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Ringo Starr : chansons collectives, Sun City et concerts solidaires
Du Bangladesh à la lutte contre l’apartheid, de la Romanian Angel Appeal aux actions récentes : les enregistrements et les engagements précisément documentés.
Quand la musique devient une action collective
Les collaborations de Ringo Starr ne relèvent pas toutes d’un album traditionnel. Au fil des décennies, son nom apparaît sur des concerts organisés pour répondre à des crises humanitaires, sur une chanson collective contre l’apartheid, sur un disque destiné à financer l’aide aux enfants abandonnés en Roumanie et sur des enregistrements de spectacles dont la publication bénéficie à des organisations associatives. Ces contributions doivent être étudiées comme des objets musicaux précis, et non comme une succession de bonnes intentions ou de déclarations publiques. Il faut retrouver la date, la formation, le titre interprété, l’édition qui l’a publié et la fonction qu’assure réellement le musicien.
Cette branche se distingue du chapitre consacré aux grands concerts historiques. Celui-ci reconstitue notamment le spectacle pour le Bangladesh et le Concert for George ; nous examinerons ici la manière dont une performance peut devenir un disque de soutien, comment un single militant réunit plusieurs traditions musicales et pourquoi une compilation caritative n’est pas nécessairement le témoignage d’une nouvelle séance. Derrière les causes défendues, une autre histoire de l’industrie musicale apparaît : producteurs, studios, droits, supports physiques, rééditions et réseaux de distribution.
1971 : le Concert for Bangladesh et l’invention d’un modèle
Le 1er août 1971, George Harrison et Ravi Shankar réunissent au Madison Square Garden de New York des musiciens pour deux spectacles consacrés à la catastrophe humanitaire provoquée par la guerre et l’exode qui accompagnent la naissance du Bangladesh. Ringo Starr fait partie de l’ensemble rock aux côtés notamment de Jim Keltner, Klaus Voormann, Billy Preston, Leon Russell et Eric Clapton. Le catalogue officiel de George Harrison identifie les chansons du programme, dont « Wah-Wah », « My Sweet Lord », « Awaiting on You All », « That’s the Way God Planned It » et « It Don’t Come Easy ».
Le caractère inédit de l’événement ne tient pas au fait que des musiciens célèbres montent sur scène : ils l’ont déjà fait pour diverses causes. Sa portée historique tient plutôt à l’ampleur de l’organisation, à la forme du spectacle et à la circulation prolongée de son message par un triple album et un film. En 2025, l’UNICEF rappelait encore combien ce concert avait constitué un modèle pour la mobilisation humanitaire du monde de la musique. Ce témoignage institutionnel éclaire la dimension de l’initiative, sans dispenser de documenter précisément les prestations de chaque interprète.
Une section rythmique qui ne se réduit pas au batteur des Beatles
Ringo et Jim Keltner sont tous deux présents à la batterie. Leur coexistence importe autant pour l’analyse sonore que pour l’attribution des crédits. Dans un ensemble comportant plusieurs guitares, des claviers, des choristes et des cuivres, les parties de percussion peuvent s’additionner ou se répartir les accents. Le nom de Ringo n’autorise pas à lui attribuer chaque frappe du disque live ; celui de Keltner ne saurait non plus être escamoté. Une fiche de chanson devra conserver la distribution telle qu’elle est connue, avec le détail des prises lorsque les archives le permettent.
La prestation de « It Don’t Come Easy », où Ringo passe au chant, constitue une autre forme de contribution. Le master solo enregistré pour son single et l’interprétation du concert ne sont pas le même document. Le présent dossier établira un lien entre la fiche de chanson et le spectacle humanitaire, au lieu d’en faire deux chansons distinctes sans rapport ou de confondre les crédits instrumentaux de leurs versions.
Le disque continue de soutenir la cause après la soirée
Le catalogue de Harrison rappelle que le projet a prolongé son effet par la vente de musique et par une collaboration durable avec l’UNICEF. Pour l’historien de la discographie, cette continuité oblige à distinguer le bénéfice immédiat de la représentation, les recettes des éditions originales, les ressorties en CD et DVD et les flux liés aux plateformes de musique. Une réédition peut avoir une portée humanitaire nouvelle sans correspondre à une nouvelle performance de Ringo. Elle relève alors de l’histoire de la publication, pas de la sessionographie instrumentale.
Les archives du Concert for Bangladesh sont suffisamment importantes pour justifier des sous-fiches de représentation et d’édition. Elles devront indiquer si une version provient du spectacle de l’après-midi ou de celui du soir lorsqu’un document le prouve. L’objectif n’est pas de compléter mécaniquement chaque date manquante, mais de rendre lisibles les opérations successives qui ont transformé un concert en disque de référence.
1985 : « Sun City », un collectif contre l’apartheid
La chanson « Sun City », publiée par Artists United Against Apartheid, prend pour cible les artistes qui acceptent de se produire dans la station de loisirs sud-africaine dont elle porte le nom, sous le régime de l’apartheid. Steven Van Zandt, connu aussi sous le nom de Little Steven, est au cœur du projet ; Arthur Baker participe à sa production. Le disque ne se contente pas de réunir des chanteurs pop au sommet des hit-parades. Il fait dialoguer rock, rap, jazz, reggae, soul et musique africaine dans une configuration extrêmement vaste.
On retrouve des artistes aux trajectoires très éloignées : Miles Davis, Herbie Hancock, Run-D.M.C., Bono, Bruce Springsteen, Pete Townshend, Jimmy Cliff, Afrika Bambaataa et bien d’autres. Ces noms ne signifient pas que tous les participants se sont retrouvés dans la même pièce. Les prises vocales, instrumentales et audiovisuelles ont été réalisées dans plusieurs contextes, avant d’être rassemblées par la production. La diversité sociale et musicale du projet fait partie du message de la chanson ; elle rend également sa sessionographie particulièrement délicate.
Ringo et Zak Starkey : père et fils dans les crédits de batterie
Le personnel de « Sun City » révèle un détail majeur pour une encyclopédie consacrée à Ringo : Ringo Starr et son fils Zak Starkey figurent ensemble parmi les batteurs crédités, avec Keith LeBlanc et Tony Williams. Le relevé MusicBrainz des éditions du single et de l’album donne cette distribution, confirmée par le personnel reproduit dans les notices discographiques. Cette rencontre entre deux générations de batteurs mérite une fiche spécifique ; elle est plus significative qu’une simple apparition commune sur une photographie.
Il faut toutefois employer les bons mots. La présence de Ringo et de Zak dans la même liste ne prouve pas qu’ils aient frappé simultanément la batterie pendant toute la chanson. D’autres percussions et des éléments de programmation sont également documentés. Keith LeBlanc, Little Steven et Benjamin Newberry interviennent au niveau de la programmation rythmique ; les différentes versions publiées peuvent employer ou mettre en valeur ces matériaux de manières distinctes. Attribuer un motif isolé au père ou au fils exigerait l’examen des bandes ou un témoignage plus précis.
Les rapports entre musique jouée et production programmée
« Sun City » appartient à une période où les musiques électroniques, les boîtes à rythmes, l’échantillonnage et le rap transforment profondément l’enregistrement collectif. Le projet comporte pourtant des batteurs de rock et de jazz d’une stature considérable. Cette coexistence est intéressante : les parties jouées ne sont pas les seules à organiser le rythme, et la présence d’instruments traditionnels ne signifie pas qu’une chanson a été enregistrée d’une seule traite par un orchestre. Un crédit de batterie peut correspondre à une contribution intégrée à un collage de studio.
Notre fiche distinguera donc l’enregistrement instrumental, le travail de programmation, les différentes versions du single et le mixage. Elle ne présentera pas Ringo comme le chef de la section rythmique, puisqu’aucun document étudié ne le démontre. Le fait historique solide est sa présence dans les crédits, ainsi que celle de Zak, dans un projet explicitement collectif.
Un single, plusieurs remixes, un album
Les éditions de « Sun City » comprennent une version principale, des réorganisations et un « Last Remix ». L’album associé présente également des œuvres comme « No More Apartheid », « Let Me See Your I.D. », « The Struggle Continues » et « Silver and Gold ». Chaque titre mobilise des participants différents. Le fait que Ringo soit crédité sur « Sun City » ne permet pas de le déplacer vers l’ensemble des plages. Cette prudence est fondamentale pour une œuvre que la publicité présente, à juste titre, comme un rassemblement impressionnant de personnalités.
Les différentes durées des remixes ne sont pas, par elles-mêmes, des preuves de nouvelles séances de batterie. Les données de MusicBrainz associent plusieurs versions à un même ensemble de crédits. La future sessionographie distinguera la bande ou les matériaux instrumentaux communs des opérations de montage successives, pour éviter de comptabiliser chaque remix comme une nouvelle collaboration de Ringo.
Un tournage filmé n’est pas le disque
Le Washington Post signale dans son reportage d’octobre 1985 que Ringo et Zak ont été filmés à Londres pour le clip, tandis que d’autres artistes étaient captés dans d’autres villes. Cette information est utile pour reconstituer la production audiovisuelle et donne un indice sur l’importance symbolique du duo père-fils. Mais elle n’est pas notre seule preuve de leur participation instrumentale : celle-ci repose sur les crédits du disque. Il convient de préserver la différence, car l’histoire des clips des années 1980 regorge de musiciens qui miment une interprétation sans figurer sur le master.
Pour les lecteurs, la comparaison avec « I Won’t Back Down » de Tom Petty est éloquente. En 1989, Ringo apparaît à la batterie dans le clip de la chanson sans jouer sur le single. En 1985, « Sun City » possède au contraire un crédit discographique de batterie le concernant, en plus de sa présence dans le tournage. Deux images similaires peuvent ainsi correspondre à des situations très différentes.
Étude complémentaire : notre fiche complète « Sun City » (1985) détaille les batteurs crédités, les remixes et les limites des archives instrumentales.
1990 : « Nobody’s Child » et la Romanian Angel Appeal
À la fin de 1989, la chute du régime communiste roumain révèle au monde les conditions dramatiques des institutions accueillant des enfants abandonnés ou malades. Olivia Harrison s’investit alors dans la création de la Romanian Angel Appeal. George Harrison réunit, avec les Traveling Wilburys, une nouvelle interprétation de « Nobody’s Child », chanson plus ancienne associée notamment à Hank Snow. Le single paraît en juin 1990 et donne son titre à un album de plusieurs artistes publié dans l’été.
Ringo participe à l’entreprise, mais il ne faut pas le présenter comme le batteur de la reprise des Traveling Wilburys sans crédit de session correspondant. Son apport attesté est autre : une performance live de « With a Little Help from My Friends », prélevée dans les enregistrements de sa première tournée avec le All-Starr Band, est incluse sur certains supports destinés à la collecte de fonds. La différence entre être présent dans une œuvre caritative et être instrumentiste sur son single principal est essentielle.
Une performance de 1989 publiée dans un cadre humanitaire en 1990
La version de « With a Little Help from My Friends » est issue des concerts du Greek Theatre de Los Angeles des 3 et 4 septembre 1989, selon les notices associées à l’album. Elle met en scène la formation du All-Starr Band de cette époque, dans laquelle figurent notamment Joe Walsh, Nils Lofgren, Billy Preston, Dr. John, Levon Helm, Rick Danko, Garth Hudson, Jim Keltner, Clarence Clemons et Zak Starkey. La performance date donc de 1989, même si une publication caritative la rend accessible en 1990.
La présence simultanée de Ringo et de son fils Zak prend ici un autre sens que dans « Sun City ». Dans ce dernier projet, père et fils figurent dans les crédits d’une chanson collective contre l’apartheid ; dans « With a Little Help from My Friends », il s’agit d’une performance de tournée avec un groupe conçu pour la scène. La parenté biologique ne supprime pas la différence des formations et des circonstances : une fiche de session doit garder la situation de chaque enregistrement.
Une distinction capitale entre CD, vinyle et maxi-single
L’édition CD de l’album Nobody’s Child: Romanian Angel Appeal comprend la chanson live de Ringo, qui n’apparaît pas sur le programme du vinyle et de la cassette. De plus, des éditions 12 pouces et CD-single de « Nobody’s Child » présentent la prestation sur une face complémentaire aux côtés de « Lumiere » de Dave Stewart. En revanche, le 45-tours vinyle standard ne contient pas nécessairement ce titre supplémentaire. Une discographie qui écrirait simplement « Ringo participe à Nobody’s Child » ferait disparaître l’essentiel de l’information.
Ce cas intéressera directement les collectionneurs de Yellow-Sub : la distinction entre les formats n’est pas décorative, puisqu’elle détermine si l’enregistrement de Ringo est effectivement présent sur l’objet. Les références des variantes seront ajoutées après consultation des matrices et des pochettes. Les diverses publications d’une même performance ne constitueront pas plusieurs concerts, mais plusieurs éditions d’un enregistrement existant.
Les Traveling Wilburys et Ringo : proximité ne veut pas dire appartenance
Le disque caritatif est fortement associé à George Harrison et aux Traveling Wilburys. Cela ne signifie pas que Ringo ait été membre du groupe, ni qu’il ait participé à toutes ses sessions. Le collectif formé par Harrison, Bob Dylan, Tom Petty, Jeff Lynne et Roy Orbison possède une histoire distincte, qui se poursuit après la mort d’Orbison. Ringo est un collaborateur et un ami de plusieurs de ces artistes, mais la présence d’une de ses performances sur une compilation liée à la Romanian Angel Appeal ne transforme pas cette relation en crédit de Wilbury.
La question illustre un risque fréquent dans les dossiers Beatles : la tentation de déplacer un musicien d’un disque collectif vers un groupe célèbre qui figure sur la même pochette. Nous conserverons donc le nom de l’artiste principal de chaque titre, sa formation de studio ou de scène, et le support par lequel il a rejoint le projet caritatif.
2012 : « Songs After Sandy » et le soutien à Red Hook
Les initiatives de solidarité ne disparaissent pas avec les années 1990. Après les destructions provoquées par l’ouragan Sandy aux États-Unis, le projet Songs After Sandy: Friends of Red Hook for Sandy Relief réunit des morceaux d’artistes variés destinés à soutenir une communauté new-yorkaise touchée par la catastrophe. Parmi les titres recensés figure une performance de « Wings » par Ringo et son All-Starr Band. Cette participation illustre une nouvelle fois la possibilité de faire bénéficier une opération de soutien d’une bande déjà enregistrée.
Il faudra confirmer l’édition exacte et la provenance de la performance avant de donner une date de séance. Une compilation de secours peut assembler de nouvelles interprétations, des enregistrements live antérieurs et des titres prêtés par les maisons de disques. Notre notice distinguera donc le contexte humanitaire de la sortie, l’enregistrement sonore et l’activité personnelle de Ringo au moment de la publication.
2014 : la David Lynch Foundation rend hommage à Ringo
Le 20 janvier 2014, la David Lynch Foundation organise au El Rey Theater de Los Angeles une soirée intitulée A Lifetime of Peace and Love en hommage à Ringo Starr. Les documents officiels indiquent la présence de Ben Harper, Ben Folds, Bettye LaVette, Brendan Benson et d’autres artistes ; Ringo reçoit un prix consacré à son engagement et participe à des performances musicales. Paul McCartney et Yoko Ono adressent des messages vidéo. Ces interventions filmées ne sont pas des performances instrumentales, et il importe de ne pas les confondre avec les chansons interprétées sur scène.
La fondation présente également la création d’un fonds « Peace & Love » destiné à soutenir ses programmes. L’événement associe ainsi hommage musical, action associative et participation du public. La version filmée ou enregistrée du spectacle peut faire l’objet d’une fiche de concert, avec les titres réellement interprétés par Ringo et le personnel des reprises. Il n’y a aucune raison d’attribuer au batteur les performances de tous les artistes invités au seul motif que la soirée lui est dédiée.
« Photograph », « Boys » et « With a Little Help from My Friends »
Les relevés discographiques de la publication The Lifetime of Peace & Love Tribute Concert recensent ces trois chansons parmi les performances de Ringo. Elles correspondent à trois étapes de sa carrière : « Boys », reprise chantée au sein des Beatles ; « With a Little Help from My Friends », chanson devenue sa signature scénique ; et « Photograph », composition cosignée avec George Harrison dans son répertoire solo. Leur réunion au même concert construit un portrait musical qui traverse les décennies sans devenir une discographie intégrale.
La future fiche distinguera la soirée de janvier 2014 et les éditions commerciales disponibles. Une parution ultérieure ne doit pas être traitée comme un nouveau concert, et le texte ne doit jamais laisser supposer que le simple titre d’une vidéo garantit une distribution identique à celle d’un disque publié séparément.
Une chanson collective n’est pas un inventaire de toutes les célébrités présentes
Le principal danger de cette branche encyclopédique apparaît lorsqu’un enregistrement caritatif rassemble plusieurs dizaines de personnes. Une photographie ou une liste promotionnelle peut créer l’impression d’une réunion unique, alors que les voix, les instruments et les images ont été enregistrés à différentes dates. L’historien doit alors reconstituer la provenance des éléments, sans remplir les silences documentaires par un scénario séduisant. La précision des crédits de « Sun City » et celle de la compilation roumaine montrent que ce travail est possible.
Il faut également distinguer le crédit d’une chanson de sa présence dans une compilation. Le même live de Ringo peut être utilisé dans différents contextes, parfois pour une cause nouvelle, sans que les musiciens se soient réunis une seconde fois. Le catalogue aura donc une fiche pour la performance, et des notices de publication pour les supports qui l’utilisent. Les opérations humanitaires conserveront leur propre contexte et leurs bénéficiaires.
À ne pas confondre : les autres grandes chansons caritatives
La célébrité des grands singles collectifs des années 1980 et 1990 peut conduire à ajouter Ringo par simple association à d’autres artistes britanniques. Or il ne faut pas le placer sur « We Are the World », sur le projet Ferry Aid ou sur la version de « Give Peace a Chance » publiée par le Peace Choir en 1991 sans crédit correspondant. La présence de Paul McCartney, de George Harrison ou de Tom Petty dans un projet ne vaut pas preuve pour Ringo. Chaque titre nécessite sa propre liste d’interprètes et ses documents de session.
Cette section sur les exclusions est aussi importante que celle consacrée aux participations : elle aide à combattre les erreurs que les réseaux de biographies et les moteurs de recherche entretiennent. Un site de référence ne doit pas seulement raconter ce qui s’est passé. Il doit parfois expliquer pourquoi une attribution attrayante ne peut pas être retenue.
Les fiches documentaires prioritaires
La première fiche autonome portera sur « Sun City », avec les crédits de batterie de Ringo, de Zak Starkey, de Keith LeBlanc et de Tony Williams, ainsi que les variantes originales et les remixes. La deuxième détaillera « With a Little Help from My Friends » pour la Romanian Angel Appeal, en précisant l’enregistrement scénique de 1989, la publication de 1990 et les formats qui contiennent réellement la chanson. La troisième concernera « It Don’t Come Easy » au Bangladesh. Les suivantes seront consacrées au projet de soutien à Red Hook et à la soirée de la David Lynch Foundation, après identification complète des bandes et des programmes.
Ces fiches seront liées à la sessionographie chronologique, mais n’en doubleront pas les données. Une date de publication restera distincte d’une date de spectacle, et un numéro de catalogue ne sera publié que pour l’édition vérifiée. C’est ainsi que le dossier pourra accueillir de nouvelles découvertes sans multiplier les incohérences.
Un parcours solidaire, sans récit publicitaire
Le point commun entre les concerts pour le Bangladesh, « Sun City », la Romanian Angel Appeal et les événements plus récents est la circulation de la musique au service d’une cause. Les contextes et les méthodes diffèrent : concert, single de protestation, compilation de soutien, spectacle honorifique. Ringo y intervient à chaque fois sous un statut précis, tantôt derrière sa batterie, tantôt au chant, tantôt en prêtant un enregistrement antérieur. Il ne faut ni minimiser cet engagement ni le grossir au-delà des documents.
Une encyclopédie qui se contente de photographies d’artistes réunis manquerait le sujet. L’histoire se trouve dans les bandes, les crédits, les personnes qui organisent la production, les supports publiés et les bénéficiaires des opérations. En restituant cette chaîne complète, on découvre comment la carrière de Ringo traverse des projets collectifs dans lesquels la musique conserve un sens social et historique bien au-delà de la présence d’un ancien Beatle.
Photographie d’ambiance de la photothèque Yellow-Sub.net ; elle ne représente pas nécessairement une séance évoquée dans ce chapitre.
Sources et documents de vérification
Les crédits de chanson sont séparés de ceux des albums et des publications caritatives. Les informations de concerts et les versions filmées sont documentées indépendamment des masters de studio.
- George Harrison, catalogue officiel du Concert for Bangladesh.
- UNICEF, histoire de la musique et de l’action humanitaire.
- MusicBrainz, Sun City, crédits détaillés du 45-tours et des remixes.
- AllMusic, Sun City : personnel de l’album de 1985.
- Washington Post, Musical Protest to Apartheid, 16 octobre 1985.
- Kathy’s Zak Starkey Site, les éditions de la Romanian Angel Appeal.
- Romanian Angel Appeal, album et contenu des éditions.
- David Lynch Foundation, concert A Lifetime of Peace and Love.
- Discographie de Ringo Starr, titres live et actions solidaires.












