillé de la même manière. Leurs rencontres passent par l’enregistrement de chansons, le cinéma, la narration et une vie artistique partagée entre Londres et Los Angeles. L’étude des disques exige donc de séparer le crédit de musicien, celui d’interprète vocal et celui de participant à un projet audiovisuel. Sur Pussy Cats (1974), produit par John Lennon, les interventions de Ringo doivent être établies piste par piste : une partie de maracas ne saurait devenir un crédit de batterie, et un duo de batteurs attesté sur un morceau n’implique pas qu’il se répète sur tout l’album.
La présence de plusieurs amis dans une même distribution crée facilement une illusion de groupe permanent. Or les séances sont des assemblages qui changent selon les chansons. La question décisive n’est pas seulement « qui était au studio ? », mais « quel son entendu sur le master publié peut être rattaché à quel musicien ? ». À ce titre, Nilsson occupe une place singulière : son goût du pastiche, ses relations avec Lennon et les projets filmés donnent à Ringo plusieurs rôles successifs, sans qu’il faille multiplier artificiellement le nombre de collaborations. Cette distinction permet également de lire les rééditions : une prise alternative ou un mixage nouvellement disponible documente un travail ancien, pas nécessairement une nouvelle séance.
Le parcours se poursuit dans les séances classées par date et le guide de lecture des crédits, qui permettent de comparer les supports sans mélanger les fonctions.
Comment lire les sept participations de Ringo sur Pussy Cats ?
Les crédits de 1974 ne décrivent pas une batterie unique répartie uniformément sur l’album. Ils attribuent à Ringo Starr la batterie sur « Many Rivers to Cross », « Subterranean Homesick Blues », « All My Life », « Save the Last Dance for Me », « Loop de Loop » et « Rock Around the Clock ». Sur « Mucho Mungo / Mt. Elga », son instrument crédité est la paire de maracas : Jim Keltner joue de la batterie, Keith Moon des congas. Cette distinction doit rester visible dans toute chronologie des séances.
Sur plusieurs pistes, les musiciens se partagent des crédits instrumentaux. Ce partage documentaire n’indique pas nécessairement qu’ils ont joué chaque mesure simultanément, ni lequel a réalisé telle figure entendue dans le mixage final. Les reproductions de la pochette RCA constituent une base ; les témoignages des participants et les bandes peuvent compléter l’enquête sans autoriser des certitudes imaginaires.
Enfin, Pussy Cats demeure avant tout un album de Harry Nilsson, produit par John Lennon. La notoriété des deux anciens Beatles et de Keith Moon ne doit pas éclipser l’interprète principal, les auteurs des reprises et les équipes de prise de son. Pour le lecteur qui part d’un titre plutôt que d’un artiste, la sessionographie détaillée de Pussy Cats distingue systématiquement les contributions positives des simples suppositions.
Étude de concordance : Harry Nilsson : voix, batterie, film et prises d’archives
Son of Schmilsson, Pussy Cats et le film Son of Dracula forment trois objets de recherche différents. Les pseudonymes instrumentaux et les substitutions de batteurs exigent une attribution par titre ; la présence de Ringo à l’écran ou à la production d’un film ne suffit pas pour lui donner tous les crédits de la bande originale. Les narrateurs successifs de The Point! relèvent aussi de manifestations éditoriales distinctes.
La relation artistique entre Harry Nilsson et Ringo Starr embrasse le studio, l’interprétation et la narration. Le cas de The Point! impose de distinguer les versions narrées des éditions musicales ; les enregistrements des années 1970 demandent également de séparer les crédits d’écriture, les prestations de Ringo et les dates de publication. Une réédition ne correspond pas, en elle-même, à une nouvelle séance.
Relations documentaires complémentaires :
- Paul McCartney : des prises distinctes de 1973 à l’Anthology
- Howlin’ Wolf et B.B. King : dater et identifier les batteries du blues
- Registre des séances de 1968 à 2026
Écart à surveiller : les archives sonores, les captations filmées et les fiches de disques peuvent porter sur un même événement sans attribuer les mêmes métiers à Ringo.
Étude · Ringo, Nilsson et Davy Jones pour la publicité japonaise (1975–1977)
Les chansons « I Love My Suit » et « Simple Life », les tournages pour Renown et les versions audiovisuelles. Lire l’étude des publicités et de leurs musiques →
Enquête : The Point! — la voix de Ringo et les quatre narrateurs
La collaboration audiovisuelle avec Harry Nilsson dispose maintenant d’une étude spéciale des différentes narrations et des éditions 1971–2020. Elle distingue la première diffusion avec Dustin Hoffman, le disque narré par Nilsson, les versions Alan Barzman et Alan Thicke, et la voix de Ringo sur les éditions vidéo.
Registre complémentaire : 1972–1980 : Harry Nilsson et les versions
Le relevé sépare les cinq plages de Son of Schmilsson et les maracas de Mucho Mungo des batteries de Pussy Cats. Consulter les enregistrements individualisés → · Voir les contrôles de crédits et de versions →.
Explorer les collaborations extérieures : Les sessions et les archives de Harry Nilsson sont reliées à l’atlas général, avec leurs propres fiches de versions et de crédits. Ouvrir les 162 enquêtes documentaires →
Deux collaborations Nilsson–Ringo de 1974 : Easy for Me, chanson écrite par Nilsson puis enregistrée par son auteur en 1975 → ; Only You, chœurs de Nilsson et guitare de Lennon → ; No No Song, la contribution vocale de Nilsson →.
Harry Nilsson, l’ami américain et le partenaire de studio
La relation entre Harry Nilsson et Ringo Starr raconte une partie singulière de l’histoire du rock après les Beatles. Elle ne se limite pas à l’amitié spectaculaire que la presse a volontiers retenue, ni aux films dans lesquels leurs noms apparaissent côte à côte. Derrière les photographies et les anecdotes se trouvent plusieurs disques, des enregistrements datables, des crédits parfois dissimulés sous un pseudonyme et une série d’expériences collectives faisant intervenir John Lennon, Klaus Voormann, Jim Keltner, Keith Moon, Bobby Keys et d’autres musiciens. Pour retrouver le véritable rôle de Ringo, il faut suivre chacune de ces aventures sans confondre la notoriété des protagonistes et la répartition des instruments.
Nilsson a été l’une des voix les plus personnelles de la pop américaine, capable d’écrire des chansons d’apparence légère et de faire coexister ironie, mélancolie et puissance vocale. Son lien avec les Beatles précède certaines des collaborations instrumentales de Ringo. Il est aussi associé à des productions qui ne comportent aucune contribution prouvée du batteur : cette absence de preuve doit être indiquée plutôt que réparée par l’imagination. Dans le présent chapitre, quatre ensembles retiennent notre attention : Son of Schmilsson, la musique de Son of Dracula, Pussy Cats et les collaborations prolongées des années 1970.
Au commencement : une admiration réciproque, mais pas une session automatique
L’univers de Nilsson croise celui des Beatles à la fin des années 1960. Une partie de la littérature biographique s’attarde sur l’intérêt que lui portent Lennon et McCartney, sur ses harmonies vocales et sur sa capacité à concevoir un disque presque entièrement autour de sa propre voix. Ce contexte explique son intégration au cercle musical des anciens Beatles, mais il ne prouve pas que Ringo joue sur tous ses albums. Nilsson Sings Newman, par exemple, se distingue par le piano de Randy Newman accompagnant les multiples voix enregistrées par Harry. La notice du site officiel de Nilsson souligne cette construction volontairement minimale : il n’y a aucune raison de transformer ce disque en collaboration avec Ringo.
L’arrivée de Nilsson dans le réseau des musiciens londoniens et californiens des années 1970 crée ensuite des occasions plus concrètes. Klaus Voormann peut y tenir la basse, des guitaristes venus du rock britannique croisent des professionnels de studio américains, et Richard Perry apporte une conception particulièrement soignée de la production. Un disque de Nilsson peut désormais devenir le point de rencontre entre plusieurs trajectoires autrefois séparées. Ringo ne doit plus seulement être considéré comme un membre du groupe préféré de son ami : il est l’un des interprètes invités qui contribuent à ses enregistrements.
1972 : Son of Schmilsson, le disque des retrouvailles et des pseudonymes
La parution de Son of Schmilsson en 1972 ouvre une étape importante. Harry Nilsson vient de connaître un succès international remarquable avec Nilsson Schmilsson, notamment grâce à « Without You » et « Coconut ». Le nouvel album ne cherche pas à reproduire docilement cette formule. Il associe humour insolent, chansons plus fragiles, morceaux presque burlesques et arrangements où la sophistication du studio se mêle à une spontanéité trompeuse. La distribution instrumental comprend plusieurs personnalités que les Beatles ont fréquentées : Klaus Voormann, Nicky Hopkins, Peter Frampton, ainsi que Ringo.
La documentation discographique crédite Ringo à la batterie, parfois sous l’identité humoristique de Richie Snare. Le pseudonyme renvoie à son prénom Richard et à la caisse claire, « snare drum » en anglais. Il offre un bon exemple de la difficulté des inventaires automatiques : un algorithme qui ne rechercherait que la chaîne « Ringo Starr » manquerait un crédit parfaitement pertinent. Notre future sessionographie conservera le nom tel qu’il figure sur la publication tout en le reliant à une fiche unique de Richard Starkey.
« Spaceman » : un titre à crédit instrumental individualisé
Le single « Spaceman » offre une porte d’entrée solide. Les informations de personnel donnent Harry Nilsson aux voix et au piano électrique, Nicky Hopkins au piano, Peter Frampton et Chris Spedding aux guitares acoustiques, Klaus Voormann à la basse, et Ringo à la batterie sous le nom de Richie Snare. L’orchestration de Paul Buckmaster s’ajoute à ce noyau de studio. Le morceau juxtapose ainsi une instrumentation pop identifiable et une ambition de production plus large : le batteur n’y fonctionne pas comme une vedette invitée que l’on placerait en avant, mais comme la composante rythmique d’un ensemble arrangé.
Il faudra distinguer le single de 1972, sa version d’album et les éditions postérieures. Les crédits généraux de Son of Schmilsson ne donnent pas tous la même précision piste par piste, et l’album comprend aussi Barry Morgan à la batterie. Cette présence supplémentaire invite à éviter de faire jouer Ringo sur la totalité du disque. « Spaceman » dispose d’un personnel détaillé ; les autres titres devront recevoir leur propre vérification, sans report mécanique des mêmes musiciens.
Un album plus difficile à résumer que sa légende
Son of Schmilsson alterne « Take 54 », « Remember (Christmas) », « Joy », « Turn on Your Radio », « You’re Breakin’ My Heart », « Spaceman », « The Lottery Song », « At My Front Door » et d’autres morceaux à la personnalité très différente. Ce contraste explique pourquoi un crédit de batterie de l’album ne peut suffire à une analyse globale du jeu de Ringo. Les passages orchestraux, les chansons dépouillées et les séquences rock réclament des configurations instrumentales variées. La réédition CD contient en outre des bonus qui ne doivent pas être confondus avec les masters du LP original.
Les notes de réédition et les crédits de prise permettent de comparer chaque titre avec ses versions alternatives, sans reporter automatiquement le personnel d’une chanson à l’autre. Les interventions de George Harrison, comme celles des différents batteurs, se comprennent dans le contexte précis de chaque enregistrement. La richesse de Son of Schmilsson réside aussi dans cette diversité de formations : un crédit collectif sur la pochette ne remplace jamais l’examen des titres un par un.
Richie Snare, cinq batteries précisément attribuées sur Son of Schmilsson (1972)
Une étude d’ensemble rassemble maintenant les cinq titres joués par Ringo sous le pseudonyme « Richie Snare » : « Take 54 », « Spaceman », « At My Front Door », « Ambush » et « The Most Beautiful World in the World », soit les plages 1, 6, 8, 9 et 11 du LP RCA. Ces crédits individualisés, relevés sur les éditions du disque, distinguent sa batterie de celle de Barry Morgan sur « Joy » et « You’re Breakin’ My Heart ». Lire la cartographie complète des cinq batteries et de leurs musiciens.
Une étude autonome de « At My Front Door » retrace en outre le succès des El Dorados en 1955, sa composition par Ewart Abner et John Moore et la nouvelle interprétation de Nilsson avec Ringo, Peter Frampton, Chris Spedding et Bobby Keys. L’utilisation du morceau dans Son of Dracula en 1974 ne doit pas être comptée comme une nouvelle séance.
Une notice détaillée de « Ambush » (1972) complète l’analyse de Son of Schmilsson. Ringo y est crédité à la batterie, Jim Price à la trompette, au trombone et à l’arrangement des cuivres, Bobby Keys au saxophone, et Ray Cooper au tambourin. Ce rôle individualisé correspond à la neuvième piste du LP et non à une participation de Ringo sur toutes les chansons de Nilsson.
Son of Dracula : film, album et chanson originale
Une étude distingue les crédits du film, les bandes préexistantes et la séance de « Daybreak » : Son of Dracula : le film, Nilsson et les trois rôles de Ringo Starr →
Le projet Son of Dracula, diffusé au cinéma en 1974, appartient à la fois à la filmographie de Ringo et à son histoire musicale. Nilsson y tient le rôle principal, tandis que Ringo y incarne un personnage et exerce une responsabilité dans la fabrication du film. Notre chapitre consacré aux collaborations ne reprendra pas la description scène par scène déjà destinée à la filmographie : il s’intéressera à la bande sonore, aux musiciens et à l’existence discographique de l’album associé.
La bande originale rassemble une majorité de chansons déjà publiées, des extraits de dialogues et des passages de musique incidente signés ou arrangés par Paul Buckmaster. L’une des pièces nouvelles mérite cependant une fiche complète : « Daybreak », dont le personnel comprend Nilsson au chant, Klaus Voormann à la basse, Ringo à la batterie, George Harrison à la cloche, Peter Frampton, Chris Spedding, Bobby Keys et Jim Price. L’enregistrement est associé aux sessions londoniennes de 1972 et à l’univers instrumental de Son of Schmilsson.
La séance de « Daybreak » est désormais décrite séparément : une prise londonienne de 1972 à Trident, avec Ringo à la batterie, George Harrison à la cloche, Peter Frampton à la guitare et Harry Nilsson à la production du titre. Le disque de bande originale, publié en 1974, reprend cette prise à côté de chansons plus anciennes et de dialogues du film. Le single de Micky Dolenz, diffusé dès 1973, correspond à un autre enregistrement de la même composition. Consulter la fiche complète de Daybreak, des crédits et des éditions.
« Daybreak » : le disque n’est pas le film
Les apparitions des musiciens à l’écran, les mentions de générique et l’enregistrement de « Daybreak » forment trois objets documentaires différents. Si Nilsson chante la chanson dans le contexte du film, le crédit de Ringo à la batterie concerne la bande enregistrée. Le disque de bande originale publie cette chanson au milieu d’autres éléments qui n’ont pas été réalisés pour les mêmes séances. Il serait donc trompeur de considérer tous les titres de la bande originale comme des collaborations musicales nouvelles de Ringo.
La source officielle de Nilsson précise que la bande originale ne comporte qu’un seul nouveau morceau principal, « Daybreak ». Ce renseignement permet de mieux comprendre la stratégie éditoriale du projet : le disque n’est pas un deuxième album original intégral, mais une sélection restructurée pour accompagner l’univers du film. L’histoire discographique de « Daybreak » exige de distinguer la première publication, les éditions en single et les crédits instrumentaux propres à chaque version.
1974 : Pussy Cats, l’album produit par John Lennon
Éclaircissement important : la jam du 28 mars 1974 avec John Lennon et Paul McCartney utilise la batterie de Ringo, mais Ringo est absent de la séance. Lire l’enquête sur A Toot and a Snore, la chronologie et les crédits exacts →
Pussy Cats occupe une place capitale dans cette histoire. Produit par John Lennon, le disque paraît en 1974 au cours de la période couramment appelée « Lost Weekend ». Le site officiel de Nilsson rappelle les problèmes de voix rencontrés pendant sa fabrication et l’importance du vaste groupe de musiciens réunis. Le projet n’est pas seulement un épisode de la vie privée des protagonistes : c’est un album enregistré avec plusieurs sections rythmiques possibles, des reprises réinventées et des compositions originales qui exigent des crédits précis.
Les notes de pochette originales sont particulièrement utiles parce qu’elles donnent le personnel piste par piste. Ringo Starr partage plusieurs crédits de batterie avec Jim Keltner. Keith Moon intervient également à la batterie ou aux percussions sur des morceaux spécifiques. Cela signifie que l’image d’un Ringo « batteur de l’album » reste exacte à un niveau général, mais devient insuffisante dès que l’on s’intéresse à une chanson déterminée.
« Many Rivers to Cross » : un blues de Jimmy Cliff transformé
Le premier titre reprend « Many Rivers to Cross », écrit par Jimmy Cliff. Les notes d’origine indiquent Jim Keltner et Ringo Starr à la batterie, Klaus Voormann à la basse, Ken Ascher au piano, Willie Smith à l’orgue, Bobby Keys au saxophone et plusieurs guitaristes. Le caractère de la chanson repose sur une émotion vocale intense, à laquelle l’arrangement collectif apporte une ampleur nouvelle. La présence de deux batteurs doit être conservée dans le crédit, sans attribuer à l’un ou l’autre un motif précis tant qu’une source plus détaillée ne le permet pas.
Les solos, les cuivres et la manière de faire monter la tension contribuent à éloigner cette version de la simplicité apparente d’une ballade. Ringo n’est pas ici un sujet isolé de l’enregistrement. Il participe à un dispositif conçu pour Nilsson, sous la direction de Lennon. La future fiche confrontera la chanson originale de Jimmy Cliff et cette interprétation, tout en distinguant les informations de contexte des conclusions de l’écoute.
« Subterranean Homesick Blues » : Bob Dylan par Lennon et Nilsson
La reprise de Bob Dylan rassemble à nouveau Jim Keltner et Ringo à la batterie. Les notes originales ajoutent Doug Hoefer à la caisse claire, tandis que Ken Ascher, Klaus Voormann, Jesse Ed Davis, Danny Kortchmar, Bobby Keys, Trevor Lawrence et d’autres instrumentistes forment l’arrangement. La distribution dit déjà quelque chose de l’ambition de Lennon : il ne s’agit pas de reproduire la sécheresse de l’enregistrement de Dylan, mais de lui donner une texture plus chargée et volontairement démonstrative.
Pour un dossier consacré à un batteur, la présence d’un troisième crédit de caisse claire a une importance concrète. On ne peut pas affirmer que tel coup de caisse claire est celui de Ringo, tandis que Jim Keltner en jouerait un autre, simplement parce que les noms figurent sur le même livret. Une identification fine nécessiterait les pistes séparées ou un témoignage explicite. La fiche indiquera donc les trois responsabilités instrumentales avec le libellé originel, sans hiérarchie supposée.
« Don’t Forget Me » : une exception qui rappelle la diversité du disque
« Don’t Forget Me », composition personnelle de Nilsson, s’appuie selon les crédits originaux sur son piano et sa voix, avec l’arrangement qui lui est attribué. Il serait abusif d’ajouter Ringo à cette piste au seul motif que la liste générale des musiciens de Pussy Cats comporte son nom. Ce morceau est intéressant précisément parce qu’il montre l’alternance, au sein d’un même album, entre la grande formation rock et une écriture beaucoup plus intimiste.
Le contraste contribue à la dramaturgie de l’ensemble. Il souligne aussi la limite des présentations qui énumèrent les célébrités ayant participé au projet sans distinguer les sessions où elles interviennent réellement. Une histoire sérieuse des collaborations doit donner la même attention aux exceptions qu’aux grands ensembles de musiciens.
« All My Life » : la batterie et les percussions au service d’une chanson originale
Les notes originales créditent Ringo Starr et Jim Keltner à la batterie sur « All My Life ». Keith Moon apparaît aux blocs de bois, tandis que le personnel comporte Bobby Keys, Ken Ascher, Klaus Voormann et plusieurs guitaristes. La différence entre une batterie et des blocs de bois n’est pas une curiosité lexicale : elle rappelle qu’une production peut distribuer ses accents et ses couleurs rythmiques entre plusieurs instruments, chacun jouant un rôle dans le résultat.
La fiche détaillée distinguera la responsabilité de Ringo sur le titre de celle des autres percussionnistes, ainsi que les opérations d’arrangement imputées à Nilsson et Lennon. Elle devra également identifier le master original avant de comparer les remasters. La simple augmentation de clarté sonore d’une réédition ne signifie pas qu’une nouvelle partie instrumentale a été enregistrée.
« Old Forgotten Soldier » : la nécessité de ne pas créditer par voisinage
Le titre « Old Forgotten Soldier » est un autre exemple de prudence. Les notes de pochette donnent Nilsson au piano, Klaus Voormann à la basse et Jesse Ed Davis à la guitare ; elles ne créditent pas Ringo à la batterie. La proximité de ce morceau avec « All My Life » sur la première face pourrait facilement induire une erreur de compilation. Ce type de vérification négative doit devenir un réflexe : l’ordre des pistes d’un album n’est pas l’ordre d’entrée des musiciens en studio.
« Save the Last Dance for Me » : les crédits à deux batteries se poursuivent
La reprise de la chanson de Doc Pomus et Mort Shuman conserve la formule Jim Keltner–Ringo Starr à la batterie, avec une instrumentation riche : saxophones, pédale steel guitar, guitares, piano et basse. Les notes de Pussy Cats mentionnent aussi le concours de Gene Cipriano et de Jane Getz. Le résultat montre à quel point la collaboration dépasse une photographie de deux amis installés derrière un instrument : elle appartient à une production où chaque pupitre doit trouver sa place autour de la voix.
Une analyse de ce morceau devra comparer le sens de la chanson dans son contexte d’origine et la manière dont Nilsson en réorganise l’émotion. Le dossier privilégiera les sources d’arrangement et les personnels de studio, plutôt qu’une théorie psychologique sur les intentions personnelles de Lennon. La vie privée peut éclairer un moment historique, mais elle ne doit pas remplacer le travail sur les bandes.
« Mucho Mungo / Mt. Elga » : Ringo aux maracas, pas à la batterie
Ce morceau est remarquable pour une raison très simple : les notes originales créditent Jim Keltner à la batterie, Keith Moon aux congas, et Ringo Starr aux maracas aux côtés de Cynthia Webb. Une base de données qui se contenterait de mentionner « Ringo : batterie sur Pussy Cats » manquerait une contribution réelle et attribuerait au musicien une autre fonction que celle documentée sur cette piste.
La composition combine un fragment de Lennon et un développement de Nilsson. La relation de travail entre les auteurs n’est donc pas seulement perceptible dans la production de l’album : elle se trouve au sein même de l’œuvre. Le rôle instrumental de Ringo demeure pourtant distinct de cette collaboration d’écriture. Nous conserverons les crédits de composition et d’interprétation dans des champs séparés.
« Loop de Loop » et « Rock Around the Clock » : trois batteurs
Les deux derniers morceaux qui réintroduisent une grande formation comportent dans les notes d’origine Keith Moon, Jim Keltner et Ringo Starr parmi les batteurs. Pour « Loop de Loop », les auteurs du livret recensent également l’intervention d’un chœur d’enfants, des cuivres et une instrumentation électrique dense. « Rock Around the Clock » fonctionne comme un salut à un répertoire fondamental pour la génération des musiciens réunis.
Ces crédits à trois batteries ne permettent pas, à eux seuls, d’affirmer que les trois interprètes ont tenu une partie continue du début à la fin de chaque prise. Ils établissent leur participation aux enregistrements tels que documentés. Le jeu réel et la répartition des passages devront être examinés avec d’autres sources. C’est l’une des principales raisons pour lesquelles nous conservons la transcription des notes originales comme source de référence.
Photographie d’ambiance issue de la photothèque Yellow-Sub.
Les artisans du disque : Roy Cicala, Jimmy Iovine et May Pang
La production de Pussy Cats ne saurait être racontée uniquement à travers les noms de Lennon, Nilsson et Ringo. Le livret cite Roy Cicala comme ingénieur principal, Jimmy Iovine comme assistant, Ken Ascher pour les arrangements orchestraux, May Pang parmi les assistants de production et Mal Evans parmi les collaborateurs du projet. Ces personnages jouent un rôle dans l’organisation, la prise de son et la réalisation matérielle de l’album. Leur présence aide à sortir d’un récit purement mondain du « Lost Weekend ».
Les enregistrements sont associés aux studios californiens et new-yorkais cités dans les notes de l’album. Une fiche session par session devra dater précisément les étapes au lieu de localiser tout le disque dans une seule ville. La publication de 1974 est un résultat éditorial, pas la preuve que chaque musicien se trouvait au même endroit le même jour.
1975 : Duit on Mon Dei, la batterie de Ringo sur Kojak Columbo
La contribution de Ringo à l’album Duit on Mon Dei de Nilsson (RCA Victor, 1975) a désormais été individualisée. Le relevé de personnel publié par Sessiondays attribue Ringo à la batterie sur « Kojak Columbo », piste 4, avec Jim Keltner. Les deux musiciens y accompagnent Klaus Voormann, Jesse Ed Davis, Danny Kortchmar, Dr. John, Bobby Keys et une formation de cuivres et percussions. Ringo n’est pas crédité à la batterie des autres chansons, majoritairement accompagnées par Keltner.
La reproduction des crédits du LP britannique RCA RS 1008 de 1975 mentionne expressément « Voice [Good For God] – Harry, Ringo » sur la dernière plage. La contribution vocale de Ringo est donc appuyée par un témoin matériel, malgré son absence de la liste normalisée de Sessiondays ; la forme exacte, voix parlée ou chant, reste à préciser. Lire l’enquête sur Kojak Columbo, le personnel du morceau et le crédit vocal discuté.
Cette distinction est particulièrement importante avec un artiste qui aimait retoucher, réassembler et réinterpréter son propre catalogue. Nilsson ne considérait pas toujours l’album comme un assemblage intangible. Lorsqu’un nouveau mixage ou une autre bande apparaît, le travail du chercheur consiste à retrouver si la contribution de Ringo appartient au master publié ou à un document différent.
Ce que le cinéma ajoute à l’amitié musicale
La rencontre entre Nilsson et Ringo se prolonge au-delà des studios. Le film Son of Dracula symbolise une volonté de mener des projets parallèles mêlant musique, humour et goût de l’absurde. Les anecdotes de tournage relèvent de l’histoire du film, tandis que les contributions musicales sont documentées par les crédits et les enregistrements. « Daybreak », les bandes originales et les séances attestées permettent de suivre le dialogue entre cinéma et musique.
Les témoignages personnels rappellent que la vie sociale peut nourrir les collaborations. Ils ne suffisent toutefois pas à attribuer un instrument sur un morceau précis. Le récit de leur amitié et l’identification technique des séances reposent sur des sources différentes.
Un dossier de disques, mais aussi une histoire de musiciens
Au fil des années, la même constellation revient sous des formes diverses : Klaus Voormann, dont la basse relie les sessions de Lennon, Harrison, Nilsson et d’autres artistes ; Jim Keltner, autre batteur majeur des années 1970 ; Bobby Keys, dont le saxophone porte de nombreux disques ; Keith Moon, figure de l’énergie rock ; John Lennon, producteur et musicien ; George Harrison, présent ponctuellement sur certains titres. Ringo évolue dans un réseau, non dans un duo permanent avec Nilsson.
L’intérêt de cette histoire est de montrer comment les anciens Beatles ont continué à faire partie d’une communauté musicale, échangeant chansons, idées, services de studio et invitations. La sessionographie rend visible cette circulation sans effacer les différences entre une composition, une performance de batterie, une participation à un film et une relation d’amitié.
1980 : « How Long Can Disco On », une coécriture Nilsson–Starr
Étude du cycle Nilsson : « Stop And Take The Time To Smell The Roses » : deux auteurs, deux batteries et version vocale d’archive. Le dossier compare cette prise à « Drumming Is My Madness » sans confondre les crédits de composition.
Nouvelle sessionographie de 1980 : « Drumming Is My Madness » : les deux batteries de Ringo et Jim Keltner, les cuivres et la production Harry Nilsson. La bande enregistrée le 4 novembre est distinguée du réenregistrement de « Back Off Boogaloo » et de la chanson-titre coécrite avec Starr.
Le partenariat se prolonge jusqu’à l’album Flash Harry (1980), où Nilsson et Ringo cosignent « How Long Can Disco On ». Ringo figure également parmi les batteurs du LP, mais la répartition de toutes les parties instrumentales reste à reconstituer titre par titre. Cette distinction entre coauteur confirmé et personnel instrumental à approfondir fait l’objet d’une étude sur Flash Harry et ses rééditions.
1995 : Lay Down Your Arms, l’hommage à Nilsson avec Stevie Nicks
Le 17 janvier 1995, Ringo enregistre au Chomsky Ranch de Los Angeles une composition de Harry Nilsson consacrée au refus de la violence armée. Stevie Nicks rejoint la séance pour un duo vocal, produit avec Don Was. La chanson paraît sur For the Love of Harry: Everybody Sings Nilsson le 9 mai 1995. Lire l’étude de la séance, son personnel et le témoignage de Ringo. Il s’agit d’une œuvre écrite par Nilsson et chantée par Ringo, non d’une coécriture Nilsson–Starkey.
De Son of Schmilsson à Pussy Cats : les séances à connaître
La chronologie commence en 1972 avec « Spaceman » et les autres contributions de Son of Schmilsson, où Ringo apparaît notamment sous le pseudonyme « Richie Snare ». Elle passe par « Daybreak » et les enregistrements associés à Son of Dracula, puis par Pussy Cats en 1974. Sur ce dernier album, les crédits individualisés distinguent six chansons à la batterie et « Mucho Mungo / Mt. Elga », où Ringo joue des maracas. « Don’t Forget Me » et « Old Forgotten Soldier » ne doivent pas être ajoutés à ce décompte au seul motif que Ringo figure dans le personnel général du LP. Les études consacrées à chacune de ces œuvres permettent de retrouver la composition, le personnel et les éditions à leur juste place.
L’histoire se prolonge avec Duit on Mon Dei et, plus tard, avec les collaborations réciproques entre les deux artistes. Les rééditions et les archives peuvent rendre audibles des variantes, mais une nouvelle parution ne signifie pas une nouvelle session. Le fil conducteur est la contribution effectivement documentée de Ringo : batterie, autre percussion, chant, écriture ou participation à un projet commun. Cette distinction relie la chronologie des disques à celle des rencontres musicales.
Deux enquêtes documentaires sur les disques de Harry Nilsson
« Spaceman » (1972) — Ringo crédité « Richie Snare » à la batterie sur Son of Schmilsson.
Pussy Cats (1974) — Six titres à la batterie et une contribution aux maracas, vérifiés sur le livret original.
Fiche détaillée : « Many Rivers to Cross »
Ringo Starr et Jim Keltner sur « Many Rivers to Cross » (1974) — Étude des deux batteries, du personnel du disque produit par John Lennon et des sources originales RCA.
1976 : Harry Nilsson chante sur « Lady Gaye »
Au-delà des albums de Nilsson accompagnés par Ringo, une participation inverse est attestée sur Ringo’s Rotogravure : Harry Nilsson assure des chœurs, avec David Lasley, sur « Lady Gaye ». Les crédits britanniques emploient également la désignation humoristique « The Fab Harry ». L’article de session distingue son rôle vocal de la signature des trois auteurs Starkey, Vini Poncia et Clifford T. Ward.
Sources et documentation
Les crédits de Pussy Cats sont confrontés aux notes originales, plus détaillées que les listes promotionnelles. Les rôles attribués à l’échelle d’un album ne valent pas preuve pour toutes ses pistes.
- Harry Nilsson, site officiel : Pussy Cats.
- John Lennon, catalogue officiel : Pussy Cats (1974).
- Pussy Cats, transcription des notes de pochette originales et personnel par piste.
- Harry Nilsson, site officiel : bande originale Son of Dracula.
- Son of Schmilsson, fiche de crédits du disque.
- Harry Nilsson, site officiel : Nilsson Sings Newman.
Harry Nilsson et Ringo Starr : le réseau des studios plutôt qu’un duo uniforme
Les relations entre Ringo Starr, Harry Nilsson et John Lennon appartiennent à une époque où les enregistrements se construisent dans des cercles de musiciens et d’amis qui se croisent. L’album Pussy Cats (1974), réalisé par Lennon pour Nilsson, en est un jalon majeur. Il serait pourtant trompeur de présenter tous les morceaux du disque comme des performances identiques du même groupe : les participations et les prises varient, et les témoignages sur l’atmosphère des séances ne remplacent pas les crédits des masters.
L’enquête sur Nilsson demande aussi de séparer trois objets souvent amalgamés : la collaboration musicale enregistrée, la présence dans l’entourage artistique et l’apparition à l’image. Ringo pouvait appartenir au même cercle sans jouer sur une bande déterminée. Cette distinction, loin d’affaiblir l’histoire de leur amitié, en restitue l’ampleur et évite d’attribuer à la batterie de Ringo ce qui relève seulement d’une photographie ou d’une anecdote.
Pussy Cats : pourquoi les crédits de Ringo doivent être lus par chanson
Produit par John Lennon en 1974, Pussy Cats compte dix titres et un nombre considérable de musiciens, mais l’album n’est pas l’enregistrement d’une formation unique. La présence de Ringo Starr ne peut pas être déduite de la seule liste générale des participants reproduite sur les pochettes. Les notes détaillées attribuent sa batterie à six interprétations : Many Rivers to Cross, Subterranean Homesick Blues, All My Life, Save the Last Dance for Me, Loop de Loop et Rock Around the Clock. Sur Mucho Mungo / Mt. Elga, sa contribution relève des maracas ; Jim Keltner tient la batterie et Keith Moon les congas. Ce septième crédit ne doit donc pas être amalgamé aux six précédents.
Deux batteries créditées ne signifient pas deux prises séparées
Sur certaines chansons, les livrets mentionnent à la fois Ringo et Jim Keltner à la batterie. La présence de deux noms ne suffit pas à départager leur jeu en écoutant une piste stéréo, ni à affirmer qu’ils ont nécessairement enregistré simultanément. Pour Many Rivers to Cross, reprise de Jimmy Cliff, les deux hommes sont crédités aux percussions de batterie au sein d’une formation où l’on retrouve également Klaus Voormann, Jesse Ed Davis, Danny Kortchmar, Ken Ascher, Willie Smith, Pete Kleinow et Bobby Keys. L’arrangement est attribué à Lennon. Cette chanson montre précisément pourquoi un crédit collectif doit être conservé tel quel lorsque la bande multipiste ne permet pas de reconstituer l’intervention de chacun.
Il faut enfin distinguer les fonctions : Harry Nilsson est l’interprète principal et un auteur du répertoire, Lennon produit le disque, des arrangeurs interviennent par piste et Ringo est l’un des instrumentistes invités. Les rééditions ou compilations ultérieures peuvent modifier l’ordre des plages ou les informations portées sur les emballages ; elles ne constituent pas à elles seules de nouvelles sessions. La méthode suivie par le dossier est donc celle d’une concordance entre œuvre, personnel du master, édition et source du crédit, avec une place explicite pour ce que les documents ne permettent pas encore de décider.
De l’album original aux archives RCA : suivre l’enregistrement, pas seulement la chanson
Les collaborations de Ringo Starr avec Harry Nilsson ont été régulièrement rééditées, ce qui oblige à distinguer quatre objets : la chanson, la prise enregistrée, le master retenu pour le disque et l’édition qui le remet en circulation. Cette précaution est particulièrement importante pour Son of Schmilsson (1972) et Pussy Cats (1974), deux albums aux équipes instrumentales variables. Le surnom « Richie Snare », présent dans les crédits de 1972, ne transforme pas les onze plages de Son of Schmilsson en séances de batterie de Ringo : cinq morceaux lui sont individualisés dans les relevés du disque.
Pour Pussy Cats, publié en août 1974 et produit par John Lennon, le programme originel compte dix chansons. Les crédits par piste étudiés dans ce dossier donnent six batteries de Ringo et une contribution aux maracas. La page officielle de John Lennon reproduit une liste générale des instrumentistes : utile pour confirmer la participation des musiciens, celle-ci ne suffit pas à déterminer leur présence sur chacune des dix plages. C’est pourquoi chaque morceau dispose d’une notice propre, où Ringo et Jim Keltner ne sont ni fusionnés ni attribués automatiquement à toute la face du LP.
La compilation officielle The RCA Albums Collection de 2013, forte de dix-sept CD, conserve les deux albums et réunit sur le disque consacré à Pussy Cats des suppléments tels qu’une autre version de « Save the Last Dance for Me », les démos de « Don’t Forget Me » et « Black Sails » et des annonces radiophoniques avec Eddie Lawrence. Plusieurs bonus figuraient déjà sur la réédition de 1999. Il serait donc inexact d’ajouter toutes ces plages au nombre des collaborations confirmées : seules des preuves propres à la version ou à la prise permettraient de créditer Starr sur une bande différente.
Cette lecture par enregistrement éclaire l’évolution du réseau Nilsson–Lennon–Starr sans transformer une simple réédition, une photographie de studio ou une liste générale de musiciens en prestation nouvelle. Pour les collectionneurs comme pour les lecteurs découvrant ces disques, elle fixe une règle constante : chaque attribution doit être liée à un titre et à une édition identifiables.
Harry Nilsson et Ringo Starr : les crédits à ne pas confondre
Pourquoi le nom « Richie Snare » apparaît-il sur « Son of Schmilsson » ?
Le pseudonyme désigne Ringo Starr dans les crédits de plusieurs titres de l’album de Harry Nilsson paru en 1972. Le relevé piste par piste identifie cinq contributions de batterie, notamment sur « Take 54 » et « Spaceman ». Inversement, les parties de « Joy » et « You’re Breakin’ My Heart » sont créditées à Barry Morgan. L’histoire d’amitié entre Nilsson et Ringo n’autorise donc aucune attribution globale à l’ensemble du LP.
Les collaborations entre Nilsson et Ringo sont-elles exclusivement musicales ?
Non. Elles traversent les albums studio, les interventions vocales et l’univers du cinéma, notamment Son of Dracula. Les différents états d’une chanson, les rôles à l’écran, les bandes sonores et les rééditions doivent être suivis comme des objets distincts. Cette variété explique pourquoi le dossier associe filmographie, discographie et archives plutôt qu’une simple liste de rencontres.












